^^ I (f w m %p f Ml LA SOCIETE LINNEENN DE BORDEAUX FONDÉE LE 9 JUILLET ISIS Et reconnue comme établissement cl'iatilité publiqu par Ordonnance Royale du to juin 1828. Hôtel de la Bibliothèque de la Ville Rue Jean-Jacques-Bel, 2. VOLUME XL. Quatrième série : TOME X. \ ^lii^S BORDEAUX J. DURAND, IMPRIMEUR DE ij SOCIÉTÉ LlNNÉENNIi SO, rt-ie OondLiilfcv-G, 30 1886 tmÊm ' PROPERTY OF — The amïïr'ca" association For Tue aûvancement of Science. ACTES LA SOCIÉTÉ LINNÉENJNE DE BORDEAUX. ACTES LA SOCIETE LINNEENNE DE BORDEAUX FONDÉE LE 9 JUILLET ISIS Et reconnue oonanae établissenaent ci' utilité publique par Ordonnance Royale du ^ s juin 1828. Hôtel de la Bibliothèque de la Ville Rue- Jean-Jacques-Bel, 2. VOLUME XL. Quatrième série : TOME X. BORDEAUX Imprimerie J. DURAND, imprimeur de la Société Linnéenni SO, r-ue Oon.ciilla-0, SO 1886. PERSONNEL DE LA SOCIÉTÉ (1) Fondateur Directeur : J.-F. LATERRÂDE (mort le 31 octobre 1858), DIRECTEUR PEiNDAJNT QUARANTE ANS ET CINQ MOIS, MAINTENU A PERPÉTUITÉ EN TÈTE DE LA LISTE DES MEMBRES, PAR DECISION DU 30 NOVEMBRE 1859. DES MOULINS (Charles) (mort le 24 décembre 1875), président pendant TRENTE-SIX ANS, MAINTENU A PERPÉTUITÉ EN TETE DE L.A. LISTE DES MEMBRES, PAR DÉCISION DU 6 FEVRIER 1878. CONSEIL D'ADMINISTRATION pour l'année 1885. MM. Balguerie, Président. R. Bro'wn, Vice-Président. Croizier, Secrétaire-Général. Durieu de Maisonneuve, Trésorier. Motelay, Archiviste. Benoist. MM. Broehon. Clavaud. Degrange-Touzin Deloynes. Ferez. Souverbie. COMMISSION DES PUBLICATIONS. MM. Degrange-Touzin. Durègne. Goxijon (l'abbé). / 1- COMMISSION DES FINANCES MM. Bial de Bellerade. Daurel. Goujon (l'abbé). COMMISSION DES ARCHIVES MM. Dulignon- Desgranges. Bai et s. Calbanne. (1) Fondée le 9 juillet 1818, la Société Linnéeane de Bordeaux a été reconnue comme établissement d'utilité publique, par ordonnance royale du 15 juin 1828. Elle a été autorisée à modifier ses statuts par décret du Président de la Répu- blique du 25 janvier 1884. / MEMBRES HONORAIRES : MM. Balansa, 3, Port St-Étienne, à Toulouse, actuellement k Assomption (Paraguay). Bert (Piiul), professeur à la Faculté des Sciences de Paris, ancien Ministre de l'Instruction publique, à Hanoï? Cossoa (Ernest), 0. ^, membre de l'Institut, 7, rue de la Boëtie, k Paris. Crosse, conchjliologi.-sto, 25, rue Tronchet, à Pari?. Fischer (.D^ Paul), ^, ancien Président de la Société Géologique de France, 68, boulevard Siiint-Marcel, à Paris. Hébert (Ed.), 0. ^, membre de l'Institut, 10, rue Garancière, a Paris. Lambert (le U, P.), missionnaire, k Nouméa. Le Jolis (D^j, k Cherbourg. Linder 0. ^, inspecteur générai des mines, 38, rue du Luxembourg, k Paris. Milne Edwards (Alphonse), i^, membre de l'Institut, k Paris. Montrouzier (le R. P.), raissionnairo a Nouméa. Nansouty (Général de), à Bagnères-de-Bigorre. Nylander (DO, botaniste, 61, passage des Thermopyles, a Paris. Pasteur, membre de l'Institut, 4'5, rue d'Ulm, k Paris. Van Beneden, k Louvain (Belgique). MEMBRES TITULAIRES : MM. Amblard (le DO, 14 bis, rue Paulin, a Agen (Lot-et-Garonne). Anthoune, k Castelnau de-Médoc (Gironde) . Arcliainbaud (Gaston), 141, rue Notre-Dame. Artigue (Félix). Artigue (Henri), 18, rue d'Albret. Balguerie (Alfred), 84-, cours du Jardin-Public Ballion (le DO, k Villandraut (Gironde). Barets (Albert), 45, rue du Hâ. Belly, 12, rue Voltaire. Benoist (Emile), 6, rue de la Franchise. Berton, 78, rue Fondaudège. Bial de Bellerade, 1, place Henri-IV. Blay, 39, rue des Ayres. Blay, avoué, k Blaye. Bonnaves (l'abbé), curé de Camiac, canton de Branne (Gironde), Boreau-Lajanadie, >ï*, 50, rue Daviau. Broclion (E.-Henryi, 25, rue du Temple. Brown (Robert), place de la Dauphine, k Gaudéran. Cabanne (Paul), au Muséum. — 7 — MM. Cazemajour, à Langon . Cliasteigner (le comte A. de), 5, rue Duplessis. Ch-omienne (Léon), 47, cours de l'Intendance. Clavaud (Armand), || A., professeur du cours municipal de botanique, 62, rue Tra- versière. Comme (Jean), 15, rue Belleville. Coutures (Albert), 18, rue du Palais-de-l'Ombrière. Coutures (Georges), 18, rue du Palais-de-l'Ombrière. Crémière, 36, rue Vital-Caries. Croizièr, >?<:, 11, passage Sabaté. Daurel (J.). 25, allées de Tourny. Decrais (Albert), C ^, ambassadeur de France à Rome. Degrange-Touzin (Armand), 24 bis, rue du Temple. Deloynes (Paul), CI 1-, 113, rue de la Course. Deserces (Henri), 67, cours de Tourny. Dubreuilh. (William D""), hôpital Saint-Louis, à Paris. Dulignon-Desgr anges, 106, route de Bayonne. Dupuy de la Grand'Rive (E.), 36, Grande rue, à Libourne (Gironde). Durand, 20, rue Condillac. IDurand-Dégrange, 7, boulevard de la gare, à Libourne (Gironde). Durègne, 71, rue Saint-Sernin. Durieu de Maisonneuve (EUy), 39, rue David-Johnston. Fallot, professeur de géologie à la Faculté des sciences, cité Marsicat, 6. Frauciel (Edmond), à Listrac, Médoc (Gironde). G-érand, 25, allées de Tourny. G-odard (Jules), rue de Paris, à Périgueux (Dordogne). Goujon (l'abbé), 117, rue Billaudel. G-rangeneuve (Maurice), 32, cours de Tourny. Granger (Albert), 330, boulevard de Talence. Guestier (Daniel), 35, pavé des Chartrons, Gruillaud (D^^ A.), || A., professeur à la Faculté de médecine, 40, rue Henri-IV. Journu (Auguste), 55, cours de Tourny. Journu (Henri), 55, cours de Tourny. Labbé (Louis), 17, rue du Temple. Lagatu, 22, rue du Mirail. Xjalanne (Gaston), à Talais (Gironde). Lamic, professeur "a la Faculté des sciences, 2, rue Sainte-Germaine, à Toulouse. (Haute-Garonne). Lataste (Evard), à Cadillac-sur-Garonne (Gironde). Lawton (Edouard), 94, quai des Chartrons. Le Belin de Dionne, 41, cours du XXX-Juillet. Lespinasse (M^ V^j, 25, rue de la Croix-Blanche. Létu (l'abbé), 76 bis, rue Notre-Dame. Leymon (E-M.), rue de la Belotte, à Libourne (Gironde). Lustrac (de), 46, rue Saint-François. MM. Marchand (Elle), à Sainte-Foy-la-Grande (.Gironde). Marzelle, place de l'Hôtel-de-Villc. Ménard iralil)é), a Saint-André-de-Cul)zac (Gironde). Mensignac (Edouard de), 07, rue de la Roussclle. Millardet, Q I, professeur de botaniqiie à la Faculté des sciences, 1S2, rue Ber- trand-de-Goth. Moreau (Ferdinand), à Podensac (Gironde). Motelay (Léonce), 8, cours de Gourgue. Noguey (Gustave), l'i, rue Chai-des-Farines. Ferez (Jean),|| I., professeur de zoologie à la Faculté des sciences, 6, rueLamourous. Ferret, 12, rue Iluguerie. Fougnet (fils), à Landroff (Lorraine). Freller (L.), 5, cours de Gourgue. Ritter (Henri), 11, rue Latapie, à Pau. Rodrigues-Henriquez, 170, cours des Fossés. Routoertie, 17, rue de la Devise. Souverbie (D' Saint-Martin), directeur du Muséum, S, cité Bardineau. Toulouse (Adolphe-Bertrand), 31, rueFerbos. Vignes (Jules), à Cadillac sur-Garonne (Gironde). MEMBRES CORRESPONDANTS. (Les Membres dont les noms sont marqués d'une astérisque sont cotisants et reçoivent les publications.) MM. * Arnaud, rue Froide, a Angoulême (Charente). A-ymard (Auguste), Q I., président-directeur du Musée, au Puy (Haute-Loire;. * Bardin (l'abbé), 19, rue de la Préfecture, a Angers (Maine-et-Loire). Baudon (D'),k Mouy-de-1'Oise (Oise\ Bellangé [î>' Louis), à la Martinique. Bellardi, membre de l'Académie royale des sciences, à Turin. Berction (DO, au lazaret de Pauillac (Gironde). Bouclier (H. dui, au château du Boudigau, prèsDax (Landes). Boutillier (L.), à Roucherolles, par Darnetal (Seine-Inférieure). * Brunaud (Paul;, 3, rue Saint-Vivien, à Saintes (Charente-Inférieure). Bucaille (E.), 132, rue Saint-Vivien, à Rouen (Seine-Inférieure). CapeyronL.), k Port-Louis (Maurice). Carbonnier, ^, iQ A , à Paris. Cazalîs (Frédéric), cité Industrielle, h Montpellier (Hérault). Cliarbonneau, 253, rue Mouneyra, a Bordeaux. Cbaboisseau l'abbé), à Giers-Uriage, pri'S Grenoble (Isère). Clos (Dom.), directeur du .lardin des Plantes, 2, allées des Zéphirs, à Toulouse (Haute-Garonne). — 9 — MM. Collin (Jonas), 5, Rosendah Vei, a Copenhague ^Danemark). * Conil (Auguste), a Cordoba (République Argentine). Contejean (r.harles), professeur de Géologie à la Faculté des Sciences de Poitiers (Vienne). Cotteau (Gustave), >?<:, à Auxerre (Yonne). * Crosnier (J.), rue d'Illier, à Orléans (Loiret). * X>aleau (François), à Bourg-sur-Gironde. * r>e"beaux (Odon). pharmacien principal k l'hôpital militaire de Toulouse. Denis (Fernand), \, rue Mautrec, à Bordeaux. IDoutiet, à Saint-Emilion (Gironde). Drory, ingénieur à l'usine à gaz de Vienne (Autriche). Dupuy delà G-rand'Rive, 10, boulevard Arago, à Paris. Folin (Marquis de), >^, à Biarritz ^Basses-Pyrénées). * Foucaud, au Jardin de Rochefort ^Charente-Inférieure) . * Frosssrd (le Pasteur), 13, avenue Duffau, à Pau (Basses-Pyrénées). Fromentel (D' de), k Gray (Haute-Saône). * Gobert (E. D'), k Mont-de-Marsan (Landes). Gosselet, professeur à la Faculté des Sciences, 18, rue d'Antin, à Lille (Nord). Hidalgo, Huertas, n° 7 dupl. 2'^ derecha. à Madrid. Jacquot, 0. ^, inspecteur des mines, directeur de la carte géologique de France, a Paris. Jardin (Edelestan), à Brest (Finistère). Jouan, ^, capitaine de vaisseau, 18, rue Bondor, à Cherbourg (Manche). Xjalanne (l'abbé), a Saint-Savin (Gironde). * Lartet, professeur de géologie à la Faculté des des sciences, rue du Pont-Tourny, a Toulouse (Haute-Garonne). * Xjataste (Fernand), 7, avenue des Gobelins, à Paris. Xjéa (L.), à Philadelphie. * Leclerc, chef de bataillon en retraite, 18, rue du Chàteau-d'Eau, a Paris. Lenxarié, conservateur du Musée, à Royan (Charente-inférieure). * Lescuyer, a Saint-Dizier (Haute-Marne). Lespiault, à Nérac (Lot-et-Garonne). L'Isle (de) duDreneuf, àNantes (Loire-Inféiieure). Lortet, directeur du Muséum de Lyon (Rhône). Ijuca (de San), à Naples. * IjUGante,'k Courrensan (Gers). Lyman (T.) Muséum of comparative Zoologie a Cambridge (E. U.). Marchand vD^i, père, à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde). * Marie, 1, rue Christine, à Paris. Mayer-Eymar (Ch.), professeur de paléontologie, '15, Gesner-Allée, a Zurich (Suisse). * Mazé, commissaire-général de la Marine, a la Basse-Terre (Guadeloupe). * Mège (l'abbé;>, curé de Villeneuve, près Blaye (Gironde). Nerville (Guillebot de), inspecteur des mines, k Paris. Nordlinger, professeur, Stuttgard (V^uriemberg). — 10 MM. * Oudri, capitaine-major au 3« bataillon des tirailleurs algériens, à Constantine. IPerrier (L.), professeur à la Faculté de médecine de Bordeaux. Pire (Louis), professeur à Bruxelles (Belgique). Ppeud'liomine de Borre, conservateur du Musée royal, -19. rue Dublin, à Ixelles, près Bruxelles (Belgique). * Regelsperger (G.), 10, rue Godot-de-Mauroy, h Paris. Revel ^l'abbé), à Rodez (Aveyron). * Rictiard (Jules), 31, rue Magenta, à Poitiers. * Rochebrune (de), 55, rue Buffon, h Paris. Savatier ^D'j, à Beauvais-sur-Matha (Charente-Inférieure). Sauvé (D'), à la Rochelle, (Charente-Inférieure). Scîiarfr (^Robert), Bœkenheimer Anlage, 14, à Krancfort-s/Mein Serres (Hector), ^, à Dax (Landes). * Simon (Eug.), 16, Villa Saïd, a Paris. Tirabal-Lagrave, à Toulouse (Haute-Garonne). Van Heurk, directeur du Jardin botanique, rue de la Santé, 8, a Anvers (Belgique). Vendriès, 44, rue Madame, k Paris. * "Wattebled, capitaine au îi" dragons, a Provins. * "Westerlunde, professeur à l'Université de Ronneby (Suède). MEMBRES DECEDES. MM. Brandenburg, membre titulaire. Chicou-Bourbon, membre titulaire. Duby, membre honoraire. IDupuy (l'abbé), membre correspondant. Langalerie (de), membre honoraire. Milne EdAvards père, membre honoraire. Morren, membre correspondant. SPHAGNUM l_A GIRONDE Par M. P. DELOYNES. Dans un intéressant travail qu'il publia dans la Revue Bryolo- gique (10« année, 1883, p. 97-102), M. F. Renauld, l'infatig-able explorateur des Pyrénées, constatait que la région du sud-ouest de la France était plus riche en Sphagnum que ne le pourrait faire supposer sa position g-éographique. En effet, Schimper avait dit dans son magnifique Mémoire pour servir à l'histoire naturelle des Sphaignes, que ces plantes affec- tionnaient de préférence les pays tempérés et froids; il ajoutait que, dans les pays chauds, on ne les rencontre que très sporadi- quement et seulement dans des conditions tout à fait excep- tionnelles. Il semblerait donc que le genre Sphagnum ne devrait être représenté dans notre région que par un petit nombre d'espèces, et que les stations dans lesquelles on les rencontre devraient être assez limitées. Il en est bien ainsi sur tout le littoral médi- terranéen de France, d'Espagne et d'Afrique; mais il en est autrement dans notre région oii les sphaignes se trouvent en quantité relativement considérable et comptent un assez grand nombre d'espèces. Cette distribution géographique trouve, à notre sens, une explication toute naturelle dans la différence des climats. L'hu- midité nous paraît en effet jouer un rôle important, nous dirions — 12 — presque prf^ponrlérant dans la propag-ation et le développement des sphaig-nes. Le froid n'a qu'une influence bien plus res- treinte. Il nous suffira donc de faire observer que le climat du Sud-Ouest est humide, tandis que celui des bords- de la Méditer- ranée est sec, pour expliquer comment les sphaignes sont bien plus largement répandus dans notre rég-ion. A l'appui de notre affirmation nous nous bornerons à invoquer le témoig-nag-e de M. F. Rcnauld. Sur les dix-sept espèces que M. Husnot admet dans son Spharpiolofiia ew'opIemoir, ia Trans. Linn. 8oc. Lond. vol. XX, part 2, p. 335, 1848. — 37 — rit aux dépens du tissu adipeux et non des viscères de sa victime, — d'une portion des réserves nutritives accumulées durant l'état de larve et destinées à fournir à l'accroissement et au dévelop- pement de tout l'organisme. » Un peu plus loin, parlant d'effets semblables produits sur le Sphynx Ligustri^s,v une larve à!Ichneiimo7i, Newport ajoute : « Ces faits montrent que les insectes infestés d'un parasite interne sont ordinairement stériles. Le Sphynx meurt avant d'atteindre l'état parfait; l'abeille, au contraire, vit assez pour perpétuer l'ennemi de sa race ef servir elle-même aux jeunes Strepsiptères de moyen de transport dans ses nids » (p. 336). Enfin, à la pag-e 350, Newport dit encore : « Les Stylops éclos dans l'intérieur du corps de leur mère, dans l'abdomen de l'abeille, deviennent libres à l'extérieur, s'attachent aux poils qui couvrent le corps de la victime et se font ainsi transporter par elle dans son nid, oîiils trouveront à se nourrir. » Ces dernières lignes du naturaliste anglais appellent les mêmes réflexions qu'a suggérées l'opinion en tout semblable de Siebold. L'idée du transport possible des jeunes larves de Stylops dans les nids d'Andrène, par celle même qui a nourri leur mère, constitue de plus, chez Newport, une sorte de contradiction. Comment concilier, en effet, ce transport des larves par l'abeille stylopisée avec le fait, établi par l'auteur lui-même, que cette abeille a les organes génitaux atrophiés, qu'elle est stérile? Newport ne songeait point, évidemment, que l'abeille incapable de pondre ne construit pas de cellules, ne récolte pas de pollen, n'a que faire par conséquent d'aller visiter des nids; bien plus, elle n'a même pas de nids. C'est autrement, de toute nécessité, que les choses se passent. Les jeunes Stylops, peu après leur éclosion, se portent sans doute du corps de l'abeille qui a nourri leur mère sur les fleurs où celle-là butine pour se nourrir; ils s'y cachent jusqu'à ce qu'une abeille de même espèce vienne à son tour se poser sur ces fleurs, pour s'élancer sur elle et se faire ainsi voiturer dans les nids, à la manière des triongulins des Méloïdes. La dissémination des Strepsiptères se trouve ainsi assurée, et ils ne sont point astreints à se perpétuer exclusivement dans une lignée d'abeilles fatalement prédestinée à les nourrir. Il se pourrait encore que ces étranges insectes eussent une autre voie pour atteindre — 38 — leur destination. Si TAndrène stylopisée ne creuse point de gale- ries pour son propre compte, elle peut du moins chercher un refuge dans celles déjk creusées par d'autres, soit pour y passer la nuit, soit pour s'abriter dans le mauvais temps. Elle peut laisser là des parasites, que plus tard l'abeille, légitime proprié- taire du logis, recueillera dans ses allées et venues, et introduira dans ses propres cellules. Malgré les affirmations si nettes de Westwood et de Newport au sujet de l'atrophie de l'appareil génital interne des Andrènes stylopisées, je n'ai pas cru devoir me dispenser de vérifier à mon tour l'état de ces organes, d'autant plus que les auteurs dont j'ai reproduit les expressions n'ont donné aucune figure à l'appui de leur opinion, et qu'il est par suite difficile de se faire une idée exacte du degré d'altération des ovaires et des testicules, et qu'en outre ils ne disent rien de l'état de leur contenu. Occupons-nous d'abord de la femelle. J'ai disséqué un certain nombre d'Andrènes stylopisées parmi celles que l'on rencontre le plus fréquemment, telles que les A. Flessœ, lahialis, decipiens, rcnmnculi. Les unes et les autres m'ont fourni les mêmes résultats, h quelques différences près, quant au degré de diminution des organes influencés par le parasite. Ce que je dirai de l'une d'elles, la dernière, peut donc s'appliquer à toutes les autres. La fig. 21 représente les gaines ovigères d'un côté d'une A. ranunculi normale, et la fig. 22 les gaines d'une femelle stylopisée de la même espèce, les unes et les autres à la même échelle, et grossies environ vingt fois en diamètre. On voit en a un œuf mûr, pourvu de sa coque entièrement formée et surmonté de ce qui reste du compartiment qui contenait les cellules vitel- logènes correspondantes (c), dont on ne reconnaît plus aucune trace distincte; au-dessus est le deuxième œuf, fort petit encore. A la base des deux autres gaines sont des œufs de grosseur à peu près égale entre eux(ô), bien près d'atteindre la maturité; leurs cellules vitellogènes sont encore volumineuses, mais déjà entrées cependant dans la période de régression. On voit au premier coup d'œ,il, dans la fig*. 22, représentant l'ovaire de l'Andrène stylopisée, le peu de développement des œufs occupant la base des gaines {a); chacun de ces œufs, de forme g'iobuleuse, atteint — 39 — à peine le cinquième, en largeur, de l'œuf mûr de la fig-ure précédente. Les cellules vitellogènes (c) surmontant ces œufs sont volumineuses, leur masse totale beaucoup plus considérable que celle de l'œuf. Il importe de remarquer que le volume seul distingue le contenu de ces gaines de celui des gaines normales; et, si l'on étudie en détail les éléments qui le composent, ils ne difiFèrent en rien que par leur développement moins avancé, des éléments correspondants de l'ovaire normal. L'œuf contenu en a est resté à l'état d'un œuf très jeune, et c'est tout; les cel- lules vitellogènes contenues en c, sont de tout point semblables à des cellules vitellogènes de même volume extraites d'une gaine ordinaire. On peut s'en rendre con:\pte en comparant les fig. 23 et 24 qui représentent, à un plus fort grossissement, des cellules de l'un et de l'autre ovaire; elles ne diffèrent en rien de sensible les unes des autres et se comportent de même sous l'action des réactifs. L'atrophie de l'ovaire, conséquence de la stylopisation, est donc, à proprement parler, un véritable arrêt de développement, et rien de plus. Je ne saurais afSrmer si, ainsi que le dit Westwood, sur la simple inspection macroscopique, cet arrêt fixe l'ovaire précisé- ment à la phase du passage de l'état de larve à l'état de nymphe. Toujours est-il que ce retard dans l'évolution de l'ovaire équivaut physiologiquement à la suppression de l'appareil génital, car les effets en sont les mêmes sur les attributs extérieurs de la sexua- lité, puisque, ainsi que nous l'avons vu plus haut, l'Abeille femelle, sous l'influence du parasite, tend à revêtir les insignes du mâle, et, selon toute probabilité, devient le plus souvent, si- non toujours, incapable de se reproduire. Ceci nous mène à examiner attentivement le cas de cette Andrène stylopisée dont il a été déjà question, et qui fut prise les brosses chargées de pollen. Rappelons qu'elle était fort défraîchie; sa poilure, du roux vif était passée au blanc sale, et avait été en partie enlevée par le frottement; c'était en un mot un individu vieilli, alors que les Andrènes stylopisées sont d'ordinaire d'une grande fraîcheur, signe d'une éclosion récente. Sa brosse tibiale, peu chargée de pollen, était assez peu formée, ses poils médio- crement longs; c'était une brosse évidemment réduite. Le tibia lui-même était sensiblement plus étroit qu'à l'état normal. — 40 — Cette Andrène différait donc assez peu, extérieurement, de la plupart des Andrènes stylopisées. A l'autopsie, les g-aînes ovig-ères (fig*. 25) se trouvèrent d'une long-ueur de2"'™30 environ, tandis que, dans une autre Andrène stylopisée ordinaire de la même espèce (labial/s) (fig-. 26), leur long-ueur n'était que de r^™60. Le contenu était, dans les unes et les autres, développé à proportion, et ne présentait aucune particularité méritant d'être signalée. Inutile d'ajouter que, dans une A. labial/s normale, le développement des g-aînes et de leur contenu est incomparablement plus avancé : il suffira de dire que, tandis qu'un œuf mûr dépasse en long-ueur 1/3 de millimètre, l'œuf occupant le bas de la g-aîne la plus réduite n'atteint pas un dixième, st cslui du sujet stylopisé récoltant égale à peu près le double de ce dernier. Le parasite, dont nous n'avons pas encore parlé, était une nymphe de Stylops mâle très près d'éclore, d'un volume médiocre, n'occupant qu'une portion peu considérable de la cavité abdo- minale. Cela expliquait tout : l'atrophie moindre qu'à l'ordinaire de l'appareil génital, et, dans le sujet vivant, l'activité, ou tout au moins une part de l'activité propre à son sexe. Le seul fait positif, en effet, c'est que l' Andrène portait du pollen dans ses brosses. Mais, avait-elle creusé une galerie, édifié des cellules? Etait-elle en train d'approvisionner celles-ci lors de sa capture? (3'est ce qu'on ne saurait dire. Il est cependant infiniment pro- bable que non, car l'œuf le plus gros contenu dans ses ovaires était encore bien peu avancé dans son évolution, et il est de toute évidence que l'abeille n'était pas occupée à récolter pour un œuf si fort éloigné encore de la maturation. Sel n toute vraisemblance, cette abeille ne jouissait pas plus de la plénitude de son instinct maternel, que de l'entière perfection de ses organes. Elle récoltait sans but, comme en vain avaient grandi jusqu'à un certain degré les œufs qu'elle portait. Il n'y a donc rien que de très explicable dans ce fait exceptionnel, qui de prime abord pouvait surprendre, la présence de pollen dans les brosses. Et c'est ainsi, encore une fois, que, selon l'expression vulgaire, l'exception confirme la règle. J'ai pu deux fois seulement examiner les organes génitaux d'Andrènes mâles stylopisées. _ 41 — Le premier sujet que j'ai disséqué était un A. decipiens portant un Stylops fixé du côté g-auche. Tout l'appareil génital était dans son ensemble un peu plus petit qu'à l'état normal. Mais l'atrophie était surtout prononcée du côté du parasite; le testi- cule g-auche, en particulier, était d'un quart environ moins long- que celui du côté droit, et pyriforme au lieu d'être ellipsoïde. Une circonstance fâcheuse m'empêcha d'examiner le contenu des tubes testiculaires. Je fus mieux servi par le second mâle, qui était un A. Flessœ, portant aussi, comme le précédent, son Stylops au côté gauche (fig. 27). L'appareil génital, refoulé un peu vers la droite par le corps du parasite, était rendu dissymétrique par la compression qu'il avait depuis longtemps subie. La vésicule séminale gauche, un peu rétrécie, était plus rapprochée de la ligne médiane que la vésicule droite, et touchait presque le testicule par son extrémité supérieure; le canal déférent correspondant était en partie caché sous la vésicule; enfin le testicule, sensiblement arrondi, était pourtant légèrement déprimé du côté gauche, contre lequel se tenait le Stylops. Quand je voulus ouvrir la masse testiculaire formée de l'acco- lement des deux organes séminifères, pour énucléer les trois tubes dont chacun se compose, les trois tubes de droite, distendus par une énorme quantité de sperme, se rompirent avec une extrême facilité, se vidèrent de leur contenu, et je ne pus saisir que des lambeaux de leurs parois amincies, à l'aide desquels je parvins à peu près à reconstituer schématiquement leur forme (fig. 29). Les trois culs-de-sac du côté gauche, au contraire, se laissèrent aisément dissocier (fig. 28). Ils étaient fort grêles, irré- gulièrement plissés, leur contenu peu abondant. Ce contenu se résolut, à l'examen microscopique, en vésicules claires à un ou plusieurs nucléoles, évidemment des spermatoblastes arrêtés dans leur évolution; nulle part d'éléments spermatiques constitués. Ainsi, un côté seulement était frappé d'arrêt de développement. Ce résultat est fait pour surprendre, quand on a vu qu'une pareille dissymétrie ne se présente pas chez la femelle. Cette différence s'expliquerait-elle par ce fait, que les ovaires, formés de tubes parallèlement développés en longueur, adossés de part et d'autre au corps du parasite, ont moins à souffrir d'un effet de compression que les tubes testiculaires réunis et pelotonnés sous - 42 — une même enveloppe et formant un ensemble plus ou moins glo- buleux? Cela paraît probable. Toujours est-il qu'il nous faut admettre ici un effet très remarquable de la compression sur les org-anes en contact immédiat avec le Stylops, Chez la femelle, un effet de diminution nutritive g-énérale, d'appauvrissement physiologique explique l'atrophie uniforme des ovaires de droite et de gauche. Mais on ne comprend pas aisément comment, chez le mâle, la même cause n'a pas produit les mêmes effets, comment l'atrophie peut être unilatérale, ou mieux, comment d'un côté l'organe reproducteur a pu atteindre une évolution normale, alors que, d'autre part, les éléments spermatiques subissaient un arrêt complet de leur développement. Il se pourrait que, chez le mâle unique étudié, les effets se soient compensés, que l'atrophie absolue de l'appareil génital d'un côté, ait rendu possible une évolution complète de l'autre. Mais il est plus probable que la masse relative des éléments ovariens et testiculaires a dû exercer ici une action prépondé- rante. Le volume des testicules gorgés de leurs produits parfai- tement développés n'excède pas celui de quatre ou cinq œufs prêts à être pondus. Le complet développement des ovaires exige donc une quantité bien plus considérable de substance nutritive que celle qui peut suffire k la parfaite évolution des testicules. Par suite, l'absorption du tissu adipeux, sans parler des aliments liquides, par le fait de la larve parasite, doit être moins préjudi- ciable à l'organe maie qu'à l'organe femelle. Ce qui reste de réserve nutritive non consommée parle Sti/lops, insuflGLsant pour fournir à la maturation des œufs, peut donc encore permettre l'entière évolution des éléments spermatiques d'un côté, alors surtout que la compression y a mis un obstacle absolu dans l'autre moitié de l'appareil. C'est là, on le voit, une question complexe, que pourra probablement résoudre l'autopsie d'un nombre plus considérable de maies stylopisés. Quoi qu'il en soit des effets constatés et de leur cause prochaine, un fait reste acquis, l'existence de sperme bien constitué dans une moitié des organes génitaux. Le mâle dont il vient d'être parlé n'était point, comme les femelles dont j'ai examiné les ovaires, absolument dénué de la faculté génératrice. Il pouvait s'accoupler eflËLcacement, féconder une femelle. Le mâle stylopisé conserverait-il souvent ce privilège? J'ai reçu jadis de M. Lich- tenstein, de Montpellier, un couple à' A decipiens, -pris en flagrant délit, dans lequel le mâle était stylopisé. Il eût été bien intéres- sant de pouvoir examiner l'état de ses organes reproducteurs. Comme aussi il serait bon de constater si, dans le cas où l'Andrène porte deux parasites, l'un à droite, l'autre à g-auche, l'atrophie des organes internes ne devient pas symétrique et en même temps plus profonde. En résumé, une atrophie plus ou moins accentuée est, chez le mâle comme chez la femelle, la conséquence de la présence du Stylops. On doit donc admettre l'opinion déjà émise par divers auteurs, et que la seule étude des organes extérieurs m'avait conduit à prévoir, que l'Andrène stylopisée est fréquemment, si- non toujours, incapable de se reproduire. Je n'ai point insisté, dans le cours des descriptions que ren- ferme ce travail, sur un caractère général important des effets de la stylopisation, c'est leur défaut d'uniformité. L'état des divers individus affectés, dans une même espèce, est extrêmement variable. Tandis que certains sont à peine modifiés, d'autres sont à tel point méconnaissables, qu'on se trouve souvent dans l'im- possibilité de découvrir leur type spécifique. C'est la difficulté qui, on l'a vu, a reniu possible la création d'un certain nombre de fausses espèces. Mais quand on est parvenu à réunir un nombre assez considérable de sujets stylopisés d'une même espèce, des transitions graduelles s'établissent tout naturelle- ment entre l'état normal et ses modifications extrêmes. Une fois instruit par l'étude de semblables séries, édifié sur les effets pos- sibles de la stylopisation, l'observateur peut parvenir souvent à déterminer l'espèce d'exemplaires fort altérés qu'aucun intermé- diaire ne relie à leur véritable type. Mais cette connaissance, malheureusement, ne supprime pas toutes les difficultés. Ces différences dans le degré des modifications que peut subir une même espèce nous expliquent comment il a pu se faire que F. Smith, par exemple, alors qu'il reconnaît sans peine certains exemplaires stylopisés de 1'^. Trimi7iercma, ne soupçonne pas d'autre part que les A. picipes et piciconiis ne sont que des variétés de cette même Andrène. Et ainsi d'autres. La rareté des cas extrêmes, précisément les plus remarquables, ceux qui m'ont fourni les données les plus intéresKsantes, méritait - 44 - d'être sig-nalée, afin que les naturalistes désireux de constater par eux-mêmes les résultats consig'iiés dans ce travail, ne soient pas portés k les taxer quelquefois d'exag-ération. Une telle im- pression, si elle venait à se produire, ne résistera pas, j'en puis donner l'assurance, à l'observation d'un certain nombre de sujets. I III. — Des causes immédiates des modifications observées. Les altérations internes, effet immédiat de la stylopisation sur l'appareil reproducteur une fois constatées, il serait intéressant de rechercher l'explication possible des diverses modifications décrites dans le cours de ce travail. Nous les passerons donc successivement en revue dans l'ordre où nous les avons déjà étudiées. 1° La forme globuleuse de l'abdomen de l'Andrène stylopisée trouve facilement sa raison d'être dans la présence même du parasite, en tant que corps étrang-er d'un volume considérable, qui force l'abdomen à se renfler dans la partie qu'il occupe. Le raccourcissement des deux derniers seg-ments (cinquième et sixième) résulte de leur vacuité relative, le parasite ne dépassant pas d'ordinaire le quatrième seg-ment, sous le bord duquel on voit sa tête saillir à l'extérieur. La minceur accrue, la consistance amoindrie des segments de l'abdomen, s'explique par leur distension dès le moment même où ils se sont formés, durant l'état de nymphe, par le fait de la gestation de l'énorme parasite. Leur défaut de coloration, parfois très marquée, est la suite de l'amincissement, ainsi que leur dépression irrégulière par places, lorsque la mort et la dessication viennent à diminuer le volume du contenu de l'abdomen. 2° La diminution fréquente de grosseur qu'éprouve la tête des Andrènes attaquées a pour cause très probible l'appauvrissement physiolog-ique général causé par le détournement d'une portion notable d'éléments nutritifs au profit du parasite. Cette explica- tion se trouve confirmée par ce fait que, dans les espèces où la tête est relativement volumineuse, les sujets normaux les plus robustes, ceux dont la taille est la plus forte et dont la larve dut — 45 — être plus abondamment nourrie, se disting-uent par la grosseur de leur tête exagérée et souvent hors de proportion avec le développement de leur taille. Il n'y a donc point lieu d'admettre que le rapetissement de la tête, chez l'Andrène stylopisée, qui est très fréquent chez la femelle, puisse être une atténuation d'un caractère propre à son sexe et un acheminement vers l'état sexuel opposé. Le même effet, d'ailleurs, se manifeste aussi chez le maie. Je l'ai plusieurs fois constaté chez VA. Trimmerana, et, corrélativement, l'épine juxta-mandibulaire, développée surtout chez la variété spinigera de cette espèce, se trouvait souvent dans ce cas considérablement amoindrie. 3° et 4o La ponctuation et la villosité, ainsi qu'il a été dit plus haut, sont étroitement liées l'une à l'autre, le poil naissant toujours d'un point. L'explication de la multiplication des points serait donc celle de l'augmentation de la villosité, en tant que nombre des poils. On ne voit point malheureusement quel rapport peut exister entre la présence du parasite et l'accroisse- ment du nombre des points dont le tégument est chargé. On ne saisit pas davantage quelle est la cause de l'élongation des poils, ce trait des plus caractéristiques et des plus singuliers de la stylopisation, ni comment elle se rattache, elle aussi, de près ou de loin, à la présence du Stylops. Par contre, on pourrait peut-être se rendre compte de l'atté- nuation de la sculpture, de la diminution de grosseur et de profondeur des points, de la dépression ou de l'effacement de leur saillie, par la distension que le tégument subit au moment de sa formation dans l'état de nymphe. Toutes les autres modifications dont il nous reste à parler, portent sur des organes qui relèvent, à des degTés divers, de la sexualité, et qui fournissent les caractères sexuels secondaires. Les uns, comme l'aiguillon de la femelle, instrument de ponte, et l'organe copulateur du mâle, se rattachent de très près à la fonction génitale, puisqu'ils concourent à l'assurer. D'autres s'y rattachent encore, mais de plus loin, comme l'appareil collecteur de la femelle. Enfin, il en est, comme la coloration de la face, la conformation - 46 — des antennes, la strie orbitaire et la frang'e anale, qui ne prennent aucune part, actuellement connue du moins, à la fonction géni- tale, et nous ne pouvons reconnaître en eux, provisoirement, que de simples sig-nes extérieurs de l'un ou de l'autre sexe. Pour ces derniers (5o, 7°, 8", 9°), nous sommes dans une igno- rance absolue des rapports qu'ils peuvent avoir avec la fonction génitale. Néanmoins, leurs variations, qui suivent toujours celles des organes primaires de la reproduction, nous obligent à reconnaître, sans qu'il soit possible pour le moment d'aller au delà, que ces rapports doivent exister. On conçoit très bien, depuis Darwin, qu'un lien quelconque puisse ailleurs rattacher à la fonction reproductrice des armes d'attaque ou de défense, par exemple, ou le luxe du plumage, ou la supériorité du cbant. Mais comment une face jaune ou noire, chez nos Audrènes, un article de plus ou de moins aux antennes, peuvent-ils se rattacher à la présence soit d'un testicule, soit d'un ovaire? Nous l'igno- rons complètement. Tout ce que nous pouvons induire de la constance du parallélisme entre les modifications des organes primaires de la reproduction et celles des caractères accessoires qui nous occupent, c'est que nous nous trouvons en présence d'un nouvel exemple de ces corrélations organiques, dès long- temps connues, et dont le célèbre auteur de VOrigine des espèces a considérablement étendu le domaine. Mais, en dehors de cette mystérieuse sympathie que l'observation nous révèle, nous ne pouvons rien dire. Les causes nous en restent absolument cachées, et, comme conséquence de cette ignorance, cachées aussi nous sont les causes de la simultanéité des variations entre les organes fondamentaux et les signes superficiels de la sexualité. On pourrait croire peut-être que l'atrophie du testicule et de l'ovaire manifeste, dans les changements qui en sont la suite, la tendance qu'aurait l'organisme à réaliser, en l'absence totale des organes mâle et femelle, une sorte d'état neutre, asexué, ou, plus exactement, intermédiaire entre l'état de mâle et l'état de femelle. Nous ne savons point quelle pourrait être la conséquence, sur les caractères qui nous occupent, de la suppression totale de l'ovaire ou du testicule. Notons cependant, que si l'amoindrisse- ment de ces organes primaires semble souvent avoir pour résultat une simple diminution correspondante des caractères — 47 — accessoires, diminution qui pourrait, prise en soi, passer pour un rapprochement de l'état moyen entre les deux sexes, une telle interprétation devient impossible en bien des cas. Les change- ments de coloration de la face, par exemple, ne sont pas des intermédiaires entre la coloration propre au mâle et celle qui est propre à la femelle, car si parfois ils restent en deçà de la moyenne entre l'un et Tautre, très souvent ils la dépassent, en réalisant dans l'un des sexes l'état normal de l'autre. 6° Les modifications de l'appareil collecteur de la femalle con- duisent aux mêmes réflexions. Ici encore les altérations simulta- nées de l'ovaire et des brosses nous obligent à reconnaître l'exis- tence de ces corrélations de développement aussi inconnues dans leur nature que dans leurs causes. Notons de plus que l'effacement plus ou moins prononcé de la brosse tibiale, l'atténuation du tibia lui-même pourraient trouver encore leur explication, ainsi que cela a pu se faire ailleurs, dans une diminution de la nutrition. Mais, d'autre part, cette inter- prétation devient inadmissible, si l'on considère que, chez le mâle, ainsi qu'on l'a vu, la stylopisation tend à réaliser l'appareil collecteur de la femelle. Ainsi, l'atrophie de l'organe mâle pri- maire, non seulement diminue certains caractères masculins, mais, chose bien étonnante, fait apparaître chez le mâle, le rudiment d'un attribut féminin ! C'est de même encore, que nous avons vu la frange anale, si caractéristique de la femelle, se montrer parfois chez le mâle. De tels résultats se comprendraient sans peine, si, à l'atrophie du testicule, s'ajoutait l'apparition d'un ovaire, si rudimentaire qu'il fût. Mais comment une simple réduction de l'organe mâle peut-il provoquer la manifestation d'une tendance sexuelle opposée, équivaloir, en définitive, dans telle de ses conséquences, à l'hermaphrodisme? 10° L'organe copulateur et l'aiguillon sont si étroitement liés au testicule et à lovaire, que l'on conçoit très bien que la réduc- tion de ces derniers organes ait pour conséquence une diminu- tion proportionnée des premiers. Jusqu'à quel point l'atrophie consécutive est-elle influencée ici par la diminution nutritive, il serait impossible de l'apprécier. Si le départ entre l'une et l'autre influence n'est point faisable, on peut néanmoins, jusqu'à — 48 — preuve contraire, les invoquer l'une et l'autre. N'oublions point, toutefois, les circonstances déjà sig-nalées, où il est manifeste que l'influence sexuelle est prépondérante, puisque, malg-ré l'appau- vrissement de la nutrition, on peut voir, par exemple, apparaître chez le niAle des rudiments de brosse ou de frang-e anale, ce qui exige évidemment un excédant de dépense nutritive sur ce que le sexe eût normalement comporté. Si nous résumons brièvement les données qui précèdent, nous voyons que les effets de la stylopisation, chez les Andrènes, relèvent de causes immédiates très diverses : 1" Tout d'abord, défaut de nutrition et compression, pour ce qui est des org-anes essentiels, le testicule et l'ovaire; 2° Effet mécanique de distension : changement de forme de l'abdomen, diminution d'épaisseur et atténuation de la sculpture des tég-uments; 3« Défaut de nutrition : rapetissement de la tête et de quelques autres org-anes; 4° Effets de sympathie ou d'entraînement des org'anes g-énitaux diminués sur les org'anes sexuels secondaires, effets dans lesquels toute causalité nous échappe. Cette dernière influence contrebalance, et au delà, le défaut de nutrition, en certaines circonstances, telles que Taug-mentation de la villosité, la manifestation, dans l'un des sexes, d'org-anes qui lui manquent, mais dont l'autre est pourvu. I IV. — De quelques particularités secondaires de la stylopisation. Bien que j'aie observé un nombre assez considérable d'Andrènes stylopisées,mon attention, uniquement portée sur ces abeilles et non sur leurs parasites, ne m'a point fourni sur ces derniers de faits qui vaillent la peine d'être signalés. Je n'ai donc rien à ajouter à leur histoire. Je ferai seulement les remarques sui- vantes qui, à la vérité, concernent tout autant les Andrènes que les Stylops. C'est d'ordinaire entre le quatrième et le cinquième segment de l'abdomen de l'Andrène, qu'est fixé le Stylops, c'est-à-dire — 49 — sous le bord du quatrième, que l'on voit saillir la tête de ce dernier. Là est son lieu d'élection. Le parasite se voit quelquefois aussi sous le bord du troisième seg-ment, moins souvent sous le cinquième. Mais ce sont là des cas fort rares, car je ne les ai pas observés plus de deux ou trois fois sur cent. Le Stylops se trouve tantôt à droite, tantôt à g-auche, sans qu'il y ait à cet égard une préférence marquée pour un côté ou pour l'autre. Il est bien rare qu'il soit exactement placé sur la ligne médiane. Le plus souvent chaque Andrène stylopisée ne porte qu'un seul parasite. J'ai noté cependant que le huitième environ des sujets attaqués avait deux Stylops, situés presque toujours entre le quatrième et le cinquième segments, l'un à droite, l'autre à g'auche. Une fois seulement j'en ai vu deux sous le troisième; deux fois un sous le troisième et en même temps un sous le quatrième. Une fois encore j'en ai rencontré deux du même côté, sous le quatrième segment. Enfin, je possède seulement deux Andrènes munies de trois parasites, les trois côte à. côte sous le quatrième segment et symétriquement placés dans l'une d'elles; tous à gauche, deux sous le troisième et un sous le quatrième segments, dans l'autre. Je n'en ai jamais vu jusqu'à quatre sur la même abeille; mais le cas paraît avoir été observé par F. Smith sur 1'^. victima, de la Nouvelle-Ecosse (1). Chez les Vespides, le nombre des Xénos que peut porter le même hôte est plus considérable, et leur distribution sur l'abdomen delag-uêpe est loin de présenter la rég-ularité qui se voit chez les Andrènes. Je n'ai pas eu l'occasion de constater si l'altération des organes internes est plus profonde chez l'Andrène attaquée par plusieurs parasites, comme cela paraît probable à "priori, que chez celle qui n'en héberge qu'un seul. Pour ce qui est des organes exté- rieurs, aucun des sujets porteurs de plus d'un Stylops ne compte parmi les moins modifiés, c'est tout ce qu'il est possible d'en dire. Un fait qui tout d'abord paraît étrang-e et difficile à expliquer, c'^est que plus d'une Andrène se présente avec tous les signes extérieurs de la stylopisation, sans qu'il soit possible de décou- (1) Cat. of Hymenoptérous Insects in the coll. of British Muséum. Tome XI.. — 50 — vrir sur son abdomen un Stylops. Il n'y a pas à'^en douter cepen- dant, les formes, la villosité, sont tellement caracténsthjues" que l'influence d'un pavasite est indéniable. Il suffît souvent, en pareil cas, d'ouvrir l'abdomen de l'Andrène, alors même qu'elle est morte depuis longtemps et desséchée, pour découvrir le Stylops qui, pour une cause ou une autre, n'a pu, comme d'ordinaire, se montrer à l'extérieur, mais qui, à cela près, se trouve dans la situation habituelle. Un examen un peu attentif permet d'ailleurs de reconnaître que, dans une même espèce, l'exsertion du para- site est loin d'être uniforme : l'un est plus dég-ag'é que l'autre au delà du bord du segment qui le recouvre, et, quand on a sous les yeux un nombre suffisant de sujets, on a chance d'en trouver quelques-uns dans lesquels le parasite dépasse à peine le bord du segment; dans d'autres, il est entièrement recouvert, mais point caché, grâce au soulèvement du bord du segment. De là, au cas du Stylops tout à fait caché, il n'y a qu'un pas, et cette anomalie s'explique. Mais il est des cas, et ils sont relativement assez nombreux, où une telle explication n'est point la vraie. Parmi ces Andrènes ayant tous les sig-nes extérieurs de la stylopisation, sans Stylops apparent, ce parasite n'est pas simplement caché, mais bien positivement absent, ainsi que l'autopsie de l'abeille en fournit la preuve. Mais il a existé antérieurement, cela n'est pas moins certain : non seulement les différents viscères se trouvent dans l'état d'atrophie caractéristique de la stylopisation, mais on trouve au milieu d'eux, au niveau du deuxième ou du troisième seg-ment, la dépouille d'une larve de Stylops. Que s'est-il donc passé? Il est possible que, vers le temps du passage de la larve de l'Andrène à l'état de nymphe, la larve du Stylops, en train de se transformer elle-même et d'insinuer la partie antérieure de son corps entre les seg-ments de sa victime pour la dég-ager au dehors, ait dépassé le but et soit sortie tout entière de l'abdomen. Que peut-il advenir du parasite ainsi tombé dans la cellule de l'abeille? Si c'est un mâle, peut-être pourrait-il bien atteindre là le terme de son évolution naturelle et sortir du nid; mais, si c'est une femelle, la plus g-rande probabilité est qu'elle doit mourir, sans pouvoir ni être fécondée, ni mener à bien sa progéniture. Si la race de l'hôte peut profiter ainsi de cette issue anormale du parasite, l'Andrène fortuitement libérée n'en paraît tirer elle- — 51 - même aucun avantagée, car elle ne diffère en rien par ailleurs de celle qui a conservé l'ennemi attaché à son flanc. Je donne, bien entendu, mes hypothèses pour ce qu'elles valent. A l'observation directe seule, de nous informer avec cer- titude de ce qui se passe, au fond des terriers, entre les Andrènes et les Stylops. On voit que leurs rapports intimes sont encore loin de nous être parfaitement connus. Et, d'autre part, la difficulté de ces études biologiques est si grande, il faudra explorer patiemment tant et tant de nids, pour avoir la bonne fortune, non seulement de rencontrer une Andrène stylopisée dans sa cellule, ce qui déjà est assez rare, mais, ce qui l'est bien plus, une Andrène ayant perdu son parasite, qu'il nous faudra sans doute long-temps attendre la solution de cet intéressant pro- blème. Les A. decipieiis, lahialis, varians, m'ont paru, plus fréquem- ment que d'autres, offrir des exemples d'expulsion précoce du parasite. On pourrait donc s'adresser de préférence à l'une de ces espèces pour tâcher d'élucider le point dont il s'ng-it. Les Strepsiptères ne restreig-nent pas leurs attaques au g-enre Andrena, qui fait seul l'objet de ce travail. On sait que les halictiis nourrissent le g"enre Halictophagus, les Py^osopis {Hylseus) le g-enre Bylechthrus. Je possède trop peu d'exemplaires de ces deux g-enres d'Apiaires pourvus de parasites, pour que je puisse affirmer que les effets subis par les Andrènes se manifestent aussi chez eux. Je ne parle pas du g-enre Biareolma Dufour, qui, pour moi, ne diffère pas de celui des Andrènes : l'unique espèce qu'il renferme {B. neçjlecta Dufour) est aussi victime d'un Stylops et se comporte absolument comme une Andrène. Je ne suis pas mieux renseig-né pour ce qui est des Vespides, hôtes des Xénos, et de divers Fouisseurs {Ammophila, Sphex, Stizomoi'phiis), aussi exposés à être envahis par des Strepsiptères spéciaux. — 52 — Quelques-uns des résultats exposés dans ce travail se trouvent donnés, comme lui appartenant, par M. Schmiedeknecht, à la page 423 du premier volume de ses Apidœ Eiiropxœ, fascicule 6, publié en 1883. Comme le lecteur pourrait croire que c'est moi qui emprunte à l'auteur allemand, alors que l'emprunteur c'est lui, qu'il me soit permis d'appeler l'attention sur les circonstances suivantes. Dès 1880, ayant déjà reconnu, dans un grand nombre d'An- drènes stylopisées, les effets dont j'ai donné la description, je fis part à quelques naturalistes du désir que j'avais de voir le plus grand nombre possible de ces abeilles attaquées; et, dans le but d'exciter le zèle de mes correspondants, je leur communiquai une partie des résultats que j'avais constatés. Du nombre de ces correspondants était M. Schmiedeknecht. Il ne m'envoya aucune Andrène stylopisée, mais il parut faire un certain cas des faits' que je lui signalais, ainsi qu'en fait foi le post-scriptum suivant d'une lettre qu'il m'écrivait le 26 août 1880 : « Ce que vous, m'écrivez des Andrènes stylopisées, m'est assez (I) nouveau et très intéressant. » Aussi, grande fut ma surprise, lorsque plus tard je vis M. Schmiedeknecht s'approprier ce dont je lui avais fait part. En me faisant cet emprunt, sans en indiquer l'origine, l'entomolo- giste de Gumperda ignorait qu'il n'en pouvait profiter. En effet, bien avant sa publication, j'avais déjà pris date, par une courte note insérée dans la Revue internationale des Sciences, tome I, 1880. De plus, M. Edw. Saunders, de la Société Linnéenne de Londres, qui avait reçu de moi les mêmes communications que M. Schmiedeknecht, les avait déjà fait connaître sommairement dans un ouvrage cité dans mon travail (1) et publié plus d'un an avant l'apparition du sixième fascicule des Apidœ Europœx. M. Saunders, avec une parfaite courtoisie, fait savoir d'où lui sont venus ces renseignements. Voici, du reste, le passage incriminé de M. Schmiedeknecht : Nicht blos fur die Biologie, souderu auch fLïr die Systematik sind dièse wunderbaren Eiudring-liuge vou ft-rossem Interesse. Sle (1) Synopsis of Brilish Hynienoplera, part I, p. 228, dans Trans. Enl. Soc. 1882, part II. — 53 — bewirken nâmiich mehr oder minder grosse Verânderung-en im . Aeusseren der von ihnen befallenen Andrenen, ein Umstand, der den bisherigeu Systematikern ganz entgangen zu sein scheint und die in ihrer etwas voreiligen Speciesmacherei bei einer so schwierigen Gattung uns verschiedene von solchen metamorphosirten Arten unter besonderen Namen hinterlassen haben. Ich will eine ganz gewôhnliche Art zu Beleuchtung dieser interessanten Erscheinung herausgreifen. Man betrachte A. nitida K., die bekanntlich ira Frûhjahr nicht selten an Weidenkâtzchen fliegt, in unversehrtem Zustand. Wie ihr Name ausdrûckt, ist der Hinterleib glànzend, fast ohne aile Behaarung. Nun nehme man aber weibliche Exemplare, die von Stylops bewohnt sind oder waren. Der Hinterleib zeigt namentlich an den inficirten Segmen- tèû eine dichte, grauliche Bebaarung. Aehnlich ist es bei den Ç von A. nigro-aenea K. Stylopisirte Exemplare haben oft gar keine Aehn- lichkeit mit reinen Exemplaren und nur ein geûbtes Auge vermag sie zu erkennen. Noch schlimmer wird die Sache, wenn Fûhler und Beine in Folge des Schmarotzers nicht ausgefârbt, also gelb oder braun, statt schwarz erscheinen, ein Vorkommniss, das man oft genug beobachten kanu. So ist die Andrena picicornis Kirby und Smith nichts als eine von Stylops befallene A. Trimmerana K. Dasselbe ist mit A. picipes K. der Fall; Smith sagt selbst, dass die drei Exemplare, welche er gesehen habe, stylopisirt waren. Zu welcher Species aber picipes K. zu ziehen ist, lâsst sich nicht entrâthseln, da es viele âhnliche gibt. Ein Gleiches lâsst sich von A. picicrus Schenck berichten, die nur nach einem $ aufgestellt ist, und so liessen sich noch eine Reihe Arten anfiihren, die sich aber jedem genauen Beobachter von selbst darbieten werden. Mein Zweck ist nur, darauf aufmerksam zu machen, {Âpidae Buropaeae, 1. 1, fascicule 6, p. 423, 1883.) Le même auteur ajoute ailleurs, au sujet de V Andrena chnjsosceles : Von welchem Einfluss die in Andrenen schmarotzenden Stylops- Arten werden kônnen, lâsst sich bei diesen Mânnchen deutlich sehen. Ich habe gefunden, das sâmmtliche Mânnchen vorliegender Andrene, die mit Stylops behaptet waren, einen schwarzen Kopfschild haben. Solche Exemplare sind daun freilich nur durch ein getibtes Auge zu erkennen. {Ap. Eur., t. I, fascicule 9, 1884.) Je ferai remarquer que, dans les citations qui précèdent, un détail, un seul, appartient en propre à M. Schmiedeknecht, et il est inexact. C'est la décoloration des antennes et des pattes, - 54 - chez les Andt^ena picipes K.,picico)'?iisK. et picicrus Schenck, que l'auteur regarde comme un des effets de la stylopisation. Il n'en est rien : il n'est pas rare de rencontrer des exemplaires normaux de VA . Triî?imerana, k laquelle les deux premières de ces Andrènes se rattachent comme variétés pathologiques, ayant les antennes et les pattes avec la décoloration donnée comme propre aux su- jets stylopisés de cette espèce, et qui est loin d'être constante, même chez ces derniers. Q\ia.iitkYA.picicnfs, dont la description ne permet point de déterminer le type avec certitude, l'auteur la compare à 1'^. fasciata {extricata Sra.). Si elle se rattache réelle- ment à cette espèce, il n'y a nullement lieu non plus d'attribuer k la stylopisation la teinte éclaircie des tibias et tarses posté- rieurs, car elle s'observe aussi quelquefois chez les individus normaux. Et cette cause serait encore moins à invoquer, s'il fallait rapporter cette fausse espèce, soit à Valbo fasciata Thoms., soit à VAfzeliella, qui ont l'une et l'autre les tibias et tarses pos- térieurs normalement roux. Août 1884. — 56 — ANDRÈNES STYLOPISÉES OBSERVÉES PAR DIVERS AUTEURS D'après S. S. Saunders {Stylopidarum mono q raphia). (Les noms entre parenthèses sont ceux des observateurs.) 1. Afzeliella Kirby. (Pickering). 2. aprilina Smith z= nigro-aenea K. (Smith). 3. barbilabris K. {alUerus K.) (Curtis). 4. carbonaria Christ {pilipes F.) (Saunders). 5. chrysosceles K. (Smith). 6. Clarkella K. (Smith). 1. Collinsonana K. {proxima K.) (Pickering). — convexiuscula K = Afzeliella K. (Thwaites). 8. conjuncta Sra. = bimaculata K. (Smith). 9, fulvicrus K. (Pickering). 10. fuscata K. {Afzeliella) (Smith). 11. Gwynana K. (Pickering, Smith). 12. labialis K. (Curtis). 13. Mouffetella K. = atriceps K. (j* (Pickering, Smith). — nigro-aenea K. 14. nitida K. (Smith). — picipes K. = Trimmerana K. (Kirhy, Smith). — picicornis K. == Trimmerana (Kirby, Smith). — (*) picicrus Schenck = albofasciata Thoms.? (Schenck). 15. pubescens K. (Pickering). 16. Rosse K. (Saunders). — separata Sm. = labialis (Smith). 17. simillima Sm. (Smith). 18. thoracicaK. (Saunders). — tibialis K. (atriceps K.) (Pickering). 19. Trimmerana K. (Kirby, Smith). 20. variabilis Sm. (Saunders). 21. yarians Rossi. (Pickering, Smith). 22. xanthura K. (Pickering, Smith). EXOTIQUES. desponsa Sm. (sequentis mas?) (Smith). victimalSm. (Smith, Gray). placida Sm. (Smith). (') Non contenue dans la liste de Saunders — 57 ÂNDRBNES STYLOPISEES ( )BSERYEES PAR L'AUTEUR. 1. seneiventris Moraw, 25. latifimbria Pérez. 2. Afzeliella K. 26. leucolippa Spinola. 3. albofasciata Thoms 27. Lichtensteinii Pérez. 4. Biareolma(Biar. neglecta Duf.) 28. Listerella K. 5. bucephala Steph. 29. livens Pérez. 6, chalybea Pérez. 30. nigro-œnea K. 7. chrysosceles K. 31. nitida K. 8. cingulata F. 32. nitidiuscula K. 9. combinata Christ. 33. paùurgina Pérez. 10. decipiens Scheuck. 34. parvula K. 11. disting-uenda Schenck. 35. pilipes F. 12. dubitata Schenck. 36. Ranunculi Pérez. 13. extricata Sm. 37. Rosse K. 14. Flessse Pz. 38. Schencki Moraw. 15. florea F. 39. scita Eversm. 16. fulva K. 40. squamigera Schenck, 17. fulvescens Sm. 41. Taraxaci Gir. 18. fulvicrus K. 42. thoracica K. 19. funebris Pz. 43. Trimmerana K. 20, fuscipes K. 44. vetula Lep. 21. Gallica Pérez. 45. variabilis. 22. Gascheti Pérez. 46. varians K. 23. Gwynana K. 47. xanthura K. 24. labialis K. — 58 BIBLIOGKAPHIE. Newport, dans le vol. XX des Trans. de la Soc. Linn. de Lon- dres, a donné la liste très complète des travaux concernant les Strepsiptères, jusqu'à la date de 1845. J'ajoute ici, comme com- plément de cette liste, les principaux travaux publiés depuis cette époque. Gurtis, British Entomology, 1849. Joly, Sur l'hypermétamorphose des Strepsiptères et des Œstrides. Compt. rend. Acad. des Se. T. 46, 1858. Peters, Carus et Gerstacker, Handbuch der Zoolojjie, 1863. S. S. Saunders, Notices of some uew species of Strepsipterous insects from Albania, with further observations on the habits, transfor- mations and sexual œconomy of thèse parasits, in Trans. eut. Soc, N. Ser. Vol. 2, 1853. S. S. Saunders, Stylopsidarum , ordinem Strepsipterorum Kirbyi constituentium, mihi tamen potius Coleopterorum Familiîe Rhipipho- ridis Meloidisque propinquœ, Monographia, in Trans. eut. Soc. 1872 Schaum, Bericht ûber die Leistungeu in der Entomologie, wâhrend des Jahres 1850, i7i Weigmann's Archiv. 1851. Schaum, Die Stellung der Strepsipteren im Système. Archiv. fur Naturgeschichte XXX, 1864. G. Th. von Siebold, Ueber die Strepsipteren oder Stylopiden, in 31 Jahresbericht der Schles. Gesellsch, 1853. G. Th. von Siebold, Ueber Psedogenesis der Strepsipteren, in Zeitschr. f. wiss. Zool., vol. XX, 1810. F. Smith, Observations on the difficulties attending the discrimina- tion of the species of the genus Stylops, in Trans. ent. Soc. N. Ser. vol. 4, 1857. F. Smith, A contribution to the history of Stylops, with au enume- ration of such species of exotic Hymenoptera as hâve been fouud to be attacker by those Parasites, in Trans. ent. Soc. N. Ser. vol. 5, 1859. — 59 EXPLICATION DES FIGURES, PLANCHE I. Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3. Fig. 4, Fig. 5, Fig. 6, Fig. "7. Fig. 8. Fig. 9. Fig. 10. Fig. 11. Fig. 12. Fig. 13. ■ Andrena Trimmerana ? , normale. — — $, stylopisée. — — ?,. à frange anale amoindrie. — — (S, normal. — — c?, stylopisé. ■ Abdomen d'4. nigro-œnea (^, normal. — — c?5 stylopisé, à frange anale dé- veloppée. A. labialis ?, normale. — $ , stylopisée. • Tête à' A. labialis c5^, normal. Têtes — r?, stylopisés, à divers degrés de décolo- ration. Tête d'A. labialis Ç, normale. Têtes — ? , stylopisées, à divers degrés de décolo- ration. PLANCHE II. Fig. 14. — Patte postérieure d'A. Trimmerana ?, normale. Fig. 15. — Patte postérieure de la même Andrène modifiée par la stylopisation. Fig. 16. — Patte du mâle normal de la même espèce. Fig. n. — Antenne d'A . Trimmerana ? , normale. Fig. 18. — — _ ç , stylopisée . Fig. 19. — — — (^, normal. Fig. 20. — — — cf , stylopisé. Fig. 21. — Gaines ovigères d'un côté d'une A. ranuncuU normale; a, œuf mûr; b, œuf presque mûr; c, résidu du compartiment et des cellules vitellogènes correspondant à l'œuf a; c, cellules vitellogènes déjà réduites correspondant à l'œuf J. (gr.20D.) — 60 — Fig. 22. — Gaines ovigères d'un côté d'une A. ranunculi stylopisée; a, œufs les plus avancés, occupant le premier comparti- ment des gaines; c, cellules vitellogènes correspondant à ces œufs. (20 D.) Fig. 23. — Cellules vitellogènes provenant d'une A. ranunculi normale (fig. 21), très grossies. Fig. 24. — Cellules vitellogènes prises dans les gaines d'une A. ranunculi stylopisée (fig. 22). Gaine d'une A. labialis stylopisée, récoltant. Gaîue d'une A. labialis stylopisée ordinaire. Abdomen d'un c? d'A. Flasae, ouvert en-dessous, montrant un stylops du côté gauche et les organes génitaux un peu déjetés à droite Tubes testiculaires gauches atrophiés de cette Andrène, développés. Un des tubes testiculaires droits du même sujet, distendu par le sperme (restitution schématique). Éléments contenus dans le testicule atrophié (fig. 28). Fig. 25. Fig. 26. Fig. 27. Fig. 28. Fig. 29, Fig. 30. Actas li'. la JocZînfh, d&3ordeazcc TonmJl.Pl.I. aTIi PoiiJOiie pirux^ Lebrun se. Jinp.M 'faneur. /hri,r Actes de la Soclinn.Lie Bordeaux lome. M. ri. II J. TereK. del- Picart se. Jmp. R, Taneur, Paris LISTE DES SPHMOPSIDEES Trouvées à Saintes (Charente-Inférieure) et dans les environs PAR M. Paul BRUNAUD. fiPHiClROPSIDÉEli Lév. re/orm. ; Sacc. Mich., I, p. 133, et II, p. 3, et Syll. III, p. 1 (1). I. SPIL^ROIDÉES Sacc. 1. HYALOSPORÉES SaCC. Phyllosticta Pers. in Fr. ; Sacc. Mich. II, p. 4. 1. Sur les plantes dicotylédonées ariorescentes. Pbyllosticta aesculicola Sacc. — Sur les feuilles et les pé- tioles de ^sciilus Hippocastcmum. — Saintes, Rochefort, Soubise, Pessines, Pérignac, Brives, Fontcouverte. Ph. Pruni Mahaleb Passer., m Journ. hist. nat. Bord. 1885, p. 16 et 55. — Taches anguleuses ou subarrondies, petites, brunes, devenant ocracées en se desséchant, non ou quel- quefois entourées d'une très petite marge concolore un peu élevée. Périthèces peu nombreux, rapprochés et réunis çà et là, globuleux-lenticulaires, noirs, perforés. Sporules bacil- laires, petites, long. 2 1/2, larg. 3/4, hyalines. — Sur les feuilles du Prunus Mahaleb. — Saintes. Ph. IHespîli Sacc. — Sur les feuilles du Mespilus germanica. — Saintes, Échillais, Pessines. (1) Les descriptions des espèces énumérées ici se trouvent dans le Sylloge de M. Saccardo, le Michelia, la Revue mycologique, le Journal d'hist. nat. de Bord, et du S.-O., etc. — 62 — Ph. Photinite Thiim. — Sur les feuilles du PUotinia glabra. — R. — Saintes. Pli. pirina Sacc. — Sur les feuilles des Poiriers. — Saintes, Rochefort, Brie-sous-Mortag-ne. Ph. Sorbi West. — Sur les feuilles du Sorhus Aucuparia, du Surhus domestica et du Sorbus scandica Fr. — Rochefort, Échillais, Pessines, Saintes, Saint-Porchaire. Pli. Persicae Sacc. — Sur les feuilles du Persica vulgaris. — R. — Saintes. Ph. rubieola Rabh. — Sur les feuilles du Rubns Câesius. — A. C. — Pessines, Roclfefort, Dompierre-sur-Charente, Gé- mozac, Saintes, Tonnay-Charente, Taillebourg-. Ph. Calyeanthi Sacc. et Speg". — Sur les feuilles du Calt/- canthiis préecox. — R. — Saintes. Rochefort. Ph. Siliquastri Sa,cc. et Speg. — Sur les feuilles dii Cercis Siii- quastrum. — Saintes. Ph. Pseudacaciae Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 54. — Taches petites, suharrondies, brunes, devenant d'un brun-cendré en se desséc|iant. Périthèces petits, noirs. Spo- rales très petites, bactériformes. — Sur les feuilles du Ro- binia Pseudo-Acacia. — Saintes. Ph. Cytisi Desm. — Sur les feuilles du Cytisus Laburniim. — A. C. — Saintes, Rochefort, etc. Ph. Cytisurum Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, n° 5. — Sur les feuilles du Cytisus Laburnum. — Préguillac. Ph. Wistarîae Sacc. — Sur les feuilles du Wistaria sinensis. Saintes. Ph. Plafanoidis Sacc. — Sur les feuilles du Negundo fraxini- folia. — Fontcouverte. Ph. fraxinîfolia Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, n" 5. — Sur les feuilles du Negundo fraxinifolia. — Saintes. Ph. caiiipestris Passer., loc. cit. — Sur les feuilles de Acer campestre. — Saint-Georg-es-des-Coteaux. Ph. Aceris Sacc. — Sur les feuilles de Acer campestre. — A. C. — Saintes, Fontcouverte, Pessines. — 63 — Ph. Alaterni Passer., loc. eit. — Sur les feuilles du Rhamnus Alaternus, — Saintes. Pli. rhamni^ena Sacc. — Sur les feuilles àiiRhamnus cathar- ticus. — R. — Saintes. Ph. neinoralîs Sacc — Sur les feuilles de Evonymus européens. — Saintes. Ph. Opuli Sacc. — Sur les feuilles du Viburnwn Opuliis. — Saintes, Pessines, Saint-Porchaire. Ph. T'iburni Passer., loc. cit. — Sur les feuilles du Viburnum Tinus. — Saintes. Ph. Grossulariae Sacc. — Sur les feuilles du Ribes Grossiilaria. — Saintes. Ph. laurella Sacc. — Sur les feuilles du Laurus nobiUs. — R. — Saintes. Ph. vul^aris Desm. — Sur les feuilles du Lonicera Capri- foUiim. — A. C. Var. Viburni. — Sur les feuilles du Viburnum Tinus. — Saintes. Ph. Perielymeni Passer. — Sur les feuilles de Lonicera Peri- clymenum. — Saintes, Pessines, Varzay. Ph. Caprifolii (Op.) Sacc. — Sur les feuilles du Lonicera Capri- folium. — R. — Saintes. Ph. Symphoricarpi West. — Sur les feuilles du Symphori- carpus racemosus. — Saintes. Ph. hedericola Dur. et Mont. — Sur les feuilles de Hedera Hélix. — Saintes, Rochefort, Pessines, Rioux, Taillebourg-, Saint-Savinien,Clianiers, Fontcouverte, Saint-Sauvant, Pons, Mirambeau, Fouras. Ph. eoncentrîea Sacc. — Sur les feuilles de Hedera Hélix. — R. — Saintes, Rochefort, Pessines, Gémozac. Ph. cornicola (D. C.) Rabh. — Sur les feuilles du Cor?ius san- guinca. — Saintes. Ph. Ligustri Sacc. — Sur les feuilles du Ligustrum. vulgare. — Saintes. Ph. Syriugae West. — Sur les feuilles languissantes du Lilas. — A. C. — Saintes, Écliillais. — 64 — Ph. Arbuti Uncdonis Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 16. — Taches petites, suborbiculaires ou irrég-ulières, brunes, puis devenant grises ou grisâtres, k marg-e brune, mince, un peu élevée. Péritlièces épars, peu nombreux, quel- quefois solitaires, petits, lenticulaires, noirs. Sporules très petites, elliptiques-oblong'ues, long-. 3-4, larg. 1, hyalines. — Sur les feuilles lang-uissantes de ArbiUus Unedo. — Le Breuil-Mag'né, Saintes. Pli. g^arryaecola Passer., in Journ. liist. nat. Bord., 1886, n° 5. — Sur les feuilles du Garrya elliptica. — Prég-uillac. Ph. flavidula Sacc. — Sur les feuilles languissantes du Cal- listemon cultivé en serre. — Saintes, Rochefort. Pli. limbalis Pers. sec. Wallr. — Sur les feuilles du Biixus sem- pervirens. — R. — Saintes, le Douhet. Pli. Hlagnoliae Sacc. — Sur les feuilles du Magnolia grandi- flora. — Saintes, Rochefort. Pli. inalioniaecola Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, n° 5. — Sur les feuilles du Mahonia japonica. — Préguillac. Ph. Berberidis Rabh. — Sur les feuilles du Berberis vulgaris. — R. — Saintes. Ph. Paulowiiiae Sacc. — Sur les feuilles du Paulownia impe- rialis. — Saintes. Ph. Weigeliae Sacc. et Speg. — Sur les feuilles du Weigelia rosea. — R. — Pessines. Ph. Syriaca Sacc. — Sur les feuilles de Hibiscus syriacus. — R. — Pessines. Ph. erysiphoides Sacc. — Sur les feuilles du Tecuma radi- cans. — Saintes. Ph. Bîgnoniaî West. — Sur les feuilles du Catalpa syringœ- folia. — R. — Saintes. Ph. destruens Desm. — Sur les feuilles du Celtis australis et du Prunus lusitanica. — Saintes, Pérignac, Sablonceaux, Rochefort. Ph. Juglandis (D. C.) Sacc. — Sur les feuilles du Juglans regia. — R. — Rochefort, Cfémozac, Échillais, Pessines. — 65 — Ph. sycopliila Thûm. — Sur les feuilles du Ficus carica. — A. C. — Rochefort, Soubise, Pessines, Saintes, Chaniers, Pons. Ph. salicina Thûm., in Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 55 et 135, — Taches plus ou moins arrondies, d'un blanc-grisâtre, irrégulièrement bordées de brun-sordide. Périthèces épl- phylles, le plus souvent solitaires, petits, subg-lobuleux ou lenticulaires, noirs. Sporales très nombreuses, continues, cylindrico-elliptiques, arrondies aux extrémités, non gut- tulées, hyalines, long. 3 1/2-4, larg. 1 1/2-2. — Sur les feuilles du Salix alba. — Saintes. Pli. Quercus Sacc. et Speg. — Slir les feuilles du Chêne. — A. C. — Pessines, Saintes, le Breuil-Magné, Chaniers, Font- couverte, Saint-Genis, Saint-Dizan-du-Guâ, Fléac, Croix-Cha- peau. Ph. ilicina Sacc. — Sur les feuilles du Quercus llex. — T. C. Ph. Quercus Ilicis. — Sur les feuilles du Quercus llex. — R. — Saintes. Ph. ilieieola Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 54. — Taches arrondies, brunes, devenant d'un gris-cendré en se desséchant, marginées. Périthèces lenticulaires, petits, nom- breux, noirs, paraissant rayonner du centre à la circonfé- rence comme s'ils étaient disposés sur des fibrilles cachées sous l'épiderme. Sporules petites, elliptiques, hyalines, long. 5-6, larg. 1 1/2-2. — Sur les feuilles du Quercus llex. — Saintes, Saujon. Ph. maeuliformis Sacc. — Sur les feuilles du Castanea vesca. — Varzay. Ph. Ginkgo P. Brun. — Périthèces amphigènes, rapprochés et formant çà et là sur la feuille de petites taches, poncti- formes, noirs. Sporules très petites, ovoïdes, hyalines, long. 3-31/2, larg. 2. — Sur les feuilles tombées du Ginkgo biloba. — Rochefort (jardin botanique). 2. Sur les plantes dicotylédonées herlacées. Ph. Violae Desm. — Sur les feuilles du Viola odorata, — R. — Saintes. Tome XL. 5 1 — 66 — Ph. destruotiva Dcsm. — Sur les feuilles du Malva silvestris et de Alcea rosea. — Saintes. Pli. altlia^û'ola Passer., m Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 54. — Taches déterminées, subcirculaires ou iriégulières, sou- vent confluentes, devenant pâles en se desséchant, non mar- g-inées. Périthèces épars, petits, noirs. Sporules oblongues, arrondies aux extrémités, à deux nucléus, hyalines, long-. 7- 10, larg. 3. — Sur les feuilles de AUhsea officinalis. — Brie- sous-Mortag-ne. Pli. Toriiientillae Sacc. — Sur les feuilles du Tormentilla erecta. — R. — Pessines. Ph. Lappae Sacc. — Sur les feuilles du Lappa minor. — R. — Saintes, Rochefort, Saint-Porchaire. Pli. Farfaraî Sacc. — Sur les feuilles du Tussilago Varfara. — R. — Saintes, Pessines. Ph. Linariae Sacc. — Sur les feuilles du Linaria elatine. — Saintes, Fontcouverte, Échillais. Ph. capsulicola Sacc. et Speg". — Sur les capsules de Nico- tiana rust.ica. — R. — Saintes. Ph. Dulcamarse Sacc. — Sur les feuilles du Solanum Dulca- mara. — Rochefort, Saint-Sever, Saintes. Ph. Teucrii Sacc. et Speg. — Sur les feuilles du Teucrium Cha- mœdrys. — R. — Saintes, Rochefort. Ph. Pharbitîs Sacc. — Sur les feuilles du Pharbitis hispida. — R. — Saintes, Pessines. Ph. Cucurbitacearuni Sacc. — Sur les feuilles du Cucurhita pepo. — Saintes. Ph. Aectosae Sacc. — Sur les feuilles du Rumex acetosa. — R. — Saintes. 3. Sur les plantes monocotylêdonées et acotylédonées. Ph. ruseicola Desm. — Sur les cladodes du Ruscus aculeatus. — T. C. — Pessines, Fontcouverte, Saintes, Rochefort, Var- zay, Fouras. — - 67 ^ Ph. Danaes Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, n" 5. — Sur les feuilles du Ruscus racemosus. — Rochefort (jardin botanique). Ph. Tanii Sacc. — Sur les feuilles du Tamus communis. — Pes- sines, Fontcouverte, Saintes. Ph. cruenta (Fr.) Kickx. — Sur les feuilles du Polygonatum multifloriim. — A. C. — Rochefort, le Breuil-Mag-né, Pes- sines, Varzay, Fontcouverte, Sainteo, Taillebourg-. Ph. Alismafis Sacc. et Speg". — Sur les feuilles de Alisma plan- tago. — R. — Muron, Genouillé (Riveau), Saintes, Saint- Sever. Phoma Fr. emend. Desm. et Sacc. 1. Sm les plantes dicotylédonées lignemes. A. Ramicoles. Phoma occidentalis Sacc. — Sur les petites branches mortes du Gleditschia Triacanthos. — Saintes. P. Coronillae West. — Sur les branches mortes du Coronilla glauca et du Coronilla emerus. — Saintes, Pessines. P. iSpartii Sacc. — Sur les branches mortes du Spartium jun- ceum. — Saintes, Rochefort, Pessines. P. SSophorse Sacc. — Sur les branches mortes du Sophora japo- nica. — Saintes. P. Siliquasti'i Sacc. — Sur les branches mortes du Cercis Sili~ qiiastrum. — Saintes, Rochefort. P. seposita Sacc. — Sur les branches mortes du Wistaria si- nensis. — Saintes, Pessines. P. mendax Sacc. — Sur les branches mortes de Albizzia luli- brissin. — Pessines. P. oncostoina Thûm. — Sur les branches mortes du Robinia Pseudo- Acacia. — Saintes. P. cryptîca (Nke.) Sacc. — Sur les rameaux morts du Lonicera Periclymenum, du Lonicera tartarica. — Pessines, Saint- Georg-es-des-Ooteaux, Saintes, Pons. — G8 — P. Kycklioltii Sacc. — Sur les rameaux iiK>jts du Si/mphori- carpHs raceinosus. — Saintes. P. pulioaris Sacc. — Sur les brandies mortes du Sambiicus nifjra. — Saintes. P. Saiiibuci Passer, in Journ, liist. nat. Bord., 1885, p. 135. — Périthèces rapprochés, ponctiformes, petits, noirs. Sporules linéaires-lancéolées, sans g-outtelettes, hyalines, long:. 10, larg-. 1 1/2-2. — Sur les rameaux décortiqués du Samimciis nigra. — Saintes. P. Ticina Desm. — Sur les rameaux décortiqués du Sambucus nigra. — Saintes. Uorm. Plataiii Sacc. — Sur les petites branches mortes des Platanes. — Saintes. P. L.antles^hcini£e (Nke.) Sacc. — Sur les rameaux morts du Philadelphus coroiiariiis. — Saintes, Pont-l'Abbé. P. ramealîs Desm. — Sur les branches mortes de Ëoojiymiis europxiis et de Evonymus japonicus. — Saintes, Fontcou- verte, Pessines, Ecurat, Fouras. P. Persicae Sacc. — Sur les branches du Pêcher. — Saintes, Pessines, Rochefort. P. Buborum West. — Sur les sarments morts du Rubus friitî- cosus. — Rioux, Chaniers, Saintes, Saujon. P. Bosarum Dur. et Mont. — Sur les branches mortes du Rosa canina. — Saintes, Saujon. P. Chaniaenerionis P. Brun., in Journ. hist. nat. Bord., 18S6, ne 5. — Sur les tig-es mortes de Epilobium angustifolium. — Saintes. P. japonica Sacc. — Sur les branches mortes du Kerria japo- nica. — Rochefort. P. nidulans Grog". — Sur les branches mortes de Ampélopsis hederacea. — Saintes. P. diplodioîdes Sacc. — Sur les branches mortes de jEscuIus Hippocastanum. — Pessines, P. controversa (Nke.) Sacc. — Sur les branches mortes du Fraxiniis excelsior. — R. — Saintes. — 69 — . fraxinea Sacc. — Sur les petites branches mortes du Fraxinus Ornus. — R. — Saintes, les Gonds, Thenac . domestica Sacc. — Sur les tig-es mortes du Jasminum revo- liitum et du Ja'^minum officinale. — Saintes, Pessines. . depressa (Lév.) Sacc. — Sur les branches mortes du Lilas. — Échillais, Rioux, Saintes, Écoyeux, Saujon. Form. fpuctîeola P. Brun. — Sporules long*. 10-12, larg". 3. — Sur les fruits desséchés du Syringa vulgaris. — Hiver, — Saintes. . Fopsythise P. Brun., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, n" 5. — Sur les branches mortes du Forsythia viridissima. — Saintes, . laurella Sacc. — Sur les petites branches mortes du Lawnis nohilis. — Saintes, Tonnay-Charente, Rochefort. '. CItri Sacc. — Sur les branches décortiquées des Citronniers. — Saintes. . affinîs P. Brun., Champ, saintais nouv, ou crit. m Rev, myc. IV, p, 225; Sacc, Syll, III, p. 85, — Périthèces g-lobu- leux-déprimés. Sporules long-, 6 1/2-7, larg-. 2 1/2. — Sur les branches mortes de Erica scoparia. — Saintes. '. Sumacis P. Brun. — Périthèces g-lobuleux, noirs, couverts, puis érumpents, perforés, petits. Sporules ovoïdes, hyalines, très petites, long-. 2 1/2-3, larg*. 2. — Sur les tig-es mortes du Rhus glabra. — Pons. — Voisin du Phoma Ebnli Schultz. et Sacc, dont il ne pourrait bien n'être qu'une forme. '. Corni Fuck. — Sur les petites branches du Cornus san- guinea. — Saintes, '. lirelliformis Sacc, — Sur les tig-es dénudées du Rhamnus Alaternus, du Prunus Lauro-Cerasus, du Malionia Aqui- folium, du Punica Granatum, de Ulmus campestris, du Caly- canthus ftoridus, du Symphoricarpus racemosus. — Saintes, Échillais, Sablonceaux, Chaniers, Cozes, Pons. Fonn. riliicola Sacc — Sur les tig-es dénudées du Ribes ru- brum et du Ribes sanguineum. — A. C, — Saintes, Saujon, Chaniers, Pessines, Form. VibMi'ni Opuli P. Brun. — Sporules oblongues- — 70 — allong-ées, presque fusiformes, long*. 8, larg". 2-3, à deux g-out- telettes. — Sur les tig'es mortes et décortiquées du Vibiirnwn Opiilus. — Saintes. Forni. "Weigeliae roseae P. Brun. — Sporules ovoïdes-oblon- gues, à deux g-outtelettes, long". 8, larg-. 3. Basides du dou- ble. — Sur les branches mortes et décortiquées du Weigelia rosea. — Saintes. Form. Tini P. Brun., m Journ. hist. nat. Bord., 1886, n° 5. — Sur les branches mortes et décortiquées du Vibwmum Tinus. — Saintes. P. pulla Sacc. — Sur les sarments morts du Lierre. — Saintes, Rétaud, Saujon, Taillebourg-, Gémozac, Rioux, Médis, etc. P. tinea Sacc. — Sur les branches mortes du Vibiirnum Timis. — Saintes. P. ribesîa Sacc. — Sur les branches mortes du Ribes grossu- laria. — Saintes, Rioux. P. Tiridarii Sacc— Sur les branches mortes du Magnolia gran- difiora. — Saintes. P. stictica Berk. et Br. — Sur les branches dénudées du Buxiis sempervirens. — A. C. — Saintes, Cozes. P. Bobergeana Sacc. — Sur les branches mortes du Staphylea pinnata. — Saintes, Pessines. P. Staphylese P. Brun. — Tache stromatique suborbiculaire ou irrégulière, noirâtre entourée d'une lig-ne noire quel- quefois très distincte. Périthèces innés dans l'écorce, petits, épars ou peu rapprochés, couverts, puis érumpents un peu. Sporules oblong-ues, droites, long*. 8, larg-. 2 1/2-3. Basides long-. 1.5-20, droites ou courbées en crochet. — Sur les bran- ches mortes du Staphylea colchica. — Saintes. P. Opbites Sacc. — Sur les branches mortes de Hibiscus syriacus. — Saintes, Pons. P. exul Sacc. — Sur les branches mortes du Maclura axiran- tiaca. — Saintes. P. Kœlreuterise Sacc. — Sur les branches mortes du Kœlreu- teria paniculata. — Saintes. — 71 — P. Teeomae Sacc. — Sur les sarments morts du Tecoma radi- cans. — Saintes. P. protracta Sacc. — Sur les petites branches tombées de Acer campestre. — Saintes, Rochefort. P. L-ebiseyi Sacc. — Sur les branches mortes du Negimdo fraxi- nifolia. — Saintes, Royan, Saujon. P. velata Sacc. — Sur les branches mortes du Tilia europea. — Saintes. Form. minor Sacc. — Sur branches mortes du Tilia parvi- folia. — Saintes. P. imperiali^ Sacc. et Roum. — Sur les pétioles du Paulownia imperialis. — Saintes. P. Paulowniae Thûm. — Sur les pétioles tombés du Paulownia imperialis. — Saintes. P. rimincola Sacc. — Sur les branches mortes du Tamarix anglica. — Rochefort, Saintes. P. taïuaricella Sacc. — Sur les petites branches du Tamarix anglica. — Fouras. Saujon, Saintes, Pont-l'Abbé, Roche- fort. P. scabra Sacc. — Sur les branches mortes du Platanus orien- talis. — Saintes. P. Ailanthi Sacc. — Sur les branches mortes de Ailanthiis glandiilosa. — Saintes. P. Broussonetise Sacc. — Sur les branches mortes du Broiis- sonetia papyrifera. — Saintes, Sablonceaux. P. cinereseens Sacc. — Sur les branches mortes du Figuier. — A. C. — Saintes, Tonnay-Charente, Pessines, Sablonceaux, Chaniers, Saint-Romain-de-Benet, Taillebourg-, Varzay, Ché- rac, Avy. P. ju^landina Fuck. — Sur les branches tombées du Noyer. — Saintes, Rioux, Taillebourg-, Gémozac, Rouffiac. P. endophiaea Sacc. — Sur la partie intérieure de l'écorce des jeunes branches mortes du Chêne. — Saintes, Pessines. P. endoleuca Sacc. — Sur les branches mortes de Alnus glu- tinosa. — Taillebourg-. — 72 — Var. rliodupliila Sacc. — Sur les branches mortes du Rosa canina. — Saintes. Var. li^ustrina Sacc. — Sur les branches mortes du Ligus- trum viilgare. — Saintes. P. alnea (Nke.) Sacc. — Sur les branches mortes de Alnus rjlu- imosa. — Saintes, Taillebourg*. P. Malbrancliei Sacc. — Sur les branches mortes de l'Ormeau. — Saintes. B. Foliicoles. P. acicola (Lév.) Sacc. — Sur les feuilles tombées du Pinus silvestris. — Pessines. P. Taxi (Berk.) Sacc. — Sur les feuilles mortes du Taxiis hac- cata. — Saintes. P. petioloi'um Rob. in Desm. — Sur les pétioles tombées du Frêne, du Bobhiia Pseudo-Acacia, du Catalpa bignioides. — A. C. — Rochefort, Fontcouverte, Saintes. P. leucostignia (Lév.) Sacc. — Sur les feuilles du Buis, de Evonymus japojiicus et du Lierre. — T. C. — Saintes, le Douhet, Rochefort. P. CandoUei Sacc. — Sur les feuilles tombées du Buis. — Saintes. P. Mirbelii (Lév.) Sacc. — Sur les branches mortes du Buis. — — Saintes, Fontcouverte, le Douhet. P. Ilicis Desm. — Sur les feuilles du Houx. — A. C. — Saintes. P. Lauro-Cerasi Lév. — Sur les feuilles mortes du Prunus Lauro-Cerasus. — Saintes, Pessines, Rioux, Sablonceaux. P. tularostoma Fr. — Sur les feuilles du Myrte. — Saintes, Chaniers. P. cylindrospora (Desm.) Sacc. — Sur les feuilles desséchées du Lierre et du Quercus llex. — Gémozac, Pessines, Saujon, Saintes, Fontcouverte, Fouras. P. Visci Sacc. — Sur les tig-es et les feuilles du Viscwn album. — Saintes, Pessines, — 73 — P. Hahonise Thûm. — Sur les feuilles du Mahonia Aquifolium et du Mahonia japonica. — Saintes, Sablonceaux. 2. Sur les plantes dicotyUdonées herbacées. A. Caulicoles. P. lirellata Sacc. — Sur les tiges des Pivoines cultivées. — Saintes. Form. Centranfhi P. Brun. — Périthèces épars, rapprochés ou en séries parallèles, subglobuleux, comprimés, parfois difformes, noirs, couverts, subsuperficiels après la chute de l'écorce, percés d'un pore peu visible, sur une tache stro- matique allongée, irrégulière, noire ou d'un noir-brunâtre, souvent limitée par une ligne noire. Sporules ovoïdes, ovoï- des-oblongues, long. 6-8, larg. 2-3, à deux gouttelettes. Basides filiformes, long. 15-16. — Sur les tiges mortes du Centranthus ruber. — Saintes. — Probablement spermo- gonie d'un Diaporthe. P. vulg^aris Sacc. — Sur les sarments morts du Cle?nalis Vi- talba. — Saintes. P.-Lin^am (Tode) Desm. — Sur les tiges mortes des Choux. — Saintes, Fontcouverte, Rochefort, Jonzac, Varzay. P. incrustans (Nke.) Sacc. — Sporules long. 10, larg. 2 1/2. — Sur les tiges pourries du Brassica oleracea. — Saintes, Pes- sines, Èchillais, Varzay, Courcoury. P. Pliaseoli Desm. — Sur les tiges mortes des Haricots. — Saintes. Form. Lepidii Sacc. — Sur les tiges mortes du Lepidiiim gra- ?ninifolmm. — Saintes. P. Malvacearum West. — Sur les tiges du Malva silvestris et de Althœa officinalis. — Saint-Cézaire, Saintes, Fontcouverte, Taillebourg, Saint-Sever, Fouras. • P. albicans Rob. et Desm. — Sur les tiges mortes du Cickorium intybus, de Hypochderis radicata, du Pions hieracoides, du Crépis virons. — Pessines, Rochefort, Chaniers, Saintes. - 74 — P. Ciclioracearuiii Sacc. — Sur les tig'es mortes du Crépis virens. — Pessines. P. Lactucac Sacc. — Sur les tiges mortes du Lactuca sativa. — Saintes. P. fœniciilina Sacc. — Sur les tig-es mortes du Fenouil. — Saintes. P. lon^issiiiia West. — Sur les tiges mortes de Atriplex hor- teiisis et du Chenopodium viride. — Pessines, Rioux, Saintes. P. complanata (Tode) Desm. — Sur les tiges mortes de Hera- cleum sphoiidyliiim. — Médis. P. eupyrena Saçc. — Sur les tiges du Solanum tuberosinn et du Solarium Dulcamara. — Saintes, Saujon, Sablonceaux, Fontcouverte. P. Dulcainarae (Nke.) Sacc. — Sur les branches mortes du Solanum Bulcam,ara. — Saujon, Saintes. P. errabunda Desm. — Sur les tiges mortes du Verbasciim Thapsus. — Fontcouverte, Cliérac, Saintes, Échillais, Pes- sines. P. Salvîae P. Brun. — Périthèces épars ou rapprochés, couverts, puis érumpents, globuleux, petits, noirs, sur une tache entourée d'une ligne stromatique noire. Sporules oblongues, hyalines, à deux gouttelettes, long. 7-8, larg. 2-2 1/2 fixées sur des basides filiformes, long*. 15, larg. 1. — Sur les tiges mortes et décortiquées du Salvia officinalis. — Saintes. — Spermogonie d'un Diaporthe. P. mercurialis P. Brun., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, n° 5. — Sur les tiges mortes du Mercurialis annua. — Saintes. P. polyg^ramiua (Fr.) Sacc, var. Plantaginis. — Sur les capsules du Plantago lanceolata. — Saintes. P. striseforinis Dur. et Mont. — Sur les branches tombées du Sambucus nigra. — A. C. — Saintes, Pessines, Fontcouverte, les Gonds^ Courcoury. Var. hysteriola Sacc. — Sur les tiges mortes du Dipsacus sîlvestris, du Papaver somniferum. — Saintes, Rocliefort. P. lierbaruni "West. — Sur les tiges mortes des grandes herbes, — 75 — du Medicago sativa, du Verbena officmalis, de Urtica dioica, du Polygoniim Persicaria, du Fseniculum officinale, etc., etc., les sarments des ronces, les g-ousses du Catalpa syringse- folia. — T. C. — Partout. Form. Blattariae Sacc. — Sur les tiges du Verbascum Blat- taria. — Saintes. Form. Plilaei Sacc. — Sur les g-aînes du Phlœum intermedium. — Saintes. Form. Vincae P. Brun. — Sporules long-. 6-8, larg. 2 1/2-3. — ' Sur les tiges mortes du Vinca major. — Saintes, Fontcou- verte. P. acufa Fuck. — Sur les tiges mortes du Ballota fsetida. — Saintes. P. bacillaris Sacc. ~ Sur les tiges mortes de \ Aconit Napel. — Saintes. P. exîg^ua Desm, — Sur les tiges mortes du Lin. — Saintes. P. Œnotherae Sacc— Sur les tiges mortes de OEiiothera biennis. — Royan. P. nebulosa (Fr.) Mont. — Sur les tiges mortes des Orties, des Ombellifères et des grandes herbes. — Saintes. Var. Altliaeae Sacc. — Sur les tiges mortes de Althxa offici- nalis. — Fontcouverte. Var. Cerastii Passer., m Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 135. — Spermaties bacillaires, droites, obtuses aux extrémités, long. 15, larg. 2 1/2. — Sur les tiges et les ramules du Ceras- tiiim triviale. — Saintes, Échillais. P. oleracea Sacc. — Sur les tiges du Brassica oleracea. — Saintes. P. melaena Dur. et Mont. — Sur les tiges mortes du Medicago sativa et de Astragalus glycyphyllos. — Rochefort, les Gonds, Saintes, Taillebourg. P. subordinaria Desm. — Sur les hampes du Plantago lan- ceolata. — Pessines, Rochefort, Pons, Saintes. P. sarmenticia Sacc. — Sur les tiges mortes du Menispermum canadense. — Saintes, Rochefort. — 76 — P. Centranthi Sacc. — Sur les tig-es mortes de Centranthus ruber. — Saintes, Saujon. P. Rubiac Sacc. — Sur les tig-es desséchées du Rubia peregrina. — Saintes. P. Cacti Berk., var. Opunfise Sacc. — Sur les tig-es des Opim- tia. — Saintes. P. torrens Sacc. — Sur les Cereus et les Echinococtus cultivés en serre. — Saintes, Rochefort. P. supcrflua Sacc. — Sur les tig-es mortes du Scabiosa Colum- baria. — Saintes. P. atriplicina West. — Sur les tiges mortes de ^.triplex Halymus et de Atriplex hortensis. — Saujon, Fouras. B. Foliieolei. P. Vincae (Curr.) Sacc. — Sur les feuilles mortes du Vinca mino)'. — R. — Pessines. 3. Sur les fruits et testeurs des DiootyUdonées. P. leg^uminum West. — Sur les lég-umes du Spartium junceum , du Robmia Pseudo-Acacia, du Cercis Siliquastrum, du Gle- dilschia Triacanthos. — T. C. — Saintes, Rochefort, Fontcou- verte, Brives. P. subTelata Sacc. — Sur l'écorce d'une Coloquinte conservée dans un endroit humide. — Saintes. P. decortieans de Not. — Sur les fruits du Cucwnis sativiis. — Saintes, Pessines. P. strobiligrena Desm. — Sur les écailles des strobiles du Pmus silvestris et du Piniis maritbna. — Royan, Pessines, Saint- Romain-de-Benet, Saintes, Fouras, Chaniers. P. occulta Sacc. — Sur les écailles des cônes de Abies excelsa. — Saintes. P. conorum Sacc. — Sur les écailles des cônes de Abies excelsa. — Saintes. — 77 — P. cœnaiitliicola Thum. — Sur les fruits desséchés avant leur maturité du Ficus carica. — Saintes. P. ^landicola (Desm.) Lév. — Sur les glands pourrissants du Chêne et du Quercus llex. — T. C. P. samararum Desm. — Sur les samares tombées du Frêne, de l'Érable, du Sycomore. — T. C. — Saintes, Rochefort, Chaniers, etc. — Partout. P. pteropliila (Nke.) Fuck. — Sur les samares tombées du Frêne. — Saintes. P. silifiuae Sacc. — Sur les siliques du Cheiranthus Cheiri. — Saintes. P. sîliquastruin Desm. — Sur les siliques des Choux cultivés. — Pessines, Saintes, Chaniers. P. Bellynckii West. — Sur les écailles de l'involucre des Artl- chauds. — Saintes. P. carpogena Sacc. et Roum. — A l'intérieur des g-ousses du Catalpa syringsefolia. — R. — Saintes. 4. Sur les Monocotylédonées. P. Liliacearum "West., 5^ Not. — Sur les tiges de Hemerocallis flava. — Saintes. Form. Lilii candidi P. Brun. — Sporules long-. 6 1/2-8, larg-. 2-3. — Sur les tiges mortes du Lilium candidum. — Saintes. P. gloriosa Sacc. — Sur les feuilles pourrissantes de Yucca gloriosa. — R. — Saintes. P. Solierii (Mont.) Sacc. — Sur les tiges mortes de Asphodelus alhus. — T. C. P. Asphodeli Sacc. — Sur les tiges mortes de Asphodelus albus. — Pessines. P. Asparagi Sacc. — Sur les tiges mortes de Asparagus offici- nalis. — Saintes, Pessines. P. Busci West. — Sur les cladodes languissants du Ruscus acu- leatus. — A. C. — Saintes, le Breuil-Magné, etc. — 78 — P. Ilippog^lossi Sacc. — Sur les cladodes du Ruscus aculeatus. — R. — Saintes, Pessines. P. Typhse Passer., in Utt. — Périthèces épars, ponctiformes, déprimés, noirs, couverts, puis nus. Sporules cylindriques, droites, hyalines. — Diffère du Pltoma Typharum Sacc. — Sur les feuilles mortes du Typha latifolia, en société avec Pleospora Typhx Passer. (1).— Rochefort (jardin botanique). P. arundinacea (Berk.) Sacc. — Sur les chaumes du Phrag- mites commimis. — Saintes. 5. Sur les Acotylédonées. P. Equiseti Desm. — Sur les tig-es desséchées de Equisetum limosum et de Equisetum arvense. — R. — Saintes. Aposphseria Berk. emend. Sacc. Apospliseria Brunaudiana (Thiim.) Sacc. — Sur les vieux troncs décortiqués du Frêne. — Saintes. A. densiuscula Sacc. et Roum. — Sur de vieux troncs de Choux. — Saintes. A. fuscidula Sacc. — Sur les rameaux décortiqués du Sam- bucus nigi^a. — Saintes. A. Mori (Mont.) Sacc. — Sur les branches mortes du Mûrier blanc. — R. — Saintes A. PulTiscula Sacc. — Sur du bois décortiqué et pourri, les branches mortes du Pommier. — Saintes, Rochefort, Pes- sines, Saint-Georg-es-des-Coteaux. A. Putaminuin (Speg-.) Sacc. — Sur les vieux noyaux de Pêches. — Saintes. (1) Voici la description de ce Pleospora : Pleospora Typliîe Passer., m Utt. — Périthèces épars, ponctiformes, d'abord couverts, puis nus, noirs. Thèques claviformes, non entourées de para- physes, octospores. Sporidies oblongues-elliptiques, subdistiques, cinq-septées, à cloison longitudinale peu caractérisée, jaunes, long. 27-30, larg. 12-13. — Sur les feuilles mortes du Typha latifolia. — Rochefort (jardin botanique). — 79 — Dendrophoma Sacc. 1. PéritJièces sous-cutanés. Dendrophoma pruinosa (Fr.) Sacc, var. Lantanae Sacc. — Sur les ramules du Viburnum Lantana. — Saintes. D. Gleditschi^ Passer,, m Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 136. — Périthèces membraneux, carbonacés, épars ou rapprochés, globuleux, érumpents, noirs. Sporules bacillaires, hyalines, long-. 10-12, larg-. 3-31/2. Basides long-uement rameuses à rameaux ramifiés. — Sur les branches mortes du Gledits- chia Triacanthos. — Saintes. 2. PériiMces superficiels. D. cytisporoides Sacc. — Sur les branches décortiquées du Deutzia scabra. — Saintes. Var. punicina Sacc. — Sur les branches mortes du Punica Granaturn. — Saintes. D. Pulvis-pyrius Sacc. — Sur le bois pourri. — Rochefort, Pessines, Saint-Georg-es-des-Coteaux. Asteromella Passer, et Thûm. Asteromella ovata Thum. — Sur les feuilles tombées de Acer Pseudoplatanus et de Acer platanoides. — • Saintes. Chsetophoma Cook. Chaetophoma fœda Sacc. — Sur les feuilles vivantes du Nerium Oleander. — Saintes. C. Penzigi Sacc. — Sur les feuilles vivantes des Citronniers et des Orang-ers. — Saintes. Asteroma D. 0. Asteroma vag^ans Desm. — Sur les feuilles lang-uissantes du Tilia europsea, du Viburnum Opulus. — Saintes, Pessines. — 80 — A. deiidriticum Dcsm. — Sur les feuilles sèches du Viburnum Opithis. — Saintes, î'ontcouverte. A. Mespili Rob. et Desm. — Sur les feuilles sèches du Mespilus gennanica. — Saintes, Pessines. A. Hlali Desm. — Sur les feuilles du Malus commimis. — Saintes. A. ? Piri Rob. et Desm. — Sur les jeunes feuiUes des Poiriers cultivés. — R. — Chaniers. A. Populi Rob. et Desm. — Sur les feuilles languissantes ou sèches du Popuhis fastigiata. — Saintes, Échillais, Rochefort. A. Ulmî Klotz. — Sur les feuilles vivantes des Ormeaux. — Saintes. A. Paeoniae West. — Sur les feuilles des Pivoines cultivées. — Saintes, Rochefort. A. Brassicae Chev. — Sur les feuilles des Choux. — Saintes, Pessines, Échillais, Fontcouverte, Saint-Lég-er, Corme-Royal, Échebrune, Boug-naud. A. Kobergii Desm. — Sur les tiges et à l'intérieur des tiges de Beracleiim sphondylium — Saintes, A. vernicosum (D. C.) Fuck. — Sur les tiges mortes du Spirœa Uhnaria. — Saintes. A. Trifolii Grog. — Sur les feuilles du IrifoUmn repens. — Saintes, Pessines, Rochefort. A. Orobi Fuck. — . Sur les feuilles de Orobiis verniis. — Saintes, Pessines. A. delicatuluni Desm. — Sur les légumes du Colutea arbo- rescens. — Saintes, Rochefort. A. peticulatum (D. C.) Chev. — Sur les feuilles du Polygona- tum midtiflorum. — Pessines, Varzay, Saintes, Fontcouverte. A. immaeulatuiii Grog. — Sur les feuilles sèches des Glaïeuls cultivés. — Saintes. Neottiospora Desm. Neottiospora Caricuni Desm. — Sur les feuilles sèches des — 81 — divers Carex. — Saintes, Bussac, Fontcouverte, le Port- d'Envaux. Pyrenochseta De Not. Pyrenoehaeta Berberidis Sacc; Phoma Berberidis Sacc. — Sur les branche mortes du Berberis vulgaris. — Saintes. Vermicularia Fr. non Tode. 1. Sur les Dicotylédonées arborescentes. VermicMlapia trichella Fr. — Sur les feuilles mortes et les pétioles du Lierre, les ÎQm\\e& à.Q Evonymus japojiicus, de Arum italicum. — Saintes, Gémozac, Foiitcouverte, la Ro- chelle. Form. Mezerei P. Brun. — Sporiiles nébuleuses ou g-ut- tulées, quelquefois à cinq nucléus, long-. 25, larg-. 2 1/2-3. — Sur les feuilles du Daphne Mezereum. — Saintes. 2. Sur les Dicotylédonées herbacées. V. Dematium (Pers.) Fr. — A. C. — Sur les tiges mortes de Heracleum sphondyliiini, de Euphorbia paliistris, du Conium maculatum. — Saint-Christophe, Saintes, Fontcouverte. V. berbaruin West. — Sur les feuilles de Yucca, de Iris Pseudo- Aco7nis, les tiges du Silène nutans, du Sedimi album, des divers Dianthus, du Phragmites communis, du Medicago saliva, du Solanum tuberosum. — Saintes, Taillebourg-. T. Eryngii (Cord.) Fuck. — Sur les tiges et les pétioles de Eryngium campestre. — T. C. — Partout. "V. atramentaria Berk. et Br. — Sur les tiges mortes du So- lanum tuberosum. — R. — Saintes. \. €ben€)i»odii West. — Sur les tig-es sèches du Clieiiopodium album. — Rochefort, Pessines, Saintes. 3. Sur les Monocotylédonées. V. Liliacearum West. — Sur les tiges mortes de Ornithogalum Tome XL. 6 - 82 — siilfurcrnn^ du Convallaria majalis, des Glaïeuls cultivés. — Saintes, Pessines. V. Sc-licpnoprasi Auersw. et Fuck. — Sur les feuilles de yl/Z/wm Scliœnoprasiim. — Saintes. V. ol>lon;?a Desm. — Sporules long. 17-20, larg-. 2 1/2-3. — Sur les tig-es mortes du Tamus conunwus. — Saintes, Pessines. V. euliiiis-ena Desm. — Sur les chaumes de Arr/ie?iathe?'um bîdbosiim. — Saintes. Dothiorella Sacc. Dotliiorclla populca Sacc. — Sur les branches mortes du Populus fastigiata. — Saintes, Courcoury, les Gonds. Rabenhorstia Fr. Babenliorstia Tilise Fr. — Sur les branches du Tilia europsea. Saintes. Fuckelia Bon. Fuekelia Bibis Bon. — Sur les tiges mortes du Ribes ruhrmn. — Saintes, Cozes. Placosphœria Sacc. Placosphaei'ia Stellatarum Sacc. — Sur les feuilles encore vivantes du Galiurn Aparine, du Gallwn criiciatiun, du She- rardia arvensis, de Aspe?mla arvensis. — Saintes, les Gonds. P. Onobryeliiflis (D. C.) Sacc; Xyloma Onobrychidis D. C. ; Rhytisma Onobrychis Fr. : P. Brun.. Liste des Discom. reçoit, à Saintes, p. 15, form. oiinuta. — Stroma long. 4-5 mill., larg. 2-3 mill. — Sur les feuilles et les tiges de Onobrychis sativa. — Saintes, Cozes, Pons. Form. cxappendiculata P. Brun. — Stromas en forme de tache ou de croûte noire ou d'un brun noir, ovales, oblongs ou irréguliers, petits ou couvrant tout ou partie de la feuille, souvent caulicoles, fuscesceiits à l'intérieur. Sporules sub- sphériques ou ovales, irrégulières, hyalines, long. 7-8, ^ 83 — larg. 4-5, exappendiculées. — Sur les deux faces des feuilles et sur les tiges de Onohrychh sativa. — Arces. P. Sedi Sacc. — Sur les tiges mortes du Sedwn Thelephiiim, — R. — Saintes. Fusicoccum Cord. Fusieoccuin oastaneum Sacc. — Sur les branches mortes du Castanea mdgaris. — R. — Saintes, Fontcouverte, la Cha- pelle-des-Pots. F. qiaeremuiM Sacc. — Sur les branches mortes du Chêne. — Pessines, Cozes, Bussac, Saintes. F. Brunaiuli Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 136. — Pulviné, érumpent, blanc au sommet et intérieurement, obscurément locellé. Sporules cylindrico-fusiformes, hya- lines, long. 17-18, larg. 2 1/2-3. Basides? — Sur les grosses branches mortes du Chêne. — Pessines, Cozes, Bougnaud. Cytospora Ehr. 1. Ramicoles, Cytospora Bosarum Grev. — Sur les ramules du Rosa canina. — Saintes. C. Corni West. — Sur les petites branches du Cornus sanguinea. — Saintes. C. rubeseens Fr. — Sur les branches mortes du Sorbus domes- tica^ du Sorbus aucuparia, du Prunus spinosa, du Prunus Armeniaca, de Amygdalus Persica, du Mespilus germanica. — A. C. — Partout. C. leucostoma (Pers.) Sacc. — Sur les branches mortes du Prunus spinosa, du Prunus Cerasus et du Prunus domeslica. — Saintes, Pessines. C. cineta Sacc. — Sur les branches mortes du Prunus Arme- niaca. — Saintes. C. Oxyaeanthae Rabh. — Sur les branches mortes de l'Aubé- pine. — Saintes, Pessines, Rochefort, — 84 — C. iiuiiiea. Sacc. — Sur les blanches mortes du Pimica Gra- iialum. — Saintes. C- Titis Mont. — Sur les sarments morts du Vilis vinifera. — Saintes. C. nîvea (Hoffm.) Sacc. — Sur les branches mortes du Populiis tremula. — Saintes, Pessines. C. chrysosperiiia (Pers.) Fr. — Sur les branches mortes du Populus tremula, du Popidtis aida. — A. C. — Saintes, Pes- sines, Fontcouverte, les Gonds, Taillebourg', Saujon, Roche- fort. C. Salieis (Cord.) Rabh. — Sur les branches mortes du Salix alba, du Salix vitelluia, du Salix cinerea. — Saintes, Roche- fort, Périg-nac, Pessines, Taillebourg-, Pons, Saint-Léger, Brives. C. oocllata Fuck. — Sur les branches mortes du Ribes rubrum. — Saintes, Pessines, Cozes. C. pustulata Sacc. et Roum. — Sur les branches recouvertes d'écorce du Fagus silvntica. — Saintes. C. Aeliarii Sacc. — Sur les bois décortiqués du Chêne, du Peu- plier, du Pommier. — Saintes, Pessines. C. Icucosperina (Pers.) Fr. — Sur les branches mortes du Robiiiia Pseudo-Acacia. — T. C. C. ceratopliora Sacc. — Sur les branches mortes du Châtai- g-ner. — Saintes, Pessines. C. aitibiens Sacc. — Sur les branches tombées de l'Ormeau, du Chêne, du Noyer, de l'Aubépine, du Prunus spinosa, du Peu- plier, du Prunus Mahaleb, du Pommier, du Poirier. — A. C. — Partout. C. Pini Desm. — Sur l'écorce des branches du Pinus silvestris. — Pessines. C. niiiiiita Thûm. — Sur les petites branches mortes du Frêne. — R. — Saintes, Rochefort. C. oarpliosperiiia Fr. — Sur les branches tombées du Tilia f'ur^ijtœa. — Saintes. — 85 — 2. Foliicoles. C. Quereus Ilicis Passer., in Journ. liist. nat. Bord., 1885, p. 55. — Stromas épiphylles, épars ou rapprochés, coniques, brillants, à nucléus blanc. Sporales cylindriques, hyalines, long. 7-7 1/2, larg-. 2 1/2. — Sur les feuilles du Quercus llex. — Saintes, Saujon. C. Pinastri Fr. — Sur les feuilles dn Pinus silvestris. — Pes- sines, Saintes. C. Lauro-Ce^rasi Fuck. — Sur les feuilles tombées du Prunus Lauro-Cerasus. — T. C. Form. ramuloruin Sacc. — Sur les petites branches mortes du Prunus Lauro-Cerasus. — Saintes, Sablonceaux. Ceuthospora Grev. Ceuthospora phacidioides Grev. — Sous les feuilles de llex Aquifolium. — T. C. C. I.auri Grev. — Sous les feuilles du Laurus nobilis. — Saintes, la Rochelle. 3. PH^ffilOSPORÉES Sacc. Sphaeropsis Lév. ISpliaeropsis Mali (West.) Sacc. — Sur les branches mortes du Pommier. — Saintes. S. Visci (Sollm.) Sacc. — Sur les feuilles et les ramules du . Viscum album. — Pessines, Fontcouverte. S. Siiiymii Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 18S5, p. 55. — Périthèces rapprochés, souvent confluents, disposés parfois en -séries, comprimés, érumpents en fente, noirs. Sporules elliptiques ou ovoïdes, continues, fuligineuses, long-. 16-20, larg-. 9-12. — Sur les tig-es mortes du Smyrnium Olusatrum. — Fontcouverte. — 80 — S. earicinn Passer., m Jourii. hist. nat. Bord., 1885, p. 1.36. — Péritlièces épars, petits, g-lobuleux, noirs, couverts, à ostiole perforant l'épiderme. Sporules elliptiques ou ovoïdes, fuli- gineuses, continues (toujours?), long-. 18-22, larg*. 10-12 1/2, fixées sur des basides hyalines, subég-ales. — Sur les feuilles mortes du Carex riparia. — Saintes. * Coniothyrium Cord. 1. Sur les DicotyUdonéts ardores':entes. Couiotliyriuiii olivaceiini Bon. — Sur les petites branches du Genêt à balai, du Ribes cmrcum et du Calycanthits floridus. — Saintes, Chérac. Forni. Lauri noliilis P. Brun., iii Journ. hist. nat. Bord., 1886, n" 5. — Sur les branches mortes du Laurus nobilis. — Saintes. C. Fiaekelii Sacc. — Sur les branches du Punica Granatiim, du Tecoma radicans, de Amo.lanchier vidgaris, les sarments des Ruhus, les branches mortes du Ribes sanguineimi et du Sumac. — Saintes, Saujon. C. iusitivum Sacc. — Sur les branches mortes de Ulmus cam- pestris, du Gleditschia Triacanthos , du Celtis aiistraïis, du vais vinifera, de Alhizzia lulibrissin, du Syiinf/a vulgaris. ■ — Saintes, Pessines, Périg-nac, Saujon. C. Cerasi Passer. — Sur les branches mortes du Cratœr/us Oxyacantha. — Saintes. C. Hederae (Desm.) Sacc. — Sur les sarments du Lierre. — T. C. — Rioux, Taillebourg, Saintes, Fontcouverte, Fouras, Saujon, Pons, Gémozac, etc. C. Sarotliaiuni (Tliilm.) Sacc. — Sur les branches mortes du Sarotliamnus scoparius. — Chérac, Taillebourg, Fontcou- verte, Varzay, Saintes, Pessines, Rétaud. C. caîspitulosuiii Sacc. — Sur les ramules morts du Tamarix gallica. — Saujon, Royan, Fouras. C. australe Sacc, form. Mespili Passer., />i Journ., hist. nat. — 87 - Bord., 1885, p. 136. — Périthèces sous-épidermiques, puis érumpents. Sporules ovales, brunes, g-uttulées au centre, long. 12 1/2-15, larg-. 8-10. — Sur les branches mortes du Mespilus geimiafiica. — Pessines. C. Platani Sacc. — Sur les pétioles du Platamis orieyitalis. — Saintes. C. paradoxuin (P. Brun.) Sacc. — Sur les branches mortes du Brousso7ietia papyrifera. — Saintes. C. iucrustans Sacc. — Sur les branches mortes du Broussonetia •papyrifera. — Saintes, Sablonceaux. 2. Sw les DicotyUdonées heriacées. C. conoideuiii Sacc. — Sur les tigres mortes du Fenouil. — Chérac. C. Halyiiii (Cast.) Sacc. — Sur les tiges mortes de Atriplex Halymus. — Saujon. 3. Sur les MonocotyUdonées. C. eoneentricum (Desm.) Sacc. — Sur les feuilles de Yucca. — A. 0. — Saintes, Tonnay-Charente, Fontcouverte. Var. Agaves. — Sur les feuilles de Agave. — Saintes. C. lierljaruin Cook, et Eli. — Sur les tiges mortes du Sedum album. — Saintes. Ghsetoniella Fuck. Chsetomella atra Fuck. — Sur les tiges et les feuilles mortes du Phragmiles communis et du Carex divulsa. — Saintes. Haplosporella Speg. Haplosporella obscura Passer., iii Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 1.3 3. — Stroma carbonacé, pulviné, érumpent à tra- vers les fissures de l'épiderme déchirt; en étoile, granuleux- — 88 — rug'ueux au sommet, pliiriloculairc intérieurement ou plu- tôt ? à péritlièces subg-lobuleux, çh. et Ik immerg-és dans un stroma carbonacô. Hi)orules ovales, aig'uës h une extrémité, fuligineuses, long-. 10-12, larg-. 5. Basidcs de long-ueurs di- verses, ordinairement coui'tes, filifoi'me.s, hyalines. — Sur les branches mortes du Castfoiea vu/f/ar/'a. — Saintes. H. Bruiiaudiana Passer., loc. cit., 1886, n" 5. — Sur les bran- ches mortes de Erica scoparia. — Pessincs, Saint-Romain-de- Benet. 3. PH^EODIDYMÉES SaCC. Diplodia Fr. 1. Sur les Dycotylédonées ligneuses. Diplotlia braeliyspora Sacc. — Sur les branches mortes du Berberis vulgaris. — Pons. D. Tilîse Fuck. — Sur les branches mortes du Tilia parvipora. — Saintes. D. subtecta Fr. — Sur les branches mortes des divers Érables. — Saintes, Pessines, Fontcouverte, Taillebourg-, Balanzac, Fléac. D. atrata (Desm.) Sacc; Sphœria atrata Desm., form. Pseudo-platani P. Brun. — Sporules long". 22-26, larg. 11-12. — Sur les branches mortes de Acer Pseudo-plaUmus. — Saintes. D. ^sculi Lév. — Sur les branches tombées de ^Escu/us Hippo- casianum. — Saintes, Rochefort, Pessines. D. Kœlreuteriae Sacc. — Sur les branches mortes du Kœl- reuteria panicidata. — Saintes. Form. ininor P. Brun. — Sporules long'. 20-25, larg*. 10, non rétrécies à la cloison. — Sur les branches mortes du Kœl- reiileria paniculata. — Saintes. D. viticola Desm. — Sur les sarments morts du Vitis vinifera. — T. C. — Partout. — 89 — D. Staphyleae P. Brun.; Sacc et Penz. — Sur les branches mortes du Staphylea pinnata. — Saintes, Pessines. D. ramulicola Desm. — Sur les branches mortes de Evonymus europseus et de Evonymus japonicus. — Saintes, Taillebourg*. I>. ilicicola Desm. — Sur les branches mortes du Houx. — — Pons. D. claiidestma, Dur. et Mont, — Sur les branches mortes du Rhamnus Alate?mus. — Saintes. D. Ithaniiii Alaterni Grog". — Sur les branches mortes du Bha?n?ius Alate?mus — Saintes. D. Fran^ulae Fuck. — Sur les branches mortes du Rhamnus Frangula. — A. C. — Pessines, Fontcouverte, la Chapelle- des-Pots, Saint-Georges-des-Coteaux, Varzay, Saintes. D. TVistariae P. Brun., Liste des Plantes crois, à Saintes, in Act. Soc. Lin. Bord., 1878, p. 157; P. Brun., Champ, saintais nouv. ou crit. m Eev. Myc, IV, p. 226; Sacc. Syll. Ill, p. 335. — Périthèces à nucléus blanc, diam, 1/4-1/3. Sporules ovoïdes ou oblong-ues, long-. 20-30, larg*. 8-12. — Sur les bran- ches mortes du Wistaria sinensis. — Saintes. D. Gleditscliiee Passer. — Sur les branches mortes du Gledits- cliia Triacanthos, — Saintes, Pessines. Form. le^uminum Sacc. — Sur les légumes du Gleditschia Triacantlios. — Pessines. D. lulibrissin Speg-. — Sur les branches mortes de Albizzia lulibrissiii. — Pessines. D. iSiliciuastri West. — Sur les branches mortes du Ceixis Sili- qiiastrum. — Périg-nac, Saintes, Saint-Jean-d'Ang"ély. D. rudis Desm. et Kickx. — Sur les branches mortes du Cytisus Laburnum. — Rochefort, Saintes. D. Ulicis Sacc. et Speg. — Sur les petites branches pourries de Ulex europdBus. — Saintes, Pessines, Fontcouverte. R. Bosaruiii Fr, — Sur les branches mortes du Rosa canina. — Saintes, Fontcouverte, Saujon. D. Bubî Fr. — Sur les sarments morts du Rubus friiticosus. — — Saintes, Rioux, Varzay, Tesson, Chermignac. — 90 — Var. Itiibi Irta'i P. Brun, tu Journ. hist. nat. Bord., 1886, n" 5, — Sur k'S tiges mortes du Ihilnis Idœns. — Saintes. Fonn. Uubi ea'sii P. Brun. — Hporules long-. 25-28, larg-. 12, très rétrécies à la cloison. — Sur les sarments morts du Rubiis caisius. — Saintes. D. Pruni Fuck. — Sur les branches mortes du Primiis spinosa, du Piuniis Mahaleb, du Prunus domcstica, du Prunus Anne- niaca. — T. C. D. Rouinegueri Sacc. — Sporules d'abord hyalines, g-ranu- leuses, long-. 25-30, larg-. 14. — Sur les branches mortes du Prunus Lauro-Cerasus. — Saintes, Sablonceaux. D. Padî P. Brun., Descrip. de cinq champ, nouv. ni Rev. Myc, III, p. 14; P. Brun. Champ, saintais nouv. ou crit. m Rev. Myc, IV, p. 226 ; Sacc. Syll., III, p. 340. — Périthèces épars ou rapprochés, g-lobuleux ou globuleux-déprimés. Sporules long-. 22-25, larg-. 10-12. — Sur les branches mortes du Pru?ius Paclus. — Saintes. D. Cruris-Galli P. Brun. — Périthèces épars ou rapprochés, couverts puis érumpents, globuleux, g-lobuleux-déprimés, noirs, perforés. Sporules oblongues, 1-septées, fuligineuses, rétrécies au milieu, long-. 22-28, larg-. 10-12. — Sur les bran- ches mortes du Cratsegus Criis-Galli. — Saintes, Rochefort. D, CrataBgi^i West. — Sur les branches mortes du Cratœgus mono- gyna et du Cratœgus Oxyacantha. — Saintes, Pessines, The- nac. Tesson, Rioux. D. Cydoniae Sacc. — Sur les branches mortes du Ci/donia vul- garis. — Saintes, Pessines. D. Persicae Sacc. — Sur les branches tombées du Pécher. — Saintes. O. Pseudo-Diplodia Fuck. — Sur les branches à peu près mortes du Pirus communis et du Pirus Malus. — Saintes, Pessines, Rochefort. D. Cerasorum Fuck. — Sur les branches mortes du Cerisier. — Saintes, Pessines, Taillebourg-. Form. major P. Brun. — Sporules ovoïdes-oblongues, long. 35-38, larg. 15-17, 1-septées, non ou à peine rétrécies, — 91 — fulig-ineuses, d'abord continues et g-ranuleuses, pédicellées. — Sur les branches mortes du Cerasus Aviiim. — Saintes. ». spireeina Sacc. — Sur les branches mortes du Spirdsa cre- nata. — Saintes. Form. major P. Brun, — Sporules, long-. 22-30, larg-. 12-15, rétrécies au milieu. — Sur les branches mortes du Spirœa crenata. — Saintes. D. SorM Sacc. — Sur les branches mortes du Sorbus tormi- nalis et du Sorbus domestica. — Saintes, Pessines. D. Amelancliîerîs Sacc. — Sur les branches mortes de Amelan- chier vulgaris. — Saintes. D. Punicee P. Brun., Liste des plantes crois, à Saintes, in Act. Soc. Lin. Bord., 1878, p. 169; P. Brun., Descr. de qq. Crypt. in Bull. Soc. Lin., ChMnf'''', I, p. 103; P. Brun., Champ, sain- tais nouv. ou crit., in Rev. Myc, IV, p. 226; Sacc. Syll., III, p. 342. — Périthèces épars ou rapprochés, petits, couverts puis érumpents, g-lobuleux-papilleux, noirs. Sporules ovoïdes- oblong'ues ou oblongues, 1-septées, brunes, rétrécies à la cloison, long-. 18-25, larg-. 8-10, ayant quelquefois une g^out- telette dans chaque lobe. — Sur les branches mortes du Pimica Granatum. — Saintes. D. pliotiiiia^cola P. Brun., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, n° 5, ~ Sur les branches mortes du Photinia cjlabra. — Saintes. D. Epilobii P. Brun., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, n" 5. — Sur les tig-es mortes de Epilobium angustifolium. — Saintes. D. tainaricina Sacc. — Sur les branches mortes du Tamarix anglica. — Rochefort, Fouras, Saintes. D. Bibis Sacc. — Sur les branches mortes du Ribes rubrum. — Saintes, Pessines, Cozes. Form. Bibis malvaeei P. Brun. — Sporules, long. 28-30, larg-. 12-12 1/2. — Sur les branches mortes du Ribes mal- vaceum. — Saintes. Form. Bibis aurei P. Brun. — Sporules, long-. 28, larg-. 12. — Sur les branches mortes du Ribes aureum. — Saintes. Form. Bibis san^uinei P. Brun. — Sporules, long'. 22-25, — 92 — lar^. 12-15, — Sur les brandies mortes du lUbcs saufjui- 71011771. — Saintes. D. Ilederse Fuck. — Sur les sarments morts de [Jedei^a Hélix. — Saintes, Taillebourg", Gémozac, Rioux. D. siiaiiiiilaiia Fr. — Sur les branches mortes du Canins saii- f/iiinra et du Coimiis 77ias. — Saintes, Pessines, Foiitcouverte, Tailkbourg-, Chérac. D. pauiiereiilata Berk. et Br., vw. Platani Berk. et Br. — Sur les branches mortes des Platanes, — Saintes. D. L.oiiieerœ Fuck. — Sur les sarments morts du Lonice7'a Perich/meiiimi. — Saintes, Pessines, Varzay, Saint-Georg-es- des-Coteaux. D. Syniitliorîearpi Sacc. — Sur les branches mortes du Sij7ti- l}ho7'ica)'pus 7rice7?iosus. — Saintes, Rochefort. D. viburnicola P. Brun., m Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 55. — Périthèces épars ou rapprochés, petits, globuleux, noirs, couverts puis érumpents, entourés des débris de l'épiderme. Sporules oblong-ues, arrondies aux extrémités, 1-septées, 7'éti'écies au 7nilieu, long\ 23, larg-. 12-13, fulig-ineuses. — Sur les branches mortes du Viburniun Tiiius. — Saintes. — Dif- fère surtout du Dipl. Tint Sacc, form. ra7indicola, par ses sporules rétrécies au milieu. D. LantansB Fuck. — Sur les branches mortes du Vibiiniiwi La7ita7ia. — Saintes, Fontcouverte. D. Unedonis P. Brun., Champ, saintais nouv. ou crit., in Rev. Myc, IV, p. 225; Sacc. Syll., III, p. 346. — Périthèces g-lo- buleux. Sporules ovoïdes ou oblong-ues, quelquefois à une g-outtelette dans chaque log-e, long". 22-28, larg*. 9-12. — Sur les branches mortes de Arbutus U7iedo. — Saintes. D. «lasiniiii West. — Sur les branches mortes du J as7ni7ium officinale. — Saintes, Pessines. D. Lilaeis West. — Sur les branches mortes du Syrinrja vul- ga7is. — Échillais, Saintes, Rioux, Rochefort. D. L.ig^ustri West, — Sur les branches mortes du Liguslruf7i vulgare. — Saintes, Fontcouverte, Saujon, Chérac. D. Catalpas Speg-., Mich. I, p. 486; Sacc, Syll., III, p. 347. — — 93 — Sporules, long-. 22-28, larg\ 11-14. — Sur les brandies mortes du Bigjionia caio.lpa. — Saintes. D. Vincaecola P. Brun., m Journ. hist. nat. Bord., 1886, n° 5. — Sur les tig-es mortes du Vinca major. — Saintes, Font- couverte. D. Tecomae Passer. — Sur les sarments morts du Tecoma radi- cans. — Saintes. Var. afflnis Sacc. — Sur les sarments mortsdu Tecoma radi- cans. — Saintes, Pessines. D. iinperialis Sacc. — Sur les branches et les pétioles décor- tiqués du Paulownia imperiaUs. — Saintes. D. laurina, Sacc; Diplodia Lauri P. Brun., Liste des plantes crois, à Saintes, m Act. Soc. Lin. Bord , 1878, p. 157 ; P. Brun, Descr. de qq. Crypt., m Bull. Soc. Lin., ChMnfe., I, p. 103. — Sporules, long-. 25-30, larg-. 9-10. — Sur les branches mortes du Laurus nobilis. — Saintes, Pessines, Taillebourg-, Rochefort. Form iiiînop Passer., m Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 136, — Sporules, long-. 18-20, larg-. 10-12^ non ou à peine rétrécies au milieu. — Sur les branches mortes et décortiquées du Laurus nobilis. — Saintes. D. buxieola Sacc. — Sur les branches mortes du Buxus sem- pervirens. — Saintes, Saint-Romain-de-Benet. D. Celtidis Roum. — Sur les branches mortes du Celtis aus- tralis. — Saintes (jardin de la Mairie). D. melsena Lév. — Sur les branches mortes de Ulmus cam- pestris. — Pessines, Rioux, Rochefort, Saintes. D. tephrostonia Lév. — Sur les branches tombées de Ulmus campestris. — R. — Saintes, Pessines. O, syeïna Mont. — Sur les branches mortes et décortiquées du Ficus carica. — A. C. — Saintes, Rioux, Sablonceaux, Brives, Burie, Taillebourg-, Varzay, les Gonds, Bussac, Pons, Saint- Romain-de-Benet. D. Maelurae Speg-. — Sur les branches mortes du Maclwa au- raniiaca. — Saintes. - 94 — D. inci'ustans Sacc. — Sur les branches mortes du B?'ousso- netia papyrifera. — Saintes, Sablonceaux, Chaniers. D. niori West. — Sur les branches mortes du Morus nigra. — Pessines. D. Juj^landis Fr. — Sur les branches tombées du Jitrjlans rcfjia. — Saintes, Pessines, Pérignac, Corme-Royal, Gémozac, Thcnac, les Gonds. D. (litior Sacc. et Roum., form. pctioloruiu P. Brun. — Spo- rules, long-. 30, larg-. 14, très rétrécies au milieu. — Sur les pétioles du Plalanus orientalis. — Saintes. D. populina Fuck. — Sur les branches mortes du Popidus fas- tirjiata. — Saintes, Fontcouverte. D. salieina Lév. — Sur les branches mortes des Saules. — Saintes, Rochefort, Taillebourg", Fontcouverte, Varzay. D. Carpini Sacc. — Sur les branches mortes du Carpmus Be- tulus. — Pessines. D. Coryli Fuck. — Sur les branches tombées du Corylas Avel- lana. — A. C. — Saintes, Pessines, Saint-Georges-des- Coteaux. D. Castanese Sacc. — Sur le bois mort du Castanea vulgaris. — Saintes. Var. corticola Sacc. — Sur l'écorce des branches mortes du Castanea vulgaris. — Saintes, Pessines, Fontcouverte, Ro- chefort. D. Quercus Fuck. — Sur les branches mortes du Chêne. — Saintes, Pessines, Fontcouverte. D. Juniperi West. — Sur les branches mortes du Juniperus comynimis. — Pessines. D. Tliujana Peck. et C. Rep., var. Thujae orientalis Sacc. — Sur les branches mortes du Thuja orientalis. — Saintes, Pessines. D. sapinea (Fr.) Fuck. Sur les branches mortes de Abies excelsa et du Piniis silvestris. — Saintes, Pessines. D. microsporella Sacc. — Sur les branches mortes du Ber- beris vulgaris et de Acer canipeslre. — Pons, Fontcouverte. — 95 - 2. Sur les feuilles et les fruits des Dicotylédonées ligneuses. D. pinea (Desm.) Kickx. — Sur les aig-uilles et sur l'écorce du — Pinus silvestris. — Saintes, Pessines. D. Taxi (Sow.) de Not. — Sur les feuilles et les branches mortes du Taxus baccata. — Saintes, Pessines, Pons. D. coni^ena Det*m. — Sur les écailles des strobiles du Pùiiis silvestris et des Abies. — Saintes, Pessines. D. Ilicis Fr. — Sur les feuilles de Ilex Aquifolium. — Rochefort. D. Evonymi West. — Sur les feuilles tombées de Evonymus japojiicus. — Saintes, la Rochelle. D. Buxi Fr. — Sur les feuilles mortes du Buxiis sempervirens. — Saintes, Fontcouverte. D. tecta Berk. et Br. — Sur les feuilles mortes du Primiis Lauro-Cerasus et du Priinus lusitaniens. — Échillais, Saint- Agfnant, Saint-Romain-de-Benet, Saintes. 3. Siir les tiges des Dicotylédonées herlacées. D. Huniuli Fuck. — Sur les sarments morts de Bumulus Lu- pulus. — Saintes. D. Bulcamaree Fuck. — Sur les branches mortes du Solanum Didcamara. — Saintes. jD. L,yeii Fuck., var. lyciella Sacc. — Sur les branches mortes du Lycium barharum. — Saintes. Form. L-ycii sinensîs P. Brun. — Sporules, long. 25, larg*. 12, rétrécies a la cloison. — Sur les branches mortes du Lycium sinense. — Le Port-d'Envaux. D. Cleniatidis Sacc. — Sur les sarments morts du Clematis Vitalba. — Saintes. D. elaeospora Sacc. — Sur les tig-es mortes du Medicago sativa. — Saintes. D. Medica^isils P. Brun. — Périthèces épars ou rapprochés, subg'lobuleux, noirs, couverts puis érumpents. Sporules — 96 — ovales-allong'écs, à extrémités assez souvent subaig'uës, 1-sep- tées, non rétrécies au milieu, a une gouttelette dans chaque log-e, brunes, long*. 25, larg-. 10. — Sur les tig-es mortes du Medicago sativa. — Saintes. D. Aconiti P. Brun., Champ, saintals nouv. ou crit., in Rev. Myc. IV, p. 225; Sacc. Syll. III, p. 369. — Sporules à une g-out- telette dans cliaque loge, long-. 20-30, larg. 8-10. — Sur les tiges mortes de V Aconit NapeL — Saintes. D. Eupliorbise P. Brun., Champ, saintais nouv. ou crit., in Rev. Myc. IV, p. 226; Sacc. Syll. III, p. .369. — Périthèces à nucléus blanc. Sporules ovoïdes ou oblongues, quelquefois très légèrement courbées quand elles sont encore hyalines, mais le plus souvent droites, à membrane épaisse, long. 24-30, larg. 10-14 — Sur les tiges mortes de Eupliorbia palui,tris. — Saintes. D. lierijaruiii (Cord.) Lév. — Sur les tiges mortes du Liliwn candidum, du Lychnis dioica, du Medicago sativa. — Saintes, Saint-Romain-de-Benet. Form. Menthîe Sacc. — Sur les tiges mortes du Mentha rotun- difolia. — Saintes. 4. Sur les Monocntijlédonées. D. Maydis (Berk.) Sacc. — Sur les chaumes à demi pourris du Zea Mays. — Saintes. Botryodiplodia Sacc. Botryocliplodia Mali P. Brun. — Périthèces assez nombreux, rapprochés, petits, immerg-és dans un stroma cortical, noir, 1/2-3/4 mill., suborbiculaire ou irrégulier, rendu rugueux par la présence des périthèces, couvert, puis érumpent. Sporules obovales, d'abord continues, 1-septées, long. 20, larg. 8, non ou à peine rétrécies à la cloison. — Sur l'écorce des troncs morts des vieux Pommiers. — Saintes. B. Fraxini (Fr.) Sacc. — Sur les branches mortes du Fraxinus excehior et du Fraxinus Ornus. — Pessines, Rochefort, Saintes. — 97 - 4. HYALODIDYMÉES SaCC. Ascochyta Lib. emend. Sacc. i. Sur les rameaux et les feuilles des DicotyUdonées ligneuses. Aseochyta. piricola Sacc. — Sur les feuilles du Pirus com- mimis. — Saintes. A. Mespilî Passer., m Journ. hist. nat. Bord., 1886, n» 5. — Sur les feuilles du Mespilus gennanica. — Saintes. A. li^ustrina Passer., m Journ. hist. nat. ^ord., 1885, p. 55. — Taches versiformes, d'un gris sordide, entourées d'une marg-e brune. Périthèces peu nombreux, épars, noirs, coniques, puis subglobuleux. Sporules lancéolées, 1-septées, légère- ment rétrécies à la cloison, olivacées, long. 5-7, larg. 2 1/2. — Sur les feuilles du Ligustrum vulgare. — Saintes. A. AucubaeSacc., vm\ Brunaudiana Sacc. — Sur les feuilles languissantes de Aiicuba japonica. — Saintes. A. Paulowniae Sacc. et P. Brun. — Sur les feuilles languis- santes du Paulownia imperialis. — Saintes. A. Unedonis Sacc. — Sur les feuilles de Arhutus Unedo. — A, C. — Saintes, Sablonceaux, Eochefort. A. Eleea^ni Sacc. — Sur les feuilles de Elseagnus argentea. — Saintes. A. Garryae Sacc. — Sur les feuilles du Garrya elliptica. — Saintes, Préguillac. A. Vitellinae Passer., m Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 16. — Périthèces hypophylles, subrapprochés, peu nombreux, voilés, subocracés. Sporules fusiformes, aiguës au sommet, 1-septées vers le milieu, hyalines, long. 12-15, larg. 4-4 1/2. — Sur les feuilles du Salix vitellina. — Saintes. A. salieieola Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 16. — Taches petites, épiphylles, d'un brun-rougeâtre, à marge plus foncée, anguleuses ou irrégulières. Périthèces petits, solitaires ou subrapprochés. Sporules lancéolées, hyalines, Tome XL. . 7 — 98 — l-septées au milieu, long-. 8-10, larg*. 2 1/2. — Sur les feuilles du Salix alha. — Saintes, Bussac, le Port-d'Envaux. — Dif- fère surtout du précédent par ses taches et ses sporules plus petites. A. scandens Sacc. — Sur les sarments morts de Hedeva Hélix. — Saintes, Pessines, Saujon. 2. Sur les Dicotylédonées heriacées. A. Pisi Lib. ~ Sur les légumes du P/'sinn sativum. — Saintes, Pessines, Écoyeux. A. Potentillaruin Sacc. — Sur les feuilles du Potentilla vep- tans. — R. — Saintes. A. altliseina Sacc. et Bizz., var. ItruiiDeo-cincta Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, n" 5. — Sur les feuilles lan- guissantes de Althœa officinalis. — Chaniers. 3. Sur les MonocotyUdonées. A. donacina Sacc. — Sur les chaumes morts de Arundo Donax et du Phragmites comrrmnis. — Saintes, Pessines, Rochefort. Actinonetna Fr. Actinoneina Bosse (Lib.) Fr. — Sur les feuilles des divers Rosiers. — T. C. A. Crataeg^i Pers. — Sur les feuilles du Sorbus torminalis. — Partout. — T. C. Darluca Cast. Darluca Filuiti (Biv.) Cast. — Sur les feuilles du Scorzonera liispanica, souvent sur les groupes du Pitcciiiia Tragopogi (Pers.) Wint. — Pessines. — 99 — Diplodina West. Diplodina Iridis Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 136. — Taches nulles. Périthècesponctiformes,épars, noirs. Sporules oblong-ues, arrondies aux extrémités, 1-septées vers le milieu, hyalines, long-. 18-20, larg-. 5, — Sur les feuilles mortes de Iris Pseudo-Acorus. — Saintes, Saint-Cézaire. 5. PHRAGMOSPORÉ3ES SaCC. Hendersonia Berk, emend. Sacc. A.. — Férithèces petits. — Sporules moyennes ou petites. 1. Sur les Dicotylédonées ligneuses. Hendersonia biseptata Sacc. — Sur les branches mortes du Prunus spinosa. — Saintes. H. sarmentorum West. — Sur les sarments morts de tledera Hélix et du Vitis vinifera, sur les branches mortes du Salix vitellina, du Larix europœa, du Budleia Lindleyana, du Cra- tsegus Oxyacantha, du Cydonia vulgaris, du Lyciiim bar- barum, du Laurus nobilis, du Photinia glabra, du Rhamniis Alaternus,diM Prunus spinosa. — Pessines, Rioux, les Gonds, Taillebourg-, Rochefort, Saintes, Pons, Marig-nac, Saint- Bonnet. Form. Forsythise P. Brun., m Journ. hist. nat. Bord., 1886, p. 71. — Sur les branches mortes du Forsythia viridis- sima. — Saintes. H. Fiedleri West. — Sur les branches mortes du Cornus san- guinea. — Saintes. H. Rubi West, {ut var. Hend. sarmentorum); Sacc. Syll., 111, p. 424. — Sur les sarments morts du Rubus fruticosus et du Rubiis câssiiis. — Rioux, Pessines, Varzay, Saintes, Chérac, Saujon. Fo7'm. Androsaemi P. Brun. — Sporules long. 16, larg-. 6. — Sur les tig-es mortes de Androsœmum officinale. — Saintes. — 100 — Form. Rulji Idaci P. Brun., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, p, 71. — Sur les tiges mortes du Rubus Idœus. — Saintes. Form. Lonicera; P. Brun., loc. cit. — Sur les tiges mortes du Lonicera Caprifoliiim. — Saintes. Form. Titis P. Brun., loc. cit. — Sur les sarments morts du Vitis vinifera. — Saintes. H. l'iluirnicola P. Brun., loc. cit. — Sur les branches mortes du Yiburnwn Tinus. — Saintes. H. affliiîs Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, p. 71. — Sur les feuilles pourries du Tilia europœa. — Saintes. H. Teeoiiiae Sacc. — Sur les rameaux morts du Tecoma radi- cans. — Saintes. H. Daplines Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1885, p. 16. — Taches indéterminées, pâles. Périthèces épars, noirs, poncti- formes, petits, d'abord couverts par l'épiderme. Sporules d'abord oblongues, continues, hyalines, à la fin 3-septées, à loges du milieu brunes, les terminales un peu aiguës, hya- lines, long. 15-20, larg. 5. — Sur les feuilles du Daphne indica. — Saintes. H. folioruoi Fuck. — Sur les feuilles du Chêne et du Prunus domestica. — Saintes, Fontcouverte. 2. Sur les Dicotylédonées herbacées. H. pulchella Sacc, Mich., I, p. 112. — Sur les tiges mortes de Humiilus lupulus, du Vinca major, du Sedum album, du Cle- matis Vitalba. — Saintes, Fontcouverte. H. Letencli'cana Sacc, var. inuralis Sacc — Sur les tiges mortes du Parietaria officinalis. — Saintes. H. Gladioli P. Brun., Descr. de cinq Champ, nouv., in Rev. Myc, III, p. 14; Sacc SylL, III, p. 435. — Périthèces innés, puis érumpents. Sporules, 8-12 septées, jaunes ou d'un jaune fauve, long. 40-50, larg. 2-4. — Sur les tiges mortes des Glaïeuls cultivés. — Saintes. H. Yuecîe Kickx. — Sur les feuilles du Yucca gloriosa. — R. — Saintes. — 101 — H. culmicola Sacc. — Sur les chaumes et les g-aînes du Poa annua, du Poa prate,nsis, du Brachypodium pmnatum. — Saintes, Fontcouverte, Taillebourg-. H. ^raininicola Lév. — Sur les chaumes morts du Phi^agmîtes commimis et du Zea Mays. — Saintes. H, crasiophila Sacc. — Sur les tiges mortes du Cynodon Dac- tylon. — Saintes. Var. juncicola Sacc. — Sur les chaumes morts du Jimcus effiisiis. — Saintes, Pessines, Rochefort. B. — Férithèces gros et sporules grosses. H. loricata Sacc. et Roum. — Sur les branches mortes du Fagus silvatica. — Saintes. H, Desmazieri Mont. — Sporules long". 35-50, larg-. 15-20. — Sur les petites branches mortes du Platanus orientalis. — Saintes, Saint-Georges-des-Coteaux, Rochefort, Saujon. Cryptostictis Fuck. Cryptostictis Cynobasti (Fuck.) Sacc. — Sur les fruits des- séchés des Rosiers, — R. — Saintes. Prosthemium Kze. Prosthemiuan betulinuni Kze. — Sur les branches mortes du Bouleau. — Fontcouverte, Saujon. Stagonospora Sacc. Sta^onospora lllesp41i (West.) Sacc. — Sur les feuilles du Mespilus germanica. — R. — Pessines. S. L.uzula; (West.) Sacc. — Sur les feuilles du Luzula maxima. — R. — Saintes, Fontcouverte. S. Suinacis Passer., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, p. 71. -- — 102 — Hendersonia Sumacis Passer., m Ann. Se. nat. S.-O., 1884, P'^ sér,, n°2, p. 104. — Sous les feuilles lang'uissantes du Rhus glabra. — Saintes. S. aquatica Sacc. — Sur les chaumes du Scirpus maritimus et du Scirpus tn'queter. — Genouillé (Riveau), Rochefort. S. subseriata (Desm.) Sacc. — Sur les chaumes de diverses Graminées. — Saintes. S. j^raininella Sacc. — Sur les chaumes des Graminées infé- rieures. — Saintes, Var. lopliioides Sacc. — Sur les chaumes du Phragmites coin- inunh. — Saintes. S. vexatula Sacc. — Sur les chaumes morts du Phragmites commimis. — Saintes, Rochefort. S. neglecta (West.) Sacc, var. colorata P. Brun., in Journ. hist. nat. Bord., 1886, p. 71. — Sur les g-aînes du Phragmites communis. — Chaniers. 6. mcTYOSPORÉES Sacc. Camarosporium Schultz. Cauiarosporiuui Bobiniee (West.) Sacc. — Sur les branches mortes du Robinia Pseudo-Acacia. — Pont-Labbé, Rochefort, Fontcouverte, Taillebourg-, Saintes. C. Triacautlii Sacc, form. minus Sacc. — Sur les légumes du Gleclitschia Triacanthos. — Pessines. C. L.abut>nî Sacc et Roum, — Sur les branches mortes du Cytisus hahurnum. — Rochefort. C. polyniorphuui (de Not.) Sacc. — Sur les tig-es mortes de Atriplex Hahjmus. — Saujon. Form. Rutae Sacc — Sur les tig'es mortes du Ruta graveolens. — Maintes, Saujon. C. uiaci'osporuiii (Berk. et Br.) Sacc. ; Hendersonia Philadelphi West. — Sur les branches mortes du Philadelphus coro- narius, — A. C, — Pons, Saintes, Pont-Labbé, etc. — 103 -- C. Padi P. Brun., m Rev. Myc, 1881, p. 14. — Sur les branches mortes du Prunus Padus. — Saintes. C. Phra^mitis P. Brun., m Journ, hist. nat. Bord., 1886, p. 71. — Sur les gaines du Phragmites communis. — Saintes. 7. SCOLECOSPORÉES SaCC. Septoria Fr. emend. Sacc. 1. Sur les Dicotylédonées ligneuses. Septoria Hibîsci Sacc, — Sur les feuilles de flibiscus syriacus. — E. — Saintes, Pons, S. Pseudo-platani Rob. et Desm. — Sur les feuilles lang-uis- santes de Acer Pseudo-platanus. — Saintes. S. acerella Sacc. — Sur les feuilles languissantes de Acer cam- pestre et de Acer opulifoliwn. — Saintes, Mirambeau, Pes- sines. S. Hippoeastani Berk. et Br. — Sur les feuilles de jEscuIus Hippocastonum. — Saintes, Écliillais. S. JEseuIi (Lib.) West. — Sur les feuilles de jEscuIus Hippo- castanum. — A. C. S. Ulelianthi Sacc. — Sur les feuilles languissantes du Me- lianthus major. — Mortagne-sur-Gironde. S. Siliquastri Passer. — Sur les feuilles languissantes du Cercis Siliciuastriim. — A. C. — Saintes, Pons, Saint-Jean-d'Angélj, Rochefort, Pérignac, Saujon, Brives, etc. S. Bobiniae Desm. — Sur les feuilles languissantes du Robinia Pseudo- Acacia. — R. — Saintes, Royan, Rochefort. S. Cylisi Desm. — Sur les feuilles du Cytisus Laburnum. — Saintes. S. Spartii Desm. — Sur les feuilles du Spartium junceum. — - Pessines. S. Bosae Desm. — Sur les feuilles du Rosa canina. — Saintes. S. Bosse arvensis Sacc. — Sur les feuilles du Rosa arvensis. '' — Saintes. — 104 — S. Rubi West. — Sur les feuilles du Riibus fnitkosus et du Rubus cœsius. — T. C. S. Crataegi Kickx. — Sur les feuilles du Crataogu^ monor/yna et du Crataegiis Oxyacanlha. — T. C. S. Mespili Sacc. — Sur les feuilles du Mespilus germanica. — Saintes. S. piricola Desm. — Sur les feuilles des Poiriers, — T. C. S. hyalospora (Mont, et Ces.) Sacc. — Sous les feuilles tombées du Sorbus torminalis. — Saintes, Fontcouverte. S. disseminata Desm. — Sur les feuilles sèches du Prunus Lauro-Cerasus et du Prunus lusitaniens. — Saintes, Saujon. S. Cerasi Passer., in Journ. liist. nat. Bord., 1885, p. 16. — Taches subdiscoïdes d'un noir-sanguin. Périthèces petits, immergés, à ostiole peu visible. Sporules filiformes, con- tinues, hyalines, droites ou courbées, long. 15-30, larg. 1 1/2, s'échappant en cirrhes courtes. — Sur les feuilles du Prunus avium et du Primus Cerasus. — Saintes, Pessines. S. Hederae Desm. — Sur les feuilles tombées du Lierre. — Saintes. S. Grossulariae (Lib.) West. — Sur les feuilles du Ribes Gros- sularia. — Saintes, Pons. S Ribis Desm. — Sur les feuilles du Ribes nigrum. — Saintes, Pessines, Fontcouverte, Taillebourg, Saint-Jean-d'Angély. S. cornicola Desm. — Sur les feuilles du Cornus sanguinea. — T. C. S. Unedonis Rob. et Desm. - Sur les feuilles de Arbutus Unedo. — Saintes, Royan. S. Fraxini Desm. non Fr. — Sur les feuilles languissantes du Fraxinus excelsior. — Rochefort, Pessines, Saintes, Fourâs, Pons. S. Syringae Sacc. etSpeg. — Sur les feuilles du Lilas. — Saintes, S. oleandriiia Sacc. — Sur les feuilles du Nerium Oleander. — Rochefort, Fontcouverte, Saintes. S. Paulowiiiae Thûm. — Sur les feuilles du Paulownia impe- rialis. — Saintes. — 105 — S. argryrsea Sacc. — Sur les feuilles de Elœagnus argentea. — Saintes. S. bracbyspora Sacc. — Sur les feuilles du Ficus elastica. — Saintes, Rochefort. S. dîdynia Fuck., var. santooensis Passer., m Journ. hist. nat. Bord., 1886, p. 72. — Sur les feuilles du Salix alba. — Saintes, Chaniers. S. salicicola (Fr.) Sacc. — Sur les feuilles du Salix cinerca. — A. C. S. Populi Desm. — Sur les feuilles du Populus fastigiata et de quelques autres Peupliers. — T. C. S. eastanicola Desm. — Sous les feuilles du Châtaignier et du Marronnier. — T. C. S. quercina Desm. — Sur les feuilles du Querciis pedunculata. — Saintes, Pessines. S. quereicola Sacc. — Sur les feuilles du Querciis pedunculata. — A. C. — Saintes, Pessines, Chaniers, Fontcouverte. 2. Sur les Dicotylédonées hefiacêes. S. Médica§^iiiisi Rob. et Desm. — Sur les feuilles du Medicago saliva. — T. C. S. Viciae West. — Sur les feuilles du Vicia saliva et du Vicia angustifolia. — Saintes, Fontcouverte, les Gonds. S. Gei Rob. et Desm. — Sur les feuilles du Geum urbamim. — A. C. — Saint-Sever, Rochefort, Saintes, Pons. S. Tormentillae Desm. et Rob. — Sur les feuilles du Tormen- tilla erecta et du Poteniilla reptans. — Saintes, Pessines. S. Œnotherae West. — Sur les feuilles de OEnothera biennis. — Royan, Pessines. Form. L.ythpî Passer. — Taches assez g-randes. Périthèces épars. Sporules subdroites, long-. 35-50, larg. 1-1 1/2. — Sur les feuilles du Lythrum Salicaria. — Saintes, S. Kalchbrenneri Sacc. — Sur les feuilles de Euphoi^bia pa- lustris et de Euphorbia amygdaloides. — A. C. — 106 — S. Dlanthi Desra. — Sur les feuilles du Dianthiis barbatiis. — Cliérac, Saintes, Pessines, Chaniers. S. Saponarise (D. C.) Savi et Becc. — Sur les feuilles du Sapo- naria officinalis. — Aulnay, Saintes. S. diiiiera Sacc. — Sur les feuilles du Silène niitans. — Saintes, Fontcouverte, Taillebourg*. S. Stellariaï Rob, et Desm. — Sur les feuilles du Stellaria média. — Saintes. S. Cerastii Rob. et Desm. — Sur les feuilles du Cerastiiim vul- gatum. — Varzay, Pessines, Échillais, Saintes. S. Clieirantlii Rob. et Desm. — Sur les feuilles languissantes du Cheiranthus Cheiri. — Saintes. S. Chelidonii Desm. — Sur les feuilles du Chelidonium majus. — Saintes, Varzay, Avy, Marignac. S. Anémones Desm. — Sur les feuilles de Aneyvone nemot'osa. — Pessines, Saintes, Fontcouverte. S. Fîcariae Desm. — Sur les feuilles du Ficaria ranwiculoides. — A. C. S. flcarieecola Sacc. — Sur les feuilles du Ficaria ranuncu- loides. — Saintes. S. Clematidis Rob. et Desm. — Sur les feuilles du Clematis Vitalba. — Saintes, Pessines, Pons. S. Oelpliinella Sacc. — Sur les feuilles du Delphinium Ajacis. — Saintes. S. Cutcurbitacearum Sacc. — Sur les feuilles des Melons et des Citrouilles. — Pessines, Saintes. S. Bupleuri Desm. — Sur les feuilles du Bupleurum fruticoswn et du Bupleurum frutescens. — Saintes. S. Sii Rob. et Desm. — Sur les feuilles et les tig'es du Sium. an- gustifoUum. — Les Gonds, Saintes, Fontcouverte. S. Sisonis Sacc. — Sur les feuilles du Sisun Amo?num. — Brives. S. Petroselini Desm. — Sur les feuilles du Petroselimim sa- tivum. — A. C. — Saintes, Fontcouverte, Pessines, Brives. S. Anthrisci Passer, et P. Brun. — Sur les feuilles de Anthriscus vulgaris. — Montroy (Foucaud). — 107 — S. Antirrhini Desm. — Sur les feuilles de Antirrhiniim majus. — Eochefort. S. Dulcaniarse Desm. —Sur les feuilles du Solanum Dulca- mara. — Saintes, Pons, Marignac. S. Convolvuli Desm. — Sur les feuilles du Convolviiliis ar- vensis. — T, C. Form. Calystegiae Sacc. — Sur les feuilles du Calystegia sepiiim. — Saintes, Varzay, Rochefort. Form. Soldanellae P. Brun. — Sporules filiformes-aciculaires, droites, courbées ou tortueuses, long-. 40-50, larg. 1/2-1, à quelques gouttelettes. — Sur les feuilles du Convolvulufi Soldanella. — Fouras. S. Calysfegiîe West. — Sur les feuilles du Co?ivulvulus arvensis. — R. — Saintes, Courcoury, Dompierre-sur-Charente, Cha- niers. S. Verbense Rob. et Desm. — Sur les feuilles du Verbena offi- cinalis. — A. C. — Pessines, Saintes, Taillebourg, Chérac, Saint-Sauvant. JS. Lavandulse Desm. — Sur les feuilles du Lavandula spica. — A. C. — Pessines, Saintes. S. mentliicola Sacc. et Let. — Sur les feuilles du Mentha ar- vensis. — Saintes, Marignac. S. Alelissse Desm. — Sur les feuilles du Melissa ofâcinalis. — Saintes, Pessines, Marignac. S. Sfachydis Rob. et Desm. — Sur les feuilles du Stachys pa- lustris. — Saintes. S. Salvise pratensîs Passer., in Journ. liist. nat. Bord., 1885, p. 16. — Taches subarrondies ou anguleuses, brunes, un peu luisantes, à marge plus foncée. Périthèces nombreux, glo- buleux-lenticulaires, noirs. Sporules bacillaires, continues, hyalines, long. 30-32, larg. 1 1/2-2. — Sur les feuilles du Salvia pratensis. — Le Breuil-Magné. S. Lycopi Passer. — Sur les feuilles du Lycopiis europgeus. — A. C. — Pessines, Saintes, Saint-Sever. |S. Scorodoniae Passer. — Sur les feuilles du Teucrium Scoro- — 108 — donia. — Automne. — A. C. — Saintes, Taillebourg", Pes- sines, Varzay, la Clisse, Fontcouverte, Saint-Sever. S. Ebuli Desm. et Rob. — Sur les feuilles du Sambucits Ebuliis. — T. C. S. Tussflagrinis West. — Sur les feuilles du Nardosmia fra- grans. — T. C. S. "Virg^aureae Desm. — Sur les feuilles du Virrja aurea. — R. — Pessines. S. Bidentis Sacc. — Sur les feuilles lang-uissantes du Bidens tripartita. — Saintes, S. bellidicola Rob. et Desm. — Sur les feuilles du Bellis pe- 7'enms. — Saintes. S. Lactucae Passer. — Sur les feuilles du Lactuca saliva. — Saintes, Pessines. S. scabiosaeeola Desm. — Sur les feuilles du Scahiosa atro- purpurea, du Knautia arvensis, du Scahiosa succisa et du Scabiosa Columbaria. — T. C. S. Polyg^onoruiii Desm. — Sur les feuilles du Volygonimi Per- sicaria. — T. C. Var. Siebol> o < N 0) l-H l-H ^ 4J < a o 1 — ( w m m 0) m :3 ■Q) 0) l-H Q O 0) W rt H I— 1 D O 0) P^ g^ o '.' s >^i D £ h î û. QC U J Ul h < M 3 -C ci Oî D ^'l cv. c3 •^ 't- \, etc., Ins., 1873, p. 478. = Cyrsillus Canibr., Proceed. Zool. Soc. Lond., 1883, p. 358. — 171 — ■ nitidus subtilissime coriaceus etgianulis mediocribus trnsversis conspersus. Area oculoruni mediorum subquadrata. Oculi antici fere sequidistantes, medii lateralibus fere triplo minores (in S. drassi'formi Cambr. area mediorum antice ang-ustior et oculi medii antici inter se quam ad latérales minus remoti). Clypeus oculis lateralibus anticis haud vel vix latior. Chelse nig-ro-picese antice planse et valde coriacese. Abdomen long-ius quam latins antice posticeque rotundum nig-ro-sericeo opacum infra leviter dilutius, subtilissime coriaceum et parce setosum. Pedes ut in S. drassiformi Cambr. nig-ri metatarsis tarsisque posticis fulvo- rufescentibus. — Sierra-Leone. Sectio PORRHOPim. Genus Pseudoporrhopis nov. g-en. Céphalothorax multo latior quam long-ior antice posticeque late truncatus et utrinque rotundatus, altissimus et postice abrupte declivis, fronte latissima et obtusa. Oculi postici in linea sat recurva, medii paulo minores et inter se saltem 1/3 latins quam a lateralibus remoti. Oculi antici in linea sequaliter re- curva, medii lateralibus saltem duplo minores et inter se quam a lateralibus triplo latins remoti. Area mediorum subparal- lela (antice quam postice vix latior) et multo latior quam lon- gior. Clypeus verticalis area oculorum latior. Chelae brèves antice planae. Pars labialis long-a versus apicem leviter attenuata et obtusa. Sternum ang-ustum postice acuminatum, coxaeposticse reliquis coxis paulo long-iores et auguste disjunctse. Pedes brèves robusti omnino mutici. Tarsi metatarsis haud breviores vel pos- tici paulo longiores. Tegumenta rugosa et tuberculata. A génère Porrhopi L. Koch prsesertim differt oculis in séries duas haud in areas duas parvas longissime remotas ordinatis, mediis anticis et posticis minoribus quam lateralibus, pedibus muticis, tegumentis rugosis et tuberculatis, etc. 6. Pseudoporrhopis granum sp. nov, — $ long. S'^". — Céphalothorax nig-er, postice vitta média, antice inter oculos arçu transverso acuto obscure ferrugineis parum expressis no- — 172 — tatns, fronte Pt clypeo iili inquc plus minus testaoco-variatis et maculatis, superficie dense granulosa et granulis grossis rotun- datis ferrug-ineis cpnspersa. Abdomen paulo latins quam long-ius antice late truncatnm ntrinque et postice ample rotundum, snpra planiusculuin, obscure brunneo-fulvum nig-ricaiiti-reticulatum et sat crebre albido-g-uttulatum, punctis impressis et pilis fulvis parce notatum. Chelae nig-rfe antice in medio oblique fulvo-macu- latse. Sternum et partes oris nig-ra nitida. Pedes brèves, coxis olivaceis, femoribus albo-opacis plus minus olivaceo vittatis et maculatis, reliquis articulis olivaceis, patellistibiismetatarsisque ad apicem albido-maculatis et subannulatis. Are?e vulvse atra fovea média parum profunda et subrotuilda impressa. — Mada- gascar. Genus Talaus nov. g-en. Céphalothorax vix longior quam latior parallelns et antice latissime truncatus, valde convexus et postice fere abrupte declivis, fronte haùd carinata nec tuberculata. Oculi postici in linea validissime reçu rva fere sequidistantes, medii minutissim punctiformes, latérales mediis plus triplo majores leviter elevati Oculi antici in linea subrecta paulo latiore quam linea secunda medii inter se approximati sed a lateralibus latissime remoti latérales mediis plus quadruple majores. Area mediorum fere sequelata ac long-a et antice quam postice multo augustior, antici posticis saltem duplo majores. Clypeus are.i mediorum paulo an- g-ustior verticalis planus. Chelfç antice plana^. Pars labialis long-a versus apicem leviter attenuata atque obtusa. Sternum sat an- g-us'te ovatum paululum convexum postice acuminatum, coxîe postic8B leviter disjunctœ. Pedes brèves parum robusti parce et tenuiter aculeati, tarsis g-racilibus brevioribus quam metatarsis. Genus oculorum linea antica latiore quam postica et oculis mediis posticis minutissimis vix perspicuis eximie distinctum. Gen. Palcuphaîo Cambr. sat affine diifert oculorum linea antica evidenter latiore quam postica. 7. Talaus triangulifer. — $ long-. .2,4'""'. — Céphalothorax nig-er nitidus subtilissime coriaceus setis long-is parce munitus. Abdomen paulo latins quam long-ius antice rotundum postice ampliatum et œqualiter rotundum, supra flavo-opacum antice — 173 — macula maxima obtuse triquetra postice maculis binis elon- g-atis et obliquis nig-errimis decoratum, infra testaceum utrinque linea nigra flexuosa cinctum et postice prope mamillas macula fusca parva notatum. Chelse nigrse. Sternum fusco-nitidum. Pedes pallide flavo-testacei femoribus anticis et supra et infra late nigricanti-vittatis, aculeis gracilibus paucis armati, tarsi postici infra setis rigidis muniti. Area vulvse rufula leviter impressa postice truncata et in medio paululum producta. — Sumatra. Sectio eOlËlMI. Nous comprenons dans cette section les g-enres Bomis L. Koch, Thomisops Karscli, Corynethrix L. Koch et le genre suivant : Genus Holopelus nov. g-en. Céphalothorax altus et crassus paulo latior quam longior, pos- tice recte truncatus et prserupte acclivis, antice vix.attenuatus, fronte latissima et obtusa haud carinata. Oculi postici in linea lata sat recurva, medii lateralibus paulo minores et inter se re- motiores. Oculi antici in linea fere sequaliter recurva subsequales, medii inter se quam a lateralibus multo remotiores. Area me- diorum magna parallela saltem 1/3 latior quam longior. Clypeus area oculorum mediorum saltem haud angustior verticalis planus. Abdomen latum, antice truncatum et cum marg-ine postico ver- xicali cephalothoracis arcte juxtum, postice rotundum. Sternum cordiforme postice breviter acutum. Coxse posticse subcontiguae. Pedes brevissimi robusti et mutici, metatarsi cuncti, sed prse- sertim postici, tarsis breviores. A g-en. Bomi differt sterno postice breviter acuto inter coxas haud producto, a Corynethrici differt area oculorum mediorum multo latiore quam long-iore et linea oculorum antica m'inus recurva, etc. 8. Holopelus bufoninus sp. nov. — $ long. 3,2^™. — Obs- cure fusco-ferrugineus. Céphalothorax postice maculis dilu- tioribus fui vis binis parum expressis notatus dense et valde coriaceus et pilis albidis brevibus et clavatis conspersus. — 174 — Abdomen i)aulo latius quain lon^ius aiitice latissime truncatum utriiique et postice rotundattim supra plaiium, punctis impressis latissimis et rotundis iiotatiim, pilis brevibus albidis et clavatis reticulatim dispositis parce vestitum. Sternum et pars labialis obscure fusca sublœvia. Pcdes brevissimi parce albido-setosi fusci, coxis basi femorum metatarsis tarsisque dilutioribus et obscure fiilvis. Pedes-maxillares obscure fulvi. Area vulvae parum distincta. — Sumatra. Sectio THOmi^llll (g-enuini). Genus Plancinus nov. gen. Gen. Pistio et Rnnciniœ affinis. Céphalothorax circiter seque long-us ac latus antice valde et fere abrupte ang-ustior, fronte mediocri recte truncata carina utrinque sinuosa in medio plus minus evanescente et ad ang'ulum inter oculos plus minus prominenti munita. Oeuli postici parvi sequi in linea sat recurva sequidistantes vel medii a lateralibus quam inter se paulo remotiores (comutus). Oculi antici in linea mag-is recurva, medii a lateralibus quam inter se remotiores rarius œquidistantes {runcinioides). Medii aream seque long-am ac latam et antice quam postice ang-ustiorem occupantes^. Caetera ut in Pistio. 9. Plancinus runcinioides sp. nov. — ç^ (pidlus) long-. 3,5™™. — Céphalothorax paulo longior quam latior luridus pos- tice ad ang-ulos leviter infuscatus supra albo-opaco reticulatus et vitta média lata alba antice divisa notatus, subtilissime coriaceus et setis brevissimis parcissime munitus. Carina frontalis medio- cris sinuosa ad angulum utrinque obtusissima et vix prominens. Oculi postici œquidistantes. Oculi antici in linea parum re- curva'et fere œquidistantes. Areamediorum saltem haud longfior quam latior. Clypeus humilis area mediorum saltem triplo an- gustior. Abdomen longius quam latius postice parum incrassatum antice posticeque recte truncatum, supi'a planum sordide albo- testaceum utrinque lineis parallelis 3 vel 4 fulvis leviter impressis marginatum, infra testaceum in lateribusfusco-striatum. Sternum chelœ pedesque pallide lurida. Pedes validissimeinfequales, antici — 175 — multo long-iores sed. parum robusti, femoribus subcylindratis muticis, tibiis aculeis inferioribussat long-is et subpellucentibus 3-3, metatarsis aculeis similibus 6-6, armatis. — Banda oriental del Uruguay (C. Berg"). 10. Plancinus cornutus sp. nov. — $ long". 5,2™'". — Cé- phalothorax circiter seq^e long-us ac latus obscure fnsco-cinereus inordinate testaceo punctatus et reticulatus, postice vitta média testacea lata parum expressa notatus, subtiliter coriaceus inse- qualis et setis rig-idis nitidis brevissimis conspersus. Carina frontalis bene expressa utrinque sinuosa, tuberculo angulari sat longo subacute conico et divaricato utrinque munita. Oculi medii antici et medii postici a lateralibus quam inter se evidenter re- motiores. Area mediorum vix long'ior quam latior, Clypeus area mediorum saltem duplo ang'ustior. Abdomen latius quam long-ius, antice obtuse truncatum, postice validissime dilatatum incras- satum et truncatum, cum ang-ulis obtuse prominulis, obscure cinereum vix distincte testaceo-variatum postice in declivitate vittis transversis latissimis leviter curvatis nig-ricantibus notatum, infra pallide testaceum. Sternum albido-opacum inordinate et parce nig-ricanti-punctatum. Pedes validissime insequales, antici longissimi et crassi fusco-cinerei crebre tes- taceo-punctati tarsis luridis, femoribus muticis, tibiis aculeis inferioribus sat rubustis et parum longis 3-3, metatarsis aculeis paulo long-ioribus 4-5, valde armatis. Pedes postici brevissimi pallide iuridi parce nig-ro-variati et subannulati. Area vulvse parum distincta lovea parva oblong-a et parum profunda notata. — Banda oriental del Urug-ay (C. Berg-). 11. Plancinus brevipes sp. nov. — $ long-. 3,8™™. — Cé- phalothorax circiter seque long-us ac latus fulvus fusco-punctatus et reticulatus, vitta média dilutiore antice ampliata et eva- nescente postice testacea et vittam obscuriorem includente no- tatus, subtiliter coriaceus minute et parce g-ranulosus. Carina frontalis bene expressa utrinque sinuosa ad angulum exteriorem obtuse prominens. Oculi postici sequidistantes. Oculi medii an- tici a lateralibus quam inter se evidenter remotiores. Area me- diorum circiter seque longa ac lata. Clypeus area mediorum saltem 1/3 angustior. Abdomen paulo long-ius quam latius antice — 170 — rotunduin postice valde dilatatuin et utriiique rotuiidiiin, supra lœte rulvo-feiTUg'iiicuin subtiliter obscurius {^uttulato-reticu- latiim et punctis impressis sat maj^'uis notatum, in parte prima vitta marg-inali obliqua siiiuosa et punctata in parte altéra vitta média validissime denticulato-cristata et utrinque maculis inor- dinatis albo-opacis ornatum, infrapallide testaceum, in lateribus sensim infuscatum. Sternum palliae fulvum. Pedes médiocres, antici pallide fusco-ravidi postici îuridi, fusco^ravido annulati, femoribus anticis aculeis dorsalibus rninutissimis 3, tibiis et meta- tarsis aculeis inferioribus long-ioribus et gracilioribus 3-3tantum armatis, aculeis lateralibuscarentibus. Area vulvœ mediocris,pla- g-ula média albida obtusissime cordiformi notata. — Banda oriental del Urug-ay (C. Berg"). Genus Gyriogonus nov. g-en. Céphalothorax postice convexus antice leviter declivis et sat âttenuatus, fronte mediocri obtuse truncata haud carinata utrinque iuter oculos latérales minutissime et obtusissime pro- minenti. Oculi postici minuti sequi in linea leviter recurva, medii a lateralibus quam inter se paulo remotiores. Oculi antici in linea validissime recurva, fere sequidistantes, medii lateralibus minores. Area mediorum long-ior quam latior et antice quam postice paulo latior. Clypeus verticalis area oculorum mediorum saltem 1/3 angustior. Abdomen brève postice iucrassatum et obtusum vel truncatum et utrinque prominens. Pedes robusti et sat longi ($), metatarsis saltem anticis tibiis haud brevioribus, tarsis metatarsis multo brevioribus et g-racilioribus. Tibise meta- tarsique antici aculeis brevissimis biseriatim ordinatis instructi. Pedes postici mutici. Teg-umenta leviter coriacea sétis brevissimis conspersa. Gen. Pisl/'orv'àlde affinis differt, praîsertim area oculorum me- diorum latiore antice quam postice (in Pistio postice latiore). 12. Gyriogonus lactifer sp. nov. — ç long-. S-12'"'". — Cé- phalothorax subtilissime coriaceus et g-ranulis rotundatis vag-e conspersus, flavo-testaceus supra vittis tribus albo-opacis plus minus obsoletis, lateralibus latioribus et laciniosis, ornatus, re- g-ione oculorum albo-opaca linea nig-ra aream acute triangularem — 177 — desig-nante limitata. Abdomen sequelongum ac latum vel ssepius latius, antice obtusissime truncatum, postice valde ampliatum et utrinque rotundum, albidoopacum, in medio maculis inor- dinatis in lateribus et postice lineis curvatis pallide fiavo- testaceis et levissime impressis notatum, infra albido-testaceum. Sternum chelse pedes-maxillares pedesque flava, chelse et pedes- maxillares albo-opaco marmorati, metatarsi tarsique antici leviter rufescenti-tincti. Tibise anticse aculeis brevibus et robustis fulvis in séries duas (5-5) basin articuli haud atting-entes dispo- sitis, metatarsi aculeis similibus 7-7 instrucfi. Vulvse plag-a fusco- rufula parva sat longe ante plicam sita, carina long-itudinali lata et obtusa et utrinque fovea subrotunda tuberculum liumile includente notata. — Madagascar. 13. Cyriogonus triquetras sp. nov. — $ long. e-?"*™. — Céphalothorax subtiliter coriaceus granulis parvis lineas ra- diantes parum regulares formantibus munitus, fuscus vel obscure fulvus in declivitate posteriore testaceus, postice vitta média antice divisa et evanescente albido-testacea et prope marginem maculis et venis fulvis inordinate notatus. Tubercula frontalia lateralia humillima. Abdomen latius quam longius, antice recte truncatum, postice validissime dilatatum truncatum et leviter emarginatum cum angulis prominulis et turbinatis, obscure fulvo-testaceum plus minus fusco-variatum et punctatum, infra in medio testaceum in lateribus late infuscatum. Sternum fulvum antice et in lateribus fusco-marginatum. Partes oris chelasque infuscatse. Pedes valde insequales, antici quatuor reliquis multo crassiores et longiores, obscura luridi late testaceo-marmorati, femoribus sîfipissime antice nigricanti-notatis, tibiis anticis in parte apicali aculeis minutissimis 2-3 tantum armatis, metatarsis aculeis brevibus sed robustis 6-6 armatis. Femora cuncta et pedes postici omnino mutica (vulva haud perfeete adulta). — Mada- gascar (1). 14. Heriaeus Mellottei sp. nov. — $ {puUus) long. 7,5'^"'. (1) Mcsumena Vinsoni Thorell, Proceed. Zool. Soc. Lond., 1875, p. 146, de Madagascar, appartient probablemeat au genre Cyriogonus. Tome XL. 12 — 178 — — Céphalothorax palluU; luii(lus(vcl virescens), vitta mcdia albo- opaca antice attciuiata et divisa notatus, setis validissimis et loii- g-issimis allais leviter elevatis parce liirsutus, reg-ione oculonim et pra'sertiin tubcri])us lateralium alljo-opacis. Oculi postici pai'vi a'qui in linea sat recurva, medii a lateralibus evidenter latins qiiam intev se remoti. Oculi antici in linea validissime recurva, medii lateralibus minores et inter se remotiores. Area mediorum multo long-ior quam latior et antice qnam postice latior. Clypeus area mediorum vix ang-ustior verticalis planus ad marginem setis sex uniseriatis mnnitus. Abdomen longius quam latins antice posticeque rotundum postice sensim incrassatum, sordide albo-testacenm (vel viride?) setis albis mediocribus conspersum. Chelse sternum pedesque pallide lu rida (vel vires- centia) longe albo-hirsuta, tibitie et metatarsi antici infra aculeis validis longis valde inj^equaUbus (interioribus longioribus) sal- tem V-Varmati, tarsi haud aculeati (vulva haud plane adulta). — Japon : Yokohama (Mellottée). H. Savi(/ni/id.ffi.ms, differt clypeo latiore, lineis oculorum magis recurviSj etc. 15. Phrynarachne cucuUata sp. nov. — ? long. 7.5'""^. — Céphalothorax obscure f usco-rufescens brevis crassus et convexus, tuberculis obtusissimis valde iniquis parce et inordinate munitus sed in medio tuberculis quatuor majoribus, anterioribus duobus mediocribus aliis multo majoribus subgeminatis et conicis, ins- tructus, tuberculo frontali angulari (inter oculos latérales) bre- viter turbinato. Clypeus area oculorum mediorum haud angustior leviter proclivis. Oculi postici œqnidistantes. Area mediorum antice quam postice evidenter angustior. Abdomen crassum paulo latins quam longius antice arcuato-rotundatum postice late truncatum nigro-opacum, tuberculis fulvo-ferrugineis magnis conicis numerosis et in?equalibus supra inordinate munitum (tuberculis versus marginem et pr?psertim angulos posticos den- sioribus), infra fusco-testaceum. Mamillœ fulva^. Sternum nigrum nitidum. Pedes brunneo-fulvi brèves et robusti, femora antica crassissima obtuse et inordinate nodosa atque aculeata, patellœ tibiœque supra insequales et subangulosi, metatarsi leviter de- pressi, fibife metatarsique infra aculeis biseriatis longis et sat gracilibus atque aculeis lateralibus brevioribus et sat numerosis — 179 — instructi. Pedes postici sat numerose aculeati (vulvi haud plane adulta). — Ins. Halmahera : Edkor. P. ^^<<îlero5« Blackw. aflBLiiis, cephalothorace in medio valde bitu- berciilato prœsertim differt (1) 16. Dieta (2) argenteo-oculata sp. nov. — $ long-. G'"'". — Céphalothorax depressus planus non multo long-ior quam hitior utrinque sat ample rotundatiis, subtiliter coriaceus, pallide fulvo-rufescens, linea média exili extremitates haud atting-ente et utrinque linea laterali validissime ang-ulatim flexuosa albis no- tatus, tuberculis ocularibus sat validis albo-argenteis nitidissimis. Oculi medii postici a lateralibus quam inter se plus duplo remo- tiores et lateralibus minores. Oculi antici fere sequidistantes, medii lateralibus saltem duplo minores. Area mediorum paral- lela multo longior quam latior, medii antici posticis paulo majores. Clypeus aream mediorum fere sequans ad marginem setis long-issimis albis munitus. Abdomen long-issimum subteres antice tvuncatum postice acuminatum pallide testaceum albido- marmoratum in parte apicali setis nigris spiniformibus et erectis parce munitum. Sternum partes oris pedesque pallide fulvo-rufescentes, tibiis et rnetatarsis anticis infra aculeis pellu- centibus long-issimis (tarso longioribus) leviter elevatis et pau- lulum curvatis 4-4 et tibiis aculeis lateralibus minoribus ins- tructis. Pedes postici breviter et parcissime aculeati sed long-e setosi. Area vulvse parum expressa antice fovea parum profunda transversim ovata notata. — Zanguebar. 17. Synsema batjense sp. nov. — ? long*. 4,5™™. — Cépha- lothorax luteo-rufescens utrinque fusco-ravidus sed in parte secunda vitta marg-inali lutea leviter sinuosa antice paululum dilatata et rotunda notatus, tuberculis ocularibus albo-opacis. (1) Thomisus iuberosus Blackw., Ann. Mac/. Nat. HisL, 3^ sér., vol. XIV, p. 38, décrit à nouveau par le Rcv. 0. P. Cambridge in Proceed. Zjol. Soc. Lond., 1884, p. 200, pi, XV, f. 2, sous le nom de Omilhoscatoides tuherosa; nous ne voyons pas en quoi le genre Ovnithoscaioides diffère du genve Ph)'yna- ■ rachne. (2) Sur le genre Diela cf. E. Simon, Atm. Soc. ent. Fr., 1880, p. 108. Ce genre ne renfermait jusqu'ici que des espèces asiatiques. — 1«0 — Oc'uli postici furc ;vc|uidistaiites sulju'quales. Oculiautici in linea vix recurva œquidistantes, medii lateralibus vix 1/4 minores. Area mediorum latior quam long-ior et antice quam postice multo an- g"ustior. Clypeus area oculorum mediorum non multo ang'us- tior. Abdomen long-ius quam latius antice rotundum versus médium sensiin dilatatum postice attcnuatum et obtusum, supra albo-opacum in parte basali fusco-raar^-inatum in medio maculis pallide-fuscis biseriatini ordinatis 4-4 ornatum, infra infuscatum et late testacco-marg-inatum. Sternum cheki3 partes oris pcdesque pallide lurida, femoribus patellisque anticis ad apicem tibiis an- ticis ad basin atque ad apicem tibiis posticis ad apicem tantum aperte sed ang-uste fusco-annulatis. Femora antica aculeis paucis sat brevibus munita, tibiœ aculeis inferioribus pelluceutibus tantum 2-2 metatarsi aculeis inferioribus similibus 5-5 et aculeis lateralibus minoribusarmati. Vulvamediocris, tuberculis duobus nigris transversis et supra sulcatis notata. — Ins. Badjan prope insulam Halmaliera. 18. Synœma lentiginosum. — $ long. 4™™. — Céphalo- thorax paulo latior quam long-ior utrinque ample rotundatus antice vix attenuatus fronte latissima, lœvis nitidissimus pallide fusco-rufescens in medio leviter et sensim dilutior in lateribus ang'ustissime nigricanti-marginatus. Area oculorum mediorum subparallela saltem 1/3 latior quam longior. Oculi antici in linea levissime recurva, medii lateralibus plus triplo minores et inter se quam a lateralibus evidenter remotiores. Abdomen breviter ovale planum i'ulvo-olivaceum albo et nigro variatum : vitta mar- ginali nigra intégra, antice arcu transverso albo, in parte secunda vittis latis long-itudinalibus duabus nigris, prope médium atque ad apicem. lineis transversis albis sectis decoratum, infra obs- cure testaceum utrinque albido-variatum. Sternum pallide tes- taceum. Partes oris et chelœ infuscatœ. Pedes antici fusco-rufes- centes metatarsis dilutioribus tarsis luteis, pedes postici lutei, metatarsi cuncti ad apicem ang'uste nigTO-cincti. Femora antica lata compressa parce rugosa aculeis longis et g-racilibus (antice 4 supra 1 vel 2) armata, tibiœ anticœ latissimœ et compressai infra in parte apicali aculeis tenuibus 3-3 tantum armatîP, metatarsi multo breviores graciliores et teretes infra aculeis robustioribus 3-3 armati (vulva haud plane adulta). — Zambeze. — 181 — 19. Syn^nia bimaculatum sp. nov. — $ long-. 5""". — Prsecedenti affine. Céphalothorax similis Isevis nitidus obscure fusco-olivaceus, parte cephalica postice macula mag-natestacea V formante notata. Area mediorum non multo latior quam long-ior subparallela. Oculi antici fere sequidistantes in linea levissime recurva, medii lateralibus saltem triplo minores. Abdomen bre- viter ovatum antice posticeque rotandum, supra nig-ro-nitidum, vitta marg-inali lata testaceo-punctata cinctum, prope médium maculis mag-nis transversis binis prope apicem maculis obliquis biseriatis 3-3 subconfluentibus opaco-flavescentibus ornatum, infra obscure testaceura, in lateribus crebre albido-punctatum. Sternum partes oris chelseque fulvo-olivacea. Pedes antici fusco- olivacei tarsis testaceis tibiis metatarsisque ad basin ang"uste testaceo-annulatis, femoribus aculeis longis (antice 3 in linea obliqua supra 2 vel 3), tibiis liaud dilatatis subteretibus infra aculeis g-racilibus 3-3, metatarsis aculeis inferioribus similibus 2-2 et aculeis lateralibus setiformibus paucis instructi, pedes postici aculeati luridi ang"uste fusco-annulati (vulva haud plane adulta). — Madagascar. S. l3svi Keyserl. (1) affine, diifert cephalothorace minus convexo aculeis tibiarum anticarum minus numerosis (in S. lœvi 4-7 et lateralibus 3). Genus Phireza nov. gen. Synsemati affinis. Céphalothorax humilior. Oculi postici fere sequidistantes. Oculi antici in linea plane recta, medii a late- ralibus quam inter se latins distantes. Area mediorum latior quam long-ior et antice quam postice multo ang-ustior. Clypeus ang-ustus oculis anticis vix duplo latior. Pedes brèves, tarsi cuncti metatarsis paulo breviores. Sternum latissimum leviter convexum postice late rotundum. Coxse posticœ transversim latissime sejunctse. Gen. structura sterni et coxarum posticarum eximie distinctum. (1) Phrynaraclme Ixvîs Keyserling, Abhandl. z. b. Ges. Wien, 1877, p. 92, pi. III, f. .^. — Les deux espèces que nous décrivons ci-dessus forment avec les S. Iseve Keys. et quadrinotalum E. Sim, (de Khartoum) un groupe très net dans le genre Si/nxma, caractérisé par le céphalothoi-ax très convexe et le bandeau beaucoup plus étroit que l'aire oculaire. — 182 — 20. Phireza sexmaculata sp. iiov. — ? lon^-. 3,o'""i. — Cé- phalothorax Isevis nitidissimus rufescenti-luteus, utrinque linea exillima fusca cinctus, tuberibus ocularibus albo-opacis. Ab- domen hitius quam longiiis supra planum antice recte trun- catiim utrinque ample rotundatum, pallide flavescenti-testaceum maculis nig'errimis decoratum : antice maculis parvis binis rotun- datis postice maculis maximis elong-atis quatuor in lineam transversam leviter procurvam ordinatis. Venter immaculatus. Sternum cliehie partes oris i)edesque omnino pallide lurida, tibiis et metatarsis anticis aculeis inferioribus longis et g-racilibus 3-3 et metatarsis aculeis lateralibus plurimis multo minoribus ins- tructis. Plag-a vulvas fulva parva oblong-a antice valde attenuata et piriformi. — Brasilia (A.mazonas) : S. Paulo de Olivença (de Mathan). 21. Tharrhalea superpicta sp. nov. — $ long*. 4,6™"i. — Céphalothorax obscure fuscus versus marginem valde et inor- dinate testaceo-variatus, vitta média fulvo-testacea antice latis- sima et partem cephalicam omnino obtecta postice ang-iistiore, antice linea long-itudinali interrupta, inter oculos posticos linea transversa valde arcuato-ang-ulosa. prope médium macula mag-na V formante albido-opacis et pone oculos medios maculis fuscis elongatis parvis notata, tegnmenta subtiliter coriacea et setis long"issimis paucis seriatim ordinatis munita. Oculorum linea postica non multo latior quam antica. Area mediorum paulo ang-ustior antice quam postice. Clypeus area mediorum evidenter angustior infuscatus ad marg-inem setis longissimis quinque munitus. Abdomen long-ius quam latins oblong-um depressius- culum supra nig-ricans et inordinate testaceo-punctatum, vitta média pallide fulva apicem haud attingente postice attenuata inordinate transversim nig-ricanti-seg-mentata et antice punctis impressis trinis notata ornatum, infra pallide cinereum in raedio sensim obscurius. Sternum fulvum ad marg-inem minute fusco- punctatum. Chelœ nigTicantes. Pedes antici nig-ricantes meta- tarsis tarsisque fulvis femoribus patellis tibiisque supra late albicanti-marmoratis. Pedes postici obscure fulvi fusco-punctati et subannulati. Femora antica aculeis longis tribus in série obliqua et aculeis dorsalibus 2 vel 3 armata. Tibia* et metatarsi antici aculeis inferioribus sat long-is 5-5 et aculeis lateralibus - 183 — minoribus arraati. Pedes postici parce aculeati. Vulvse plagula nigra latior quam longior antice posticeque truncata utrinque leviter depressa in medio carina recta angustissima longitudi- naliter secta. — Madagascar. 22. Tharrhalea cerussata sp. nov. — ? long. Am^. — Cé- phalothorax albo-cinereo opacus leviter testaceo-variatus, parte thoracica utrinque macula nigra magna valde dentata et laci- niosa notata, tegumenta sublsevia setis longis paucis seriatim ordinatis munita. Oculorum linea postica vix latior quam antica. Area mediorum antice quam postice multo angustior. Clypeus area mediorum evidenter angustior ad marginem setis paucis longissimis munitus. Abdomen parum longius quam latius antice obtusum postice sat late incrassatum sordide albido-opacum seu pallide fulvum, antice maculis elongatis binis parallelis, prope médium maculis transversis binis late remotis nigris ornatum, partibus lateralibais vitta lata nigra testaceo-punctata et dentata ventre vitta média nigra postice attenuata et mamiUas haud àttingente notatis. Sternum albo-opacum. Chelse albse in parte basali fusco-macula:t8e. Pedes brèves albidi, femoribus prsesertim anticis grosse et inordinate nigro-guttatis, tibiis metatarsisque parce nigro-punctatis atque ad apicem nigro-annulatis. Femora antica aculeis sat longis tribus in série obliqua et aculeis dorsa- libus 2 vel 3 armata, tibiœ aculeis inferioribus mediocribus 4-4, metatarsi 3-3 et aculeis lateralibus minoribus muniti. Pedes pos- tici parce aculeati (vulva haud plane adulta). — Madagascar. 23. Coriarachne japonica sp. nov. — ? long. 6, S""'". — C. versicolori Keys. valde affinis. Céphalothorax paulo convexior subtiliter coriaceus parce et minute granulosus, obscure fulvus fusco-punctatus et marmoratus, vitta média vix limitata postice maculam lanceolatam dilutiorem includente notatus, margine frontali albo-opaco, margine postico in declivitate testaceo et nigro bimaculato. Oculi ut in C. versicolori ^ed area mediorum subquadrata, Clypeus latior. Abdomen depressum latius quam longius antice obtuse truncatum postice valde dilatatum et ro- tundum, obscure fulvum valde fusco et nigro punctatum et marmoratum, zonis transversis fui vis punctatis et laciniosis pos- tice subconfluentibus et vittam mediam dentatam foj-mantibus — IKI — ornatuni, infra inordinato niyi-icanti-puiK'tatum. Sternum tes- taceum nig-ricanti-punctatum. Pedcs fulvi validissimo fiisco et nigro puiictati et variati, ut in C. vcrsicolori sed tibiis anticis supra aculeis lateralibus parvi.s binis armatis. Area vuIvcT, sat convexa nigra circulatim subtiliter striata ad apicem deplanata et testacea et plag-ula média falva minuta triquetra et postice excisa notata. d" long-. 4,5™"\ — Céphalothorax convexior nigcrrhnus nitidus in reg'ionc oculari albo-opaco marginatus et utriiique prope mar- ginem maculis fulvis panels ornatus. Abdomen brève depressum nigrum, antice inordinate albo-marginatum, supra vittis trans- vcrsis latis punctatis et dentatis albo-opacis ornatum. Pedes lon- g-jores nigri albo-opaco punctati et variegati tarsis testaceis apice nigris, femoribus anterioribus antice aculeis longis 7-8 inordi- natis et supra aculeis 3-4 seriatis armatis, tibiis metatarsisque aculeis inferioribus et lateralibus longis armatis. Pedes-maxillares brèves nigri femore ad apicem anguste albo-cincto, patella subquadyata convexa, tibia patella vix breviore extus apophysa superiore longa secundum tarsum directa haud attenuata apice obtusa sed in aculeum sinuosum et oblique divaricatum breviter producta (in C. versicolori apophysa ad apicem aculeo minutis- simo et recto munita), apophysa inferiore paulo breviore lévite arcuata tereti apice obtuse et minutissime incrassata, tarso sat late ovato, bulbo simplici mutico disciformi ad apicem fovea parvaparum profundaimpresso. — Japon : Yokohama (Mellottée). Genus Trichopagis nov. g-en. Céphalothorax long-ior quam latior humilis paululum depressus sed antice in parte cephalica attenuatus et leviter acclivis, fronts sat angusta truncata. Oculi postici in linea valde recurva, medii lateralibus minores et a lateralibus quam inter se remotiores. Oculi antici in linea subrecta vix recurva, medii lateralibus minores et inter se paulo remotiores. Area mediorum fere qua- drata. Clypeus arep, mediorum paulo ang-ustior verticalis planus. Sternum sat late oblongum. Pars labialis sat longa subparallela apice rotunda. Abdomen longius quam latius antice emargi- natum postice sensim incrassatum et truncatum cum angulis plus minus productis. Pedes valde ina-quales, antici quatuor reliquis multo lonji'iores, metatarsis tibiis evidenter brevioribiis et leviter — 185 — curvatis. Tibias et metatarsi antici infra aculeis seriatis long-is- simis instructi, articuli reliqui cuncti niutici 24. Trichopagis manicata sp. nov. — c? (pullus) long-, ô""™. . — Céphalothorax albido-testaceus, vitta fusco-rufula arcuata postice attenuata et abbreviata antice et utrinqiie limbatus, fronte utrinque sub oculis lateralibus posticis seta nigra longis- sima divaricata depresso-lanceolata et in medio inter oculos tuberculo conico setas similes duas g-erente munita. Clypeus ver- ticalis utrinque tuberculo parvo setig^ero notatus. Abdomen niulto long-ius quam latius, antice profunde emarg-inatum et obtuse bilobatum, postice sensim incrassatum et truncatum cum ang-ulis paululum prominulis et obtusis, pallide fulvo-cine- reum, antice linea long-itudinali, prope médium arcubus trans- versis sinuosis duobas albo-opacis et tenuiter fusco-marg-inatis, prope arcum secundum maculis fuscis ovatis et obliquis et postice supra mamillas macula semilunari fusca decoratum, infra om- nino album. Chelse fulvse. Sternum partes oris pedesque pallide lurido-testacea parce et long-e albo-pilosa, metatarsis anticis in parte apicali intense nigris et nig-ro-pilosis, femoribus anticis muticis, tibiis infra aculeis long-issimis pellucentibus 4-5 (articulo plus triplo longioribus) versus apicem sensim brevioribus, meta- tarsis aculeis 4-5 similibus sed leviter curvatis instructis. Pedes postici omnino mutici. — Madagascar. Genus Acentroscelus nov. g-en. Gen. Tmai'o aflînis, differt prsesertim pedibus omnino muticis. Céphalothorax brevis subparallelus fronte lata obtuse truncata haud carinata. Oculi fere ut in Tmaro sed tuberculis lateralium majoribus et prominentioribus. Area mediorum fere seque long-a ac lata et antice quam postice ang'ustior. Clypeus verticalis planus haud porrectus area mediorum paulo angustior. Pedes sat brèves et parum robusti, mutici. 25. Acentroscelus albipes sp. nov. — ^ long. 3,2ram. — Céphalothorax subtiliterçoriaceus niger utrinque obscure rufulo- variegatus, vitta média antice latissima postice valde attenuata et subtriquetra pallide fulvo-rufescente et albo-opaco marginata iiotatus, fronte et tubei'ibus oculorum lato all)ido-te.staceis. Cl^^peus infuscatiis testaceo-marg-inatus. Abdomen long-ius quam latins, antice obtuse truncatnm, postice leviter ampliatum sed apice brevitcr aoiiminatiim et leviter pi'oiniiiulum. obscure fulvum vitta média lata postice attenuata et evancscente flaves- centi-nitida et utrinque vitta margùnali interrupta ornatum, infra nigricans albo-testaceo marginatum. Sternum cLeheque nig'ricantes. Pedes pallide flavo-testacei subpellucentes, femo- ribus tibiisque levissime rufulo-tinctis. Pedes-maxillares brèves et robusti pallide testacei, femore infra tibia tarsoque leviter infuscatis, femore brevi sat crasso et compresse, patella liaud long"iore quam latiore convexa, tibia patella multo breviore liaud ang^ustiore extus ad marginem inferiorem apopliysa nig-ra arti- cule multo long-iore oblique divaricata et sursum curvata muîiita, tarso lato breviter disciformi, bulbo simplici. $ long-. 3,4""™. — Mari fere similis. Céphalothorax latiusfulvo- marmoratus. Abdomen postice latius obscure fulvum subtilissime fusco-punctatum, vitta média dilutiore minus distincta. Pedes- maxillares pedesque omnino pallide flavo-testacei. Area vulvfe nigra fovea média parva transversim ovata notata. — Brasilia (Minas) : Caraça (E. Gounelle;. Sectio PHILODROMIMl. Genus Cleocnemis nov. g-en. Gen. Thanato afïinis. Céphalothorax similis. Oculi postici in linea magis recurva, medii lateralibus evidenter minores et a late- ralibus quam inter se remotiores. Area mediorum liaud vel vix longior quam latior et antice quam postice vix angustior. Pars labialis liaud longior quam ad basin latior evidenter attenuata dimidium laminarum vix attingens. Pedes sat brèves et robusti valde aculeati et setosi, 1, 2 et 3 suba^quales. 4 paulo breviores et paulo debiliores, tarsi haud vel vix distincte scopulati. 26. Cleocnemis heteropoda sp. nov. — ? long-. 3,5™™. — Céphalothorax humilis antice sat longe attenuatus et obtusus in medio levissime dcprcssus, pallide luridus in lateribus infuscatus — 187 — et nigricanti-reticiilatus, parte cephalica postice lineis fascis binis ramosis notata. Oculi postici in linea valde recurva, medii a lateralibus multo long-ius quam inter se remoti et paulo mi- nores. Oculi antici in linea seqii aliter recurva, medii inter se quam a lateralibus remotiores, Clypeus area mediorumevidenter ang-ustior verticalis planus. Abdomen sat late oblong-um de- pressum, antice obtuse emarginatum, postice leviter ampliatum, supra nig-ricans maculis marg'inalibus inordinatis et vitta média postice attenuata obscure fulvo-testaceis notatum, infra cinereo- testaceum, pilis albidis plumosis vestitum. Sternum luridum utrinque nig-ricanti-marg-inatum. Pedes sat robusti et brèves Jong'e et numerose fulvo setosi et aculeati, pallide luridi, i et ii crebre et inordinate nigro-punctati, m creberrime punctati pa- tella tibiaque fere nigTis, iv parcius punctati. Pedes-maxillares luridi nigTO-variati (vulva liaud plane adulta). c? long". 3,5™™. — Céphalothorax latior, vitta média dilutiore et rufescente postice attenuata et evanescente notatus, pilis crassis long-is in parte plumosis flavo-nitidis vestitus. Pedes long-iores obscurius rufescenti-fulvi nig-ro-punctati, patella tibia et meta- tarso paris 3"^ fere omnino nig-ris. Pedes-maxillares brèves et ro- busti, femore brevi supra in parte apicali 1-2 aculeato, patella subquadrata, tibia breviore et ang-ustiore extus ad apicem paulo infra apophysa nigra obliqua depressa apice truncata munita, tarsQ sat late ovato breviter acuminato, bulbo elongato simplici apice stylo brevi nigro extus arcuato et haud libero munito. — Brasilia (,Rio) : Tijuca (E. Gounelle). SUR DEUX ESPECES DE LEPAS FOSSILES DD MIOCÈNE DES ENVIRONS DE BORDEAUX, PAR p. FISCHER Les Cirrliipèdes pédoncules tertiaires de l'Aquitaine n'ont été étudiés que récemment. Charles Des Moulins a consacré les der- niers moments de sa laborieuse carrière scientifique à l'examen des restes de ces animaux; il n'a pu malheureusement terminer qu'une seule monographie (1) dans laquelle il a décrit minutieu- sement une espèce de Scalpellum {S. Burdigalense) dont il avait rassemblé 1,570 pièces, provenant de Salles et des environs de Saucats. Ch. Des Moulins pensait que VAnatlfa Burdigalensis, indiqué nominalement par A. d'Orbig-ny, dans son Cours élémentaire de paléontologie (2), a été établi sur des pièces de Scalpellum. Mais cette assertion ne me semble pas fondée, quoique d'Orbigny ne mentionne comme Cirrhipèdes fossiles que les genres Aiialifa, Pollicipes et Aptychu'i. Les valves de Scalpellum sont tellement distinctes de celles des Anatifa que d'Orbigny ne les aurait pas confondues. (1) Cirrhipèdes pédoncules du terrain tertiaire miocène (AcL de la Soc. Linn. de Bordeaux, vol. XXX, p. 131. 1875). (2) Vol. 1, p. 254. « Nous possédons un véritable Anatife fossile dûs terrains tertiaires fahmiens de Bordeaux, l'A. Burdigalensis, d'Orbigny. w — 100 — D'autre part, l'espôco do (rOrljig'iiy n'ayant jamais été décrite ou tig-nréc et n'existint pas dans sa collection, doit être consi- dérée comme non avenue. La découverte de véritables Anatifes (Lepas) dans les faluns de Pont-Pourquey, où elles sont associées aux Scalpi-lUun, est un fait des plus intéressants. Ces pièces m'ont été communi(|uées par mon collègue ;M. Benoist, qui les avait montrées à Ch, des Mou- lins. Elles indiquaient la présence de deux espèces distinctes. 1" Lepas Aquitanica, Fischer. (PI. IV, fiy. 1-7.) Scutiim striatum, ad hasim coarctatum; margine aperturali arcuato; area aperturali lata; margine basali intus in lamiaam crassam, hitam refïexo ; cardine {scuti sinistri) dentato. Tergum ad ançjulum basalein aciuninatum, Carina valde compressa, sulcato-striata. Longit. senti : 20 mill. ; diam. maj. 13 mill. Fossilis in stralis 7niocœnicis, in loco Pont-Pourquey diclo, prope Saucats {Giro)ide). Scutum solide, subpentag'onal, portant à sa face externe des sillons assez forts, qui divergent à partir de l'umbone: une carène peu élevée part de l'umbone pour aboutir au sommet. Le bord apertural {occludent margin de Darwin) est arqué, et l'aréa aperturale, comprise entre cette carène et le bord apertural, est plus large que chez toutes les autres espèces de Lepas. Le bord tergo-latéral est anguleux vers le tiers inférieur de son trajet, et, entre cet angle et le bord basai, le test est très rétréci dans son diamètre transversal. Le sommet du scutum (apex, Darwin) est assez aigu. La surface interne du scutum est remarquable par la largeur de la lame réfléchie du bord basai. La charnière est constituée sur le scutum gauche (le seul que nous ayons vu) par une saillie dentiforme, longitudinale et assez forte. Tergum triangulaire, à angle basai très aigu, à bord scutal légèrement arqué et subconcave, à bord operculaire [occludent margin, Darwin) arrondi, arqué. Surface portant des stries rayonnantes. — 191 — Carina très comprimée, pourvue de côtes longitudinales par- fois granuleuses ; branches de la f ourdie divergentes et terminées en pointe. Rapports et différences. Cette espèce ne peut être rapprochée que du Lepas anserifera, Linné. Elle en dififère par la convexité plus forte du bord operculaire du smtum, par la plus grande largeur de l'aréa operculaire; par le rétrécissement du sciitum, au-dessus du bord basai; par la largeur de la lame réfléchie et interne du bord basai du scutiun; par la compression extrême de la carina. Gisement. M. Benoist a découvert à Pont-Pourquey, près Sau- cats (Gironde), les pièces qui m'ont servi à faire connaître cette espèce. Ce sont deux scuta, dont un seul complet, deux terga de grandeur inégale et cinq carina en plus ou moins bon état. 2° Lepas Orbignyi, Des Moulins, mss. (PI. IV, fig. 8.) Mon regretté maître et ami, Ch. Des Moulins, a donné, dans sa collection, le nom de Lepas Orbignyi à quelques pièces malheu- reusement très incomplètes, trouvées à Pont-Pourquey, avec le Lepas Aquitanica et appartenant sans aucun doute à une espèce difiTérente. Mais il me semble que nous ne possédons pas encore des éléments suffisants pour décider si ce Lepas Orbigmji cons- titue une espèce distincte, ou s'il n'est qu'une forme fossile du Lepas anserifera, Linné, qui vit aujourd'hui dans toutes les mers du globe. Le scutum, représenté par quatre fragments dont deux con- servent le bord basai (côté droit), est extérieurement presque lisse ou légèrement strié; le bord basai est arqué, un peu concave; les umbones sont très aigus; la carène umbono-apicale existe, mais elle est peu saillante. A la face interne du scutum, le bord basai se réfléchit sous forme de lamelle transverse, moins élevée et moins forte que chez le Lepas Aquitanica. Une fossette triangulaire, aiguë, se voit au sommet de l'umbone. Le terguni a sa pointe basale aiguë et présente la même forme que chez l'espèce précédente. — 102 — La carina est moins comprimée et porte quelques stries longi- tudinales. En somme, ce Cirrhipède me semble très voisin du Lcpaa anse- rifera, Linné, surtout des variétés dont le test est peu strié. 11 en ditfère toutefois par sa lamelle scutale réfléchie interne du bord basai plus large et plus forte, par sa fossette umbonale aiguë, profonde et triangulaire, par son terrjwn étroit, aigu à son extrémité basale. DESCRIPTION d'un nouveau genre de CIRRHIPÈDES (STËPHANOLEPAS) PARASITE DES TORTUES MARINES PAR p. FISCHER. Stephanolepas muricata, Fischer. (PI. IV, fig. 9, 11.) Un certain nombre de Cirrhipèdes sessiles, de la famille des Coronulidœ, vivent attachés à la surface des téguments des Tor- tues marines ou Chelonia : tels sont les Platylepas bissexlobata, Blainville; P. û(ecor«;«^ Darwin; Chenolobia testudinaria, Linné; G. Caretta, Speng-ler (1); mais on n'avait pas encore signalé, à ma connaissance, des Cirrhipèdes pénétrant profondément dans les téguments des Tortues. Mon ami, le Docteur Souverbie, m'a communiqué plusieurs morceaux de téguments du Chelonia imbricata, Linné, qui montrent des Cirrhipèdes parasites appartenant à un nouveau type que je propose de nommer Stephanolepas muricata. Leur orifice est extérieur, mais la plus grande partie du test et la base placés au-dessous du tégument, sont en contact avec le tissu cellulaire sous-cutané des tortues. Au lieu d'être distribués à la surface des écailles, sans localisation spéciale, ces curieux Cirrhi- (1) Les Cirrhipèdes pédoncules qui se fixent sur la carapace des tortues ma- rines sont peu nombreux et appartiennent aux genres Lepas (L. Hilli, Leach) et Conchoderma (C chelonophila, Leach). Tome XL. 13. — 194 — pèdes se fixent toujours à l'intersection de deux plaques épider- miques, et leur présence n'est indiquée extérieurement que par une dépression peu visible. Comme, d'autre part, il n'atteig-nent que de faibles dimensions, il n'est pas étonnant qu'ils aient échappé à l'attention des naturalistes. Les Stephanolepas ont un test subsphérique, blanchâtre, épidermé, mince; leur base est petite, circulaire, fermée par une membrane très mince et munie de six entailles peu profondes ^qui correspondent aux sutures des six valves. Comparée à l'orifice externe, la base est plus étroite; il en est de même chez les Tuhici)ieUa, dont l'orifice basai est aussi fermé par une membrane. La paroi extérieure du test est ornée de cinq ou six anneaux transverses, saillants, interrompus par six aréas longitudinales, lisses qui correspondent aux sillons médians, rayonnants qui divisent les valves des Platylepas en deux parties symétriques. Par conséquent les aréas lisses méiidiennes des StepJianolepas représentent la partie centrale des murailles {parie tes, Darwin) des Tiibicinella, et nullement, comme on pourrait le croire au premier abord, les aréas lisses des Tubicinella qui sont placées au niveau des radii et qui interrompent les anneaux transverses des Tubicinella. En dehors de ces aréas lisses, d'ailleurs assez larges, chaque segment d'anneau des Stephanolepas se relève et forme une pointe ou épine courte et saillante. L'ensemble du test peut donc être comparé très grossièrement à une sorte d'Oursin (Cidaris), à six divisions; l'aréa lisse du Stepha?iolepas serait équivalente de la zone ambulacraire de l'Oursin, et l'aréa épineuse serait assi- milable à la zone interambulacraire. Cette aréa épineuse des Stepha?iolepas est placée au-dessus des radii des valves. Les valves sont minces, vitreuses à l'intérieur, et ne paraissant pas poreuses ou tuberculeuses comme celles des Tubicinella. Les bords de la base sont aig'us et simples. L'agencement des valves à l'orifice externe est semblable à celui des Platylepas; il y a donc six valves; le rostre est muni de larges rayons et la carène est étroite avec deux ailes. Les pièces operculaires, au nombre de quatre, ressemblent à celles des Platylepas, Tubicinella et Coronula. Les deux scuta et les deux terga ont à peu près les mêmes dimensions: ces pièces sont allongées, semi-lunaires, se touchant, mais non articulées. — 195 — Intérieurement les valves forment une paroi homog'ène; les ailes larges, triang-ulaires, deviennent de plus en plus étroites vers la base. Les dimensions du Stephanolepas muricata sont peu variables. Les huit spécimens que j'ai vus, et qui appartiennent au musée de Bordeaux, mesurent tous 6 millimètres de long-ueur et 6 millimètres de diamètre. Il est évident que le g'enre Stephanolepas doit être classé dans la famille des foy'o?«M/2V/<:e_, caractérisée parses pièces operculaires non articulées, et qui se compose des g-enres Coronula, Plati/lepas et Tubidnella, vivant fixés sur les vertébrés (Baleines, Dug-ong-s, Tortues, Serpents de mer). Les Stephanolepas se rapprochent des Tubidnella par leur test annelé, relativement assez allong-é, parleur base plus étroite que l'orifice externe: ils en diffèrent par leurs anneaux interrompus au niveau des parietes. D'autre part, ils présentent quelques affinités avec les Platy- lepa& par leur zone lisse correspondant au sillon médian des parietes de ce g-enre; mais ils s'en éloigment considérablement par leur forme non aplatie, leurs valves très minces, non dilatées et non poreuses à la base. Ce dernier caractère suffit pour les disting-uer des Coro7mla. Ce nouveau genre semble donc intermédiaire entre les Plati/- lepas et les Tubidnella; et, pour mieux rendre ma pensée, je dirai qu'il a les mêmes rapports avec les Platylepas que les Tubidnella avec les Coronula. Il en résulte que les Cirrhipèdes parasites des Chelonia ont des formes déprimées {Platylepas, Chenolobia) et des formes sub- tubuleuses {Stephanolepas) ; comme les Cirrhipèdes des Baleines ont des formes aplaties {Coronula) et des formes tubuleuses {Tubidnella). Le g'enre Stephanolepas ne renferme jusqu'à présent qu'une seule espèce : S. muricata, Fischer, trouvée comme je l'ai dit dans les écailles des membres d'un Chelonia imbricata, Linné, de Poulo-Condor (Cochinchine) et donnée par M. Renaud, au Musée de Bordeaux. Sur la même tortue j 'ai reconnu quelques spécimens jeunes de Platylepas bissexlobata, Blainville. 196 — EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE IV. 1. Scutum gauche du. Lepa s Aquitanica, Fischer, vu pat- sa face externe. 2. Le mêrrie, vu par sa face interne. 3. Tergunri droit du L. Aquitanica, vu par sa face externe. 4. Le même, vu par sa face interne. 5. Carina du L. Aquitanica, vue de côté. 6. La même, vue par sa face interne. (Les figures 1-6 sont grossies deux fois). 7. Restauration du Lepas Aquitanica, d'après les exemplaires de Pont-Pour- quey, par M. Benoist. 8. Restauration du Lepas Orhignyi, Des Moulins, d'après les exemplaires de Pont-Pourquey, par M Benoist. (Les figures 7-8 sont de grandeur natu- relle). 9. Stephanolepas muricata, Fischer. Morceau d'écaillé de Chelonia, vu par sa face extérieure. — a. orifice externe du Cirrhipède. (GrQssi deux fois). 10. Stephanolepas muricata, vu par sa base : la membrane basale est enlevée et permet de voir les quatre pièces operculaires. Le peritrème basai montre les six entailles qui correspondent aux sutures des valves. (Grossi trois fois). 11. Le même, vu de côté et à la face interne d'un morceau d'écaillé. (Grossi trois fois). Actes de lo/SocLinn. de Bordeaux. TomeXLPlA. Litk L Fassoh, Strasbowy. Cirrhipèdes fossiles et vivants. LISTE DES HYPHOMYCETES Récoltées aux environs de Saintes (Charente-Inférieure). Paul BRUNAUD. HYPHOMYCETES Mart. i?. m. part. Fam. 1. MUOÉDINÉES Link emend. Sect. 1. AMÉROSPORÉES Sacc. Sous-sect. l. Micronémées Sacc. Trib. 1. Ghromosporiées Sacc. Microstroma Niessl. Hlicrostroma album (Desm.) Sacc. ; Fusisporium album Desm. — Sur les feuilles vivantes du Quercus pedunculata. — Pessines, Saintes. Tril). 2- Oosporées Sacc. Oospora Wallr. Oospora crustacea (Bull.) Sacc. ; Mucor crustaceus Bull. — Sur la croûte des fromages salés. — A. C. — 198 — Fusidium Link. Fiisidiuiii grisouiii Link. — Sous les feuilles du Qnercus pc- (hinciilata, &\\ iJastcmea vulf/aris, Avl Cori/liis Avellcnia. du Popi//us fastif/iata, du Fafjus silvatica. — A. C. Monilia Pers. emend. Sacc. nionillii aurea (Link) Gmel. — Sur des feuilles et du bois pourris. — Saintes, Pessines. M. fructi^cna Pers. — Sur les pêches et les poires gâ- tées. — A. C. M. cinerea Bon. — Sur les prunes et les cerises pourries. —A. C. M. laxa (Wallr.) Sacc. et Vogd.: Oospora laxa Wallr. — Sur les abricots pourris. — Saintes. (Voisin du précédent.) M. sitopliila (Mont.) Sacc; Pénicillium sitophilum Mont. — Sur de la mie de pain moisi. — Saintes. Cylindrium Bon. Cylindrium eloiigratuin Bon. — Sur du bois pourri, des feuilles de Chêne. — Saintes. C. candiduin Bon. — Sur des feuilles pourries. — Saintes. C. griseum (Ditm?) Bon. : Fusidium griseum Link. — Sur les feuilles pourries du Chêne. — Saintes. Geotrichum Link. Cir«otricliuiii caiididinu Link. — A terre dans les bois. — Saintes, Pessines, Fontcouverte. Oidium Link emend. Sacc. Oidîuin erysiphoides Fr. — Sur les feuilles des Cucurbitacées, du Verbena officinalis, des Verveines hybrides, de Humulm — 199 — Lupulus, du Taraxacum officinale, du Potentillareptans,dL\i Verbascum Thapsiis,d\i LT/ciwn darbarum,d\i Lyciiim ovatum, du Lamium purpurewn, du Ballota fœticla, du Carduus te- nuiflorus, du Circium eriophorum, de Euphorbia Helioscopia, du Géranium molle, du StacJujs recta, du Geiimurbanum, du Lamium amplexicaule, du Borago officinalis, du Myosotis alpina, du Symphytum officinale, de Fy« xanthifolia, de Tanacetum vulgare, de Tanacetum crispum, etc. — T. C. O. leucoconiuiii Desm. — Sur les feuilles des Rosiers culti- vés, du Cydonia vulgaris. — T. C. O. Tuclceri Berk. — Sur les feuilles et les fruits du Vitis vinifera. — T. 0. par années, O. Valerianellae Fuck. — Sur les feuilles et les tig-es du Vale- rianella carinata. — Saintes. O. Aceris Rabh. — Sur les feuilles de Acer campestre. — T. C. O. monilioides Link. — Sur les g-raminées. — Saintes, Pessi- nes, Rochefort, Varzay, Fontcouverte, Moëze. Sous-sect. 2. Macronémées Sacc. Trib. 3. Gephalosporiées Sacc. Trichoderma Pers. Trielioderma li§;norum (Tode) Harz; Trichoderma viride Pers. — Sur du bois pourri, des branches tombées de Cai^pi- nus ^e^«^ 131. Jungermannia muUifida L. y jminatifida . Ekart, Syn. Jung., p. 65, tab. xii, fig. 109. - 254 — Hab. : Les ruisseaux et les rnarais. Nous avons trouvé aux environs de Soulac, dans la lède de Lillan, sur les bords du ruisseau de Capsey , un Aneura que nous croyons pouvoir rapporter à cette hépatique qui nous paraît très rare dans notre rég"ion. 56. Aneura multifida Dmit. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepal., p. 496. Du Mortier, Hepat. europ., p. 141, T. Husnot, Hepatic. galL, p. 76, n" 132. Jimgermannia multifida L. Ekart, Syn. Jung., p. 64, tab. vu, fig. 50, tab. xui, fîg. 109. Hab. : Bord des ruisseaux, marécages au milieu des mousses. C. Gironde : Cité par Laterrade (p. 484) à Cenon ; Arlac, etc. — Cité par Chantelat à la Teste dans les marais sur les vieilles souches et la terre R. — La Teste (Chantelat, in lierb. Brochon). — rioirac (Durieu, in herb. G. Lespinasse; Brochon). — Arlac, rigoles humides de la lande; Bordeaux, berg'es humides et om- bragées (Durieu, in herb. Motelay). — Floirac; la Teste; Verde- lais; Bijoux, commune de Birac près Bazas; Lagorce. Fruct. : Floirac, 27 janvier 1883; Verdelais, 23 mai 1883, 23 mars 1884; Bijoux, 5 avril 1884. Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 301), comme CC. aux environs de Dax : Saint-Pandelon ; Ter- cis; Saint-Paul. 57. Aneura palmata Dmrt. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat., p. 498. Da Mortier, Hepat. europ., p. 143. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 75, \\° 130. Jimgermannia palmata Hedw. Ekart, Syn. Jung., p. 65, tab. xui, fig. 115. Hab. : Sur les troncs des arbres et spécialement des hêtres dans les forêts. RR. Gironde : Floirac (Des Moulins et G. Lespinasse, Plantes rares de la Gironde, in Cong. Scient, de Fr., 1861, t. III, p. 416). Indique par Grateloup (Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 301), comme R. à Tercis. 255 Tribu 3. — METZGÉRIÉES. Fructification naissant de la nervure sur la face inférieure de la fronde. Pas de périanthe. Elatères persistant à l'extrémité des valves de la capsule. Genre 24. - METZGERIA Haddi. 58. Metzgeria furcata Dmrt. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat., p. 502. Du JVIortier, Hepat. europ., p. 139. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 77, n" 133, Jungermannia furcata l. Ekart, Syn. Jung., p. 66, tab. i, fig. 1. Hab. : l'ans les endroits ombrag'és sur les troncs des arbres et des arbustes : chênes, pins, noisetiers, aulnes, aubépines, g-e- névriers, etc. Quelquefois mais rarement sur les rochers. ce. Gironde : Cité par Laterrade (p. 484) sur les troncs d'arbres parmi les mousses. — Cité par Chantelat comme CC. sur les troncs d'arbres dans les bois humides. — La Teste (Chantelat in herb. Brochon). — Parc-Bordelais; Caudéran; Gradignan (Burieu, in herb. Motelay). — Caudéran; Gradig-nan, sur les troncs des arbres de l'avenue du château de Lestonnac {Herb. G. Lespinasse; Durieu, in herb. Motelay). — Maubruc près Cazeaux; Bijoux, commune de Birac près Bazas; la Teste dans la grande forêt; Castelnau-de-Médoc ; Balisac; Salles; Saucats; la Brède, vallée du ruisseau de Moras. Fruct. : Gradig-nan, septembre; la Teste, 9 février 1884; Sau- cats, 21 février 1886. Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 299), comme CC. aux environs de Dax : collines de Saint-Pan- delon; roches crayeuses et ombrag-ées de Tercis; forêts de Saint- Paul, de Narosse. Var. proliféra Nées. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat., p. 503. Hab. : Sur les arbres. RR. Gironde : Castelnau-de-Médoc. — 256 — 59. Metzgeria pubescens K.uidi. Gott., Lindenb, et Nées, Syn. Hepal., p. 504. Du Mortier, Hepal. europ., p. 140. T. Husnot, Hepalic. galL, p. 77, n» 134. Jungermannia pubescens Schr. Ekart, Syn. Jung., p. 67, tab. m, fig. 19. Hab. : Sur les troncs d'arbres et les rochers. Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 300), comme RR. sur les rochers au milieu des moussais aux environs de Dax : Tercis; Saint-Pandelon. Famille II. Capsules agrégées portées sur un long pédoncule. Involucres cohérents à la base ou fixés à la face inférieure d'un réceptacle lobé, sinué ou pourvu de rayons. Tribu 1. — LUNULARIÉES. Quatre involucres croisés en forme de croix et cohérents par la base seu- lement. Genre 25. - LXJNULARIA Micheli. 60. Lunularia vulgaris Mich. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat., p. 511. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 78, no 135. Lunularia cruciata Dmrt. Du Mortier, Hepat. europ., p. 147. Hab. : Sur la terre humide et sur les pierres. G. Gironde : Cité par Laterrade (p. 483) au Tondu. — Lormont (Brochon). — Bordeaux (Clavaud, m herb. Brochon). — Floirac; Lormont; Cenon; leNizan. Nous n'en avons pas observé la fructification dans notre dépar- tement. — 257 — Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 298), comme CC. dans la vallée et sur les coteaux de l'Adour. Dordog-ne : Lanquais, dans un fossé (Des Moulins, m herb. Motelay). Tribu 2. — MARGHANTIÉES. Fruits aggrégés sur un réceptacle commun porté par un long pédoncule et lobé, sinué ou muni de rayons. Genre 26. - MARCHANTIA L. 61. Marchautia polymorpha L. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat., p. 522. Du Mortier, Hepat. europ., p. 150, T. Husnot, Hepalîc. gall., p. 79, n° 136. Hab. : Endroits humides, bords des fontaines et des ruisseaux, dans les marais, au pied des murs. AC. Gironde : Cité à Mérignac, etc., par Laterrade (p. 486), qui ne l'a trouvé que rarement en fructification. — Saint-Médard-en- Jalles; Cenon (Herb. G. Lespinasse). — Saint-Médard-en-Jalles, contre un mur humide au moulin de Capian; Bordeaux, au bas d'un mur humide (Durieu, in herb. Motelay). — Soulac, bords du fossé de Capsey dans la lède de Lillan où les échantillons que nous avons recueillis étaient munis de petites corbeilles den- telées sur les bords et remplies de corpuscules lenticulaires. Fruct. : Saint-Médard-en-Jalles, 21 mai 1854. Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord., t. VI], p. 296), comme CC. aux environs de Dax : Montfort; Nousse; Saint-Pandelon; Lesperon; Saint-Paul. Dordogne : Lanquais (Ch. Des Moulins, in herb. Motelay). Genre 27. — FEGATELLA Raddi. 62. Fegatella conica Corda. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat., p. 548. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 81, n» 139. Conocephalus conicus Dmrt. Du Mortier, Hepat. europ., p. 155. Tome XL. 17 — 258 — Hab. : Bords ombrag-és des fontaines et des ruisseaux, sur la terre, les pierres et les rochers liumides. ce. Gironde : Cité par Laterrade (p. ^iS6) dans les lieux cou- verts, à Mérig-nac, etc. — Lang'oiran; Verdelais; Castelnau-de- Médoc; Saucats, moulin de l'ég-lise; Le Nizan. Fruct. : Verdelais, 23 mars 1884 et 8 novembre 1883 (début); Saucats, 21 février 1886; Le Nizan, 21 mars 1886. Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Dord., t. VII, p. 297), comme CC. aux environs de Dax : Saint-Pandelon; Tercis; Rivière; Saint-Lon; Siezt, etc. Dordog-ne : Lanquais (Des Moulins, m herb. Motelay). Genre 28. — REBOXJLIA Raddi. 63. Reboulia hemisphaerica Raddi. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Eepat., p. 548. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 81, n" 140. Asierella hemisphaerica Dmrt. Du Mortier, Hepat. europ., p. 154. Hab. : Lieux ombrag-és, bords des chemins, C. Gironde : Cité par Laterrade (p. 486) à La Bastide, k laBrède et à Salles près de Libourne. — Bordeaux, Jardin des Fiantes ; ber- ges des chemins creux au-dessus de Lormont dans le ravin dit des Garosses (Durieu, in herb. Motelay). — Cenon-La-Bastide {Herb. G. Lespinasse). — La Réole, mur de soutènement du quai en amont du pont (Brochon). — Gare de Citon-Cénac; Lormont, ravin des Garosses; Cenon. Fruct. : Lormont, 20 avril 1883; Cenon, 25 mars 1886. Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 297), comme CC. à Dax : Saint-Paul; Saint-Pandelon; Tercis; Ang"oumé. Dordog-ne : Lanquais (Des Moulins, in herb. Motelay.) Genre 29. — FIMBRIARIA Nccs. 64. Fimbriaria fragrans Nées. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. HepaL., p. 558. Du JMortier, Hepat. europ., p. 158. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 83, n'' 143. — 259 — Hab. : Sur la terre. • ER. Gironde : Coteaux des environs de Bordeaux, talus humi des et ombragés (Durieu, in lièrb. Motelay). Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 298), comme CC. au bord des fontaines et des fossés et sur les rochers ombragés aux environs de Dax : Saint-Pandelon; Ardi; la Torte; Tercis. Périgord : Talus ombragés des chemins creux dans les con- trées boisées : Neuvic; Beauronne; Eglise-Neuve (Double); Mon- tagnac-la-Crempse (Ch. Des Moulins, in lierb. Motelay). Famille III. AMTHOCÉROTÉEli. Capsules solitaires, linéaires, très longues, s'ouvrant en deux valves, munies d'une columelle. . Genre 30. - ANTHOCEROS Micheli. 65. Anthoceros punctatus L. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat., p. 583. Du Mortier, Hepat. europ., p. 160. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 84, n» 146. Hab. : Sur la terre dans les champs sablonneux. Nous n'avons jamais rencontré dans la Gironde cette hépatique que Laterrade cite cependant (p. 486) dans les lieux couverts, mais sans indication de localité. Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 295), comme CC. à Montfort et à Gamarde. 66. Anthoceros Isevis L. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat,, p. 586. Du Mortier, Hepat. europ., p. 180. . T. Husnot, Hepatic. gall., p. 85, n» 147. Hab. : Sur la terre dans les champs siliceux humides. A.R. Gironde : Cité par Laterrade (p. 486) sur la terre humide à — 260 — Cenon. — Cité par Chantelat «sur les bords des fossés humides entre Mestras et le Teicli le long- de la route départementale. » — Gujan (Chantelat, in hcrù. Brochon;. — Le Teich, sur la terre humide (Durieu, in lierb. G. Lespinasse). — Cenon, parois des fossés humides (Durieu, in herb. Motelay). — La Teste, parois des fossés humides. Fruct. : Gujan, 15 juin 1849: Cenon, avril et mai 1825; la Teste, 9 février 1884. Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 295), comme CC. aux environs de Dax : Aig-ue-Roug-e; la Torte; Nai'osse ; Saint-Paul. Famille IV. TAROlOUlitCJÈESi. Involucre placé à l'extrémité de la fronde, bivalve, sessile. Capsule subsea- sile, dépourvue de columelle. Genre 31. — TARaiONIA Micheli. 67. Targionia hypophylla L. Du Mortier, Hepat. europ., p. 162. T. Husnot, Hepatic. galL, p. 85, n" 148. Ta?'gionia Michelii Corda. Gott., Lindenb.et Nées, Syn. Hepat., p. 574. Hab. : Sur la terre légèrement humide des rochers siliceux. RR. Gironde : Cité par Laterrade (p. 487) sur la terre dans les lieux couverts, mais sans indication de localité. — Lormont, sur un vieux tronc de chêne parmi la mousse (Des Moulins et Lespi- nasse, Plantes rares de la Gironde, in Cong, Scient, de Fr., 1861, t. III, p. 416). Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 295), comme CC. aux environs de Dax : la Torte; Escoriou- Bœu; Pevrouton; Le Brov. — 261 — Famille V. Fruit sessile ou porté sur un pédicelle très court. Pas de périanthe Capsule globuleuse se déchirant irrégulièrement. Pas d'élatères. Tribu 1.— GORSINIÉES. Fronde appliquée sur la terre. Fruits placés à la face supérieure de la fronde. Un involucre. Genre 32. - SPHJEROCARPUS Mlcheli. 68. Sphserocarpus terrestris Sm. Du Mortier, Eepat. europ., p. 164. T. Husnot, Hepatic. g ail., p. 88, n« 153. Sphserocarpus Michelii Bell. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat,, p. 595. Hab. : Sur la terre humide, sur les talus et dans les champs argileux. AR. Gironde : Cité par Laterrade (p. 487) comme R. sur la terre humide à Talence. — Lormont; Gujan (Des Moulins et Les- pinasse, Plantes rares de la Gironde, in Cong. Scient, de Fr., 1861, t. HI, p. 416). — Lormont {Berb. Lespinasse; Durieu, in herb. Motelay; Brochon). — Bordeaux (Durieu, in herb. Motelay). — Gujan, fossés humides de la lande (Chantelat, in herb. Bro- chon). — Bouliac (Des Moulins, in herb. Brochon). — Floirac, chemin de Sibirol (Brochon). — Lormont, bord des chemins dans les champs; et chemin dit des Garosses; Floirac. Fruct. : Lormont, décembre, janvier et avril; Bouliac, avril; Gujan, octobre ; Floirac, 27 janvier 1883. Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 294), comme RR. aux environs de Dax, sur la terre humide de quelques landes du Marensin, principalement de celle de Castets sur l'ancienne route de Bordeaux à Bayonne. — 262 — Dordog'iie : Laiiquais, talus humides verticaux arg-ilo-sableux; Mussidan, près de la gare, abondant mais encore peu développé le 12 novembre 1868 (Des Moulins, m hcrb. Motelay). J'ai découvert le 17 avril 1884 dans les sentiers et dans les en- droits couverts d'une très lég-ère couche de terre et dég-arnis ou à peu près de toute autre vég-étation des rochers g-ranitiques de Lig-ug-é (Vienne) une hépatique extrêmement rare : YOxymitra pyramidata Bischoff. Je ne la fais pas fig-urer dans l'essai que je publie; car je ne crois pas qu'il y ait des chances sérieuses de la découvrir dans notre rég-ion. Tribu 2. - RIGGIEES. Frondes ordinairement disposées en rosette. Fruits enfoncés dans l'intérieur delà fronde. Pas d'involucre. Pas de périanthe. Coiffe soudée à la capsule. Genre 33. — RICCIA. Section 1. Fronde pleine, dépourvue de cavités aériennes. S 1. Bord de la fronde nu. 69. Riccia glauca L. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat., p. 599. Du Mortier, Hepat. europ., p. 167. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 90, n° 156. Hab. : Sur la terre humide dans les champs, au milieu des pelouses; bord des chemins. C. Gironde : Cité par Laterrade (p. 487) dans les lieux humides. — Cité par Chantelat comme C. dans les ornières des chemins peu fréquentés sur la lande k Cabaret. — La Teste (Chantelat, inherb. Brochon). — Lormont, revers des haies et chemin dit des Garosses; Villenave-d'Ornon {Herb. G. Lespinasse). — Che- mins creux des hauteurs de Lormont (Durieu, in herb. Motelay). — Lormont, chemin dit des Garosses, talus; Floirac; Soulac, lède de Lillan. Fruct. : Floirac, 27 janvier 1883; Lormont, 20 avril 1883 — 263 — Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord.., t. VII, p. 293), comme CC. sur la terre arg-ileuse dans les lieux ombra- gés et au bord des fossés : Dax; Lesperon ; Saubag-nac; Seyresse. Dordogne : Labertinie, sur la terre humide (Ch. Des Moulins, m herb. Motelay). Var. major Lindenb. Gott., l.indenb. et Nées, Syn. Hepat., p, 599. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 90. R. Gironde : La Teste, clairières inondées dans la forêt. Fruct. : La Teste, 18 février 1883. Var. minor Lindenb. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepal., p. 599. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 90. M. Brochon a récolté le 20 janvier 1883 auprès de Carignan, sur un petit talus le long d'un bois, une forme de R. glauca qui nous paraît se rapprocher de cette variété. 70. Riccia sorocarpa Bischoff. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat.., p. 600. Du Mortier, Hepat. europ., p. 168. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 90, n" 157. Hab. : Sur la terre humide. RE. Gironde : Lormont, chemin dit des Garosses; Floirac; Sou- lac, bord de la route de Grayan. Fruct. : Floirac, 27 janvier 1883; Lormont, 20 avril 1883. 71. Riccia bifurca Hoffm. Gott., Lindenb. et Nées, S^n. Hepat., p. 600. Du Mortier, Hepat. europ., p. 167. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 91, no 159. • Hab. : Sur la terre humide. RR. Gironde : Arlac (Des Moulins et Lespinasse, Plantes rares de la Gironde, in (Joug. Scient, de Fr., 1861, t. 111, p. 416). — — 264 — Arlac {fierb. G. Lospinasse). — Sur la terre de bruyère humide k la lande du Tondu (Duricu, m hfrh. Motelay). 72. Riccia minima L. Gott., Lindenb. et Nées, Sxjn. Hepal., p. 601. Du Mortier, Hepat. eitrop., p. 168. T. Hnsnot, Hepalic. gall., p. 91, n» 168. Hab. : Sur la terre humide. RR. Gironde : Lormont, ravin dit des Garosses (Des Moulins et Lespinasse, Plantes rares de la Gironde, in Conç/. Scieyit. de AV., 1861, t. III, p. 416). — Lormont, berg-es nues des chemins creux {Herb. Lespinasse; Durieu, in herb. Motelay). § 2. Fronde cUiée au bord. 73. Riccia ciliata Hoffm. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat., p. 602. Du Mortier, Hepat. europ., p. 168. T. Hnsnot, Hepatic. gall., p. 91, n" 160. Hab. : Sur la terre humide. RR. Gironde : Lormont, chemin dit des Garosses. Fruct. : Lormont, 20 avril 1883. Indiqué par Grateloup {Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 293), comme CC. sur la terre humide aux environs de Dax : Gourby. — Indiqué par T. Husnot dans son ouvrage à Dax (Gra- teloup). . ' Section 2. Fronde spongieuse, caverneuse, pourvue de cavités aériennes. 74. Riccia crystallina L. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat., p. 607. Du Mortier, Hepat. europ., p. 170. T. Hnsnot, Hepatic. gall., p. 9.3, n» 106. Hab. : Sur la vase au bord des étang-s et des rivières. RR. Gironde : La ]\[othe. sur le limon récemment découvert — 265 — dans le marais de la Leyre, vis-à-vis la gare (Des Moulins et Lespinasse, Plantes rares de la Gironde, in Cong. Scient, de Fr., 1861, t. III, p. 416, et herb. Lespinasse). Dax, automne 1863 (Clavaud, m herd. Motelay). 75. Riccia natans L. Gott,, Lindenb. et Nées, Syn. Hepat., p. 606. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 93, n° 167. Ricciocarpiis natans Corda. Du Mortier, Hepat. europ., p. 172. Hab. : Nageant dans les eaux tranquilles. RR. Gironde : Mentionné sans indication de localité par Des Moulins et Lespinasse (Plantes rares de la Gironde, m Cong. S cietit. de Fr., 1861, t. III, p. 416). — Barsac (Durieu, m he?'d. Motelay). — Eaux stagnantes du Ciron près de Barsac (Clavaud, m herd. Brochon). Indiqué par Grateloup (Actes Soc. Linn. de Bord., t. VII, p. 293), comme R. à Saint-Paul près Dax (v. T. Husnot, loc. cit.). 76. Riccia fluitans L. Gott., Lindenb. et Nées, Syn. Hepat., p. 610. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 94, n^ 169, Ricciella fluitans Al. Braun. Du Mortier, Hepat. europ., p. 171. Hab. : Nageant à la surface des eaux tranquilles, dans les fon- taines. ce. Gironde : Bordeaux (Chantelat, in herb. Brochon). — Ravin entre Floirac et Bouliac; Villenave-d'Ornon, flaques au bord de TEau-Blanche, au Pont de la Maye et au pont de Langon dans la fontaine Basquiat; Léognan; la Tresne; Cenon;' Carbon- nieu; Castelnau-de-Médoc, dans le ruisseau de Citran (Herb. G. Lespinasse). — Bordeaux; Cenon; Avensan; Bouliac, dans une mare au bas du coteau (Durieu, m herb. Motelay). — Bordeaux, allées de Boutaut (Clavaud, m herb. Motelay; Brochon). — Bor- deaux, dans une fontaine de la côte de Cenon; Saint-Maixent; Lignan; dans une fontaine près de la gare de Citon-Cenac; Pauillac ; Lesparre, fossés sur la route de Hourtin. — 266 — Indiqué par Grateloup {Actes Soc. IJnn. de liord., t. Vil, p. 293), comme CC. dans les fontaines des environs de Dax : Saint-Pandelon; Heugas; Pouillou, etc. Var. Canaliculata. fiott., Linclenb. et Nées, S\jn. Hepat.^ p. 610. T. Husnot, Hepatic. gall., p. 94. Hab. : Sur la vase des mares et flaques d'eau après le retrait des eaux. K. Gironde : Indiqué par Laterrade (p. 487) à Cenon dans la vallée des mousses. — Bords de la Leyre à Lamotlie '(Durieu, in herb. Motelay). — Lèg-e, lède des Agaçats^ dans les lieux inondés l'hiver. Pendant l'impression de ce travail, nous avons eu l'occasion de faire une excursion au Nizan. Près de la station et à proximité de la route d'Uzeste et Préehac, dans des marais tourbeux qui s'étendent sur la côte assez abrupte d'une petite vallée, nous avons eu le plaisir de découvrir le Sphaijnoecetis C07n7nunis Nées {J. spliacjni Dicks.). Cette hépatique est très rare dans le départe- ment de la Gironde, où elle n'avait jamais été ni signalée ni récol- tée. Elle était en bon état de fructification le 27 mars 1887. — 267 TABLE ALPHABÉTIQUE DES FAMILLES, DES TRIBUS, DES GENRES ET DES ESPECES. Aliculaeia Corda.. 228 scalaris Corda 228 Aneura Dmrt 253 multifida Dmrt 254 palmata Dmrt 254 pinguis Dmrt 253 pinnatifida Dmrt 253 Aneurées 253 ANTHELiA Dmrt 235, 238 dentata 238 setiformis Dmrt 235 Turneri Dmrt 238 Anthocérotées 259 Anthoceros Micheli 259 IsevisL 259 punctatus L 259 APLOziA Dmrt 232, 233, 239 cordifolia Dmrt 233 creiiulata Dmrt 233 lanceolata Dmrt 239 Schraderi Dmrt 232 ASTERELLA Beauv 258 hemisphaerica Dmrt 258 Blasia Mich 252 pusilla L 252 Blephasostoma Dmrt.. 237, 238 connivens Dmrt 237 setacea Dmrt 238 Calypogeia Raddi 242 fissa Raddi 243 Trichomanis Corda 242 var. fissa Husnot 243 var. Sprengelii Nées . . . 243 var. propagulifera Hus- not 243 Cephalozia Dmrt . 236, 237 Mcuspidata Dmrt 237 iyssacea Dmrt 236 divaricata Dmrt 236 Chiloscyphus Corda 241 polyantlms Corda 241 var. rivularis 241 CiNCiNNULUS Dmrt 242, 243 Sprengelii Dmrt 243 Trichomanis Dmrt 242 CODONIÉES 250 CONOCEPHALUS Neck 257 conicus Dmrt 257 CORSINIÉES 261 BiPLOPHYLLUM Dmrt... 231, 232 albicans Dmrt 231 oitusifolium Dmrt 232 Fegatella Raddi 257 conica Corda ; 257 FiMBRiARiA Nées 258 frag-rans Nées 258 FossoMBRONiA Raddi 250 pusilla Dmrt 250 Frullania Raddi 249 dilatata Dmrt 249 Tamarisci Dmrt 250 GÉOCALYOÉES 241 Gymnocolea Dmrt 233 ajlnis Dmrt 233 Gymnomitriées 227 jubulées 248 Jungermannia L 231 acuta Lindenb 234 albicans L 231 asplenioides L 229 268 — barbatil Sclirob 233 bariata var. quinqueden- tata Nées 235 bicrenata Lindenb 234 bicuspidata L 237 iidentata h 239 Blasia Hook 252 iyssacea Roth 23G compacta Roth 230 comiûanata L 245 connivens Dicks 237 cordifolia Hook 233 crenulata Sm 233 dentata Raddi 238 dilatata L 249 divaricata Nées 236 divaricata Sm 236 emargiuata Ehrh 221 epiph7jlla L 251 FuncUi Web. et Mohr. ... 227 furcata L 255 heterophylla Schrad 240 incisa Schrad 235 intermedia Lindenb 234 laevigata Schrad 246 lanaeolata L 239 minutissima Sm 249 muUiJidaL 254 Y pinnatifida 253 nemorosa L 231 obtusifolia L 232 palmata Hedw 254 pinguis L 253 platyphylla L 246 polyanthos L 241 pujbescens Schr 256 pusilla L 250 quinqiiedentata Huds 235 reptans h 244 resupi?iata L 230 scalaris Schrad 228 Schraderi Mart 232 serpylUfolia Dicks 248 setacea Web 238 setiformis Ehrh 235 sphagni Dicks 239 266 Starkii Nées 236 Tamarisci L 250 io7nentella Ehrh ^5 Tnchomanis Dicks 242 triloiata L 244 Turneri Hook 238 undulata L 230 ventricosa Dicks 234 viiiculosa L 241 Wilsoniana Nées 233 JUNGERMANNIACÉES 227 JUNGERMANNIÉES 229 Lejeunia Libert 248 inconspicua de Not 248 minutissima Dmrt 249 serp3^11ifolia Libert 248 var. ovata Nées 248 Lepidozia Dmrt 244 reptans Dmrt 244 LioCHLAENA Nées 239 lauceolata Nées 239 LoPHOCOLEA Dmrt 239 bidentata Nées 239 heterophj^lla Dmrt 240 lateralis Dmrt 239 LuNULARiA Mich 256 cruciata Dmrt 256 vulgaris Mich 256 LUNULARIÉES 256 Madotheca Dmrt 246 Covdacana Dmrt 9 7 laevig-ata Dmrt 246 platyphylla Dmrt 246 platyphylloidea Dmrt. . . 247 PorellaNees 247 Marchantia L 257 polymorpha L 257 Marchantiacées 256 269 Marohantiées 25'7 Marsupella Dmrt 227 emarginata Dmrt 227 Funchii Dmrt 227 Mastigobryum Nées 244 trilobatum Nées 244 Metzgeria Raddi 255 furcata Dmrt 255 î?ar. propaguliferaNees. 255 pubescens Raddi . 256 Metzgériées 255 Odontoschima Dmrt 239 sphagni Dmrt 239 OxYMiTRA Bischoff 262 pyramidata Bischoflf 262 Pellia Raddi 251 calyciua Nées 252 epiphylla Corda 251 var. angustifolia Mérat. 252 Pelliées 251 Plagiochila Dmrt 229 asplenioides Dmrt 229 Platyphyllées 245 Pleuroschisma Dmrt 244 trilobatum Dmrt 244 Ptilidiées 244 Radula Dmrt 245 complanata Dmrt 245 «ar. propag-uliferaHook. 246 Reboulia Raddi 258 hemisphaerica Raddi 258 RiCCiA L , 262 bifurca Hoflfm 263 ciliata Hoflfm 264 crystallina L 264 fluitans L 265 var. canaliculata 266 glauca L 262 var. major Lindenb.. . . 263 var. minor Lindenb . . . . 263 minima L . 264 natans L . 265 sorocarpa Bischoff . 263 RicciACÉEs ; . 261 Ricciées 262 RWCIELLA A. Braun . 265 fluitans A Braun 265 RicciocARPUs Corda 265 natans Corda . 265 Saccogyna Dmrt . 241 viticulosa Dmrt 241 Sarcosgyphus Corda 227 Ehrharti Corda 227 emarginatus Boul 227 Funckii Nées 227 Scapania Dmrt 230 compacta Dmrt 230 nemorosa Dmrt 231 resupinata Dmrt 230 undulata Dmrt 230 SouTHBYA R. Spruce 228 tophacea R. Spruce 228 Sph^rocarpus Micheli 261 Mic/ieliiBell 261 terrestris Sm 261 Sphagnoecetis Nées 239 communis Nées 239 266 Targionia Micheli 260 hypophylla L 260 Mi-'Jielii Corda 260 Targioniacées 260 Trichocolea Nées 245 tomentella Nées 245 Tricholea Dmrt 245 tomentella Dmrt 245 Trichomanoidées 242 LES BATHYSIPflONS PREMIÈRES PAGES D'UNE MONOGRAPHIE DU GENRE PAR M. le marquis de FOLIN. Lorsque le Professeur M^ Sars institua le g-enre Bathysiphon, on commençait à peine à connaître quelques-uns des Rhizopodes réticulaires de la faune des grandes profondeurs; il ne put donc le rattacher exactement à aucune des catég-ories ou tribus qui peuvent être regardées actuellement comme constituant l'Ordre. Les recherclies du Travailleur et du Talisman ont eu pour effet, parmi tant de résultats produits, de réunir un nombre consi- dérable de ces animaux. Dès lors, il est devenu plus aisé de les distinguer les uns des autres et de les séparer fort naturel- lement, en raison de la diversité des matériaux employés dans la composition des enveloppes protectrices de l'organisme qui les habite après les avoir édifiées. Ces demeures étant nettement caractérisées par la nature des éléments qui ont servi à les cons- truire, il s'ensuit que rien n'est plus simple que de les ranger en groupes, en tribus. C'est en -celle des Pâteux que doivent être placés les Bathysi- phons, en raison de la caractéristique du tube que l'animal établit en le composant d'une véritable pâte, dans laquelle il fait entrer des grains de sable, des fragments de spicules qu'il cimente à l'aide du sarcodesme {Y), c'est-à-dire d'un mélange de sécrétion et desarcode, contingent animal de la pâte. Il est facile de s'en con- vaincre : en effet, si l'on examine le tube produit, on le trouv^ (1) AscjjLdç ciment. — 272 — dur, solide, et cependant ayant une certaine élasticité. Si on l'écrase, on reconnaît sans peine l'état pâteux en lequel sont réunis tous les matériaux. Dans l'acide, il ne donne lieu à aucune effervescence, et cependant on ne peut douter que par ce traite- ment la sécrétion ne soit éliminée, car l'enveloppe devient souple et presque transparente, elle perd sa solidité et peut être désa- grégée sans difficultés. L'examen de ce qui demeure épars ne montre plus que les parties minérales désunies et des parcelles' de sarcode, dont quelques-unes sont encore fixées sur quelques parties de sable ou de spicules, il n'y a plus aucune trace de la sécrétion. Si nous étions chimiste, nous nous attacherions à re- chercher de quelles natures sont les différentes sécrétions qui jouent un rôle si important dans l'édification des enveloppes des Rhizopodes réticulaires. Assurément elles ne sont pas toutes calcaires et ce serait une intéressante étude à faire, elle augmen- terait quelque peu ce que l'on sait de ces animaux, et tant qu'elle ne sera pas faite, il y aura, en cette matière, une lacune regret- table. En effet, ce n'est pas seulement à la cimentation des ma- tériaux qui composent une enveloppe que la sécrétion est em- ployée, elle joue un rôle bien plus étendu dans l'organisation des Rhizopodes réticulaires; elle est l'élément qui dès l'origine de l'Ordre, constitue le principe régissant invariablement l'état physiologique de tous les individus qui en font partie. C'est grâce à son intervention que les pseudostes sont soudés au protoplasme et qu'ils impriment à celui-ci une consistance sans laquelle il serait trop faible pour répondre aux besoins de l'existence ani- male. En observant ce squelette factice que la substance gélati- neuse s'incorpore, on arrive peu à peu, si l'on examine une série ascendante de ces animaux, à reconnaître que squelettes et en- veloppes sont produits de la même façon et que cette production n'est que l'application du principe dont nous venons de parler. L'animal a nécessairement besoin d'une protection et il se pro- cure d'abord la force qui lui manque pour résister aux épreuves les plus communes; peu à peu il progresse, et le principal effet du progrès, c'est de rendre ses moyens de résistance plus efficaces. Il s'enveloppe d'abord de vase, puis de poussières minérales qu'il accumule en pâte, de Globigérines, de fragments de spicules, de grains de sable; enfin, quand la sécrétion est devenue plus abon. dante et d'une nature plus riche en sels minéraux, ce sont les — 273 — enveloppes d'une apparence calcaire qui sont formées. Elles pa- raissent composées comme le sont les tests de mollusques tant la sécrétion y abonde, cependant on peut aisément se rendre compte que le principe de formation s'y trouve appliqué comme ailleurs et que, comme pour toutes les autres, les éléments minéraux et le sarcodesme entrent dans leur composition. On comprend donc combien il serait important de pouvoir connaître quelle est exac- tement la nature de la sécrétion chez telle et telle espèce. Il en est une surtout qui, par l'abondance de la sécrétion et sa taille, permettrait d'expérimenter avec toutes chances de succès : le Trochammina cancellata, dont les surfaces sont revêtues d'une couche brillante simulant un épais vernis ou un émail de couleur rougeâtre. Ne sachant où pouvaient se trouver les diagnoses ou descrip- tions du Genre Bathysiphon qu'il importait de transcrire ici, nous nous sommes adressé à M. le Professeur G.-O. Sars. Avec une bienveillance dont nous lui savons le plus grand g-ré, le savant naturaliste s'empressait de nous répondre ce qui suit : « Je n'ai pu » trouver dans les papiers de mon père aucune diagnose du Genre » Bathysiphon ni de l'espèce B.filiformis. J'ai cherché alors dans » mes collections et j'ai retrouvé quelques spécimens de cette * espèce, dragués par moi en 1876, dans le Sognefjord, par 360 » brasses de profondeur. Je vous envoie un des échantillons et » j'espère qu'il vous suffira pour les déterminations ». Déjà nous avions reçu de lui quelques sujets de ceux pris aux îles Loffoden par M^ Sars; ceux-là sont des types sur lesquels l'éminent profes- seur a établi le genre et l'espèce. Nous sommes donc, pensons- nous, suffisamment autorisé à donner quelques indications qui, à défaut de la diagnose, serviront à faire connaître les caractères du genre et de l'espèce. Genre BATHYSIPHOIV, M'. Sars. Enveloppe tubulaire, cylindrique, subcylindrique ou sub- conique, allongée, pâteuse, solide, dans laquelle entrent toujours bon nombre de fragments de spicules, colorée diversement sui- vant les espèces. Tome XL. 18 — 2n — 1. Batliysiiilion Capbritoneiisifi», n. s. Etymologie : do Cap-Breton. PL V, fig". la, l^, le, Id, U. Invoiucmm magnum, tenue, tubulare, suhcyllndricwii, ali- quandù parum arcualum, ex intervallo leviter flexuoswn; sublœve, siibtile rjranulosum, interdum strigis traiisversis notatum; exlùs albidum seu griseum, ad extremitatem superioi^em occlusum. Long. 43™"^, lat. 2""^. Cette grande espèce est protégée par une enveloppe assez mince, tabulaire, subcylindrique d'ordinaire, mais dont le dia- mètre s'atténue légèrement, vers l'extrémité supérieure (1), sur les sujets assez allongés. Elle est parfois faiblement arquée et les profils de ses contours ne sont pas toujours bien réguliers; de temps en temps, de légères ondulations peuvent y être remar- quées, elles sont dues sans doute à des temps d'arrêt dans l'ac- croissement. Une sorte de sillon marque l'interruption; à la reprise, le diamètre n'est plus exactement reproduit, il est devenu ou plus fort ou plus faible; c'est ainsi que se trouvent établis les ressauts qui nuisent à la régularité des contours. La surface ex- terne n'est point très lisse, elle se ressent d'abord de la saillie des stries, elle est de plus très finement grenue, ce qui du reste ne s'aperçoit qu'à la loupe. Elle est blanchâtre, quelquefois tachée de gris ou entièrement grise, mais seulement alors sur une couche assez mince au-dessous de laquelle la pâte se retrouve d'un blanc assez pur. Celle-ci est composée de grains de quartz de diverses dimensions, de fragments de spicules variant de lon- gueur et de diamètre, éléments réunis par le mélange de sarcode et de sécrétion. C'est cette dernière qui colore la pâte et la rend opaque; on le reconnaît en traitant le tube par l'acide azotique, il devient alors mou, transparent, perd son aspect pâteux, c'est que la sécrétion a été éliminée ; on peut alors le désagrég'er sans peine. Au dedans, la surface de l'enveloppe n'est point lisse, on la trouve (1) Nous désignerons ainsi la partie du tube qui est formée la première. — 275 — accidentée, dans le sens longitudinal, par des sortes de costules assez irrég-ulièrement interrompues. Dans le sens transversal, on retrouve quelques-unes des saillies produites par les ressauts d'accroissement, A sa partie supérieure le tube est fermé par une petite calotte doiit la convexité est peu sensible, l'autre extrémité paraît demeurer ouverte (1). Le sarcode qui doit remplir l'enveloppe lorsqu'il est en vie est d'un brun assez foncé quand il se trouve en masse desséchée. Si on retend, la nuance s'affaiblit et s'atténue d'autant plus que l'on amincit davantag-e la couche de sarcode; on arrive ainsi à le voir d'un jaune pâle, et même incolore si l'on obtient une lame très fine. Lorsqu'il est sec, son diamètre a diminué; il fait alors l'effet d'un frag-ment de la mine de plomb d'un crayon. En l'exa- minant sous un grossissement un peu fort on y reconnaît, facile- ment et sans aucun doute possible, la présence des pseudostes, g-rains de quartz, frag-ments de spicules, etc.; quelques-uns sont relativement d'un fort volume. Ce sarcode, dont nous avons re- cueilli un bon nombre de spécimens assez g-rands et assez gros, nous a procuré le moyen de répéter plusieurs fois l'expé- rience dont nous allons parler; elle prouve clairement l'in- tervention de la sécrétion pour fixer les pseudostes au proto- plasme. Si l'on plonge un des bâtonnets de sarcode du Bathysi- phon C apbritonensis dans l'acide azotique, on aperçoit, alors qu'il commence à s'imprégner du liquide, qu'une légère effervescence se produit; elle est lente, et les bulles de gaz qui se dégag-ent sont très petites, s'échappent de différents points du bâtonnet; on voit bien qu'elles ont quelque peine à traverser la masse sar- codique du sein de laquelle elles proviennent. L'effervescence, en effet, se prolonge au delà des limites de temps ordinaires, et on peut facilement reconnaître que toutes les parties du sarcode y prennent part peu à peu. Cet effet s'explique ainsi : l'acide, en pénétrant petit à petit la matière organique, rencontre les points sur lesquels la sécrétion se trouve, cimentant avec elle les pseudostes, et, agissant aussitôt sur elle, il la dissout, ce qui donne lieu à ces effets d'effervescence presque intermittents. Si on soumet le sarcode traité à l'observation, on remarque que les (1) L'oblitération n'est pas toujours convexe ; nous avons un sujet sur lequel elle est concave. — 276 — pseudostes sont devenus libres; au contraire, en ramollissant simplement la substance desséchée dans l'eau distillée, on trouve qu'ils sont tous solidement unis au i)rotoplasme (1). Nous avions ajjerçu bien des enveloppes de cette espèce dès l'année 1870, dans les produits des drag-ag'es que nous avons exécutés dans la Fosse de Cap-Breton, mais nous avions toujours nég-lig'é de leur prêter attention, les prenant pour des tubes d'Annélides brisés^ et conséquemment ne contenant plus leurs habitants. Ce ne fut qu'en 1880 que nous reconnûmes notre erreur, en considérant les sujets assez nombreux ramenés par la drag-ue du TrcwaiUcw. L'année suivante, le 15 juillet, sur la côte occidentale de Corse, par 727 mètres de profondeur, nous avons obtenu cette même espèce. Parmi le petit nombre de spécimens capturés sur ce point, il s'en est trouvé un qui nous paraît com- plet (PL V, fig". 1«). Celui-ci confirme notre opinion à l'ég-ard de ceux de la Fosse qui nous paraissent n'être que des fragments; ces derniers se montrent en outre formés moins régulièrement (PL V,fig-. \b). Nous avons encore trouvé cette espèce sur la côte méditerra- néenne du Maroc, dans un drag-ag-e exécuté le 27 juillet 1881, par 370 mètres. Les spécimens recueillis sont peu nombreux, leur diamètre est un peu plus grand que celui des échantillons dra- gués sur la côte de Corse; ils sont plus régulièrement formés que ceux de la Fosse de Cap-Breton. IL Batliysîplion capîllare, n. s. Etymologie : d'une finesse capillaire. PL V, fig. 2a, 2b, 2r, 2cl, 2p. Invohicrum minute, tubulare, elomiatum, subconicum, sublceve, aUqua^idô irrer/nhiritcr drlineatum, strigis transver^is irregula- ribus noloUim. Long. 20™-". lat. 0™"U — 0™'°5. Cette espèce est, selon toute probabilité, la plus ténue du (1) La sécrétion serait donc ici calcaire et autre que celle employée à la formation de l'enveloppe. — 277 "- genre, du moins celle chez laquelle on rencontre les individus les plus fins; nous en avons en effet qui le sont tellement qu'on peut bien reg-arder l'intérieur de leur tube comme étant capil- laire. Celui-ci est tubulaire, allong-é, subconique, c'est-à-dire que le diamètre est bien plus g"rand à une des extrémités qu'il ne l'est à l'autre. L'extrémité la plus larg-e est presque fermée par un rétrécissement subarrondi, formant calotte, conservant une petite ouverture en sa partie centrale. Quelle est la partie par laquelle commence le tube? On serait tenté de croire que c'est par le point presque oblitéré, mais rien ne l'indique. D'un autre côté, il semble que l'accroissement longitudinal doive se produire en même temps que celui du diamètre; c'est naturel, mais rien ne montre que cela est. On trouve du sarcode aussi bien à un des bouts qu'à l'autre. On ne peut donc rien décider touchant la partie de l'organisme qui doit être regardée comme étant la première formée. Les profils, dans le sens longitudinal, ne sont pas toujours bien réguliers; ils montrent des sinuosités qui sont sans doute des effets d'accroissement intermittent. La pâte, ainsi qu'on peut bien le penser puisqu'il s'agit d'aussi minces individus, est composée d'éléments qui ne peuvent être qu'exces- sivement menus; la poussière quartzeuse y domine et la compose presque entièrement. Cependant il s'y trouve également, mais en très petit nombre, des fragments de tout petits spicules si fins qu'on a de la peine à les reconnaître (1). Le sarcode de cette es- pèce est parfois peu abondant; dans quelques cas, il nous a paru disséminé dans une tunique chitineuse des plus fines qui, sur quelques points, semble assez large pour remplir la capacité du tube, tandis que sur d'autres elle se resserre tellement qu'elle paraît étranglée. Chez d'autres spécimens, le sarcode présente le même ensemble compact que celui de l'espèce précédente. Les spécimens les plus fins, les plus capillaires, proviennent du golfe de Gascogne, les autres ont été dragués en 1881, par 806 mètres; en 1882, par 1,160 mètres; et en 1883, par 1,435 mètres. (1) Les sujets allongés qui dépassent quelque peu 20 millimètres en longueui- ont une flexibilité surprenante. Lorsqu'on les mouille, ils se pénètrent d'eau très rapidement et peuvent se recourber aisément. — 278 — III. Bathysiiilioii ecliinatum, s. n- Etyinologie : hérissé d'épines. PI. VI, fig. 3a, U, 3c. InvoUicrum médiocre, haud elomjntiim, tubulnre, cylhidrirum, album, spiculis hirsutum, sarcodis spissus, cf/lindraceus. Long-. 9™tn _ lO^ira, lat, O^^^ô — On"" 6. L'enveloppe de cette espèce est fort curieuse, de taille mé- diocre; elle est à peu près cylindrique; la pâte qui la forme est composée d'abord de g-rains de quartz qui, k l'aide du sarco- desme, constituent une paroi interne presque lisse. Elle s'épaissit et, en même temps, elle reçoit un conting-ent de spicules qui sont implantés par leurs g-ros bouts et dont les pointes débordent au dehors, dirigées un peu obliquement vers le bas. Le tube se trouve hérissé et comme armé sur toutes ses parties; lorsqu'on en désagrège un, on est surpris de l'agglomération énorme de spicules qui sont entrés dans la composition de Tenveloppe et on est fixé sur la solidité qu'elle présentait. On remarque également qu'en raison de la disposition résultant de l'arrangement des matériaux, il a fallu que l'organisme choisît d'abord l'élément quartzeux, puis exclusivement à toute autre chose les fragments de spicules tels qu'il les lui fallait, enfin qu'il les plaçât suivant une méthode dont il ne s'écarte pas. Nous pensons qu'il y a, en tout ceci, des preuves d'un instinct non douteux. Nous ne nous étendrons pas ici sur cette observation ayant bien d'autres preuves du même fait fournies par beaucoup d'autres espèces; ce sera le sujet d'un travail particulier. Le sarcode du Bathi/siphon echinatam est comme celui du H. Capbvitonensis, compact, ramassé en une espèce de cylindre qui a dû remplir la capacité du tube dans lequel il logeait. Cette espèce est on ne peut mieux caractérisée par son enveloppe hérissée ressemblant à celle du Rhabdammina hirsuta; elle s'en distingue toujours par la direction oblique que prennent tou- jours les spicules inclinés de haut en bas, en ce qu'ils ne se croi- sent pas, surtout en ce quelle n'est pas ramifiée, enfin en ce que le sarcode y est beaucoup plus abondant. — 279 - Nous n'avons qu'un seul spécimen de l'espèce provenant du g-olfe de Gascogne en 1880; quelques autres ont été drag-ués en 1881, par 1,205 et 1,092 mètres. IV. Bathysiphon filiformis, M^. Sais. PL VI, fig-. 4«, i^b, 4c, h.d, 4e. Nous servant des spécimens que nous devons à l'oblig-eance de M. le Professeur G.-O. Sars, nous dirons que l'enveloppe du Bathysiphon filiformis est tubulaire, cylindrique, assez allong-ée, assez irrég-ulièrement établie par suite des temps d'arrêt que subit l'accroissement et qui sont marqués par de courts renfle- ments simulant des anneaux transverses. A part ces . irrégula- rités des lignes qui dessinent le tube, et qui sont plus accen- tuées sur le spécimen de Sognefjord, la surface externe est assez lisse, sa couleur est franchement blanche, son épaisseur est médiocre. Nous avons retrouvé cette espèce dans les dragages du Tra- vailleur et du Talisman, golfe de Gascogne, côtes du Portugal, du Maroc, Açores, etc. ; elle paraît donc assez répandue. Les spé- cimens dragués le 9 juillet 1883, par 882 mètres, ont un diamètre moindre que le type; ils sont aussi plus allongés, plus réguliè- rement formés, plus lisses. Quelques sujets du golfe de Gascogne (1,107 et 1,190 mètres) peuvent être regardés comme une variété, V. stricta. V. Bathysipbon flaviduni, n. s. Etymologie : de couleur jaunâtre. PL VI, fig. 5«, 5ô, 5c. InvoLucrum tubulare, siibcylindricum, haud elongatum, cras- sum, solidum, haud lœve; incremento irregulariter et trans- versim striatiim, interdum siibanniUatum ; flaviduni, aliquandô adunam extremitatem albidwn,pai(lulo restrictuni,suboccAusuni. Long. 10mm _ 20™™, lat. 1™™ — 2^™. L'enveloppe de cette espèce est colorée en jaune légèrement orangé; cette teinte n'est point superficielle comme l'est, ainsi — 280 — que nous l'avons vu, le gris du R. CaphrHoneiui^; elle persiste dans toute l'épaisseur de la pâte et ne s'atténue que sur quelques spécimens vers une des extrémités. Les sujets assez rég-ulière- ment cylindriques, paraissent n'être que médiocrement allong-és. De temps en temps, le tube s'élarg-it lég-èrement en faibles dila- tations faisant l'effet d'anneaux peu exprimés dans le sens transverse. Elles proviennent probablement de temps d'arrêt dans la formation qui, pour être reprise, nécessite une soudure sur la partie interrompue demeurée en amorce. Nous avons pu, sur un spécimen, reconnaître que l'une des extrémités au moins est oblitérée par une calotte dont la cour- bure est à peine sensible et, par suite, dont la saillie est presque nulle. Elle est percée d'un petit trou arrondi en son milieu: c'est à cette extrémité du tube que la couleur jaune passe presque au blanc. La pâte du B. flavidum diffère quelque peu de celle du B. flliformis ; elle contient beaucoup plus de spicules, et les g-rains de quartz qui les accompagnent sont en g-énéral plus g-rossiers. Il en résulte une solidité plus g-rande, ce qui se cons- tate facilement; si l'on essaie de briser un tube, il résiste beau- coup plus que ne le ferait un spécimen de l'autre espèce; on le trouve ég-alement beaucoup moins flexible lorsqu'on l'a imbibé d'eau; sa rigidité, conséquence de sa solidité, se conserve. Les plus forts de nos spécimens ont été pris en 1883, par 2,330 mètres; d'autres plus petits, par 1,425 mètres. VI. Batliysiphon major, n. s. Etymologie : plus grand que les autres. PI. VII, fig'. Ç>a, 66, 6ô', 6c, M. Involucrum quoad genus magnum, crassum, cylindricum ali- quandô arcuatum, elongatum, plus tninusve griseum, interdum albidum,, haud rigidum, haud recte delineatum; parum setosum. Long. 40ram _ 50mm^ ifvt. 3™™ — 4™°^. Cette espèce est jusqu'à présent la plus remarquable du genre, par sa grande taille d'abord, son épaisseur et la composition de — 281 — la pâte de son enveloppe qui, lorsqu'on l'a désagrégée et quelque peu étendue, ressemble à un véritable feutrage de spicules de grains de quartz et de sarcodesme. Elle est donc grande, larg-e, épaisse, tubulaire, allong-ée, parfois assez recourbée, cylindrique bien que les lignes qui dessinent le cylindre soient loin d'être droites, accidentées qu'elles sont par des ondulations qui tien- nent aux reprises du travail dans une formation ayant, on le voit, ses temps d'arrêt. Ces légers accroissements du diamètre aux points de reprise ressemblent beaucoup, sur certains sujets, aux nœuds qui divisent les roseaux. L'épaisseur de l'enveloppe que nous avons dite grande, mesure en effet, sur les spécimens observés, un millimètre, tandis que la partie qu'elle entoure et qui renferme le sarcode n'a à peine qu'un millimètre et demi; l'espace réservé n'est donc guère que le tiers du diamètre total. Le tube est teinté en gris foncé sur une couche pénétrant au dedans plus avant que celle que l'on remarque sur d'autres espèces et qui n'est que superficielle; au delà de la pénétration, la pâte est blanche. Des anneaux blancs, légèrement saillants ordinairement, divisent la surface externe qui est quelque peu soyeuse, parfois presque veloutée, effet dû au fini du travail. Nous avons souvent trouvé une des extrémités de l'enveloppe s'arrondissant en calotte plus ou moins élevée, un petit orifice circulaire existait toujours au pôle. Ayant conservé dans l'alcool de très beaux échantillons de cette espèce, dragués le 15 juillet 1883 par le Talisman, sur un fond situé à 2,324 mètres de profondeur, le sarcode s'est con- servé à l'état mou. Nous avons pu remarquer qu'il était abon- damment distribué dans l'intérieur du tube, sans cependant le remplir complètement; c'est, du reste, ce que nous avons cons- tamment observé chez toutes les espèces de, Rhizopodes réticu- laires. Il constituait une pâte assez épaisse qui s'étendait en se dissolvant dans la glycérine. Il était alors facile de recon- naître son union aux pseudostes de diverses sortes, poussières et grains de quartz, fragments de spicules, filaments sans doute ayant appartenu à des végétaux et parfois petits Foramini- fères, etc. L'abondance de ces corpuscules divers, leur présence sur tous les points, en toutes les parcelles du sarcode, chacune d'elles n'apparaissant jamais sans être accompagnée par quel- ques-uns d'entre eux, montrent bien qu'ils sont indispensables — 282 — l't que, par suite, leur incorporation qui nécessitait leur soudure au protoplasme est devenue constitutionnelle. Cette théorie des pseudostes composant un squelette d'emprunt que nous ne taxerons pas d'artificiel, car il devient partie de l'org-anisme, est combattue par quelques-uns; qu'ils observent le sarcode du liathysiphon major, que nous avons sous les yeux, et nous sommes convaincu qu'il seront frappés par l'évidence du fait qui s'y trouve clairement établi. Nous avons aussi remarqué dans ce sarcode des disques en assez grand nombre paraissant avoir une densité plus grande que le reste de la matière org'anique ou plutôt une concentration qui la rend plus stable, ce qui est indiqué par leur coloration plus vive. Il pourrait bien se faire que ces disques soient des embryons à différents degrés de développement. Cette espèce paraît assez répandue; les sujets recueillis par nous proviennent d'abord du golfe de Gascogne (1880). Ceux drag-ués en 1881, 1832 et les plus grands en 1883, vivaient sur plusieurs des fonds explorés en dehors du golfe. YII. Bafhysiplion nitens, d. s. Etymologie : un peu brillant. PL VI, fig. na, Ib, le. Invohicnim parviim, tiibulare, cylindricum, aliquandô pauhtlô conicum, haud rectum, widulosum, interdum cubitatinn ; album, siiblseve, subnitidum, adunam extreminatem subocclusum. Long. 8™"^ — 12'""^, lat. 2™"^ _ 4mm. Cette espèce qui se range parmi les petites est assez remar- quable en ce que sa surface extérieure est comme revêtue d'un vernis qui la rend quelque peu brillante, ce qui la distingue des autres qui sont toutes ternes. L'effet est évidemment dû à ce qu'une couche de sécrétion à peu près pure est déposée comme enduit pour renforcer la pâte. Celle-ci est composée, en majeure partie, de poussière quartzeuse et de petits frag-ments de spicules et, pour la rendre plus solide, une couche de sécrétion la recou- — 283 — vre au dehors. L'enveloppe est quelque peu allongée, subcylin- drique, parfois un peu conique. Les tubes sont onduleux ou courbés; il en est même de coudés. La surface externe est presque lisse et de couleur blanche. Une des extrémités est à peu près oblitérée par une partie arrondie en calotte conservant un petit trou circulaire à son pôle. Quatre spécimens du g-olfe de Gascogne (1880), les autres ont été pris sur la côte 0. du Maroc en 1883. VIII. Bathy siphon rufuiu, n. s. Etymologie : de couleur rouge. PI. VI, fig-. 8a, 8ô, 8c. Involucrum mirdmum, elongatum, con?cu?n, paiilidô arcuatum, sublœve, rufum, nitîdum. Long. S»""^ — 12°^™, lat. Oraa'4 — O^mS. Le Bathysiphon rouge est commun; nous l'avons rencontré sur un grand nombre de fonds profonds, et sur quelques-uns il était très abondant. Les premiers spécimens que nous avons eu entre les mains nous parurent d'abord appartenir au genre Hyperam- mina; nous supposions que la partie renflée en forme de poire des spécimens sous nos yeux avait été fracturée, mais la persistance d'un tel accident sur tous les sujets sans exception, alors qu'ils étaient devenus nombreux motivant un examen attentif, nous reconnûmes que nous commettions une erreur. En désagrégeant quelques tubes, nous vîmes qu'ils étaient pâteux et non arénacés et que c'était une nouvelle espèce de Bathysiphon à laquelle ils appartenaient. Elle est mince, allongée, franchement conique; l'extrémité, dont le diamètre est le moindre, est en effet parfois très fine et si tenue, qu'il n'est pas possible de supposer qu'un renflement lui ait fait suite, ainsi que cela aurait dû être sur un Hyperammina. Par suite de ce fait constaté sur un grand nombre de sujets, le doute n'est nas possible. Les tubes sont lisses, montrant parfois quelques légères dépressions transverses dues aux temps d'arrêt de l'accroissement; ils sont de couleur rouge — 284 — plus ou moins intense, tirant parfois sur le jaune. Ils sont revêtus au dehors d'une couche plus ou moins brillante, suivant les indi- vidus. La pAte est composée de poussières quartzeuses et de fragments de spicules; elle est dure et solide. Dans l'acide, la coloration disparaît, l'enveloppe devient flexible, s'amollit de façon à pouvoir se désagréger facilement, le tout sans qu'il se produise la moindre effervescence. Le sarcode paraît assez abon- dant et remplit souvent, quoique desséché, la capacité du tube. Espèce très répandue; nous l'avons obtenue du golfe de Gas- cogne en 1880 et de presque tous les autres parages explorés en 1881, 1882 et 1883. IX. Bathysiphon rusticum, u. s. Etymologie : grossie i". PL VIII, fig. 9rt, 9^ 9c. Involucrum magnum, cylindricum, interdum conicum, super- ficie exteinore valdè irregulare, rugosa, fulva seu fusca; sub- rectum aut lévite?' ujidulosimi. Long, 10™™ — 36™ra, lat. l'»™ — 2™™. A première vue on croirait voir un Arénacé, mais l'examen de la pâte fait bientôt reconnaître qu'il n'en est pas ainsi. C'est bien en effet une pâte qui se découvre sous la couche externe, et il y a cette différence entre l'Arénacé et le Pâteux que le premier est établi comme l'est une muraille n'ayant que certaines faces des matériaux soudés les unes aux autres, tandis que le Pâteux est formé comme l'est le béton, toutes les parties étant noyées dans le ciment, ce qui constitue bien une pâte. Elle est composée d'élé- ments assez grossiers au dehors, mais au dedans on la trouve plus finement formée de poussières quartzeuses et de fragments de spicules très petits; ceux-ci sont rares et, en effet, ils sont moins utiles qu'ailleurs, l'enveloppe étant bien soutenue par son dehors. Elle y est en effet grossière, rugueuse, montrant sou- vent des sortes de gorges succédant à des renflements sans régu- larité. Elle est cylindrique ou conique, parfois allongée. A l'une — 285 — des extrémités on découvre une semi-occlusion; le tube se res- serre en tronc de cône et ne laisse plus qu'une ouverture n'ayant guère que la moitié du diamètre de la capacité interne du tube. Cette partie resserrée est blanchâtre comme la pâte en-dessous de la couche externe. Des sujets de la même espèce, de taille beaucoup moindre, peuvent constituer une variété minitna. Le sarcode paraît peu abondant; nous l'avons trouvé en cou- ches peu épaisses tapissant les parois internes de l'enveloppe. Les sujets entre nos mains proviennent d'un seul dragage du 19 juillet 1883, p^r 3,655 mètres. X. Bathysiphon strictum, n. s. Etymologie : étroit. Pi. VIII, fig. \^a, 106. Involucrum minutum, cylindricwn , elongatum, haiid tœve, haud regulariter delineatum, interdum paulô arcuatum ; album. Varietas obscur a fulvo tincta. Long. lOram — lô"^™, lat. O^'^g — 0™"^4. Cette espèce pourrait être confondue avec le B. capillaire, si tout d'abord cette différence que celle-ci est cylindrique et que l'autre est franchement conique, ne sautait à l'œil. De plus, l'examen de la pâte dénote encore que tandis que les fragments de spicules sont ici longs et abondants, ils sont au contraire petits et très rares en l'autre. Elle est à peu près de même taille, c'est-à-dire d'un diamètre très restreint, allongée et presque fermée à l'une des extrémités. Sa surface est quelque peu ru- gueuse; les spicules, quoique toujours longitudinalement placés, le sont parfois un peu obliquement; leur extrém; té déborde légè- rement et, quoique ce soit de bien peu de chose, il en résulte néanmoins une petite saillie produisant non seulement une proéminence qui n'est appréciable que sous un grossissement convenable, mais aussi un point qui n'étant pas noyé dans la pâte conserve son éclat. L'ensemble de ces points brillants rend la sur- — 286 — l'ace externe légèrement chatoyante. Les lig-nes qui dessineut le cylindre ne sont pas exactement droites, on les trouve sous la loupe assez irrég'ulièrement accentuées par des rétrécissements ou des dilatations du diamètre, ainsi que cela a lieu sur toutes les espèces. Il faut remarquer en effet que l'accroissement, de même que la formation de l'enveloppe, ne sont pas dus h la marche rég'ulière d'une action purement org-anique, qu'ils résul- tent au contraire d'un travail mécanique des pseudopodes. Alors on peut concevoir que dans bien des cas la rég-ularité n'étant pas absolument nécessaire, quelque points, surtout ceux de reprise de l'opération après une interruption, peuvent se montrer établis tels que nous les voyons. Nous en avons des preuves sur presque toutes les enveloppes de Batliysiphon qui au dehors montrent ces irrégularités de formation, tandis qu'au-dedans les parois du tube sont toujours au contraire façonnées correctement, afin sans doute que le sarcode puisse s'y mouvoir sans gêne. Le B. strictum est parfois faiblement arqué; sa couleur est blanche; imbibé d'eau, il devient flexible et quelquefois quelque peu transparent. Sur certains fonds, les spécimens sont légèrement colorés en fauve : variété obscurci. Nous l'avons des dragages de 1880 dans le golfe de Gascogne, et de beaucoup d'autres points des explorations de 1881, 1882 et 1883. XI. Bathysiphon subvitreuni, n. s. Etymologie : presque vitreux. PL YIII, fig. 11. Involucrum parvum, tubulare, subcylindrkum, interdum sub- conicum, aliquandù cubltatum, paululô elongaium, subvitreinn, albidum. Long. 3""!^ — 4'ii'", lat. 0™'«2 — 0^1134. C'est en raison de la forme tubulaire quelque peu allongée de cette enveloppe et de sa composition que nous avons cru pouvoir la considérer comme devant être rangée parmi les espèces de Bathysiphons. Elle est presque vitreuse, assez pour qu'on puisse — 287 — apercevoir, sous un grossissement convenable, que des grains de sable et des fragments de spicules entrent dans sa formation, ce qui permet de la regarder comme ayant de l'analogie avec celle des autres espèces. On retrouve, en effet, ces éléments après la décomposition par l'acide qui s'opère avec effervescence. Eeraar- quons que cette particularité pourrait nous porter à écarter les tubes dont il est question du genre auquel nous les rattachons, car ce sont les seuls qui, traités par l'acide, donnent lieu à une effervescence. Nous aurions besoin, pour bien fixer la position de cette espèce, d'autres sujets h examiner, et nous pourrions peut-être la relier à d'autres tubes, ceux des Kalamopsis. Pour le moment, nous nous en tiendrons à la considérer comme Bathysi- phon, sauf à l'en détacher si nous trouvons des motifs d'être fixés à son égard. Les tubes de cette enveloppe sont parfois cylindriques, d'au- tres fois subconiques; ils sont courbés, onduleux ou coudés. De couleur blanchâtre, leur surface extérieure est granuleuse, mais on ne le reconnaît que sous un grossissement un peu fort. Lorsque le sarcode se trouve encore dans l'enveloppe, il paraît à travers le test et celui-ci se trouve coloré par transparence. Géné- ralement le sarcode est peu abondant, il paraît en lambeaux dis- séminés sur des parties submembraneuses, quelquefois sur une tunique ayant l'apparence chitineuse. Nous ne donnons du reste ces renseignements qu'avec restriction, n'ayant eu à notre dis- position qu'un trop petit nombre d'exemplaires pour avoir pu faire de bonnes constatations. Trouvé sur un seul point, en 1881, par 1,094 mètres. Ayant mentionné les relations qui nous paraissent exister entre le Bathysiphoti suhvitreum et les spécimens qui ont donné lieu à établir le genre Kalamopsis, il est utile de faire connaître celui-ci qui n'a pas encore été publié. Genre KALAMOPiSlS. Etymologie : comme un roseau. InvoLiicrum tubulare, subcylindricum, interdum siibconicum, aliquando flexuosum, elongatum, ex intervalle nodosum, ad unani exireminalem occlusum, subvitreutn. — 288 — Les premiers spécimens que nous recueillîmes provenaient d'un drag-age du Travailleur, exécuté le 15 juin 1881, par 3,307 mètres. Tous se montraient pourvus de ces nodosités qui nous poi'tèrent à les comparer à celles des roseaux. Cependant sur quel- ques fonds les sujets qui y habitent ne présentent pas ce caractère aussi accusé que sur les premiers. On ])eut croire qu'il est dû aux reprises du travail de formation du tube à la suite d'inter- ruptions dans l'accroissement. Les enveloppes de Kalamopsis sont tubulaires, subcylindriques, parfois subconiques; elles sont aussi, en quelques cas, assez tortueuses; on peut les dire allon- g-ées. Subvitreuses mais ternes, opaques sur certains points, elles laissent apercevoir les éléments qui concourent avec la sécrétion à les composer; ces éléments sont insérés dans la texture, mais parfois, lorsqu'ils sont un peu forts, une portion de leur volume déborde et fait saillie sur la surface externe qui, par suite, n'est pas toujours bien lisse. Au dedans des tubes, on remarque quel- quefois des 'parties saillantes que l'on serait tenté de considérer comme des amorces de cloisons, mais elles ne divisent pas le tube dans toute sa larg-eur, elles ne l'obstruent que sur un côté. Kalamopsis Taillanti, n. s. Etyniologie : dédiée à M. le Professeur Léon Vaillant. PI. VIII, fig-. \2a, \2b, 12c. Nous n'avons que peu de chose à ajouter à ce qui vient d'être dit, n'ayant encore qu'une seule espèce à présenter et ses carac- tères se trouvant suffisamment indiqués dans la diagnose du g-enre. Le sarcode renfermé dans les enveloppes s'y trouve toujours assez disséminé sur toute leur longueur, il s'applique sur une partie de lui-même condensée et devenue membraneuse. On cons- tate aisément la présence des pseudostes dans ces deux parties, parfois ils sont proportionnellement fort gros; nous avons trouvé parmi eux quelques petits foraminifères. C'est donc bien du sar- code rhizopotlique qui habite les tubes de Kalamopsis, et ce fait fournit l'assurance que le nouveau genre appartient aux Rhizo- podes réticulaires. — 289 — Trouvé dans le golfe de Gascogne et sur bien des points ex- plorés ailleurs. En lisant ce que nous venons de dire sur les Bathysiphons, on a dû remarquer que dans toutes leurs enveloppes pâteuses les fragments de spicules se trouvent en grand nombre. Le fait s'ex- plique parfaitement en considérant que la formation des enve- loppes de tous les Rhizopodes réticulaires est le résultat d'une opération qu'exécutent les pseudopodes. On comprend bien alors comment l'animal pour composer des tubes allongés, tels que nous les connaissons, cherche à faciliter son travail et que pour cela il se serve de longs débris de spicules. Il en introduit le plus qu'il peut, car ils doivent faice l'office d'une charpente sur laquelle il peut compter pour appuyer les autres éléments qu'il j:_J^ réunit. Tous se trouvent ainsi reliés les uns aux autres assez ^ solidement pour composer une demeure sûre. Biarritz, décembre 1886. Tome XL. 19 — 290 — EXPLICATION DES FIGURES. PLANCHE V. Fig. la. — BathySIPHON CapbritONENSIS, spécimen des côtes 0. de Corse. 1^. — Grand fragment d'un sujet de la Fosse de Cap-Breton, le. — Sarcode desséché. \d. — L'enveloppe désagrégée. \e. — Sarcode étendu montrant les pseudostes. 2a. — Bathysiphon capillare. 2b. — Enveloppes probablement complètes, l'une montrant la flexibilité. 2c. — Enveloppe grandeur naturelle. 2d. — La pâte désagrégée. 2e. — Le sarcode dans sa tunique. PLANCHE VL 3a. — Bathysiphon echinaïum. 3b. — Pâte de l'enveloppe désagrégée. 3c. — Fragment de sarcode en place, l'enveloppe ouverte et étendue. 4a. et 4b. — BATHYSIPHON FILIFORMIS. 4c. — Décomposition de l'enveloppe. Ad. — Un fragment du sarcode sec. 4e. — Le sarcode étendu après ramollissement. ort. — Bathysiphon flavidum. 5b. — Sarcode du B. flavidum. 5c. — Son enveloppe désagrégée. PLANCHE VIL 6a. — Bathysiphon major. 6b. ■— Le sarcode desséché (66' grandeur naturelle). 6c. — Grandeur naturelle d'un grand spécimen. 6rf. — L'enveloppe désagrégée. la. — Bathysiphon nitens. Ib. — Le sarcode desséché. 7c. — L'enveloppe désagrégée. 8a.— Bathysiphon RUFUM. ^b. — Le sarcode desséché. ■^c — L'enveloppe désagrégée. 291 — PLANCHE VIII. 9a. — Bathysiphon rusticum. 9&. — Le sarcode desséché. 9c. — L'enveloppe désagrégée. 10«. — Bathysiphon STRiCTUM. 10&. -— L'enveloppe désagrégée. 11. — Bathysiphon subvitreum. 12a. — Kalamopsis vaillanti. 126. — Coupe longitudinale du tube montrant les fausses cloisons 12c. — Le sarcode. Actes de la Soc. Lin. de Bordemioc. Tome IL. PI. V. ^ '^ ,a V "^''1 A rXï-iV ?' \, i^^if"^ ,t 7 'Tif i^j ._pe.. ^'Karqais da FoUn (Ul. Lit A L Fdssoli, Strasbourg. Actes de la Soclirv. de Bordeaux^ Tome XL. 1^1 11 mm /" .1 'M m m ^}A.\ m j ^'-^^ij «sr ntj/ 0^ , ■"^«kg--^^: /i V /' ^ t >/ •"<^%f£ ^Marquis de FoUri rlet. LithZ Fàssoli, Strasbourg Adcs de la Soc. Lin., de Bordecaix. ToiiuJL.Pim. ^^k (5" /- ^y^s, ^^ «W:. ri ira ~\y -Xl! ^ V"', ^ ' 0m JUar^uis de Folin (tel. Litll L Fdssoli. Strasbourg. Actes de la Soc. Lin. de Bordmu.x. Tome. IL. PI. IM. W tf^ \£. 12" ■m : 'il C-ii --w /^° 5 ^Ày<'^ ■^H^/Fii /i" ,/'»ï-'jj itW^-'^',^".^''* y^' ■^^m 12' JHarqais de, FoUn de.L. Util L Fassoli, Strasbourg- DOCUMENTS POUR L'ÉTHOLOGIE DES WIAfflWlIFÈRES. frer^aiêre Série. N PRISES AU JOUR LE JOUR SUR DIFFÉRENTES ESPÈCES DE l'ordre des RONGEURS OBSERVÉES EN CAPTIVITÉ. PAR Fernand LATASTE. A LA MEMOIRE DE MES REGRETTÉS AMIS et, à ilivers degrés, ÉLÈVES ET COLLABORATEURS ; Hippolyte DUPRAS, mort H Paris le 1" mai 1882; Albert TOTJRNEVILLE, mort à Alger le 21 iléceuibre 188o ; Gaspard OLIVE, mort à ilarseille le Ib mai 188o. Les amis dont j'évoque ici la mémoire ontétéiûas ou moins intimement mêlés à mes travaux, et, particulièrement, aux recherches qui font L'objet de cette piihlication. C'est à DuPKAS que, de Laghouat, j'ai adressé mes 'premiers Pachy- iirorays. Il les a conservés et même multipliés : il m'a ainsi permis défaire, sur cette espèce plus favorable que les autres, les premières observations qui ont inspiré et dirigé mes recherches ultérieures (i). Pendant la maladie qui m'a tenu au lit presque tout l'intervalle de mes deux voyages en Algérie 01880 et i88'l), Tourneville, qui était employé à la Caisse des Dépôts et Consignations, venait chaque jour chez moi, au soi tir de son bureau. Il a écrit sous ma dictée les descriptions des espèces nouvelles de Batraciens, Reptiles et Mammifères d'Algérie, parmi les- quelles celle de Pachyuromys Duprasi, que j'ai publiées à cette époque. Presque depuis l'origine de nos relations et presque jusqu'aux derniers jours de sa vie, il m'a servi de secrétaire et de préparateur ; il a dressé et tenu au, courant, tant que la maladie ne l'a pas arrêté, les catalogues de ma bibliothèque et de mes collections, que, sans doute, -je n'aurais jamais eu le temps ni le courage de dresser moi-même; et, tous ces services, il me les a rendus avec un désintéressement absolu, par amour de la science et amitié pour moi (%). Olive habitait Marseille; il a été pour moi un bon correspondant avant de devenir îcn excellent ami. Il m'a été spécialement utile pendant mes voyages en Algérie et en Tunisie, pour recevoir, faire reposer et trans- mettre à leurs destinataires les animaux que j'expédiais vivants et qui n'aitraient pu supporter un confinement trop prolongé; c'est lui qui a transmis à \)\}vnA.i-, les Pachyuromys que f avais expédiés de Laghouat. En outre, il avait pris goût aux observations éthologiques, et f ai fait avec lui un utile et fréquent échange d'observations et d'animaux. (1) J'ai consacré à Dupkas une notice nécrologique dans îe Bulletin de la. Société Zoologique de France (26 juillet 1881). J'avais aussi amené Tourne- ville et Olive à cette Société ; mais, moi-même, je n'en faisais plus partie quand je les ai perdus, et j'ai le regret de n'avoir pu remplir envers leur mé- moire le devoir que j'ai rempli envers celle de Dupras. (2) Même dans son testament, il n'a pas oublié la zoologie et l'amitié : il a légué ses livres et ses collections d'histoire naturelle à M. Ambroise Morel et à moi. PRÉFACE. Origine, motifs et plan de cette publication. I. OlUGINE. Durant mon premier voyag-e en Algérie, en 1880, je me procu- rai, à Lag'houat, une petite famille, comprenant la mère nourrice et ses trois petits, d'une bizarre et jolie espèce de Rong-cur, Pachyuromys Duprasi Lataste. Dans le double but d'observer les mœurs et d'obtenir de plus nombreux représentants de l'espèce, je g-ardai ces animaux en vie. Je les adressai à M. Malpas, à Alg-er, qui les transmit à Gaspard Olive, à Marseille, lequel les fit parvenir à Hippolyte Dupras, à Paris. Grâce à ces correspon- dants et amis, je retrouvai, à mon retour à Pari?, mes Pachi/un)- mys vivants et même multipliés. Je pus être témoin de leur accouplement. J'observai alors, à plusieurs reprises, un phéno- mène qui m'intrigua sing-ulièrement : après le coït, j'apercevais, émerg-eant du vag-in, un corps dur et irrég-ulier, dont je ne m'expliquais pas la nature. J'étais malade, au lit. quand je fai- sais ces observations, et je partis pour mon deuxième voyage en Alg-érie avant d'avoir trouvé le mot de l'énig-me. En partant, comme je laissais Dupras gravement malade (je ne devais plus le revoir), je confiai la plus grande partie de mes Pa- chyuromys à M. HÉRON-RoYER que je mis tout à fait au cou- rant de mes observations et qui s'engagea à poursuivre celles ci pour mon compte. Déjà, quand il venait me voir, je l'avais souvent entretenu du problème qui me préoccupait; je lui avais montré comment il était facile.de manier ces animaux, qui s'ac- couplaient sous l'œil et sous la main de l'observateur; pour ne rien négliger, je lui fis la lecture intégrale de mes notes. Or, pendant mon absence, mes Pachyuromys s'étant accouplés de nouveau, M. Héron-Royer vit tomber du vagin de la femelle et put prendre à la main cette production dont je n'avais encore aperçu que l'extrémité vulvaire et que j'ai depuis nommée bouchon vatjinal. Il oublia alors qu'il n'était pas propriétaire d'une observation faite pour mon compte, dans la voie que je lui avais tracée et avec les matériaux que je lui avais confiés; aidé - 297 — par M. Raphaël Blanchard que j'avais aussi tenu au courant de mes recherches et qui, lui, n'avait pas l'excuse d'une éduca- tion scientifique rudimentaire et tardive, il la publia, en la noyant, d'ailleurs, dans une masse d'erreurs grossières (1). Dans une première note (2), j'ai relevé ces erreurs et produit, sur le même sujet, des observations que j'ai étendues et synthétisées dans un mémoire ultérieur (3). Entre mes deux publications, M. HÉRON-RoYER (4) avait attaqué ma personne avec autant de mauvaise foi que d'inconvenance, et, à ses anciennes erreurs, il en avait ajouté de nouvelles: aux imputations mensongères, j'ai cru suffisant d'opposer un simple démenti et, cette fois, j'ai laissé aux lecteurs compétents le soin de relever eux-mêmes les erreurs. D'ailleurs, la seule découverte dont, au prix de l'acte que je viens de signaler, M. Héron-Royer se soit assuré la propriété, c'est celle de l'existence du bouchon vaginal chez une espèce de Ron- geur, Pachyuromys Duprasi Lataste, la même production ayant été antérieurement indiquée chez une autre espèce, le Cochon d'Inde (5). Quant à moi, j'ai démontré que cette production était très répandue parmi les Rongeurs, j'ai établi les traits généraux de son histoire morphologique et physiologique, et, en outre, j'ai déterminé la période du rythme de l'ovaire dans cet ordre de Mammifères (6). Quoi qu'il en soit de ces résultats, c'est l'intérêt de mes pre- mières observations sur mes Pachyuromys Duprasi qui m'a engagé à étendre mes recherches. Un certain nombre d'espèces de Rongeurs, rapportées de mes voyages, reçues de mes corres- pondants ou obtenues par voie d'achat, se sont succédé dans mes cages et m'ont fourni les sujets des observations, soigneu- sement notées au jour le jour, que je publie aujourd'hui. {\) Zoolozischer Anzeiger, 1881, p. 623, (2) Ihid., 1882, p. 235 et 258. (3) Journal de V Anatomie et de la Physiologie, 1883. (4) Zoolozischer Anzeiyer, 1882, p. 453 et 469. — Je prie le lecteur qui aurait tendance à me trouver sévère envers M. Héron-Royer de vouloir bien prendre connaissance de cette publication. (5) Bergmann et Leuckart, Vergleich. AncU. und PhysioL, 1852, p. 567 ; Bischoflf, Entwickel. d. Meerschioemchens, 1852, p. 12. (6) Voir le chapitre final : Conclusions. — 2<.)8 II. Motifs. Mes notes ont déjà servi de base k plusieurs publications (1). Néanmoins, je ne crois pas inutile de les publier dans leur en- semble et telles que je les ai prises au jour le jour. Peu de personnes, sans doute, pourront et voudront s'astreindre, comme je fais depuis bientôt sept ans, k vivre au milieu d'une petite ménag-erie parfois assez nombreuse (j'ai eu jusqu'à dix-sept cages occupées à la fois), installant celle-ci autour d'eux, dans la pièce qu'ils habitent, s'échappant d'une réunion ou renonçant à une partie projetée pour assister à un accouplement au jour et à l'heure convenables, et, au besoin, emportant avec eux, dans leurs déplacements, les sujets en observation ! Il ne me paraît donc pas à craiudre que des publications semblables à celle-ci deviennent trop fréquentes et encombrent les recueils scien- tifiques (2) . (1) 1° Sur le Bouchon vaginal du Pachyiiroinys Dnprasi Lat.asle, iii Zool. Anz.. 1882, p. 235 et 258. 2° Sur le Bouchon vaginal des Rongeurs, m Journal de rAnul. et de la, Physiol., 1883. 3" Distinction du Bouchon vaginal et de VEnveloppc vaginale, in Associa- lion Française, 23 août 1883, p. 575. 4° Les Gerboises, in La Nature, 18 murs 1882, p. 246. 5° Les Gerboises, m Le Naturaliste, du 15 mars au l^r mai 1883, p. 236. 543, 252. f^^ Sur une nouvelle Espiice de Gerboise d'Algérie (Dipus Darricarrerei). in Ann. Mus. civ. Genova, 11 juin 1(S83, p. 601 (i^hap. V, 3", partie étholo- gique). 70 Sur un Rongeur nouveau du Sahara Algérien (Massoutiera mzabi). iii Soc. Zool. Fr. , 22 nov. 1881, p. 214 (partie éthologique du mémoire;. 8'5 Le Boubieda, in La Nature, 22 juillet 1882, p. 113. •Jo Sur V Acclimatation et la Domestication d'une petite Espèce de Rongeur originaire des Hauts-Plateaux Algériens (Dipodillus Simoni), in Bull. Soc. Accl., lOjanv. 1883, p. 369. 10° Description d'une Espèce nouvelle de Gerbilline d'Arabie (Meriones longifrons), in Proceed. Zool. Soc. Lond., 1884, p. 88 (ch. VI, Éthologie). 1 1° Les Loirs, in Le Naturaliste, du 15 mars au 15 mai 1887, p. 4, 20, 47, .57. (2) Mon ami i\I. Charles Mailles a puWlié, dans le Bulletin de la Société d'Acclimatation (1887, p. 281 et 416), un résume d'observations éthologiques — 299 — D'autre part, mes découvertes concernant l'histoire du bouchon vaginal et la période du rythme de l'ovaire pourront être con- testées et devront être contrôlées : la publication de mes notes in extenso permettra au critique d'apprécier les conditions dans lesquelles j'ai fait mes observations, et elle évitera des tâtonne- ments à l'expérimentateur désireux de refaire celles-ci. J'ajoute- rai que, la place et les ressources dont je pouvais disposer pour le logement, l'acquisition et l'entretien de ma petite ménagerie étant limitées, des groupes entiers de l'ordre des Rongeurs ont échappé à mes investigations. C'est ainsi, par exemple, que, ne pouvant installer ou conserver un temps suffisant, dans mon petit logement au cinquième étage, des hôtes aussi incommo- des et aussi sales que des Lapins ou des Cochons d'Inde, je n'ai pu ni m'édifier sur la présence ou l'absence du bouchon vaginal dans le sous-ordre des Rongeurs duplicidentés, ni déterminer la période du rythme de l'ovaire dans la tribu des Hystricomorphes. Môme les espèces les moins encombrantes et les moins gênantes, je ne pouvais les conserver indéfiniment, sous peine dépasser mes journées à donner mes soins à une ménagerie de plus en plus nombreuse et de m'interdire, finalement, l'acquisition de nouvelles espèces. Ainsi, j'ai dû éliminer, successivement, les quelques espèces que j'avais pu me procurer de la tribu des Sciuromorphes. avant d'avoir pu observer l'accouplement d'au- cune d'elles, et sans savoir si cet acte, dans cette tribu, s'accom- pagne ou non de la production d'un bouchon vaginal. Les éleveurs comme les préposés aux ménag'eries publiques, qui désireront combler ces lacunes, trouveront ici, exposées avec détails et telles que je les ai employées, des méthodes qui leur permettront d'atteindre facilement ce but. Tels sont les motifs qui me paraissent justifier la présente pu blication. Je n'avais d'ailleurs aucune raison de différer celle-ci; car, désireux d'étendre mes recherches à d'autres ordres de la classe des Mammifères et ne pouvant, comme je viens de le dire, accorder mes soins et mon attention à de nouvelles espèces analogues aux miennes. Son mémoire, que j'aurai quelquefois à citer, a pour titre : Acclimatation et Domestication de quelques Rongeurs de la Famille des Muridès. — 300 — ?ans les retirer k d'anciennes, j'ai arrêté aujourd'hui la série de mes observations sur les espèces de l'ordre des Rong-eurs. m. Plan. Les observations qui se rapportent à une même espèce se sui- vront par ordre de dates et telles qu'elles ont été prises. Les noms des espèces observées formeront les titres d'autant de chapitres distincts, qni se succéderont dans l'ordre de la classification zoolog-ique. Chaque chapitre sera suivi d'un résumé des piinci- pales observations qu'il contient, et un chapitre de conclusions g-énérales, dans lesquelles j'insisterai surtout sur les questions relatives au bouchon vag'inal et au rythme de l'ovaire, termi- nera le texte de cette publication. Les bouchons vag-inaux et ks enveloppes vag-inales (1) des espèces chez lesquelles j'ai pu observer ces productions seront figurés sur deux planches. Trois autres planches, dont deux coloriées, seront consacrées a des espèces qui n'ont pas encore été figurées et dont il est ques- tion dans cette publication. Ces planches sont surtout destinées à combler en partie une lacune de mon L'atalogiie des Mammi- fères de Barbarie (in Ai.l. Soc. Linn. Bordeaux, v. XXXIX [1880].. p. 129-289). Mon brusque départ pour le Sénégal, à l'époque où ce dernier ouvrage allait être imprimé, m'a empêché de faire exécuter les figures qui devaient l'accompagner et dont les frais avaient été votés, avec ceux de l'impression du manuscrit, par la Société Linnéenne de Bordeaux. On trouvera ici toutes celles de ces figures qui sont relatives aux espèces du genre GerbiUas Desmarest; celles relatives aux autres Gerbillines accompa- gneront un mémoire que je compte publier bientôt sur l'Hybri- dation dans le genre Meriones Illiger. (1) « M. Latasïe insiste particuliérerneiit sui' l'origine double de cette pio- diiction, dont la masse principale est éjacnlée par le mâle, tandis que sa couchi^ superficielle est sécrétée par la femelle. Il fait remarquer que cette deuxième partie, parfois produite en dehors do tout accouplement et dont l'existence n'est pas nécessairement liée à celle du bouchon vaginal complet, doit être désignée sons un nom particulier, et il propose celui d'enveloppe vaginale. » Association Française, congrès de Rouen, 23 août 1883. SOUS-ORDRE DES SIMPLICIDENTÉS. Tribu des SCIUROMORPHES. Famille des SCIURIDÉS. Sous-famille des Sciurines, iSciurus vulgaris Linné. 6 mai 1883. — Depuis quinze jours j'ai remarqué, au Marché aux Oiseaux, des jeunes Ecureuils. Les plus petits avaient alors les flancs gris. Aujourd'hui j'en achète (10 fr.) un couple ((^ Ç). Ils sont de l'année, m'assure-t-on ; et, en effet, ils ont l'air jeune. Quand je les installe dans la cage, l'un d'eux me mord et me fait saigner. Je le corrige et il pousse un cri sourd. L'autre se sauve dans la chambre et j'ai quelque peine à le rattraper. Je n'ai pu réussir à voir le vagin de la femelle; mais je suis sûr de son sexe, à cause du voisinage du clitoris et de l'anus. 7 mai. — Installés dans la cage à séparation horizontale (1), ils se tiennent constamment dans l'étage supérieur, cachés dans la paille, et n'en descendent pour manger que quand je suis absent. (1) Cette cage mesura O''>70 de largeur, 0m50 de hauteur et 0'>>22 de profondeur. Sa face antérieure est formée par un grillage métallique. Une séparation horizontale, percée de quelques trous assez gros et placée entre le tiers supérieur et les deux tiers inférieurs de sa hauteur, la divise en deux compartiments superposés : un plus petit, supérieur, qui était garni de paille, et un plus grand, infé- rieur, dans lequel était donnée la nourriture. Un des côtés delà cage présente une fenêtre, au niveau du compartiment inférieur, et le cûté opposé, glissant de bas en haut dans une coulisse, peut s'enle ver complètement. Cette cage était suspendue au mur, dans mon cabinet. 8 mai. — Jo leur ai donné du pain au lait : ils ont bu tout le lait; mais ils sont moins friands du pain, môme imprégné dû lait. Ils ne touchent ni au fromage ni aux prunes et ligues sèches. 14 mai. — Ils mangent aussi la salade et sont très friands de maïs; ils ne m'ont pas paru toucher aux grains plus petits, alpiste, millet. Ils ne sont point nocturnes. Je ne les vois pas le matin, ne me trouvant point dans la chambre qu'ils occupent; mais, l'après-midi, ils descendent souvent pour manger. Le soir, ils ne descendent point et ne remuent guère, si ce n'est à la nuit tombante. 15 mai. — Ils aiment beaucoup et font vite disparaître les coquilles d'œuf?. 20 mai. — Je suis mordu si cruellement et avec tant de ténacité par le r^, que, ne pouvant lui faire lâcher prise, je l'étouffo dans mes mains. 21 mai. — Je veux prendre la femelle par la faim. Je la laisse jeûner aujour- d'hui, ne lui donnant que de la salade, 23 mai. — Hier et aujourd'hui, jeûne; pas absolu cependant ; je lui ai donné deux ou trois amandes et de l'eau. A midi, je la fais sortir et je dépose par terre sa cage fermée. Elle cherche partout un coin pour se cacher, mais n'en trouve pas. Elle reconnaît sa cage, mais, ne pouvant rentrer, elle tourne autour, grimpe dessus et devient furieu&e. Elle frappe des pieds, gronde, crie, claque des dents, comme un enfant en colère. Je lui jette des amandes et du pain; elle les prend à plusieurs reprises mais les laisse retomber, trop furieuse pour manger. Enfin j'ouvre sa cage. Dès qu'elle a aperçu l'ouverture, elle se précipite dedans, s'arrête un instant à l'étage inférieur pour boire de l'eau, et grimpe dans sa paille, où elle s'agite encore et gronde un instant. Jamais je n'aurais supposé une scène comme celle dont je viens d'être témoin. J'en provoquerai le renou- vellement demain. 27 mai, — Chaque jour, à midi, je la fais sortir. Elle court et grimpe par- tout dans mon cabinet, toujours alerte et sauvage ; j'ai pris mes précautions pour qu'elle ne trouvât aucun coin où se cacher, et je l'effraye quand elle s'ar- rête sur les meubles hors de ma portée ; alors elle revient toujours vers sa cage, qu'elle reconnaît bien pour son domicile ; la trouvant fermée, elle monte dessus. Elle mange fort peu. Depuis le 23, elle n'a que de l'eau, et, parfois, quelques feuilles de salade. C'est sur sa cage, quand elle est dehors, que je lui donne à manger. J'exige même à présent qu'elle vienne prendre sa nourriture à la main, ce qu'elle fait non sans beaucoup d'hésitations et non sans courses folles, avant ou après. Deux ou trois amandes, un ou deux petits morceaux de pain, parfois une fraise, voilà tout ce qu'elle mange par jour; et elle n'en est pas moins alerte et vigoureuse. Quand elle a grimpé jusqu'au plafond et que je l'effraye, elle n'hésite pas à sauter au mur; elle tombe par terre et continue sa course. Maintenant que je connais sa préférence pour les amandes, je me contenterai de Cette friandise pour l'amadouer. J'ai mis aujourd'hui du maïs dans sa cage. — 303 — Quand elle est restée quelque temps dehors, elle veut rentrer dans sa cage, et elle a alors des accès de colère comme celui que j'ai remarqué le 23, frap- pant des pieds, grondant et claquant des dents. Parfois elle interrompt ses manifestations pour grignoter une amande; parfois même elle gronde, sans pour cela perdre un coup de dent. Le bruit de la voix lui est indifférent; mais elle s'effraye des moindres gestes, du bruit des meubles et des pieds. 10 juin 1883. — J'achète (5 fr.) un jeune (^. 11 sem.ble plus doux que l'autre. 11 prend une amande à la main. Un instant après l'avoir mis dans la cage, je suis témoin d'une scène assez drôle. Il s'est coiffé d'une coque d'œuf et ne par- vient pas à s'en dégager. Il se promène et cogne sa coiffure adroite et à gauche. J'interviens. — Il n'a pas encore osé monter à l'étage supérieur où se tient la Ç . 11 juin. — Chacun reste chez soi. Quand l'ancienne $, logée en haut, descend pour boire ou manger, le jeune (^ se fâche. Celui-ci est bien plus doux et moins farouche que l'autre; il se laisse plus volontiers toucher. Il est aussi moins agile. Ces animaux s'agitent un peu vers la chute du jour; mais, la nuit faite, ils dorment. 12 juin. — Depuis seulement ce matin, (^ et Ç couchent ensemble, dans l'étage supérieur. Ç va, d'elle-même, dès que je la chasse de sa cage, s'installer sur la cheminée; c'est là qu'à présent je lui donne. à croquer quel- ques amandes. Quand elle en a assez mangé, elle court vers sa cage. Elle savait fort bien y grimper d'en bas; mais, elle n'y savait pas descendre directe- ment, quand elle avait d'abord grimpé sur les meubles; pour la première fois, elle y descend aujouid'hui. Quant au jeun'e (j*, dès le second jour, il sait aussi se rendre sur la cheminée ; et, quand je l'en chasse, il regagne sa cage. Ces animaux semblent avoir la mémoire des lieux singulièrement développée. Leurs crottes sont par paquets de petites boules peu adhérentes, grosses comme des grains de chènevis. Leur cage répand une odeur musquée assez forte. Le jeune (^ aime beaucoup les cerises. 25 juin. — Depuis hier, je ne les fais plus sortir à midi ni du tout. 18 juillet.- Lâchés dans ma chambre, les deux Ecureuils cherchent d'abord leur cage à la place où elle était suspendue, mais d'où je l'ai retirée, et ils sau- tent contre le mur en cet endroit. Puis ils vont sur la cheminée et montent sur les cages de Dipodillus, là où j'exigeais qu'ils se rendissent autrefois et où je leur donnais à manger. Mais ils ne veulent plus prendre leur nourriture à la main. Je les installe, toujours dans mon cabinet, dans une cage ordinaire (1), espé- (1) Longueur 0"60, largeur O^Sâ, hauteur 0'"45 ; les deux grands côtés, en verre, le dessus, en grillage métallique, le fond et les petits côtés, en bois doublé de zinc à l'intérieur. Des mangeoires et des boîtes garnies d'étoupes sont accrocliées aux parois. Le dessus grillagé est supporté par un cadre en bois, mobile sur des charnières. — 304 — rant qu'ils y perdront un peu de leur sauvagorie, coininê ont (l«^jà l'ait les Mus rattus. 26 Juillet. — Je les prends à la main l'un après l'autre avec un gant ad /toc. Cela. n'est guère de leiw goût; la $ (plus vieille) mord mon gant. J'ai placé, hier, de la viande dans leur mangeoii-e; ils n'y ont pas touché. 29 juillet. — Dans la mangeoire j'aperçois une masse gélatineuse et sangui- nolente, grosse comme une groseille à maquereau. Placée dans l'eau, cette masse apparaît membraneuse. Je crois d'abord à un avortement de la femelle; mais, ayant pris le r? à la main, je vois son anus qui saigne et son rectum, enflammé et sanglant, qui se dévagine d'environ un centimètre. Pendant que ie le touche, le (j* crie et se fâche et mord mon gant à pleine bouche. 11 souffre évidemment, ou d'hcmorrhoïdes, ou d'une inflammation du rectum. 7 août. — Maintenant mes Ecureuils aiment beaucoup la salade, du moins les cœurs de laitue romaine. 28 août. — M'apercevant que la cage (la cage à séparation horizontale, dans laquelle j'ai, depuis quelque temps, remis mes Ecureuils, et que j'ai sus- pendue à l'extérieur,' dans une cour vitrée en dessus mais ouverte d'un côté) est demeurée ouverte, j'examine son contenu. J'y trouve le ,^ mort (1) depuis longtemps et desséché. La Ç est là, bien portante. 2 septembre. — Je lui donne un Mus clecumanus nouveau né ; je verrai si elle le mangera. 3 septembre. — Le jeune Mks decumanus vit encore, intact. Il est resté vingt-quatre heures exposé à la température extérieure dans une mangeoire en zinc! je l'y laisse encore, et je ne donne pas, aujourd'hui, de pain au lait à l'Ecureuil. 4 septembre. — Le jeune decumanus est encore intact et vivant. 17 octobre. — Rentré à Paris après plus d'un mois d'absence, je retrouve l'Ecureuil fort bien portant et toujours sauvage. Pendant mon absence, il avait été logé dans mon cabinet : je replace sa cage à l'extérieur. 29 janvier 1884. — 11 se porte très bien, est devenu superbe; je le trouve toujours actif, dans l'étage inférieur de sa cage. 7 février. — Je le sacrifie pour le squelette. 11 a le poil superbe et se montre en fort bel état, malgré l'hiver passé dehors. 11 n'est pas rachitique du tout, sans doute à cause du lait que je lui ai donné .pour nourriture. RESUME . L'Écureuil est exclusivement diurne (14 mai, 11 juin). Il boit volontiers (23 maiV II aime les amandes, le maïs, la (1^ Sans doute de la dysseaterie. — 305 — salade, les fraises, les cerises, le pain au lait. Il ne paraît pas carnassier (26 juillet, 2-4 septembre); néanmoins son g-oût pour le lait (8 mai) et les coquilles d'oeufs (15 mai) laisse supposer qu'il n'eût pas dédaigmé le contenu de ces derniers: en liberté, il doit rechercher et détruire les œufs d'Oiseaux, Il est difficile de jug-er, d'une façon g-énérale, du degré d'intel- ligence d'un animal; mais on peut affirmer, sans crainte d'erreur, que l'Écureuil a, développée à un haut degré, une faculté intellec- tuelle, la mémoire des lieux (12 juin, 18 juillet). Il est très irri- table (23 mai). Quoique susceptible d'une certaine éducation, il doit perdre difficilement son naturel farouche. Mes sujets ont vite compris que, mis hors de leur cage, dans mon cabinet, ils devaient se rendre à un endroit déterminé et y demeurer jusqu'à ce qu'il me plût de les en chasser; mais on voyait bien qu'ils n'obéissaient que par contrainte, sans soumission volontaire (12 juin). Quant au but essentiel que je poursuivais en me procurant des Écureuils captifs, celui d'observer leur accouplement et leur re- production, je ne l'ai pas atteint : j'ignore encore s'il y a ou non, dans l'accouplement de cette espèce, production d'un bouchon vaginal, et si, chez celle-ci comme chez la -plupart des autres Rongeurs, la période de la fonction ovarienne est d'une dizaine de jours. Sous-famille des Arctomyines. Sperniophilus citillus Linné. 7 août 1883. — Ce matin, je reçois cinq sujets de cette espèce, de M. le Prof. G. ScHREiBER (Goritz, Autriche). Ils sont très maigres, et, plusieurs, manifestement rachitiques. 11 y a deux (^, en état relativement assez bon, deux $ adultes, très maigres et rachitiques, et une jeune $ , difforme et ne pouvant plus marcher, tant elle est rachitique. Ces animaux font très fréquemment entendre leur sifHement aigu, assez sem- Tome XL. ■ 20 — 30() — blal)lo au grincement d'une roue mal graissée. En outre, par instants, ils gazouillent comme des Oiseaux, un peu moins foit. 7 août, soir. — Ces animaux sont diurnes. Il est minuit, et ils ne se sont pas encore montrés de la soirée. 10 août. — Ces animaux sont décidi'ineiit diui-nes. Ils sont très actifs le matin; vers huit à neuf heures, je les entends du lit; dans l'après-midi, je les vois dehors. La nuit, ils ne bougent pas. Ils aiment sui'tout le pain ; ils préfèrent le millet et l'alpiste au maïs ; ils aiment aussi la salade. Us mangent un peu de pain au lait, dans lequel j'ai soin de mettre du phosphate de chaux en poudre. L'un des (j*, très fort et très vigoureux, devient agaçant par son sifflement aigu, qu'il pousse toute l'après-midi, à intervalles l'approchés ; je serai con- traint de le sacrifier. Le sifflement comme le petit gazouillement court rappellent ceux du Rouge-gorge, mais ils sont beaucoup plus forts ; le siffle- ment devient insupportable. Quand ils veulent manger, ils viennent à la provision de pain et s'en rem- plissent les abajoues. Ce matin, j'ai dû sacrifier le petit, dont le rachitisme était trop avancé. Il avait l'œil vif et mangeait constamment; son ventre était tout rond; mais ii no pouvait plus faire sa toilette et son ventre était souillé par ses ordures. 11 ne pouvait plus se servir du tout de ses membres postérieurs ni de ses avant- bras; il en était réduit à se traîner sur les coudes. Au repos, il portait ceux-ci écartés en croix. Sa largeur aux épaules et son gros ventre contrastaient avec sa maigreur. Sa boîte crânienne plie sous le doigt, comme une feuille de papier. 11 août. — Ce matin, je sacrifie, pour ma collection, le plus beau sujet, le gros (j*, celui qui sifflait si fort. 11 me reste un (^ et deux Ç ; le (^ et une $ paraissent bien vigoureux et engraissent de jour en jour; j'espère les voir traverser l'hiver sains et saufs. Le c^ sacrifié n'était pas seul à siffler, car on .siffle encore, depuis qu'il est mort, mais moins fréquemment et moins fort. 15 août. — Mes Spermophiles étaient installés comme des Rats, dans une cage ordinaire à moitié remplie de paille. Aujourd'hui, je les installe conmie des Gerbilles : le plancher de leur cage est couvert de sable et de craie pulvérisée; je leur donne pour nid une boîte percée d'un trou et pleine de paille, et je dépose leur nourriture dans une mangeoire. Ils sont mieux ainsi; on les voit mieux et c'est plus propre. 19 août. — Les trois paraissent très gras. Ils ne sortent guère quand je suis dans mon cabinet. Us mangent surtout le matin. 31 août. — Ils se portent fort bien et sont très lourds. Je renouvelle au- joui'd'hui leur litière de sable et de craie. Maintenant, ils sifflent fort peu, mais ils font quelquefois entendre leur joli petit ramage. Comme je passe la journée dans mon cabinet et qu'ils n'osent pas sortir en ma présence, ils ont faim, quand vient le soir; je les vois, alors, pass.^r la tote i)ar le trou de la boite qui — 307 — leur sert de nid, et tirer à eux. une feuille de salade, pour la manger à l'abri de mes regards. 2 septembre. — Je mets devant l'orifice de leur boîte un Mus decumanus nouveau-né. Je ne sais s'ils le mangeront. 3 septembre. — Ils n'ont pas touché au Mus decumanus . Celui-ci est encore vivant. Je le retire. 4 septembre. — Les Spermophiles sont moins exclusivement diurnes que je ne pensais d'abord. Vers minuit, je les vois sortir et venir manger, les uns après les autres. Ils restent à peine quelques instants dehors, le temps sans doute d'emplir leurs abajoues de petits grains et de pain au lait. Ils n'épluchent pas le grain, comme font beaucoup d'autres Rongeurs; ils le font disparaître en entier. 17 octobre. — Rentré à Paris après plus d'un mois d'absence, je retrouve mes Spermophiles en bonne santé et très gras. 21 octobre. — J'ai retiré leur cage de mon cabinet, pour la placer dans le vestibule ; cette petite pièce, n'étant ni chauffée ni habitée, est la plus froide de mon appartement. Us mangeaient beaucoup moins depuis quelque temps, mais ils ne se sont pas encore engourdis. 22 octobre. — Ce matin, un des Spermophiles est froid au toucher; il est engourdi. Je le prends à la main, sans qu'il ouvre les yeux; mais il a des mou- vements des membres et du tronc. 23 octobre. — Un des trois Spermophiles, le plus gras, est complètement engourdi. Par le toucher seul et sans le secours des yeux, on distingue, à l'im- pression de froid qu'ils produisent à la main, ceux de ces animaux qui sont engourdis de ceux qui ne le sont pas. 25 octobre. — Aujourd'hui, aucun des Spermophiles n'est engourdi. 28 octobre. — Deux des trois sont engourdis aujourd'hui. 14 novembre. — Toujours un d'éveillé. 18 novembre. — Hier, la température ayant baissé, les trois se sont réveillés. 16 décembre. — Pour la première fois, ce matin, je trouve les trois Spermo- philes engourdis; jusqu'à présent, il n'y en avait jamais eu qu'un ou deux d'engourdis à la fois. Je leur supprime le lait. 29 janvier 1884. — Ils n'ont plus mangé depuis le 16 décembre, bien que, parfois, je les aie trouvés, tous ou quelques-uns, éveillés dans leur nid. 3 février. — Les trois sont engourdis. Je laisse encore leur cage dans le ves - tibule. 13 février. — Bien que les trois sujets soient encore engourdis, je transporte leur cage dans mon cabinet. 15 février. — Aujourd'hui, ils sont tous très bien éveillés. Je leur donne une nourriture abondante. 20 février. — Ils n'ont pas encore mangé. — 308 -. 18 mars. — Au retour d'un voyage h. Cadillac, je retrouve les trois Sporrno- philes bien éveillés et bien portants. Ils se sont mis à manger, paraît-il, aussitôt après mon départ. Anjourd'iiui, je sacrifie la plus petite des deux femelles, afin de ne plus garder qu'un couple. 29 mars. — Le couple se porte fort bien. Il sort fort peu le jour et reste très timide. Le sujet sacrifié avait un crâne de rachitique. 30 mars. — Je pars pour un voyage en Tunisie. 12 juillet. — Je reviens. Le (^ est amaigri, rapetissé ; il paraît rachitique. 15 juillet. — Je sacrifie le (^ rachitique. 21 juillet. — Je sacrifie la Ç . Elle était en parfaite santé : une boule de graisse. Ses utérus sont vides et très petits, enfouis dans la graisse du ligament large. Ces animaux, que je fais périr par étoufFement, résistent longtemps Tasphyxie ♦ RÉSUMÉ. Le Souslik ou Ziezel est essentiellement (7 et 10 août), mais non exclusivement (4 septembre 1883, 29 mars 1884) diurne. 11 aime surtout les graines, préférant les petites, comme l'alpiste et le millet, aux grosses, comme le maïs; il mange également bien le pain, sec ou trempé dans le lait, et la salade (10 août). Il refuse la viande sous sa forme la plus tentante pour les carnassiers . (2-3 septembre). 11 mange beaucoup pendant l'été, et, à cette époque, il engraisse considérablement (19 et 31 août, 21 juillet). En captivité, il est, comme tous les petits Rongeurs, très sujet au rachitisme (7 et 10 août, 12 et 15 juillet) ; mais on peut le pré- server de cette maladie en joig-nant à ses aliments, soit, comme j'ai fait, du lait et du phosphate de chaux, soit, comme fait M. Mailles dans les cas analog'ues, de la poudre toni-nutritive Dautreville (1). Je n'ai pas donné à boire à mes sujets. L'espèce paraît très douce en cage, un peu timide, et elle arrive vite à se laisser manier sans chercher à mordre. Sa voix fait entendre deux sortes de bruits : un gazouillement assez agréable et comparable à celui de certains Oiseaux, du Rouge-gorge, par exemple, et un sifflement aigu, tout à fait insupportable dans un (1) Charlks Mau.i.f.s, in Bulf. Soc. Accl.. 1887, p. 421. — 309 — appartement clos, qui rappelle de près le grincement d'une roue mal graissée. Le sommeil hibernal de mes sujets a commencé le 22 octobre; mais il a été fréquemment interrompu pendant les deux pre- miers mois, jusqu'au 16 décembre. A partir de cette date, et pendant deux mois encore, mes trois sujets se sont profondément engourdis, et aucun n'a plus pris de nourriture. Les trois sujets se sont réveillés ensemble, le 15 février. Après leur réveil, ils sont encore restés plusieurs jours sans mang'er (20 février). Quand ils étaient engourdis, la main qui les touchait éprouvait une impression de froid très nette (23 octobre). Je n'ai pu observer l'accouplement de cette espèce, et, dans ce cas, pas plus que dans celui de l'Écureuil, je n'ai pu me ren- seigner sur la période du rhythme de l'ovaire et .sur la question du bouchon vaginal. Apctomys marmotta Linné. 29 mars 1884. — Ua couple, acheté (20 fr.) à Aime (Savoie), et reçu, au commencement du mois, pendant que j'étais à Cadillac. Je n'aurai pu l'observer que pendant une quinzaine de jours, avant mon départ pour la Tunisie. Je l'ai installé dans la caisse à charbon, à la cuisine. L'un des deux sujets a une patte de devant cassée. Ils sont nocturnes. Ils mangent de tout, du pain, des légumes, de la viande, du lait. Le jour, ils remuent peu. Je les entends, le soir, et je les trouve cachés dans les coins, en dehors de leur caisse. Ils s'eifrayent facilement, et, alors, ils sifflent avec force ou poussent un cri aigu. Hier, dans la nuit, ils se disputaient ou se faisaient la cour, criant comme des Chats en amour. Le 30 mars, je suis parti pour laTimisie; je suis rentré à Paris le 12 juillet. Pendant mon absence, le couple salissait et démolissait tout à la cuisine. Ces animaux grimpaient partout et allaient décrocher la vaisselle. L'ua d'eux a sauté par la fenêtre. Il est tombé sur un grillag(^, au premier, et, malgré sa chute de quatre étages, il ne paraît ni blessé ni malade. Ils mangent beaucoup, du pain au lait, des légumes, de tout : l'un d'eux vient manger à la main. Ne pouvant plus conserver ces animaux dans mon appartement, on les a confiés à M. Ch. Mailles, qui les garde actuellement. 26 novembre. — Hier soir, M. Ch. M.\illes m"a rapporté mes Marmottes — 310 — engourdies. Kilos sont relativement maigres. La Ç est galeuse, et sa poau ne vaut rien. Le (^ (celui qui a eu la patte cassée) a la peau en moins mauvais état. Je tue aussitôt les deux sujets par pendaison. L'un d'eux meurt sans s'être réveillé. Les organes génitaux sont très réduits chez les deux sujets; ils sont enfouis dans un tissu graisseux. Choi le ij*, un examen, rapide, il est vrai, ne me montre pas de glandes du bouchon. Chez la Ç, les deux utérus s'accolent et de- meurent distincts, même extérieurement, aussi loin que je les puis suivre, sans doute jusqu'au vagin. Je garde la peau et le crâne du ^j* et le squelette de la Ç . RÉSUMÉ. En captivité, la Marmotte est plus nocturne que diurne. Elle est très facile à nourrir; elle accepte la plupart de nos aliments, mais donne la préférence à ceux d'origine vég-étale. Quoique assez douce et facilement apprivoisable, elle est un hôte désag-réable dans un appartement : elle dépose ses ordures au premier endroit venu; g-rimpant aisément sur les meubles, elle renverse et casse la vaisselle, et ses sifflements aig-us achèvent de la rendre tout à fait insupportable. Le sommeil hibernal de la Marmotte paraît plus profond que celui des autres espèces. Une fois engourdie, on peut hi manier et la faire voyager sans qu'elle se réveille. Chez cette espèce, pas plus que chez les précédentes, je n'ai fait aucune observation relativement au bouchon vaginal et à la période du rhythme de l'ovaire : ces deux questions demeurent intactes dans la tribu des Sciuromorphes. — 311 — Tribu des MYOMORPHES. Famille des MYOXIDÉS. niyoxus glis Linné. 29 août 1883. — Je reçois deux Loirs vivants, de M. Hagmânn, directeur du Jardin zoologique de Hâle (Suisse). Les deux sujets me paraissent être (j*. L'un d'eux me semble malade. Je les installe dans une cage ordinaire, avec une boîte pour nid et une mangeoire. Longtemps, ahuris, les deux sujets restent chacun dans un coin de la cage, pelotonnés en boule ; plus tard, ils se retirent dans leur boîte. Le soir, ils sortent pour manger; même l'un d'eux reste fort long- temps dans la mangeoire. Je crois que tous deux sont des jeunes de l'année. 31 août. — Je m'aperçois que l'un des deux a la queue écourtée; je crois qu'il avait, en arrivant ici, cet appendice intact. Je tue l'autre, pour le mettre aussitôt en collection. En le saisissant, je suis mordu au sang, malgré des gants de peau. 11 était bien (^. Le survivant est également (^. La nuit dernière, ils avaient à peine touché au pain au lait; mais ils avaient mangé toute une carotte. 1^"" septembre. — Je reçois, de M. A. Vaucher (Genève), trois nouveaux Loirs, encore (} et jeunes, en parfaite santé. J'en tue un aussitôt, pour le mettre en alcool. Je sacrifierai demain les deux autres. Le (} de Bâle, à queue légèrement écourtée (Je l'appellerai A), paraît bien vouloir vivre. Il sort même le jour, pour manger; et, le soir, il ne s'effraye pas de me voir. 2 septembre. — Je donne. à ^^ A un Mus decumanus nouveau-né. Un instant après, je trouve ce dernier à moitié mangé. 2 septembre. — Je tue un seul des deux (^ de Genève, et je mets l'autre (Je le nommerai B), dans la même cage que ^^ A. (j^ A a presque fini de manger son petit Mus decumanus. J'en donne un autre, pour (^ B. Quand on dérange c? A dans son nid, il fait entendre un grognement sem- blable à celui de Bipus aegyptius, mais phis fort. Ces animaux aiment beaucoup les carottes. - 312 — 3 septembre. — Ils aiment aussi Ijeaucoiii) les pommes, passablement le pain au lait, beaucoup la chair vivant\ Ils ont mange hier deux Mus decumanus nouveau-nés, et ils en ont déjà entame un troisième, que je leur ai donné tout à l'heure. f^ B, sans doute plus fort, s'est installé dans le nid et en a chassé i^ A, qui en était le premier occupant (Ce dernier est bien reconnaissable à sa queue écourtée). ^f A se console en mangeant le plus qu'il peut. Voilà plus d'une heure qu'il mange (11 est midi). .Te m'approche, et il continue son repas, sans s'effrayer; je fais mine de le toucher : il se met en boule et grogne. 4 septembre. — (^ A couche toujours en dehors du nid. Il se tient d'ordinaire dans la mangeoire. Quand (^ B approche de celle-ci, i^ A se fâche; et récipro- quement, quand (} A approche du nid. Ils aiment beaucoup la viande. Aujour- d'hui, je leur donne le corps entier (sauf la tète), d'un Arvicola tcrrestris adulte. Quand (j^ A et cf B se disputent, ils ont un cri guttural et disgracieux, différant de leur grognement de colère contre moi, et rappelant un peu, non pas le miaulement, mais le cri (l'éternuement brusque) d'un Chat irrité, (j* B ne fait qu'aller (vers minuit), de son nid, à la mangeoire, où sa faim l'attire, mais d'où (^ A le repousse. 6 septembre. — Ce matin, pour la première fois, je trouve (^ A et c^ B bous amis et installés côte à côte dans le nid. Ils sortent souvent le jour; la nuit, ils sont presque constamment dehors. — Dans le nid, je puis maintenant les tou- cher sans qu'ils grognent. 8 septembre. — Hier soir, quoiqr.e ayant couché ensemble, çj* A et çj* B se disputaient et se battaient. Ce matin, (j^ B, à son tour, chassé du nid, couche à découvert. J'expédie (j* A à M. le D"" Souvkrbie, à Bordeaux. 9 septembre. — Je reçois, de M. Hagm.vnn (Bàle), une Ç fort belle et en parfaite santé (Je l'appellerai C). ^ B lui fait d'abord très mauvais accueil; mais j'espère qu'il la ti-aîtera niieux, plus tard. 17 octobre. — A mon retour d'un voyage à Cadillac, je retrouve mon couple gras à lard, fort bien portant, et faisant très bon ménage. Ces animaux sont couverts de puces; je change la mousse de leur nid, et je souffle du pyrèthre partout dans leur cage. Je leur donne trois jeunes Bipoilillus Siuioni, nés de la veille; ceux-ci sont dévorés dans la soirée. 19 octobre. — Souvent, dans le jour, Myooms glis dort hors de son nid. Cala concorde bien avec les renseignements donnés par ]\I. A. Vaucher, sur l'animal sauvage. Sans doute les puces, dont ces animaux sont couverts, leur rendent le nid insupportable. Depuis que j'ai changé leur mousse et répandu du pyrèthre dans leur cage, parfois encore ils dorment dehors, mais moins souvent peut-être. 21 octobre. — Je transporte leur cage dans le vestibule. Depuis deux jours, ces animaux mangeaient à peine. 23 octobre. — Aujourd'hui, l'un des Loirs est complètement engourdi. Non — 313 — l'autre. Rien qu'en touchant ces animaux, on recounait s'ils sont engourdis, à l'impression du froid qu'ils produisent alors à la main, 25 octobre. — Aucun des Loirs n'est engourdi aujourd'hui. 28 octobre. — Un seul des deux est engourdi aujourd'hui. 14 novembre. — • Toujours un seul d'engourdi. 18 novembre. — Hier, la température ayant baissé, les deux Loirs se sont réveillés. 20 décembre. — Dans un angle de leur cage, les Loirs ont décroché le gril- lage; ils en ont tordu les fils, ils ont rongé le bois contigu, et ils ont fait un trou par où ils sont sortis; ils ont déposé des excréments sur la face extérieure du grillage. Cependant, je les retrouve tous deux dans l'intérieur du nid (1). 11 y a plusieurs jours que je m'étais aperçu de leurs efforts pour s'évader; mais je n'avais pas cru qu'ils réussiraient, le fil de fer du grillage étant assez résistant. 29 janvier 1884. — Ils sont toujours gras et bien portants. Généralement, un seul est engourdi. 3 février. — Les deux sont engourdis. Je laisse encore leur cage dans le vestibule. 11 février. — J'installe le couple dans l'ancienne cage de l'Ecureuil, et da.ns mon cabinet, sous mes yeux. 18 mars. — A mon retour d'un voyage à Cadillac, j'ai retrouvé le couple très bien portant. Souvent, le soir, cf et Ç se disputent et se poursuivent; ils crient alors comme des Chats. 20 mars. — Je confie le couple, qui se trouve en superbe état, à M. Ch. Mailles. 30 mars. — Je pars pour un voyage en Tunisie. 12 juillet. — Je reviens. Pendant mon absence, M. Ch. Mailles a rapporté chez moi le (^, qui avait tué sa Ç . J'ai fait le squelette du survivant. (Ij L'ne espèce voisine m'a fourni une observation analogue; des Lérots, après ayoir conquis leur liberté, font au.ssl rentrés d'eux-mêmes dans leur prison, parce que, mieux qu'ailleurs, ils y trou- vaient leurs convenances : « Dans une partie de cbapse, au milieu de l'hiver, j'avais trouvé des Lérots engourdis ; je les svsis » enfermés dans un sac avec un tas de mousse, et, faute de mieux, dans la maison d'un propriétaire » campagnard chez qui je devais passer la nuit, j'avais placé le sac sur une planche servant d'étagère » et suspendue aux poutres du plafond. » Le lendemain, je constatai que le sac était orné d'un énorme trou ; je pensai bien que mes captifs ' étaient partis ; néanmoins, avec le fable espoir qiie ceux-ci ne se seraient peut-être pas tous réveillés » et enfuis, je me hâtai d'ouvrir lo sac, et, a\ec autant d'étonnement que de satisfaction, je constatai » que tous les trois étaient enoore là, dans la mousse, profondément engourdis! Évidemment, ces » animaux T'étaient réveillés ; ils avaient troué le f ac, ils s'étaient promenés dans l'appartement, et, » ne trouvant pas ailleurs un endroit plus convenable que celui qu'ils venaient de quitter, quand le i- besoin de reprendre leur sommeil interrompu s'était fait sentir, ils y étaient revenus. » (F. L\TASTB, in Le IVaturaliste, 1887, p. 21) — 'MA — RKSU.MK. Le Loir paraît moins exclusivement nocturne que les autres espèces de ce g'enre. Les miens sortaient fréquemment en plein jour, pour aller manger (1°'' et 6 septembre), et, souvent, ils s'endormaient à découvert, au milieu de la cag-e (19 octobre). D'ailleurs, cette observation sur l'animal captif est d'accord avec celle de M. A. Vaugher sur l'animal sauvag-e. Le Loir est très glouton, surtout au commencement de l'hiver. Il aime les fruits, les carottes, la salade, les noix, les noisettes, le pain au lait (31 août, 2 et 3 septembre); mais, ce qu'il préfère, c'est la chair fraîche ou même vivante (2, 3 et 4 septembre, 17 octobre). Il fait beaucoup d'ordures et les dépose partout; il faut se donner du mal, pour tenir sa cage propre. Comme il arrive, d'ordinaire, quand on met en présence deux animaux étrang-ers l'un à l'autre, qu'ils soient ou non de la même espèce et que leurs sexes soient différents ou identiques (1), les Loirs d'origines diverses, que j'ai réunis dans la même cage, se sont d'abord déclaré la guerre (3, 4 et 9 septembre): puis, les conditions de nourriture et de logement se trouvant convenables, ils se sont décidés à vivre en paix (17 octobre). Ce qui n'a pas empêché un mâle, sans doute dans des conditions (1) « On a singulièrement calomnié les mœurs des Rongeurs; on a dépeint ces animaux comme des êtres féroces, cherchant sans cesse à se dévorer entre eux et n'épan'gnant même pas leurs propres enfants ! La vérité est que deux Rongeurs qui se voient pour la première fois, qui sont étrangers l'un à l'autre, se considèrent comme ennemis, fussent-ils de la même espèce, et se livrent bataille. L'homme n'agit-il pas souvent de même? Et le même mot latin, hoslis, ne signifîc-t-il pas indifféremment étranger ou ennemi? Ajoutons que, bien souvent, nous ne savons pas fournir à nos petits prisonniers les aliments qui leur conviennent, et que nous les plaçons dans la triste situation des naufragés de la Méduse. Quand deux Rongeurs, même d'espèces dift'érentes, ne se sont grièvement blessés à la première entrevue, ils deviennent bientôt, d'ordinaire, bons camarades, et, s'ils sont convenablement logés et nourris, ils continuent, par la suite, à vivre en parfaite intelligence. » (F. Lat.vste, in Bull. Soc. Acclùn., 1883, p. 374) — 315 — d'existence insuffisantes, de tuer la femelle avec laquelle il cohabitait depuis plus de six mois (12 juillet), Le Loir, d'ailleurs, n'est pas d'une nature très douce; je l'ai appris à mes dépens (31 août), et, depuis cette expérience invo- lontaire, je ne me suis plus hasardé à toucher les miens sans protég-er ma main d'un gant convenablement rembourré. 11 n'est pas, non plus, fort timide (P'" et 3 septembre). Quand on l'irrite (2 septembre), ou quand il se querelle avec d'autres individus de son espèce (4 septembre), il pousse un cri guttural et disgracieux, qui rappelle cette sorte d'éternuement que fait entendre un Chat en colère, ou encore, mais avec plus de force, le grognement de la Gerboise commune. Mes sujets n'ont commencé à s'engourdir que le 23 octobre, et, jusqu'au 3 février, leur sommeil hibernal a été irrégulier et interrompu ; à cette date, pour la première fois, je les ai trouvés eng-ourdis tous les deux. Engourdis, ils étaient froids au toucher, comme les Marmottes et les Spermophiles. Ils ne se sont pas reproduits chez moi, et je ne les ai pas vus s'accoupler; mais l'analogie permet, je crois, d'affirmer que cette espèce, comme la suivante, produit un bouchon vaginal, et que, chez celle-là, comme chez celle-ci, la période du rhythme de l'ovaire est d'une dizaine de jours. JElioinys quercinus Linné. 2 avril 1883. — Par la poste et comme échantillons sans valeur, je reçois, de M. François D.vle.vu (Boiirg-sur-Gironde), un couple de Lérots'vivaats. Je l'installe aussitôt dans une cage (1). Je garnis celle-ci d'une bûche creuse, (1) Cette cage est d'un modèle spécialement destiné aux petits animaux grimpe'jr?. et propre à garnir des encoignures. Elle a la forme d'un quart de cylindre, de O^Sl da hauteur et de 0"'21 de rayon. Sa face antérieure, qui représente la surface du cylindre, est en grillage métnllique à larges mailles; ses deux faces postéro-latérales, sa face supérieure et sa face inférieure sont en tiois. La porte est ménagée dans une des faces latérales. Plus tard, j'ai supprimé la bûche creuse qui servait de nid, et je l'ai remplacée par une boite parallélipipédique en bois, percée d'un gros trou sur une de ses deux grandes faces. La boîte était introduite dans la cage par une ouverture rectangulaire pratiquée au plaford, et elle s'ouvrait par sa ace supérieure, de telle sorte qu'on pouvait en visiter l'intérieur sans ouvrir la cage. — :n6 - d'une branche d'arljrc planti-e debout et d'un vftrrc d'eau ; et je leur donne, pour nourriture, des amandes, une pomme et des coquilles d'œufs. Dès le soir, ils ont tout attaqué. 3 avril. — Ce matin, les coquilles d'œufs ont totalement disparu et la pomme est en grande partie mangée; les amandes que j'avais dépouillées ont été mangées aussi, mais non, sauf une seule, les amandes que j'avais laissées dans leurs coques. L'eau ayant été chavirée, je fixe le verre. Ce soir, quand je rentre, les Lérots sont cachés dans la bûche qui leur sert de nid. 6 avril, — Us aiment beaucoup le pain, ils le préfèrent même aux pommes. Ils boivent beaucoup. Ils mangent beaucoup aussi ; indépendamment des amandes, des pommes et du pain, ils consomment une coquille d'œuf par jour. Quand je rentre, le soir, après dîner, souvent je les surprends dehors. Ils res- tent d'abord immobiles, stupides ; puis ils rentrent brusquement dans leur nid, et ils n'en sortent plus que quand j'ai quitté la chambre pour aller me coucher. Tout le jour, ils se tiennent cachés. 9 avril. — Ils mangent même du fromage. 19 avril. — Hier, j'ai mis dans leur cage le cadavre dépouillé d'un Mus musculus; ils n'y ont pas touché. Ils ont mangé quelques grains de chènevis, fort peu. Ils ne les dépouillent pas, comme font les Oiseaux ; mais ils les vident par un petit trou. Dans leurs excréments, je crois retrouver intacte la mie de pain. Ces excré- ments sont moulés en bâtonnets, assez longs et gros, composés de plusieurs fragments ajoutés bout à bout. 29 avril. — Avant-hier, je leur ai donné une souris dépouillée et sans tête; ils lui ont mangé, la première nuit, les épaules, et, la deuxième nuit, une partie des flancs, sans lui ouvrir le ventre. 14 mai. — Ils mangent bien le maïs. 15 mai. — Plusieurs fois la nuit, ils font entendre leur cri, un sifflement aigu, analogue à celui des Musaraignes, mais plus continu et plus puissant. 21 mai. — La nuit, ils font, souvent et très fort, entendre leur sifflement. 23 mai.- — Dans la journée, j'ai mis un peu de mousse fraîche dans leur cage; ce soir, je m'aperçois qu'ils l'ont transportée dans leur nid. 25 mai. — Je laisse échapper les deux sujets. Je rattrape le cf ; il me mord, et je le plonge, avec ma main, dans une cuvette d'eau, pour lui faire lâcher prise. La $ se cache derrière la bibliothèque, et je renonce à l'attraper de suite. Deux jours et deux nuits, j'ai tenu la chambre fermée. L^n piège à Rats, amorcé d'une amande, est resté tendu sans résultats. Aujourd'hui, j'entreprends une recherche à fond, et je trouve la fugitive derrière des livres. Je m'en empare et la rends à son mâle. 2 juin. — Ces animaux doivent manger leur mousse, car il n'y en a presque plus dans leur nid. — 317 — 11 juin. — Je mets dans leur cage une grande provision de mousse. 12 juin. — Us ont transporté toute la mousse dans leur nid. Ils aiment assez peu les cerises, 17 juillet. — Ce matin, j'aperçois un jeune dans sa cage. Je le réintègre dans le nid, d'où il est évidemment tombé. 11 paraît contrefait (gi-osse tête, aspect de culot). Ce soir, j'aperçois un des parents et un autre jeune, celui-ci parfai- tement conformé et vigoureux. Les jeunes ont déjà le poil et la couleur des adultes. Ils doivent avoir une vingtaine de jours. Si l'on ajoute une vingtaine de jours pour la gestation, cela ferait remonter l'accouplement à une quaran- taine de jours, soit au 7 juin, époque à laquelle (bien que je ne l'aie pas noté), les parents sifflaient beaucoup. Ainsi Myoxus quercinus se reproduit en captivité. Je trouverai peut-être leur bouchon vaginal' dans le nid ; mais ces animaux sont si sauvages, ils fuient tellement le bruit et la lumière, que j'aurai bien de la peine à voir leur accou- plement (s'ils s'accouplent encore cette année) et à noter avec précision la durée de leur gestation et les phases du développement des jeunes. Demain, je pourrai compter le nombre des jeunes actuellement vivants ; reste à savoir si tous ceux qui sont nés subsistent encore. Une deuxième fois, je vois un jeune, robuste et bien conformé, descendu pour manger, 18 juillet, — Il y a trois petits, un J^, je crois, et deux Ç . Le tout petit, malvenu, qui hier était tombé du nid, est Ç . Je laisse celui-ci avec ses parents, mais j'installe les deux autres, qui semblent vigoureux et mangent seuls, dans une cage à part. Vainement je cherche dans la cage le bouchon vaginal. La cage ayant été nettoyée tous les quatre ou cinq jours, le bouchon aura été jeté avec les saletés. 24 juillet. — Dans la cage des adultes (avec lesquels j'ai laissé le culot), j'entends des grognements et des cris qui différent beaucoup des sifflements habituels. Je vais voir : les deux adultes n'ont pas quitté le nid et ne se mon- trent pas; le culot est dehors et mange avec voracité un morceau de viande de lapin que j'ai mis ce soir dans la cage. Dans la cage des jeunes (L'un d'eux s'est enfui dans la chambre, cet après- midi, et n'a pas encore été repris), j'ai aussi placé de la viande de lapin. Celle-ci a disparu, sans doute emportée dans le nid. Le jeune ne se montre pas. Mes deux espèces de Myoxidés (Lérot et Muscardin) sont beaucoup plus nocturnes que mes autres Rongeurs ; elles ne sortent guère qu'une heure après que la nuit est bien faite, vers dix heures. Le grognement que j'ai noté tout à l'heure n'est peut-être pas un cri, mais le bruit fait par les dents des Lérols rongeant leur bûche ; je l'entends de nou- veau, et il me produit cet effet. Vers minuit, j'entends de nouveau le cri précité, très fort et très répété. Il rappelle, mais avec une bien plus grande intensité, le cri des Chanves-Souris, — 318 — ou, mieux encore, celui du Sphinx Atropos. J'étais au lit, la porte qui fait corn- iinini(pier ma chambre à coucher avec mon cabinet fermée. Je me lève et j'ouvre cette porte. Les cris ne cessent })as. Je surprends mes Lérots accouplés. Ils sont renversés sur le plancher de la cage, la femelle accrochée à l'arbuste, le (^ cramponé au dos de la $ . Le pénis parait solidement fixé dans le vagin, et, sur une longueur de plus d'un centimètre, il est visible, rouge, et gros comme une plume d'oie. Il me semble que c'est la Ç qui pousse les cris. Au bout d'un instant, la $ est libre et s'enfuit dans le nid; le rf la suit. Si ces animaux portent vingt jours, il faudra visiter leur nid le 13 août. Quant au bouchon, je le rechercherai dans leur cage et dans leur nid, demain et après-demain, 25 juillet. — Ce matin, vers neuf heures, je trouve le bouchon dans la cage des Lérots. Il est gros, très l'égulier, sans étranglement, plus long que large. 11 diffère et de celui des (}erbillines et de celui des Rats. 11 est .encore humide quand je le recueille, mais je le laisse sécher. On voit l'empreinte d'un seul orifice utérin, indice d'un utérus sans doute bicorne, mais non complètement double. Je retire de la cage des parents le jeune culot et je le joins à ses frères. Hier soir, j'ai rattrapé le jeune échappé. 25 juillet, soir. — Je donne à manger au Hamster le jeune calot, qui ne paraît pas viable. 26 juillet. — Les jeunes ont mangé un peu de viande, mais les adultes me semblent n'avoir pas touché à leur morceau. En somme, ces animaux aiment la viande, mais ils n'en sont pas très friands, ils ont bu fort peu de lait. Ils touchent à peine aux prunes, poires, cerises. Ce qu'ils préfèrent, ce sont les noisettes. Ils mangent bien aussi les grains de maïs. 29 juillet. — Les jeunes croissent rapidement. Leur queue, qui d'abord était légèrement noueuse et à poils ras, se garnit peu à peu. 1^^ août. — Les jeunes sortent dès la tombée de la nuit, presque aussitôt que les Dipodillus Simoni ; tandis que les vieux, comme le Muscardin, ne soi'tent guère avant dix heures, du moins quand je suis là. 7 août. — Les jeunes grossissent à vue d'œil. 10 août. — Les jeunes mangent beaucoup et deviennent fort beaux. Ils sont peu sauvages, et, quand j'approche de leur cage avec la lumière, ils ne s'en- fuient pas. Quant aux vieux, c'est autre chose : je ne les vois plus. Us ne sortent pas avant que je sois parti me coucher; et, si, alors, je rentre brusquement, j'ai juste le temps d'apercevoir la queue du dernier qui se dérobe dans le nid. Ils mangent aussi beaucoup. Aux jeunes comme aux vieux, je donne, indépendamment du reste, des coques d'œufs et du pain au lait, qu'ils aiment beaucoup. 14 août. — La nuit dernière, mon couple Myoxus adulte a troué le grillage, — 319 — d'ailleurs rouillé et peu résistant, de sa cage, et il s'est enfui. Ce soir, j'ai acheté de la toile métallique très forte, et je l'ai clouée à la place de l'ancienne ; puis je me suis mis en quête des fugitifs. Je les trouve dans un rayon de ma bibliothèque, derrière des numéros de la Chronique et du Bulletin de la Sociélé d'Acclimatation, qu'ils ont mis en pièces. Ils ont fait un tas de rognure^, gros comme le poing; c'était sans doute le nid où la Ç comptait mettre bas. Je saisis les échappés et je les réintègre dans leur cage réparée. Je remarque que le vagin de la Ç est distendu et rempli par un caillot de sang. Cependant, ni dans le nid fait au détriment de ma bibliothèque, ni dans les recoins où la $ s'est réfugiée avant d'être prise, je ne trouve de petits et je n'aperçois de taches de sang. La parturition va sans doute avoir lieu cette nuit, au vingt-et-unième jour. Une fois dans la cage, les prisonniers font entendre un petit grognement, sans doute de colère. 15 août, matin. — Il n'y a pas encore de petits ; la mère les a peut-être mangés. A travers le grillage de la cage, j'aperçois sa vulve, très dilatée et humide. En outre, le couple a été très bruyant cette nuit. 15 août, soir. — Beaucoup de grognements dans la cage des adultes, malgré la lumière et malgré ma présence. Ils grognent à l'intérieur du nid, sans se montrer. Qu'elle ait mis bas ou non, la $ est certainement en rut, et il est probable que, demain, je recueillerai un nouveau bouchon vaginal. 16 août. — Ce matin, je recueille un bouchon vaginal semblable à celui du 25 juillet. Ainsi, deux accouplements successifs sont distants de vingt-deux jours, soit, à peu près, de deux décades. L'accouplement du 25 juillet a-t-il été stérile? Les petits ont-ils été mangés par les parents, ou avaient-ils été déposés dans quelque coin de mon cabinet, pendant l'escapade de ceux-ci? Je ne sais. Cette fois, il me faudra visiter le nid le 5 septembre et les jours suivants. 27 août. — Je sacrifie, pour ma collection, le (^ adulte, père d'une portée et auteur de deux bouchons vaginaux. Il est excessivement gras. Ses vésicules séminales sont énormes et gonflées. Sa queue est malade vers le bout; la peau en est hypertrophée par places et dépourvue de poils, mais le squelette en est intact. Je conserve sa peau et son crâne. 3 septembre. — Hier soir, j'ai mis dans chaque cage un Mus decumanus nouveau-né. Ce matin, je n'ai pas vu celui que j'avais placé dans la cage de la mère (Il est vrai que je n'ai pas visité l'intérieur du nid). Ce soir, j'en donne un autre à la mère. J'avais mis le Mus decumanus des jeunes dans leur nid, et ceux-ci s'étaient enfuis dans la cage, très effrayés, en poussant des sifflements aigus. Ce matin, le Mus n'en était pas moins à demi mangé. 6 septembre. — Avant-hier matin, j'ai visité le nid de la mère ; j'y ai l'etrouvé deux petits : l'un d'eux mort, sans blessures, l'autre bien vivant. La mère devait mettre bas (si elle a été réellement fécondée et si la gestation a suivi son cours normal), le 5 septembre, hier. Je ne sais si les deux jeunes que j'ai trouvé avec — :?20 — elle sont ses petits ou bien les jeunes Mus decutn anus que ^i lui ai livr>;8 en pâture. Cette dernière supposition me paraît pourtant la plus vraiseniblable. J'ai retiré le jeune mort et j'ai laissé le vivant. Avant-hier soir, le petit était en dehors du nid, dans la cage. Il avait pu tomber, la mousse remplissant le nid jusqu'à son ouverture. D'ailleurs, je l'avais vu faire des efforts pour sortir, comme s'il avait conscience qu'il n'était pas chez lui. Mais, hier matin, il était de nouveau, bien vivant, au fond du nid. C'est seule- ment la mère Lérot qui a pu l'y rappoi'ter. Elle l'a adopté peut-être, pour rem- placer sa portée absente; mais elle ne doit pas être en état de le nourrir. Ce matin, le petit parait encore bien vivant ; mais il est étiré et maigre. Ceux de ses frères qui sont restés avec leur mère Mus decumanus sont trois ou quatre fois plus volumineux -et plus lourds que lui. '^''oilà vingt et un jours que la mère Lérot s'est accouplée, et elle ne semble nullement pleine. Je la sacrifierai prochainement. Les jeunes vont à merveille. 7 septembre. — Ce matin, la Ç adulte a dévoré le Mus decumanus nouveau- né; mais elle a mis bas un petit qui paraît fort bien portant. C'est bien ce matin qu'à eu lieu la parturition, car la vulve de la mère est encore sanglante. Peut- être même y a-t-il d'autres petits à venir. C'est le 15, ou, plus probablement, le 16 août, en tous cis dans la nuit du 15 au 16, qu'à eu lieu l'accouplement ; car c'est dans la matinée du 16 août que j'ai recueilli le bouchon. La gestation a donc été de 22 jours complets. La grossesse, chez cette espèce, n'est guère apparente; car, hier soir encore, le ventre de la mère me paraissait tout à fait plat. 8 septembre. — Les jeunes Lérots n'ont pas encore touché au Mus decu- manus; je le retrouve bien vivant dans leur nid. Je le retire et le donne aux Loirs. L'espèce n'est pas aussi carnassière qu'on aurait pu croire, du moins quand elle est bien nourrie. La mère n'a décidément qu'un petit, soit qu'elle n'ait porté que lui, soit qu'elle ait mangé les autres (ce que je ne crois pas). Celui-ci se porte bien. 10 septembre. — Je quitte Paris, y laissant d* et $ jeunes, emportant avec moi Ç adulte et son petit. 11 septembre. — Le petit est mort en voyage. Je donne la mère à INI. G. Per- BOYRK (Cadillac.) 17 octobre. — A mon retour de Cadillac, je retrouve le jeune couple en parfaite santé. 22 octobre. — Les Lérots mangent toujours bien. 28 octobre. — Ayant commencé à faire du feu Jans mon cabinet, je trans- porte dans le vestibule la cage des Lérots {,$ $ , nés, ici, en juillet dernier). Aucun des deux ne s'est encore engourdi. 14 novembre. — Ce matin, l'un des deux est à moitié engourdi. — 321 — 16 décembre. — Pour la première fois, ce matin, je trouve les deux Lérots engourdis dans leur nid. Je mets une nouvelle et petite quantité de mousse dans leur nid, au-dessus d'eux et sans les déranger; une ou deux heures après, j'entends du bruit dans leur cage, et je constate qu'ils se sont réveillés. — Je leur supprime le lait. 5 janvier 1884. — Ils ne se sont plus engourdis. Ils mangent beaucoup, chaque jour. 29 janvier. — Depuis quelque temps, j'ai réintégré le couple dans mon cabinet. Il est superbe. 11 février. — Hier soir, j'ai entendu quelque peu crier les Lérots. Peut-être vont-ils bientôt s'accoupler? 12 février. — Ce soir encore, vers dix heures, j'entends crier les Lérots ; leur cri ressemble un peu à celui d'une poupée parlante, — Erreur ! Le bruit que j'entends est produit par les Microtus ibericus! En était-il de même, le 10? 15 février. — Les Lérots Cc'était bien eux) criaient encore hier soir. 18 mars. — Au retour d'un voyage à Cadillac, je retrouve le couple très bien portant, mais n'ayant pas encore reproduit. 20 mars. — Je donne mon couple à M. Ch. Mailles. 30 août 1886. — Le l^"" août, M. M. Léger m'a donné cinq jeunes Lérots, qu'il avait pris au nid quand ils étaient à peine âgés de quelques jours (Le nid était construit sur le sol, dans une carrière des environs de Paris). Ils avaient encore le ventre nu, quand M. Léger me les a donnés. Hier, je les ai sacrifiés. Ils avaient alors à peu près la taille de l'adulte, et leur ventre était normale- ment velu. Ils mangeaient beaucoup ; je leur donnais du pain trempé et mélangé à de la poudre toni-nutritive au sang de bœuf (poudre Dautreville), et de la salade. Ils buvaient aussi beaucoup. Ils salissaient beaucoup leur cage, qui, chaque jour, devait être lavée à grande eau. RÉSUMÉ. - Le Lérdt est exclusivement nocturne. Les adultes ne sortaient que vers dix heures du soir; les jeunes, plus actifs et plus affamés,, se montraient dès la tombée de la nuit (24 juillet, l^-^ août). Le Lérot boit beaucoup. Comme le Loir, il est omnivore; mais il est moins carnassier que ce dernier. Mes sujets mang-eaient du pain au lait, des fruits doux (ils touchaient à peine aux cerises et aux autres fruits acides), des noix, des amandes et des noi- settes, du mais, de la g-raine de chanvre (qu'ils ne dépouillaient pas, comme font les Oiseaux, mais qu'ils vidaient par un petit Tome XL. 21 — 322 — trou), do la salade, du fromag'e, de la viande môme et, particu- lièrement, des Ron<^-eurs nouveau-nés; ils étaient friands des coquilles d'œuis dont j'avais soin de les pourvoir abondamment; ils s'attaquaient même à la mousse de leur nid, dont j'étais oblig-é de renouveler assez souvent la provision; du reste, je me bornai bientôt à placer la mousse dans leur cag-e; ils savaient fort bien et fort vite la transporter dans leur nid. En dernier lieu, j'ai remplacé le pain au lait et les coquilles d'œufs par du pain trempé dans l'eau et mélang-é de poudre au sang* de bœuf. Grftce sans doute à la richesse de ce régime, mes sujets ont évité le rachi- tisme. En revanche, ils faisaient beaucoup d'ordures, et, comme le Loir, ils les déposaient partout. Ces animaux sont très impressionnables. Quand je rentrais dans mon cabinet, après dîner, souvent je les surprenais dehors; mais, dès qu'ils s'apercevaient de ma présence, ils cessaient brusquement tous leurs mouvements; puis, après quelques instants d'immobilité complète, ils partaient tout à coup se cacher dans leur nid; ils n'en sortaient plus que quand j'étais allé me coucher (6 avril). Ils cherchaient à mordre chaque fois qu'on les prenait à la main, et, quand ils avaient réussi, ils ne lâchaient pas prise aisément; une fois, douloureusement saisi au doigt par l'un d'eux, je ne parvins à me débarrasser de ses inci- sives qu'en plongeant l'animal et ma main au fond d'une cuvette pleine d'eau (25 mai) (1). Dans leurs querelles et dans leurs amours, ces animaux sont très bruyants. Leur cri, dans ces circonstances, est très fréquent et très aigu ; il rappelle, mais avec une intensité beaucoup plus grande, celui des Chauves-Souris ou des Musaraignes, ou, mieux encore, celui du Sphinx Atropos (15 et 21 mai, 24 juillet, 15 août). Le 14 décembre seulement, un des deux sujets que je possédais alors s'est engourdi; deux jours après, les deux étaient plongés (1) Cependant, avec un peu de patience, on peut faire perdre aux Lérots cette désagréable habitude. Un grand amateur de petites botes, M. Alfred Morel, à Paris, on possède un suffisamment apprivoisé pour qu'il se laisse manier à peu près impunément. ]M. JMorel porte constamment sur lui cet animal, logé dans la poche de son gilet, et fixé, par un petit collier, à l'extrémité d'une chaîne de montre. — 323 — dans le sommeil hibernal; mais ils se sont réveillés le même jour, pour ne plus s'eng'ourdir. Dans cette famille, d'ailleurs, l'état de torpeur paraît plus lég-er que dans les autres : la moindre cause suffit à le faire cesser (16 décembre) (1). Le réveil n'en est pas moins lent et prog-ressif, mais il a lieu plus facilement. J'ai pu observer l'accouplement du Lérot (24 juillet) et consta- ter que, chez cette espèce, cet acte s'accompag-ne de la produc- tion d'un bouchon vag-inal : j'ai pu recueillir un de ces bou- chons, le 25 juillet, après l'accouplement dont j'ai été témoin, et un autre, le 16 août suivant. Ces deux accouplements, l'un et l'autre dûment constatés, soit directement, soit par le témoig-nag-e du bouchon vaginal, ont été séparés par un intervalle de ving-t-deux jours. D'autre part, j'ai pu m'assurer directement que la gestation, chez cette espèce, est aussi de ving-t-deux jours (7 septembre). De ces deux observations, et en m'aidant de l'analog-ie, je con- clus, sans crainte d'erreur, que, chez le Lérot, comme chez les autres Muridés, la période du rhythme de l'ovaire est d'environ une dizaine de jours; en effet, chez tous les Muridés que j'ai pu suffisamment étudier à ce point de vue, la durée de la g-estation comprend g-énéralement deux (quelquefois et très rarement trois) périodes du rhythme de l'ovaire, et l'intervalle de deux époques de rut comprend toujours un nombre entier de ces périodes (2). Bien qu'ayant eu deux fois, dans mes cages, la reproduction du Lérot, il ne m'a pas été permis d'observer, avec précision, les diverses phases du développement du jeune de cette espèce. (1) Avant d'avoir commencé la série régulière de mes observations sur l'éthologie des Rongeurs, j'avais eu des Lérots en cage et j'avais fait, sur eux, la même remarque : « Trouvant un Lérot engourdi sur le plancher métallique de sa cage et sous une provision de mousse que je lui avais donnée pour faire son nid, je l'avais pris doucement et l'avais installé plus chaudement au milieu de la mousse : un quart d'heure après, j'entendis un grand vacarme dans la cage, et je trouvai mon Lérot parfaitement éveillé et fort agité ; une demi-heure plus tard, il était engourdi de nouveau, sous la mousse. Chaque fois que je le touchais, quelles que fussent les précautions que je prisse, il se réveillait de même ». (F. Lataste, in Le Naturaliste, 1887, p. 21). (2) Voir les conclusions. — 324 — La première fois (17 juillet), je ne me suis aperçu de l'existence des petits que lorsqu'ils sont sortis du nid, et, la seconde fois (7 septembre), j'ai dû quitter Paris trois jours après la parturi- tion; j'ai emporté avec moi la mère et son petit; mais celui-ci n'a pu supporter le voyage. Eliomys dryas Pallas. Ç , Recueilli par M. le Prof. Wrzemowski de Varsovie, en 1883, dans les monts Tatra des Carpathes (comté d'Arva, Hongrie) ; envoyé par lui, et apporté par M. le Prof. Taczanowski, en juin 1884. 11 se laisse prendre à la main sans résistance et semble apprivoisé ; mais, en réalité, il est seulement très impressionable et très timide, comme le JVIuscardin. Comme lui, quand on l'a fait sortir de sa retraite et qu'on le regarde, il demeure immobile; mais, alors, son cœur bat précipitamment. 11 ne sort jamais que la nuit et quand il n'y a plus personne dans la chambre. 12 août 1884. — Départ pour Cadillac. 9 septembre. — Retour. 25 septembre. — Le couvercle du nid, qui ferme à la fois le nid et la cage (1), a été soulevé, et le prisonnier s'est évadé. Je retrouve celui-ci dans la chambre, et je le réintègre dans sa cage. 31 octobre. — Je le sacrifie. Je l'ai trouvé engourdi, et j'ai eu le temps de le dépouiller et de lui désarticuler la tête avant qu'il ne fût tout à fait réveillé. Il était gras à lard. 11 n'avait cessé de manger jusqu'à la nuit dernière. RÉSUMÉ. Par ses allures en captivité, comme par sa taille, le Lérotin se montre intermédiaire au Lérot et au Muscardin. Aussi, ayant antérieurement observé les mœurs de ces deux autres espèces, j'ai cru inutile de noter en détail les faits et gestes du Lérotin que j'ai eu sous les yeux pendant quatre mois (2). Comme le Lérot et le Muscardin, le Lérotin est essentiellement nocturne. (1) Une cage semblable à celles des Lérots (p. 315, note 1). (2) Tyzenhauz a, d'ailleurs, soigneusement étudié les moeurs de cette espèce (Notice sur le Myoxus dryas in Rev. et Mag. de Zool., 2« s., t. 2, 1850, p. 359). — 325 — Il aime les mêmes aliments qu'eux : le pain au lait a formé la base de l'alimentation de mon sujet, qui s'est fort bien trouvé de cette nourriture. Le Lérotin est timide et doux, comme le Muscardin : il ne cherche jamais à mordre. Plus doux que le Loir et le Lérot, ne remplissant pas sa cage d'ordures, comme font ceux-ci, il est, d'autre part, moins délicat que le Muscardin : des quatre, il est certainement le plus agréable en cage. Au point de vue du sommeil hibernal, il ne diffère pas des autres espèces de sa famille; il lui faut à peu près le même temps, quand il se réveille, pour passer de l'état d'engourdis- sement à celui de pleine activité : une vingtaine de minutes, à peu près (31 octobre). Quant aux problèmes relatifs à ses fonctions de reproduction, pour la solution desquels l'observation de mon sujet unique n'a pu me fournir aucune donnée, je conclus, sans hésitation, du Lérot au Lérotin, et J'admets que chez celui-ci, comme chez celui-là, l'accouplement s'accompagne de la production d'un bouchon vaginal, et que la période du rhythme de l'ovaire est d'une dizaine de jours environ. Muscardinus avellanarius Linnk. 9 mars 1882. — Je reçois, de M. Alfked Vaucher, un joli couple de Muscar- dins, pris sur le mont Salève (Genève). 10 mars. — La douceur de ces animaux, soit dans leur cage (1), soit quand on les prend à la main, tient surtout, je crois, à leur timidité. Quand je les ai sur la main, ou même qnand je les regarde fixement dans la cage, leur émotion est telle qu'ils laissent échapper quelques gouttes d'urine. 15 mars. — A midi, je les trouve engourdis, enroulés en boule, le nez au derrière, les yeux à demi ouverts. Leur torpeur n'est pas absolue, et ils font quelques mouvements. Je les prends à la main et je les replace dans le nid, sans qu'ils se déroulent. Ce soir, ils mangent plus que d'habitude et sont plus vifs. 4 avril. — Depuis hier soir, ils commencent à moins se cacher pour manger; je les ai vus se disputer un morceau de pomme. Aujourd'hui, à midi, je les (1) Je les avais installés dans une cage semblable à celle des Lérots (p. 315, note 4). — 326 — retrouve engourdis. Us mettent liien vingt minutes à se réveiller; ils sont, pen- dant ce temps, agités de tremblements, d'abord aux mains, puis aux pieds. Ce soir, ils mangent. 10 avril. — A midi, les deux Muscardins sont encore engourdis. Quelque temps après que je les ai touchés, ils sortent du nid. 21 mai. — Ils mangent des cerises, des fraises, et même de la salade. Depuis quelque temps, il ne font plus cas c'es pommes, qu'ils aimaient tant. 22 mai, matin. — Je reçois, de M. A. Vaucher (Genève), une nouvelle $ , plus grosse que la première. Je l'installe dans une deuxième cage, et, pour le lui donner, je retire le mâle à l'autre femelle. 25 mai. — Les deux nouveaux compagnons ont d'abord, deux jours durant, grande frayeur l'un de l'autre. \^^ juin. — La $ arrivée le 22 avait un très gros ventre, et l'on pouvait, à travers le poil, compter ses liuit mamelles. Ce soir, quand, à plusieurs reprises, je touche son nid, elle ne le quitte pas, contre son habitude. Je présente le doigt à l'entrée du nid, et elle me mord avant de se décider à sortir. Dès qu'elle est dehors, je constate qu'elle est efflanquée ; ses mamelles (huit équidistantes) sont toujours apparentes. Je crois qu'elle a mis bas. 2 juin. — Je ne puis résister au désir de regarder dans le nid. J'y trouve un seul petit, tout nu et bien vivant, quoique froid au toucher. La mère a, sans doute, mangé les autres; car je n'en trouve pas trace, et il me parait invrai- semblable que, pour un seul petit, elle ait eu le ventre si gros (1). 9 juin. — - Le jeune a encore les yeux et les oreilles fermés;' il a le poil brunâtre sur le dos. 11 est $ et fort beau. 16 juin. — 11 a le poil jaune sur le dos, blanchâtre sous le ventre. 11 n"a pas encore ouvert les yeux. Sa queue n'est encore couverte que de poils ras. 17 juin. — 11 a encore les yeux fermés. 19 juin. — Hier soir, le petit était sorti de son nid ; il était, en train de manger, dans la seconde des deux bûches creuses qui garnissent sa cage. Aujourd'hui il est encore dans la même bûche. Il a les yeux ouverts. Dans l'intention de donner sa place auprès du mâle à la mère, dès que le petit mangera seul, je sacrifie l'autre Ç , qui, vraisemblablement, ne se serait pas accouplée. 21 juin. — Le petit commence à grimper dans la cage; sa queue prend l'aspect de celle des adultes. 22 juin. — Je laisse le petit seul dans sa cage, et je transporte la mère dans la cage du ,^. Là, chacun se tient de son côté. Quant au petit, il reste long- temps au même point, sur sa branche. 24 juin. — Le jeune vit fort bien seul; et, sans sa taille plus petite, il serait (1) La femelle du Muscardiu, ayant huit mamelles, doit faire, normalement, des portées d'au moins quatre ou cinq petits. — 327 — en tout semblable à ses parents. En plein jour, il sort de sa cachette pour venir manger des cerises. 27 juin. — Le jeune est très actif. Toute cette nuit (depuis huit heures du soir, et il est une heure du matin), il n'a fait que courir contre le grillage et sur las branches d'arbre de sa cage. Régulièrement, chaque jour, vers dix heures ou midi, il quitte sa bûche creuse et vient manger des cerises; il rentre au bout d'une heure environ. Si on ne les dérange pas, les adultes ne se montrent pas le jour. Depuis les chaleurs, tous les trois ont abandonné les nids de mousse qu'ils avaient installés sur les planchers de leurs cages, pour habiter les bûches creuses, par les trous desquelles on peut les voir. J'ai même supprimé le nid du jeune. J'ai laissé celui des adultes, en cas de reproduction. Ceux-ci, ce matin, avaient apporté un peu d'étoupe dans leur bûche. Serait-ce un indice de pro- chaine parturition? Malgré les sorties quotidiennes du jeune (dont l'estomac sans doute est plus actif), ces animaux paraissent essentiellement nocturnes. Plus timides, pour sortir et se nourrir, les adultes attendent, même le soir, que la chambre ne soit plus occupée. 29 juin. — Le jeune est toute la nuit en activité ; le jour aussi, il est presque continuellement hors de sa cachette, peut-être parce que celle-ci est sale et encombrée des débris de ses repas. 30 juin. — Les adultes continuent à porter de l'étoupe dans leur bûche ; la $ grossit. Se seraient-ils accouplés? l^r juillet. — Quand on prend à la main la cage du jeune et qu'on le regarde de trop près, il court à travers la cage, et il fait entendre un petit sifflement ; celui-ci est d'ailleurs si faible, qu'on ne l'entend qu'en mettant l'oreille à toucher la cage. 8 juillet. — Le jeune est très sauvage. Quand on le panse, il court, effaré, dans tous les sens ; souvent il se laisse tomber, et, quelquefois, il prend la porte de la cage et s'enfuit. 19 juillet. — La $ ayant grossi sensiblement, je la crois pleine. Je la laisse seule dans sa cage, et je joins le ^^ à la $ non encore adulte. 29 juillet. — La $ n'est certainement pas pleine. Je remets aujourd'hui le cf avec elle. La jeune Ç , née ici, est bien plus méchante que les adultes. Chaque fois que je la prends à la main, elle ne cesse de me mordre. 2 août. — De nouveau, je retire le (^ d'avec la $ adulte, et je le place avec la jeune Ç . Ils aiment beaucoup les prunes, et, d'une façon générale, tous les fruits succulents et non acides. 9 août. — Je sacrifie la Ç reçue le 22 mai et devenue mère le 1®"" juin. Restent sa fille, bien portante, et le -^ reçu le 9 mars. — 328 — 10 août.— Pendant une absence, je laisse en dépôt chez M. Desgukz, commis à la Ménagerie du Muséum, mes Muscardins, le r? adulte et la jeune $ . 13 octobre. — Je retrouve le couple bien portant. Le (^ est énorme, une boule do graisse; la jeune $ est toujours beaucoup plus petite. 16 octobre. — Le (f adulte est toujours engourdi ; hier, je l'ai réveillé, non sans peine. La jeune $ sort encore et mange tous les jours. 29 octobre. — Hier soir encore, et tous les soirs, le jeune est sorti. L'adulte ne se montre plus. 11 novembre. — Comme précédemment. 16 novembre. — La température s'est beaucoup abaissée depuis hier; malgré le feu que je fais dans mon cabinet, je n'aperçois plus la jeune Ç . Quant au (^, il y a fort longtemps que je ne l'ai vu. 19 novembre. — Depuis quelques jours, je n'avais aperçu aucun Muscardin, mais le jeune est sorti aujourd'hui; ce matin, j'avais complètement renouvelé sa nourriture, et, cette nuit, je trouve une amande entamée. 24 novembre. — Le jeune sort et mange tous les soirs; l'adulte continue à ne pas se montrer. 28 novembre. — Ce soir encore, et tous les soirs, le jeune est sorti pour manger. 11 est beaucoup moins vif que cet été. Quand je l'efFi'aye, ce qui n'est pas difficile, il s'enfuit assez maladroitement et regagne son nid. 2 décembre, — Hier, la température s'est beaucoup abaissée; ij a gelé la nuit dernière et ce matin. Le jeune Muscardin n'en a pas moins fait son repas, ce soir : un quartier de pomme, que je lui ai donné à midi, est fortement entamé. 14 décembre. — Le jeune continue à sortir et à manger tous les jours ; il semble bien faible et bien malade. L'adulte reste toujours caché. 19 décembre. — Le jeune continue à sortir et manger, l'adulte à dormir. 23 décembre. — Le jeune mange encore chaque soir. 11 paraît de plus en plus malade. Ses mouvements sont timides, incertains, hésitants, tremblants. L'œil est encore très vif. 27 décembre. — Le jeune continue à sortir et manger chaque soir. 31 décembre. — Je commence à donner du phosphate de chaux (sur les quartiers de pomme) au jeune, qui me semble manifestement rachitique. 4 janvier 1883. — Le jeune mange bien les fruits phosphatés. 9 janvier. — Ce soir, je trouve le (^ adulte suspendu par une patte à l'entrée de son nid. 11 est mourant. Lui, qui s'était engourdi si gros et si gras, je le retrouve amaigri et tout à fait léger. Son camarade, non engourdi, l'aurait-il réveillé assez fréquemment pour lui faire dépenser ses forces, et pas assez complètement pour le décider à les réparer en prenant de la nourriture ? Je crois plutôt qu'il s'est desséché, dans une atmosphère insuffisamment humide. J'tssaie de le faire boire; mais il est trop tard, il expire dans mes mains. 21 janvier. — Hier, avant-hier, aujourd'hui, le jeune Muscardin est engourdi — 329 — sur le plancher de la cage, en dehors du nid. Je l'ai plusieurs fois replacé dans le nid; mais il n'y est pas resté. Je l'y mets de nouveau. J'ai préalablement examiné l'intérieur du nid, et je l'ai trouvé propre; j'y mets des fruits, pour éviter à l'animal de sortir, s'il veut se repaître. 25 janvier. — Le Muscardin s'obstinant à sortir du nid et revenant toujours s'engourdir sur le plancher de la cage, j'installe à côté de lui, pour lui fournir une atmosphère humide, un vase large et plat, rempli de coton et d'eau. 27 janvier. — Il est toujours engourdi sur le plancher de la cage. 11 doit par- fois se réveiller à demi, car il se déplace constamment. 29 janvier. — Je le trouve mort. Né le 1^^ juin 1882, il avait huit mois. 12 mars. — Je reçois un nouveau sujet, c?, de M. A. Vaucher (Genève). Je l'installe dans une cage, au mobilier de laquelle j'ajoute un vase plein d'eau (1). 16 mars. — Il est engourdi. 11 n'a pas mangé depuis son arrivée. Hier, j'ai arrosé son nid ; je l'arrose encore aujourd'hui. Ce soir, il est sorti du nid. Sa queue est humide. Il n'a pas encore mangé. 19 mars. — Avant-hier, il a mangé de la pomme ; hier, des amandes. Il ne sort que la nuit et quand je ne suis pas là. 19 avril. — C'est étonnant comme cet animal mange et boit peu, surtout en comparaison de Myoocus quercinus. 28 avril. — Je lui donne une Souris, dépouillés et sans tête ; il n'y touche pas. 14 mai. — Il mange du maïs. 12 juin. — Il aime beaucoup les cerises. 11 y a quelque temps, j'avais mis de la mousse dans sa cage ; le lendemain, il en avait rempli la deuxième bûche creuse. C'est celle-ci qu'il a adoptée depuis, abandonnant l'ancienne. 19 juin. — Je lui ai donné une coque d'œuf, mince et fragile, et il en a mangé un peu. 22 juin. — Je me suis aperçu, depuis quelques jours, que sa queue était réduite de moitié environ. Une grosse touffe brune la termine. Il paraît que souvent, en captivité, ces animaux se mangent cet appendice. Vrai- semblablement poussés par la nécessité de se procurer des sels de chaux, ils sacrifient instinctivement un organe, le moins utile, aux besoins de l'orga- nisme. 10 juillet. — Le Muscardin mange relativement fort peu. Il ne veut ni pain au lait, ni fromage, ni viande, aliments que recherchent avidemment les Lérots. (1) Au début, je ne donnais à iDoire à aucun de mes Rongeurs; je n'en avais pas donné à mes pre- miers Muscardlns, Plus tard, chaque cage habitée a été pourvue d'un vase plein d'eau. Le vase était assez petit pour éviter tout danger de noyade, et l'sau était renouvelée chaque jour. - 330 — 11 touche à peine aux coquilles dNiMifs, à iieiiie au maïs et aux fruits. La seule chose qu'il mange volontiers, ce sont les amandes et les noisettes; encore faut-il les lui casser. 13 août. — Je donne le çf Muscardiniis à M. Cii. Mailles, à condition qua, si je reçois une $ de la même espèce, il me le rendra pour la reproduction. Le plafond de la cage est tout plein de petites crottes adhérentes. Comment y ont-elles été appliquées? Ce plafond est absolument lisse, et le Muscardin n"a pu s'y accrocher pour mettre son anus en contact avec lui. Les y a-t-il apportées avec les mains? Mais il n'a pu porter les mains partout où il y en a. L'hypothèse la plus probable, c'est qu'il les lançait de tous côtés, avec force, en nettoyant son nid, et qu'elles adhéraient aux parois qu'elles rencon- traient. 29 janvier 1884. — J'apprends que le (f donné à M. Ch. Mailles ne s'est engourdi qu'une huitaine de jours, et qu'il est actuellement en parfaite santé. RÉSUMÉ. Comme les autres espèces de sa famille, le Muscardin est essentiellement nocturne. A moins d'y être contraint, l'adfllte ne quitte pas sa retraite avant la nuit (27 juin 1882); mais, plus actif et plus affamé, le jeune se montre aussi le jour (24, 27 et 29 juin 1882). Le Muscardin est très sobre (19 avril 1883j, et l'on a quelque peine à lui faire prendre des aliments assez nutritifs pour éviter qu'il ne dépérisse et ne devienne rachitique. Il accepte les fruits de toutes sortes, pourvu qu'ils ne soient pas trop acides, les prunes (2 août 1882), les pommes (4 avril 1882), les fraises (21 mai 1882), les cerises même (21 mai, 24 et 27 juin 1882, 12 juin 1883); il mang-e de la salade (21 mai 1882), du maïs (14 mai 1883); il a une prédilection particulière pour les amandes et les noisettes (19 mars et 10 juillet 1883); mais il refuse abso- lument la viande, le fromage, le pain au lait (28 avril et 10 juillet 1883), et il touche à peine aux coques d'œufs (19 juin 1883). En revanche, j'ai vu un de mes sujets, et justement le seul qui ne refusât pas absolument les coquilles d'œufs, se rong-er le bout de la queue (22 juin 1883). Des cas semblables s'observent fré- quemment chez les Rong-eurs captifs, sans doute quand on ne sait ou qu'on ne peut leur procurer une nourriture convenable, et, plus particulièrement, quand on les laisse manquer de sels de chaux. On dirait que leur instinct porte ces animaux à sacrifier. — 331 — pour lui prendre les substances dont ils ont besoin, un organe, le moins utile, à l'intérêt de l'organisme. Du reste, j'ai réussi à faire absorber du phosphate de chaux à mes Muscardins, en saupoudrant, avec ce sel réduit en poudre, les fruits que je leur donnais (31 décembre et 4 jan- vier 1883) (1), et je ne crois pas qu'il faille attribuer au rachi- tisme la mort des deux sujets qui ont péri chez moi. Ceux-ci se portaient fort bien, avant de s'eng-ourdir; ils étaient même devenus très g-ras (13 octobre 1882). Le sujet qui s'était mangé la queue s'est lui-même fort bien remis, et il a vécu longtemps encore, après avoir présenté ce symptôme de dépérissement (29 janvier 188'^J). Les deux Muscardins que j'ai perdus s'étaient, je crois, progressivement desséchés, et la mort est survenue, chez eux, par épaississement des liquides de l'organisme. Je m'explique ainsi comment le corps de l'adulte, g-ras et lourd au début du sommeil hibernal, était, deux mois après, maigre et léger comme une plume. Je comprends aussi pourquoi le jeune s'obstinait à quitter son nid aérien et revenait toujours s'engourdir sur le plancher de sa cage (21 et 25 janvier 1883) : il y cherchait un air plus lourd et plus humide (2). Dans l'atmo- sphère sèche de nos appartements, ces animaux perdent vite, par évaporation, une partie notable de leur eau, et, pendant leur engourdissement hibernal, ils ne remplacent pas, par la nour- riture ou la boisson, ces pertes de tous les instants (3). (1) La poudre toni-nutritive au sang de bœuf, si on parvenait à la faire accepter à ces animaux, donnerait certainement d'excellents résultats. (2) J'ai fait jadis une observation analogue sur des Reptiles que je tenais enfermés dans une très grande cage. Celle-ci présentait, tout en haut, un com- partiment plein de mousse, d'étoupe et de laine, tandis que, sur son plancher, j'avais disposé des cailloux et un large vase plein d'eau. Le plancher de l'étage supérieur était d'ailleurs percé de trous, et un arbre rameux, occupant toute la hauteur de l'étage inférieur, permettait aux Lézards et aux Serpents de passer facilement de l'un à l'autre. Or, pendant l'été, je trouvais fréquemment mes Reptiles au repos dans l'étage supérieur; mais, pendant l'hiver et quelle que fût la rigueur de la température, ils se tenaient toujours en bas et au voisinage de l'eau. (3) Cette remarque ne s'applique pas seulement au Muscardin, mais, d'une façon générale, à toutes les petites espèces de Vertébrés, par exemple, aux — 332 — De tous les Myoxidés, le Muscardin, étant celui qui manf»-e le moins, est aussi celui qui fait le moins d'ordures. Ses excréments ont la forme de petites crottes, plus petites que des grains de chènevis, et adhérentes aux corps sur lesquels elles sont déposées. Cette espèce est beaucoup plus douce que le Lérot et que le Loir; du reste, sa douceur paraît surtout tenir à une extrême timidité. Quand je prenais un sujet à la main, ou seulement quand je le regardais dans sa cage, il paraissait visiblement ému; je voyais son cœur battre précipitamment, et l'animal laissait échapper quelques gouttes d'urine (10 mars 1882). Si je prenais la cage à la main, alors la stupéfaction faisait place à l'affollement : l'animal courait dans tous les sens, et ses mouvements étaient si incon- sidérés, que, souvent, il se laissait choir (1®'" et 8 juillet 1882). Pour qu'un adulte cherchât à mordre ma main, il fallait la puissante excitation de l'instinct maternel (1" juin 1882). Le jeune, né en captivité, se montrait, il est vrai, beaucoup moins réservé (29 juil- let 1882); mais ses morsures étaient entièrement inoffensives. Quand il est effrayé, et, sans doute aussi dans d'autres circons- tances, le Muscardin fait entendre un petit sifflement. Ce bruit est si faible, qu'il faut avoir l'oreille dessus pour le percevoir (P^ juillet 1882). Le sommeil hibernal paraît durer, chez cette espèce, plus longtemps que chez les autres de sa famille. En mars et en avril, les sujets que je venais de recevoir avaient encore de fréquentes, quoique irrégulières, périodes d'engourdissement (15 mars, 4 et 10 avril 1882, 16 mars 1883). Dès le 15 octobre, l'adulte des deux sujets que je conservais alors était engourdi, et, depuis le lendemain jusqu'au jour de sa mort (9 janvier 1883), il ne s'est Chiroptères, aux Reptiles (Voir la note précédente), et, mieux encore, aux Batraciens, lesquels, tous, recherchent, pour y séjourner pendant leurs périodes d'inactivité, des retraites plus ou moins humides. 11 est, d'ail- leurs, assez difficile de fournir à ces animaux, en captivité, des habitations aussi hygiéniques que celles qu'ils savent se procurer dans la nature ; car, à cette condition indispensable d'humidité, il faut en joindre une autre, dif- ficilement conciliable et non moins importante, celle d'une aération et d'une évaporation convenables ; il faut que la peau de l'animal puisse exhaler, sans se dessécher, des sécrétions qui deviendraient toxiques, si elles s'accumulaient à sa surface ou à son contact. — 333 — plus réveillé; quant au jeune, il n'a cessé de prendre ses repas quotidiens que le 19 janvier, dix jours avant sa mort. En consi- dérant les dates extrêmes indiquées ci-dessus, on voit que le sommeil hibernal du Muscardin peut commencer vers le milieu d'octobre et ne se terminer que vers le milieu d'avril, c'est-à-dire qu'il peut durer la moitié de l'année! Il me paraît vraisemblable que, pour l'adulte, en liberté, il dure en effet aussi longtemps. Quand on excite l'animal engourdi, il met environ vingt minutes à passer de l'état de torpeur à celui de pleine activité (4 avril 1882) ; la moindre excitation suffit, d'ailleurs, à produire ce résultat (1). Le Muscardin se comporte, sous ce rapport, comme les autres espèces de sa famille. En ce qui concerne les questions relatives au bouchon vaginal et au rhythme de l'ovaire, je n'ai aucune observation; mais il paraît vraisemblable que, sous ce rapport, les choses se passent, chez le Muscardin, comme chez son proche parent, le Lérot. Comme les Muridés et la plupart des Kongeurs, le Muscardin naît nu, les yeux et les oreilles fermés (P' juin 1882). Vers le dix-huitième jour, il ouvre les yeux ; il commence à sortir du nid et à manger vers la même époque (19 juin). Son poil pousse d'abord sur le dos, qui, au neuvième jour, quand les pointes brunes des poils sont seules apparentes, au-dessus et au travers de la peau, prend une teinte brunâtre (9 juin). Au seizième jour, l'animal est entièrement velu et il a les couleurs de l'adulte, mais sa queue ne montre encore que des poils ras (16 juin). C'est vers le vingt et unième jour, que celle-ci prend son aspect caractéristique (21 juin). Le jeune commence alors à grimper dans sa cage, et, trois jours après (24 juin), il ne diffère plus de ses parents que par la taille. (1) Le réveil du Muscardin a été fort gentiment décrit dans La vie des ani- maux illustrée, de Brehm, traduit et revu par Z. Gerbe (Mamm., 11, p. 96). — 334 — Famille des MURIDÉS. Sous-famille des Gerbillines. Genre Gei'bîllus Desmarest. Pacliyuromys Duprasi Lataste (1). $ A et c^ C. 4 janvier 1881. — Vers le milieu de septembre dernier, j'ai réuni Ç A (1) Comme je rai dit ailleurs, j'avais, yers la fla d'a\ril 1880, recueilli, à Laghouat (Algérie), une femelle, $ A, et trois petits, c5^ B, c? C et (5^ D, qu'elle allaitait, de l'espèce Pacliyuromys Duprasi. J'avais expédié la petile famille à mon ami, le regretté Dopras, à Paris, qui, grâce à mes excellents correspondants, M. Maupas, à Alger, et le regretté G. Olive, à Marseille, l'avait reçue au complet et bien portante. Le 28 juin, Iiupras obtint l'accouplement d'un des jeunes (c) B), avec la mère ( Ç A), et, le d8 juillet suivant, il vit naître deux nouveaux sujets ( Ç E et ? F). Ainsi, à mon retour à Paris, je trouvai la petite colonie augmentée de deux nouveaux membres. En outre, DuPRAS avait déterminé la durée de la gestation cbez cette espèce. M. HÉRON-RoYER a dit : t Dupras lui avait conté, en présence de MM. Blanchard et Toukne- viLLE, que la gestation du Pacliyuromys était de trente 30urs ; mes observations m'indiquaient, au contraire, qu'elle n'était que de vingt jours. A quoi attribuer cette contradiction? Lequel s'était trompé, de Dopras ou de moi? En compulsant mes notes, prises soigneusement au jour le jour, M. Lataste n'eut poirt de peine à se convaincre de l'erreur de Dupr.»s. Néanmoins, il cherche à m'enlever le mérite de cette observation, toute secondaire, j'en conviens i. J'en suis fâché pour M. HÉRON-RoYER ; mais les notes de Dupras, prises aus.-?! au jour le jour, et que j'ai remises enire les mains de sa veuve après en avoir copié ce passage et quelques autres, ne laissent place à aucun doute : c'est le 28 juin 1880 qu'eut lieu l'accouplement de Ç A avec (5* B, et c'est le 18 juillet suivant que $ A mit bas Ç E et $ F ; M. Héron-Royer ignorait encore, à cette époque, l'existence du Pacliyuromys Duprasi; et j'ai publié l'observation de Dupras Jn Soc. Zool. de France, 1881, Proc. verb., p. xxxvi), avant que M. Héron-Royer ait publié les siennes. Dupras me rendit, le 21 septembre 1880, deux Pacliyuromys (c? A et Ç C) ; et, le 4 octobre sui- vant, il m'en remit un autre, c? B, qui fut sacrifié pour l'étude et servit à la description originele de l'espèce. C'est avec le couple Ç A et c? C que j'ai commencé mes observations. Dupras conser- vait, alors, (5^ D, $ E et $ F. Les cages dans lesquelles j'ai élevé mes Pac/j^u;"Oiiîys étaient de plusieurs sortes. Elles étaient posées sur la cheminée ou accrochées au mur de mon cabinet. L'une d'elles, en forme de parallélipipède rectangulaire droit, mesurait 0'°30 de largeur, O^ïïO de profondeur, et 0'"22 de hauteur. Sa base inférieure était en métal, ses faces latérales, en verre, et sa — 335 — et c? C (1). Ils s'embrassent ou se battent constamment; ils se di-essent l'un contre l'autre et gesticulent en criant; le c?, quoique plus faible, attaque d'or- dinaire; mais, battu et poursuivi, il se met sur le ventre et crie, pendant que la Ç lui mordille le museau. Je les avais séparés dès le 22 septembre, espérant, mais à tort, que la Ç aurait été fécondée. Un mois et demi après, je les ai base supérieure, en toile métallique. La porte, sur une largeur de O^IO, occupait toute la hauteur de sa face antérieure. Une autre ne différait de la précédente que par sa partie supérieure ; au lieu d'être limitée en-dessus par une surface plane, elle était plus élégamment terminée par un ti ono de pyramide qua- drangulaire, également en toile métallique. Doux autres cages étaient de simples aquariums, larges de O^SS, profonds de 0°'20, et hauts de Ooigl, fermés par un couvercle en toile métallique. Enân d'autres cages, que Diipras avait lui-même fabriquées, en verre et en bois léger, avaient des dimensions analogues aux précédentes. J'ai reconnu, plus tard, que mes élèves étaient trop à rétroit dans ces petites cages, et je 'es ai placés dans des cages ordinaires (Voir p. 303, note ^) . (1) Chacun de mes Pachyuromys a été désigné, dans ces notes, par une lettre toujours la même. -P A était la femelle, mère et nourrice, que je m'étais procurée à Laghouat, et o C était un des trois petits qu'elle allaitait alors. Voici, d'ailieuvs, le recensement complet de tous les Pachyuromys qui rîont provenus de cette petite famille ; Iiate de la naissance. ? fin avril 18S0 18 juillet jMd SG mai 1881 7 juin 1881 30 juin 1881 l"' juillet 1881 2 août 1881 9 aoiit 1881 8 septembre 1881 24 septembre 1881 Désignation des parents. C? ? et ? ? (? ? et ? A (5* B et ? A C? D et ? E C? C et ? F C? C et $ A C? D et $ E C? C et $ F d* D et $ E C? Det ? cf C ot ? E Désignation da sujet. Date du décéi. Ça 24 juillet 1881. C? B 4 octobre 1880. C? C 27 janvier 1883. C? D décembre 1881. ? E 30 03tobre 1881. ? F 2 décembre 1881. Quatre petits qui ne survécurent pas (? G ? Trois autres petits qui ne survécurent pas C? H ? C? I G octobre 1881. Un troisième petit mort au sevrage. Trois petits qui ne survécurent pas. Trois petits qui ne survécurent pas. $ J 30 septembre 1881. C? K 22 septembre 1881. Un troisième petit qui ne survécut pas. $ L 30 novembre 1881. ^ M 30 novembre 1881. C? N 30 novembre 1881. Un quatrième petit qui ne survécut p is, $0 16 novembre 1881. (^ P 16 novembre 1881. Quatre autres qui ne survécurent pas. — 336 — réunis de nouveau. Ils se sont disput^'S quel(|iie temps, un jour ou doux, puis ils ont vécu en bonne intelligence . Le 2 janvier, mon attention a été attirée par la queue très fortement gonflée de la $ ; la queue du c? était de grosseur ordinaire (1), mais ses testicules étaient un peu descendus. Le 3, la nuit du 3 au 4 et le 4, j'ai entendu des cris dans la cage. Le 4, vers midi, j'ai rais le csuple sur la table. La femelle se prêtait aux timides tentatives du mâle ; elle l'excitait même, lui montant dessus, comme si elle était le mâle, et, quand il devenait entreprenant, elle se laissait faire sans se retourner et sans le mordre; elle relevait même le bas de sa queue pour dégager sa vulve. Après quelques tentatives infructueuses de la part du (^, j'ai remis le couple dans la cage. Ce soir, vers huit heures et demie, je replace le couple sur la table. La $ se laisse prendre sans résistance; mais le (^, d'ordinaire si doux, me mord jus- qu'au sang. J'ai l'idée d'examiner les organes de la Ç . Autour de la vulve, tous les poils sont tachés et collés par le sang ; la vulve est largement béante, les chairs déchirées et baveuses, et la blessure s'étend, le long du périnée (2), jusqu'à un demi-centimètre vers l'anus (Cette $, cependant, a déjà mis bas deux fois au moins, une fois à Laghouat, une fois à Paris), Le (f a, juste à ce moment, une goutte de sang au bout de la verge. Quelques instants après, le couple a fait sa toilette; mais le (^, seul, est tout à fait propre. Sur la table, le r? n'a pas de cesse. Il monte sur la $ , lui pressant les flancs avec les mains, lui mordant la nuque avec les dents, se trémoussant et se balançant rapidement de droite à gauche (3). Il descend, fait le tour de la cage en courant, et recommence. En position, appuyant ses mains sur les flancs de la $ , il relève alternative- ment la gauche et la droite ; il entraîne dans ce mouvement la peau de la Ç . En même temps, il se pousse alternativement de la jambe gauche et de la droite, faisant de petits pas rapides qui glissent sur le parquet. La femelle se laisse faire, mais elle ne relève plus la queue; elle se plaint dou- cement ; son petit cri rappelle le gazouillement d'une fauvette, quoique beaucoup moins modulé et plus faible. Les tentatives se succèdent rapidement; j'en compte plus de cent, de une à deux heures du matin; puis, je suis témoin de tentatives plus sérieuses. Le (^ {]} L'état de turgescence de la queue n'a aucun rapport, je m'en suis assuré depuis, avec Tétat des organes génitaux ; il dépend exclusivement de l'état de santé générale et d'embonpoint du sujet (2) C'était, certainement, l'extrémité vulvaire, salie et sanglante, du boucbon vaginal, que je prenais alors pour les bords déchiquetés d'une plaie. Les animaux, que j'avais laissés dans la même cage, s'étaient accouplés à mon insu. (3) Par ces mouvements latéraux, l'animal chercbalt, évidemment, à placer son pénis dansTorlflce du vagin ; mais ses efforts étaient infructueux, le vagin étant rempli, jusqu'à la vulve, par le bou- chon vaginal. — 337 — débute comme dans une des tentatives précédentes ; tout d'un coup, son bassin exécute de rapides mouvements de haut en bas ; sa queue accompagne las mou- vements du tronc et bat le sol. Ce ra,pprochement a duré beaucoup plus long- temps que les autres. Y a-t-il eu accouplement complet? Non, si j'en juge par le renouvellement des tentatives, aussi fréquentes après qu'avant ce rapproche- ment. La Ç se soulève un peu sur ses membres postérieurs. Le (^ se plie à angle droit pour emboîter la $ . Le (5* ne fait que descendre et remonter. Je remarque encore du sang autour de sa verge; ses testicules sont devenus énormes ; par une légère pression, après un rapprochement un peu prolongé, je fais sortir de sa gaîne le pénis, qui est gros et sanglant, La $ aussi est tout ensanglantée, et, avec le sang, je vois sur sa vulve une sorte de mousse (sperme?). Enfin, j'observe un accouplement effectif. Le (^ tient solidement la Ç , qui cherche à se retourner contre lui et tombe à la renverse, eu criant comme si elle éprouvait une vive douleur. 11 la suit dans sa chute. Quand ils se relèvent, ils se retournent dos à dos et ils restent un instant pris comme chien et chienne. Le (^ est tout ensanglanté; la $ aussi, et quelque chose de blanc, comme une membrane plissée (I), fait saillie dans sa vulve considérablement élargie. Le t^ veut recommencer aussitôt, mais la Ç crie fort et se fâche. 6 janvier. — Dans la nuit du 4 au 5, après l'accouplement, le cf tracassant I? $ , qui ne se prêtait plus à ses désirs et paraissait fatiguée, j'ai séparé les deux. Le lendemain matin, quand je les réunis de nouveau, la $ accourt au-devant du r?, le baise et lui fait mille caresses. Celui-ci paraît abruti et ne répond pas à ses avances, 11 en est ainsi toute la journée du 5. Le soir, la $ prodigue encore les plus tendres caresses au (^, le baise, se frotte contre lui, lui monte dessus et fait sur lui les mouvements d-.i ff : en vain ; celui-ci fait le gros dos, et bâille, et s'étire, et s'assoupit de nouveau. Je les observe pendant leur toilette. Avec la bouche, ils nettoient leur queue et les parties postérieures de leur corps. Pour les parties antérieures, la tête, les épaules, les flancs, ils se servent, en guise de peignes, de leurs pieds, qu'ils portent fréquemment à la bouche, soit pour les humecter, soit pour les débarrasser des saletés qu'ils ramassent en cardant leur poil. C'est très gentil de les voir faire. Aujourd'hui, calme plat dans la cage. Ils n'ont presque rien mangé depuis avant-hier soir. Ils sommeillent, la femelle, le plus souvent, reposantsur le mâle. Leurs organes génitaux sont tout à fait propres et ne présentent rien d'extra- ordinaire; la femelle seulement a la vulve plus ouverte que d'habitude. La (1) Evidemment, le bouchon qui occupait d'abord le vagin était tombé à mon insu, et, pendant l'accouplement dont je venais d'être témoin, un nouveau boucbon avait pris la place du premier; c'était son extrémité qui se présentait, dans la vulve, avec une apparence de membrane plissée. Tome XL. 22 — 338 — queue du mâle semble un peu ridée; celle de la femelle est toujours turgescente. Du reste, normalement, cette femelle a la queue plus grosse et plus turgescente que tous les autres Pachyuromys. 8 janvier, soir. — Le mâle, qui s'était tenu tranquille jusqu'à aujourd'hui, poursuit vivement la femelle. Ses testicules sont énormes; ils dépassent l'anus en arrière, et ils s'étendent, en avant, jusqu'à l'orifice de la gaine du pénis. La femelle se défend vigoureusement, criant et mordant le (^ au museau. Je les sépare. Ç E et c^ C. 14 janvier, soir. — Lundi, Dupras m'a apporté une des deux Ç nées à Paris, Ç E. Elle était vierge encore. On avait peine à distinguer, chez elle, l'orifice du vagin, tant il était petit. Cependant, au gonflement du périnée et à l'écarte- ment des poils qui le recouvrent, j'ai supposé qu'elle serait bientôt en rut. Je l'ai livrée au mâle, son oncle et son frère, séparé depuis quelque temps de $ A, 'la mère commune. Il l'a poursuivie avec acharnement, mais elle l'a repoussé avec énergie. 11 a eu, un jour, sous mes yeux, une véritable attaque de nerfs : il s'était renversé sur le dos, et ses membres s'agitaient convulsi- vement. Ce soir, à dix heures, je m'aperçois que $ E a l'orifice du vagin très élargi. Elle n'est plus vierge. Les poils du périnée sont tachés de sang. Dans la vulve, en arrière du vagin, comme un champignon blanchâtre fait saillie. Qu'est cet organe? (1). A voir par la dissection. J'avais fait la même remarque sur l'autre femelle ; seulement, chez celle-là, la vulve était triangulaire, et l'organe blan- châtre, à surface irrégulière, faisait saillie, comme un mur, d'avant en arrière (2). Hier soir, les deux époux avaient une vivacité extraordinaire, courant et se poursuivant d'un -bout de cage à l'autre; mais la $ résistait toujours. Dix heures et demie. Voilà deux ou trois tentatives.. Le (^ fait l'aimable; moitié de gré, moitié de force, il s'empare de la $ . Encore trois ou quatre tentatives. La Ç se prête d'abord aux entreprises du (^, mais, quand elles vont aboutir, elle semble éprouver une vive douleur et elle s'échappe. Alors, chacun dans un coin, ils lissent leurs poils et nettoient leurs organes génitaux. Une fois, pendant que la femelle s'enfuit, j'aperçois, dégainé, le pénis énorme et sanglant du mâle. Le coton de la cage est taché de sang. Les tentatives conti- nuent : désarçonné, le (^ s'arrête un instant, pour faire un peu de toilette, et il recommence aussitôt. Il attaque la femelle par côté, tête baissée, et il lui mordille les pattes de devant; pour fuir, elle tourne le dos; il la poursuit, et, (1) Encore le bouchon vaginal, dont je n'apercevais que l'extrémité postérieure. (21 La vulve de celte espèce, comme ceile de la plupart des Rongeurs, a la forme d'un arc de cercle à concavité antérieure et légèrement anguleux au sommet, le milieu de la concavité étant occupé par la saillie de l'urèthre et du clitoris. Quand j'ignorais encore l'existence du bouchon vaginal, j'altribuais à la vulve elle-même la variété d'aspects produite par l'estrémité libre de cette production. — 339 ~ dès qu'il l'atteint, il lui monte dessus. Ou bien ils se mordillent le museau, ils se dressent, en luttant, sur leurs pieds de derrière, et , quand la femelle, plus faible, est vaincue et tombe sur ses quatre pattes, il la saisit. Enfin, il s'en est emparé et il la tient solidement. Elle tombe sur le côté; il ne la lâche pas, et il n'interrompt pas ses efforts voluptueux; il met seulement un peu plus de douceur dans ses mouvements. Elle se retourne sur le dos ; le plaisir semble l'emporter sur la douleur. Un instant, ventre à ventre, bouche à bouche, le mâle la baise longuement ; ils sont plongés dans une volupté calme. Enfin, ils se retournent comme deux chiens, chacun tirant de son côté, et, après un instant d'efforts, ils se séparent. La femelle fait sa toilette ; le mâle, dans un autre coin, ferme les yeux et bat le sol de ses membres inférieurs : taiera, tatera, tatera (1). J'ai examiné la femelle. Le champignon, très dur, est déchiqueté, presque tout extérieur : c'est l'extrémité d'un tube très résistant; le vagin est en arrière, non en avant. Le c? recommence à poursuivre la femelle, s'interrompant pour donner cours aux mouvements nerveux de son train postérieur : tatera, tatera. J'examine encore la $ . Le champignon est un peu rentré en place. C'est évidemment l'orifice déchiqueté du vagin, l'hymen. La membrane déchirée n'a pas repris l'apparence de champignon qu'elle avait tout à l'heure (2). Vers minuit, le ^ n'attaquant plus que légèrement la $ et celle-ci repous- sant ses avances, j'abandonne mon observation. 15 janvier. — Ce matin, ils se montrent tranquilles et vivent en bonne intel- ligence. Le rebord vaginal, déchiré et saillant (3) de la $ s'est desséché, et il semble destiné à être éliminé. Ce soir, le (j^ et la Ç se battent tout le temps ; la $ ne veut plus du (^ ; elle l'attaque et semble furieuse de se trouver encore avec lui. Ses organes génitaux ont le même aspect que le matin. 16 janvier. — Ce matin, ils sont en paix. Plus trace de l'hymen (4) ; un large orifice, plein de liquide, avec du pus concrète sur les bords. 11 est difficile de distinguer l'orifice du méat urinaire, en avant du vagin. Aujourd'hui, Dupras m'a envoyé la grincheuse $ F. Ce soir, je la joins à cf C. A la première entrevue, celle-ci se fâche. Elle est très bavarde, se (1) Ce bruit de tambour, produit par le clios, contre le sol, des membres postérieurs, n'est pas particulier au Pachyuromys; beaucoup d'autres Rongeurs le font entendre aussi, dans certaines circonstances. (2) Ces diverses apparences étaient encore produites par rextrémilé postérieure, irrégulièro et déchiquetée, d'un bouclion vaginal remplissant le vagin et débordant par la vulve. Le bouchon que j'avais vu en place, avant l'accouplement, était tombé et avait échappé à mon attention, parmi les saletés de la cage ; un autre l'avait remplacé. (3) Encore l'extrémité vulvaire du bouchon vaginal. (4) Le bouchon vaginal était tombé. — 340 — plaignant toujours, même quand le (^ est à l'autre coin de la cage. Celui-ci n'est pas encouragé par le caractère de sa compagne. La rageuse l'attaque sans cesse ; il se défend quelquefois ; plus souvent il fait le gros dos et se résigne. Ils grattent le sol, chacun dans leur coin, comme pour se fuir. Dans cette manœuvre, à laquelle, déjà, je les ai fréquemment vus se livrer, le mou- vement de leurs mains est alternatif, rapide et monotone comme celui d'une machine. Sans se décourager et sans résultat, ils grattent ainsi, dans les angles de la cage, les yeux à demi fermés, le museau sur le point qu'ils cherchent à entamer, avec des inflexions de la tête à droite et à gauche, comme pour s'assurer que le travail avance. Quand ils ont entassé sous leur ventre la sciure ou le sable, de temps en temps, à l'aide de vigoureux coups des pattes posté- rieures, ils les rejettent au large. Même à la loupe, je ne ne puis distinguer l'orifice du vagin ; je le crois abso- lument fermé chez la $ vierge (1). Tout au plus, à la base du clitoris et sur les côtés du méat urinaire, me semble-t-il voir deux très petits o-ifices symé- triques. Dans leurs batailles, quand ils sont dressés l'un contre l'autre, ils ne cher- chent pas à se mordre; l'oeil à demi fermé par instinct de conservation, ils se gifflent et se griffent; ils sont ainsi très drôles, se tenant en garde et gesticu- lant, prompts à la parade et à la riposte, et donnant pour but à leurs coups de griffes le museau de l'adversaire. Après une longue lutte, le mâle s'est mis sur le dos. Voilà plus de dix mi- nutes qu'il est là, le ventre en l'air, les membres ramenés. De temps en temps, la femelle vient le tracasser; il ne se défend plus, mais il se plaint faiblement. Il a, comme dans une attaque d'hystérie, de légères convulsions des membres. Tout d'un coup, il se remet sur ses pattes; mais il est malade encore et fait le gros dos. Il fait sa toilette; puis il attaque la femelle, qui se lait respecter. Il bâille, il s'étire, il se met en boule. La $ aussi bâillait tout à l'heure. J'ai vu bâiller aussi $ E, après le coït. Leur cri, quand ils se fâchent très fort, est comparable à celui des fauvettes, en septembre, quand elles mangent des figues ou des baies de sureau; plus doux, il est sifflé et rappelle celui des Sénégalis en cage. 17 janvier. — Ce soir, ils semblent en bonne intelligence. Vers onze heures et quart, le (^ commence à poursuivre vivement la $ . Celle-ci ne se défend plus qu'à demi. Le (^ fait le beau. 11 vient, par derrière, lui caresser les organes géni- taux. Elle se laisse faire un instant, et, tout à coup, elle se retourne et le chasse. Puis, elle-même va à lui ; elle le baise et le caresse. Ses organes génitaux sont intacts ; l'orifice du vagin n'est pas apparent. Ils reposent côte à côte, comme deux frères. Il fait le gros dos et se laisse désirer. Elle tourne autour de lui, (1) Voir p. 342, note i. — 341 — lui fait fête et s'assied à son côté. 11 court à elle, lui flaire le derrière, et s'enfuit comme un coupable. 11 s'est arrêté; elle le provoque, l'agace, le flairant par derrière, le baisant, se frottant contre lui, lui montant dessus II bâille et se remet en boule. Tout à coup, il fait deux tours de cage, pisse, court à la $ , lui mord la nuque, et reste immobile sur elle. Elle se laisse faire. Minuit, première tentative de coït, le (^ s'étant reposé, ayant bâillé, environ un quart d'heure. 18 ianvier. — Ce matin, la $ est encore intacte. 23 janvier, — Ce soir, la Ç est encore vierge; mais, ces jours-ci, il s'est produit chez elle des modifications. Le périnée s'est gonflé, ce qui rend son raphé plus profond, et plus profonde surtout la vulve; immédiatement derrière le clitoris, on aperçoit nettement, dans un petit enfoncement, un orifice de la grosseur d'un petit fil de fer, rien de plus; l'urine s'échappe de cet orifice. Le vagin débouche-t-il dans l'orifice? ou débouche-t-il en arrière? (1). L'autre soir, le (^ frappait du pied : tatera, tatera! et la Ç, qui mangeait, accourait comme à un signal. Du reste, le (^ ne se montre guère entreprenant, soit qu'il ne soit plus prêt, soit qu'elle ne le soit pas encore. Ç A. 5 février 1881. — Voilà trente-deux jours que $ A s'est accouplée avec r^ C. Vers neuf heures, ce soir, en lui donnant son repas, je crois m'apercevoir qu'elle est en proie aux douleurs de la parturition. Je la prends en observation. Elle est très agitée, tourne et inspecte sa cage dans tous les coins. Parfois, elle s'arrête tout à coup, s'accroupit, se ramasse en boule et fait le gros dos, les yeux à demi fermés. Elle reste ainsi plus ou moins longtemps; pxiis elle ouvre les yeux, hume l'air et se met à courir. Souvent, elle se retire dans son nid d'étoupe et s'y arrête quelque temps. Je la vois se retourner brusquement, puis rester immobile. Vers dix heures, les douleurs semblent plus intenses et plus prolongées. Dans sa position accroupie, elle baisse la tête, appuyant le front sur le sol, respirant fréquemment et péniblement. Parfois, j'observe des sou- bresauts de tout le corps. Elle reste ainsi de longs intervalles, cinq, dix, quinze minutes. J'ai regardé sa vulve et n'y ai vu rien d'anormal. Je lui ai compté quatre mamelles inguinales (2). Dans l'intervalle des pauses, elle fait le tour de la cage, grignotte un brin de salade, le laisse pour prendre du pain, aban- donne ce dernier pour une graine ou pour un autre brin de salade... Elle fait sa toilette et reprend sa posture de patiente... Elle bâille et s'étire (3). 25 février. — Hier soir, la vulve et le vagin de $ A étaient largement béants. (1) L'urèlhre, dont j'apercevais l'orifice, fait saillie sur la paroi antérieure du vagin ; la vulve, dont les parois étaient alors intimement rapprochiées et unies, s'ouvre en arrière de cet orifice, qu'elle déborde largement sur les côtés. (2) L'espèce a quatre paires de mamelles, deux paires d'inguinales et deux de pectorales. (3) L'animal n'éprouvait nullement, comme je le supposais, les douleurs de la parturition. Je l'avais dérangé de sou repos, et il s'ennuyait. — :WZ — J'ai cru qu'elle allait mettre bas. Il y avait du sang sur l'ôtoiipe. A-t-elle fait une fausse couche ? Il y a cinquante et un jours qu'elle s'est accouplée. Ce soir, rien de nouveau. Vagin toujours béant. $ E. Malgré sa cohabitation prolongée avec (^ C, ^ E reste vierge. J'ai eu chez moi, pendant quinze jours, le (5* D ; et, alors, chaque (^, à son tour, avait la femelle pendant vingt-quatre heures. Rien. Quand je les réunissais en présence de la Ç , les deux (^ se battaient violemment, (^ C, surtout, devenait furieux ; on ne pouvait plus le toucher ou même agiter sa cage sans qu'il criât, courant comme un forcené et cherchant à mordre. Mais Ç E n'en demeurait pas moins vierge. Il y a une quinzaine de jours, avec un crayon à pointe obtuse, j'avais incomplètement percé son hymen; aujourd'hui, par le même procédé, je la déflore entièrement (1). Maintenant, sa vulve et son vagin sont aussi largement ouverts que ceux de sa mère; mais elle refuse toujours de se laisser toucher par le (^ G, qui, d'ailleurs, ne paraît pas très ardent (2). (} G. 20 juillet. — M. HÉRON-RoYER conserve $ A, $ F et cj* C; plus, les jeunes (1) Ces animaux n'ont pas d'hymen. Chez ia femelle, vierge ou non, les parois aatérieure et pos- térieure du vagin, parfois disjointes et luhréflées, sont, d'autres fois, intimement rapprochées, sèches, et comme soudées l'une à l'autre; mais, dans ce cas, il y a simple juxtpposition, sans soudure véritable. La pointe du crayon n'avait pas défloré $ E ; elle avait seulement décollé et écarlé, sans déchirure aucune, les parois de son vagin. (2) Toutes les précédentes observations relatives à l'éthologie de Pachyuromys Duprasi, telles que je les avais notées au jour le jour et telles que, sauf dss correcUoas purement littéraires, je les ai reproduites ci-dessus (Mon manuscrit original, après l'impression, sera déposé dans les archives de la Société I.innéenne de Bordeaux), avaient été lues et expliquées à M. Héron-Royer, quand, avantde partir pour mon deuxième voyage d'exploration en Algérie, je lui confiai, en dépOt, trois de mes Pa- cliyuromys : $ A, $ F et c5^ C (Mes deux autres sujets, $ E et (5* D, furent laissés entre les mains de Dupiîas. Quant à cj* B, il avait été sacrifié, pour l'étude, le 4 octobre 1880). Pendant mon absence, comme on sait, ces Pachyurmwjs s'accouplèrent, et M. Héron-Iîover fit la découverte que mes observations avaient absolument préparée. 11 la communiqua, le 28 juin 1881, à \iiSociété Zoologique de France ; mais il ne la publia que plus tard, le 28 novembre 1881, dans le Zoologischer Anzeiger. 11 avait attendu, pour m'en faire part, que je fusse de retour à Paris. Le 20 juillet, il me donna lecture de son journal d'observations. Je sus ainsi qu'il avait obtenu trois portées de mes Pachyiiromys : d'une part, Ç A, le 30 juin, lui avait donné trois petits, dont deux seulement, (5* H et c? 1, avaient vécu;' et, d'autre part, Ç F avait mis bas, le 7 juin, quatre petits, dont un seul, S' G, vivait encore, et, le 2 août, trois petits morfs-ués. J'appris, en outre, que les apparences singulières que j'avais observées dans le vagiu, après l'accouplement, étaient dues à une production particulière et tout à fait distincte des parois vaginales, au bouchon vaginal. M. HÉRON-HoYER a dit : « Plein de confiance dans sa bonne foi, je lui dictai alors mot à mot les notes que j'avais prises sur mon cahier d'observations, et je lui abandonnai sans regret, mais aussi sansariière-pensée, tout ce qu'il croyait pouvoir lui être utile» (in Zool.Anz., 1882, p. 454). La dictée mot à mot fut une simple lecture ; la générosité dont M. Héron-Royer fait parade se réduisit à me faire part d'une communication faite antérieurement devant la Société Zoologique de France, et l'abus que j'aurais fait de sa bonne foi consista à le laisser publier, avant de prendre moi-même la parole, les observations qu'il n'avait pu faire que grâce à mes indications et à mes matériaux - 343 — (j* H et (5* I, produits de Ç A et c? C. Il m'a remis (^ G, produit de Ç F et (j* C, et âgé de quarante-trois jours. J E et c? D. Mnie yv9 Dupras m'a remis $ E et cf D, Ce couple a produit, chez Dupras, daux portées qui n'ont pas vécu, une, de quatre petits, le 26 mai, et une, de trois petits, le l^r juillet. Hier et ce matin, Ç E montrait un bouchon vaginal saillant. Ce soir, ce bou- chon ayant disparu, je le retrouve dans la cage. Indice d'accouplement. Ç A. 24 juillet. — M. Héron-Royer m'apporte Ç A. Elle est mourante; elle a, depuis longtemps, un abcès dans l'oreille; elle a, en outre, une patte cassée, avec plaie suppurante. Elle paraît très vieille. Ses os sont devenus très petits et très cassants, sans doute par résorption (1). Je la tue et je dissèque ses organes génitaux. Le vagin est énorme, vide ; les utérus sont petits ; leur calibre est très petit, et ils débouchent par deux orifices ; le tissu de ces organes est très ferme. Les ovaires sont minuscules, gros comme des grains de mil. La vessie est ratatinée, en avant du vagin. Des reins à la vessie, les deux uretères décrivent une courbe longue et arrondie. Le ligament large est très délicat et très développé, flottant largement au delà des deux utérus. Le rectum est accolé à la paroi postéro-supérieure du vagin, l'urèthre, à sa paroi antéro-inférieure, et il débouche en avant de la vulve, (j* H, ç^ 1. 27 juillet. — Les jeunes (5* H et J* I, produits de Ç A et (5* C, rentrent chez moi. Ils ont vingt-sept jours, et ils mangent depuis quelques jours à peine. Nés de la vieille Ç A, ils sont chétifs. 29 juillet. — A plusieurs reprises, j'entends des cris dans la cage des jeunes (5^ H et (5* I, et je suis très surpris de voir le plus gros poursuivre le plus petit, lui monter dessus, et faire des efforts comme pour l'accouplement. Ils ont vingt-neuf jours! Ils ont les couleurs de l'adulte. Leur queue, rose déjà, est encore cylindrique et non piriforme. $ E et c? D. Ce soir, chez $ E, l'orifice du vagin est dessiné, en un arc transversal, par une gouttelette de sang coagulé. Ses règles? Elle ne présente pas trace de bouchon vaginal. 2 août. — Hier, (^ D poursuivait vivement $ E, avec laquelle je l'ai laissé depuis le 2(i juillet. Dans ses tentatives, il a fait disparaître la gouttelette de sang restée jusqu'à ce jour sur la vulve. Ce matin, l'orifice vaginal se montre très nettement, comme si un bouchon venait de l'aban'lonner. Le canal de l'urèthre se voit très bien, dessiné en bleu dans la paroi postérieure du clitoris et anté- rieure du vagin. Je cherche avec soin, dans la cage, mais je ne trouve aucun bouchon vaginal ; il n'y en a pas eu. Ç F. Ce matin, à dix heures, en me réveillant, je trouve Ç F (2), dont la (1) Cet animal était ostéomalacique. (2) Cette femelle m'avait été remise précédemment par M. Héron-Roybr. Elle s'était aecouplée, chez lui, avec c? C, le il juillet, vers dX\ beures du soir. - 344 — cage a été installée dans ina chambre à couchei-, occupée à mettre bas ; le train postérieur d'un petit 8ort de l'oi-ifice vaginal. Retrouvant, quelques minutes plus tard, le petit dans la même position, je le tire dehors. Il est noir, comme asphyxié. Un instant après, un deuxième petit se présente, encore par l'arriére- train. Il sort vivant; sa délivrance dure une minute environ. Pendant la partu- rition, la $ s'agite beaucoup, arrangeant son nid, nettoyant ses petits, se nettoyant elle-même, allant, de temps à autre, se rouler dans la sciure; elle semble éprouver des démangeaisons plutôt que de la douleur. Elle mange les deux cordons et les arrière-faix, dont l'apparence est celle d'un paquet de vers déterre. Son vagin ne paraît pas très élargi, et elle est moins ensanglantée qu'après un accouplement. Les petits, bien nettoyés, ont la peau nue et rosée. Elle les a placés l'un à côté de l'autre. Fille continue sa toilette, le museau à la vulve, le sommet de la tête et la nuque reposant sur le sol. Un quart d'heure environ après le deuxième (il est dix heures vingt), un troisième petit se pré- sente ; en une minute au plus, il est délivré, le placenta et le cordon sont mangés, la toilette est faite. A onze heures cinq, il n'y a encore que trois petits, tous les trois morts ; je les mets en alcool. A deux heures, j'observe des taches de sang dans le coton du nid. La vulve est encore dilatée, le clitoris rabattu et ne faisant plus saillie au-dehors, les environs tuméfiés; je ne sais si la parturi- tion est terminée. Je mets (j* D dans la cage de l'accouchée ; mais elle se jette sur lui avec rage et je dois le retirer. 11 est à remarquer que les trois petits se sont présentés par l'arrière-train. 3 août. — La $ Fa toujours le vagin largement ouvert et le clitoris déprimé ; les parties voisines sont gonflées par la graisse. Hier soir, j'ai remis le 1^ D dans sa cage et il y a encore eu bataille. Ce matin, elle a fait, au ç? que je lui ai de nouveau présenté, un accueil beaucoup moins farouche; je l'ai laissé dans sa cage, et, ce soir, je les trouve bons amis. Ç E. La vulve de $ E se dessine assez profondément; le clitoris est effacé. Toute la journée, ^T D a été séparé de $ E et réuni à Ç F; quand je le replace, ce soir, dans la cage de $ E, celle-ci l'accueille fort mal; est-ce un signe de grossesse? Je le rends à $ F, qui ne lui fait pas mauvais accueil. ? F et (^ D. 9 août — $ F et (^ D vivent toujours en bonne intelligence. Je les laisserai ensemble jusqu'après accouplement. La vulve de Ç F a repris son apparence normale ; son orifice est toujours bien distinct. rfH, c? I; (j* G. Les jeunes (^ H et (^ l ont des puces ou ils sont atteints d'une maladie; car ils perdent leur poil. Du reste, ils grandissent et ne paraissent pas autrement malades. Je les ai installés dans une cage-aquarium où ils ont de l'espace. Ils sont âgés de quarante jours aujourd'hui. Ils paraissent hauts sur pattes, à cause de la rareté du poil, et leurs oreilles semblent plus longues que d'ordinaire. Boii-Amema {(^ G) avait quarante -trois jours, quand M. HÉHON-RoYER me l'a rendu. J'ai eu J* H et (^ I à leur vingt-septième jour. Bou-Amema serait certainement en état de se reproduire. (^ B n'avait guère — 345 — que cinquante-neuf jours, quand il a reproduit avec sa mère $ A, et c? G en a maintenant soixante-trois. ? E. Depuis plusieurs jours, je vois $ E, que j'ai, le 13 août, séparée de (^ D, carder finement son coton, en faire un gros tas, et se placer au milieu. Quand je défais son nid, elle le refait. Son faciès général n'est pas changé; mais son ventre est gros et distendu ; je la crois pleine. Il y a juste vingt jours aujourd'hui, le 20 juillet, son vagin montrait, le matin, un bouchon vaginal, qui, le soir, avait disparu. Ce matin, vers onze heures et demie, voulant examiner la $ , j'ai aperçu un petit auprès d'elle; et, tout à l'heure, vers cinq heures, j'ai constaté la présence de trois petits, bien vivants. Le vagin de la mère est légèrement ensanglanté; mais les alentours en sont fort propres. 12 août. — Le 9 au soir, vers minuit, mon attention ayant été attirée par des cris provenant de sa cage, je vois la $ E qui secoue, mord, lance à travers la cage et reprend un de ses petits. Je la saisis ; elle me salit la main : un mélange d'urine et de sang s'écoule de son vagin. Évidemment, la parturition l'a laissée malade, et elle s'en prend à ses petits du mal dont elle souffre. Je la corrige; mais, dès que je la remets dans la cage, elle recommence à maltraiter ses petits. Je les lui enlève. Elle est furieuse, allant et venant dans la cage comme une folle. Alors, laissant les petits en place, je transporte, pour la nuit, la mère dans une autre et toute petite cage, où je la laisse seule, sans abri et sans nourriture. Le lendemain, je la rends à ses petits, et, alors, elle leur donne ses soins. La nuit suivante, j'isole de nouveau la mère. Hier soir, je l'ai encore isolée, mais de minuit à deux heures seulement. Depuis lors, elle ne maltraite plus ses petits. J'ai appris, de M^o v^e Dupras, que ? E a ainsi détruit ses deux premières portées; elle a mangé ses petits sans en laisser de trace, et, une fois, c'est huit jours après leur naissance qu'elle les' a fait disparaître. 14 août. — Les deux petits (Il n'y en a plus que deux) sont encore nus. Ils se sont beaucoup allongés, mais ils sont très maigres; leur peau est très ridée. Depuis deux jours, ils me semblent brunis sur le dos; cependant, je n'aperçois pas encore de poil. Seules les moustaches sont déjà sorties, et les plus longues ont même près d'un centimètre. Je continue à séparer tous les soirs, pendant quelques heures, la mère de ses petits. 16 août. — Les parties supérieures du corps, seules, deviennent de plus en plus noirâtres. Cette coloration est évidemment due au pigment qui se développe dans l'épaisseur de la peau ; car les poils ne se montrent pas encore au-dehors. 18 août, — Hier et aujourd'hui, la vulve de $ F m'a paru élargie. Tout à l'heure (cinq heures), (^ D vient de faire de sérieuses tentatives d'accouplement, II les renouvelle. La vulve de $ F et les poils de l'abdomen de cj^ D sont en- sanglantés. Malgré toute ma surveillance, je n'ai pas aperçu, jusqu'à ce jour, chez Ç F, trace de bouchon vaginal. Il y a seize jours que Ç F a mis bas. - 346 — Ayant observe les précédentes tentatives d'accouplement, et obligé de sortir, j'ai séparé les deux époux. L'un et l'autre avaient les organes génitaux tout ensanglantés ; mais, jusqu'alors, je n'avais pas vu ti'ace de bouchon dans le vagin. Je rentre à minuit. J'examine la Ç . Dans sa vulve, j'aperçois comme une membrane blanchâtre, déprimée, peut-être trouée au milieu (1). Je réunis cT et Ç . Aussitôt, nouvelles tentatives, très sérieuses et très pro- longées. Après un certain nombre de ces tentatives, j'examine le mâle. Un corps solide, plus ou moins comparable à un bouchon vaginal, est fixé à l'extré- mité de son pénis. Je tire dessus et le détache. C'est un objet dur, cylindrique, arrondi à son extrémité libre, creusé en cuvette à l'autre bout; les bords de la cuvette sont irrégulièrement déchiquetés, et, de son centre, s'élève une colonne cylindrique (2). Un liquide (spermatique?) s'est écoulé, quand j'ai détaché cette production du pénis auquel elle adhérait. Celle-ci a une teinte blanc jaunâtre et elle est tachée de sang. Le (^ paraît très gêné et même souffrant. 11 s'étale à plat ventre, les cuisses écartées, le ventre appuyé sur le sol. 11 produit fréquemment, avec ses membres postérieurs, ce bruit de tambour que j'ai déjà noté et que j'ai observé aussi chez la Ç . La Ç a la vulve très élargie. En tirant celle-ci alternativement à droite et à gauche, je la vois nettement séparée en deux, comme par une cloison, par une fausse membrane blanchâtre, dont le bord postérieur est libre d'adhérences et qui la traverse d'avant en arrière. Le c? renouvelle ses tentatives, puis il suspend ses efforts et se jette à plat ventre. J'examine de nouveau la Ç . La cloison du vagin n'est, en réalité, que l'extré- mité d'un bouchon. Je veux extraire celui-ci, mais son extrémité est fine et se casse. Je le saisis plus profondément ; mais, éprouvant une résistance sérieuse et la Ç donnant des signes de douleur, j'abandonne mon entreprise. Après une nouvelle tentative, je vois le ^ prendre quelque chose dans ses mains et le mordiller. Je m'empare aussitôt de l'objet : c'est un bouchon vaginal. J'observe alors que la cloison vaginale n'existe plus chez la $ . Bientôt après, je suis témoin d'un nouveau coït. Le couple tombe de côté et (1) Peut-être une enveloppe vaginale (Voir p 348, note 1); mais, plus vraissemblablement, un bouchon vaginal, produit dans les rapproctiemeats antérieurs et échappé à mon précédent examen. (2) La cuvette était moulée sur Textrémité du pénis, la colonne centrale, dans la cavité de l'urèthre. Vraisemblablement, le o n'avait pu introduire son pénis dans le vagin de la Ç , préalablement occupé par un bouchon vaginal; 11 avait éjajulé en dehors de celui-ci, et la sécrétion s'était con- crétée à l'extrémité du pénis. Ou bien l'éjaculation, commencée dans le vagin, s'était poursuivie en dehors de lui, et la sécrétion avait été assez abondante pour fournir, à la fois, le bouchon vaginal, et la concrétion observée sur le pénis. - 347 — reste ainsi quelques instants. J'épie le moment où le (^ va quitter la $ , et je m'en empare alors. Le pénis est déjà rentré dans sa gaîne. Je prends la femelle et : 1° j'observe qu'un nouveau bouchon vaginal, très net et très gros, a pris la place du premier; 2° en arrière et distinct de lui, je vois un filet blanchâtre, du diamètre d'un petit fil de fer, sortir des profondeurs du vagin et s'avancer jusqu'au niveau de la vulve (1). Le (^ renouvelle ses tentatives. Il est deux heures vingt. J'enlève à la $ le (j* D et je le remplace auprès d'elle par le ^f (5. Celui-ci ne paraît éprouver d'abord qu'une peur violente; il est très longtemps à se fami- liariser avec la $ , et je le retire avant qu'il ait manifesté des intentions galantes. Je réunis de nouveau Ç F et c? D. Bataille. Je retire (^ D. Dans le vagin largement ouvert de $ F. le bouchon vaginal se montre toujours très net et très gros ; le filet blanchâtre s'est accolé à la partie postérieure du bouchon. (} H et_"c^ I. Il y a déjà plus de huit jours, j'ai dû séparer (^ H et c^ I; le dernier, bien plus développé que l'autre, lui montait sans cesse dessus, et cherchait à s'en servir comme d'une Ç . C'est là, sans doute, la cause de leur vilain poil. Aujourd'hui, je les ai installés, chacun d'un côté, dans une cage coupée en deux compartiments par une cloison de verre. $ J, (5* K- 19 août. — Les moustaches des petits de Ç E ont plus d'un centimètre de longueur, les oreilles prennent leur forme définitive, les ongles sont nettement dessinés; mais le poil ne se montre pas encore, et les yeux sont fermés. La couleur est ardoisé foncé en dessus, et la peau est craquelée comme celle d'un Eléphant. Ç F et r^ D. Ce matin, je rends J* D à $ F. Bataille, puis paix. Je les sépare définitive- ment. $ F a toujours en place le bouchon avec le filet blanchâtre juxtaposé. A midi, $ F avait son bouchon en place. Ce soir, ou plutôt ce matin, 20 août, à une heure et demie, il n'y est plus. Je le trouve dans la cage. Il est gros, irrégulier. Le filet est central et le dépasse à ses deux bouts. Je donne de nouveau (j^ D à Ç F. Bataille enragée. Je les sépare. ÇE;ÇJ,(j*K. 20 août. — $ E, à minuit, est très agitée; elle tasse et écrase l'étoupe du nid, dans laquelle les deux petits risquent d'être étouffés. Je transporte, pour la nuit, la mère dans une autre cage. Le lendemain, je trouve les petits, découverts et refroidis, aux deux coins opposés de leur cage. Us commencent à marcher. 22 août. — Les petits, ^encore aveugles et sans poils, se tiennent debout et se déplacent en vacillant. A la loupe et de profil, on aperçoit la pointe fine des poils, noirs et serrés sur le dos, blancs et plus longs sur les fesses. K a l'urèthre percé au bout, J l'a percé à la base du tubercule génital ; J est Ç et K est (5*. (1) Ce filet Q'était, certaiuementj qu'une dépendance du bouchon, l'extrémité vulvaire de celui-oi eat toujours mal délimitée , elle est souvent plus ou moins déchiquetée, et elle présente, parfois, des déchirures a=sez profondes — 348 — 24 août, matin, deux heures et quart. — La Ç E, accouchée le 9 et nourrice de (j* J et $ K (loscjucls ont encore les yeux fermés), montre, ce soir (ou plutôt ce matin), quinze jours après son accouchement, un bouchon vaginal (1) à l'ori- fice de la vulve. Je la livre au mâle : bataille. Je la fais promener dans la chambre. Quand je la reprends, le bouchon est descendu; jo le retire aisément avec des pinces, et je le mets dans de l'alcool fort. Je livre la Ç au i^ ; encore bataille, et sérieuse. ENVELOPPE VASINALE DU 21 AOÛT. Face dorsale. Côté gauche. Coupe vlrtuellel Le bouchon est très mince, délicat, flexible; il montre deux pointes utérines bien nettes. Evidemment, il a été produit par sécrétions vaginale et utérine. Je crois que le bouchon complet est produit à la fois par le (^ et par la $ . La sécrétion de la $ forme une gouttière, dans laquelle se dépose la substance éjaculée par le (^ (2). A une heure après midi, la $ E est de nouveau réunie au (j* D. Encore bataille. A onze heures du soir, $ E n'a pas de nouveau bouchon. Elle refuse toujours le (j", qui, d'ailleurs, ne parait pas la poursuivre. Evidemment, elle n'est pas en rut. Les petits, Ç J et (j* K, ont maintenant le poil visible, même à l'œil nu; il est brun ardoisé sur le dos, blanc sur le ventre, et très soyeux, ils sont encore aveugles. 25 août. — A onze heures, $ E refuse toujours énergiquement le (^ , que je lui présente, mais qui ne la poursuit pas; elle ne montre pas de nouveau bouchon. (Il J'ai distingué, depuis, sous le nom d.'en):eloppe vaginale, la production que je confondais alors avec le bouchon vaginal (Voir p. 300, note 1). (2) J'ai dû abondonner, depuis, rhypothèse que je formais alors et qui est formulée dans ce passage, sur la façon dont les sécrétions du mâle et de la femelle se comportent, l'une vis-à-vis de l'autre, pour former le bouchon vagin-il complet. La sécrétion de la femelle se dépose peu à peu à \\ surface de la substance éjaculée par le mâle et préalablement solidifiée dans le vagin (Voir les conclasions). — 349 — ^ D. Ce soir, je livre $ F à (5* D. La poursuite amoureuse du (^ est assez molle, ainsi que la défense de la $ . Je prends le <^ ; il semble avoir le pénis turgescent. Je cherche à l'exciter en frottant légèrement son pénis contre sa gaîne prépuciale. Il se laisse faire sans résistance : est-ce par peur? ou par plaisir? Un jet vigoureux de liquide (sperme? ou urine?) me jaillit au visage. Puis le (} s'agite, s'impatienta, et je le relâche. Si le jet était du sperme, celui- ci serait liquide et resterait liquide, du moins assez longtemps; en outre, il ne serait pas assez abondant pour fournir le bouchon. Peut-être n'était-ce qu'un jet d'urine? et n'ai-je pas réussi à provoquer l'éjaculation du spermato- phore? (1). Par la dissection d'un J*, tué en pleine effervescence du rut et après qu'il aura fait plusieurs tentatives sérieuses d'accouplement, j'éluciderai, sans doute, la question de la genèse de la sécrétion solide du (j*. c? H. 26 août. — J'ai donné le jeune J^ H à M. Héron-Royer. $ E et cT C Je livre $ E à (^ C (rentré aujourd'hui) ; bataille. J^ C, mordu cruellement à la queue et aux mains, est furieux. $ J, c^ K. Les petits de $ E sont tout velus, et le poil, très fin, serré et soyeux, prend déjà, sur la tête, la couleur fauve; il est encore gris sur le dos. L'examen des jeunes est difficile, car ils sont très vifs, très remuants, et il n'est pas aisé de les garder dans la main. Les paupières sont bien dessinées, mais encore soudées l'une à l'autre : l'oeil n'est donc pas encore ouvert, comme je le croyais hier. $ F et c? C. Je livre Ç F à ^^ C. Elle refuse toujours les avances du c^, et il y a bataille. ? E, $ F. 27, 28 août. — $ E et ? F refusent toujours le mâle. Ç J, (5* K. 28 août. — Les petits de $ E, âgés de dix-neuf jours, commencent à se promener dans la cage. l*'" septembre. — Toujours aveugles, mais fort vifs, ces petits sortent souvent du nid. La mère les y rapporte, les prenant soit par la peau du dos, soit par une patte. ? ^' Ce soir, $ F présente comme un filet de sang coagulé sortant de la vulve. En frottant la vulve avec le doigt, j'attire au dehors une petite longueur de ce filet, qui vient, accompagné d'un liquide, d'urine peut-être? Je mets le (j* D avec la Ç F ; il est cruellement mordu à la patte, jusqu'au sang. Les deux continuant à se battre, je retire le (^. Il y a, aujourd'hui, quatorze jours que l'accouplement a eu lieu. 3 septembre. — Hier, aujourd'hui, $ F refuse toujours le (j'. Je la crois pleine. Cependant, elle ne travaille pas à son nid, comme faisait $ E. Ç J, (5* K. Hier, les petits de $ E avaient les paupières séparées. Us les tiennent toujours rapprochées; peut-être voient-ils depuis plusieurs jours déjà? Ils savent fort bien sortir du nid et y rentrer; mais la mère les y rapporte, dès (1) .Tassimilais, alors, le bouchon vaginal à un spermatophore ; mais j'ai dû, depuis, abandonne cette bypotlièse. — 350 — qu'elle les voit dehors. Ils ont li's coiileiiis de l'adulte; peut-être cependant montrent -ils un peu plus de mouchetures brunes. Leur queue est cylindrique et poilue. Ce soir, la mère étant absente, l'un d'eu.\ fait le tour de la cage, l'œil grand ouvert. La mère est avec le ($ D. Elle ne le maltraite plus comme précédemment, mais il reste dans son coin, tandis qu'ellu va et vient, et il ne lui fait pas la cour. Pendant l'absence de la mère, et, surtout, après son retour, les petits ne cessent de se plaindre. $ E et (^ D, c? C. Je livre $ E (qui a mis bas le 9 août, il y a vingt-cinq jours, et qui est nour- rice) à c? D. Elle ne le maltraite pas^; mais celui-ci, se rappelant sans doute les morsures des jours précédents, reste impassible. Je laisse la $ dans la cage du (}. Au bout de vingt minutes environ, entendant des cris, mais non des cris de guerre, je prends à la main la $ , et je l'examine : le bout d'un bouchon dépasse son vagin, déjà ensanglanté. Avant de livrer la $ au (^, j'avais procédé au même examen et je n'avais pas vu de bouchon. Je la retire et la laisse seule, n'ayant pas, en ce moment, le temps de m'occuper d'elle, et ne voulant pas perdre le bouchon dans la cage où sont ses petits. Après minuit, j'installe avec elle, dans une cage bien propre et bien éclairée, (^ C. Immédiatement, poursuites et tentatives sérieuses. Elle se soulève sur l'arrière-train, pendant que le (^ flaire et lèche sa vulve; elle prend, parfois, la même posture quand elle est seule (1) ; elle la prend toujours quand le (j* monte sur elle. C'est à peine si elle court un peu, pour se faire poursuivre. Après une tentative, elle laisse tomber le bouchon; il est ensanglanté. Un instant aupara- vant, je n'avais pu réussir à l'extraire ; je l'avais saisi avec les pinces, et, sans résultat, j'avais d'abord tiré dessus assez fortement, puis, me contentant de le maintenir, j'avais laissé la Ç tirer librement dessus pour se dégager. Du reste, elle se plaignait quand je cherchais à saisir le bouchon avec les pinces, mais non plus quand je tirais dessus. Ainsi : 1° avant de voirie cf, la $ n'avait pas de bouchon; 2° après que la Ç a été livrée au (j*, j'ai aperçu un bouchon ; 3° à un moment donné, le bouchon, qui d'abord adhérait solidement au vagin, s'en est détaché de lui-même. Après une nouvelle tentative sérieuse, j'examine le c?. Il a aussi un bouchon, jaune et dur, au bout du pénis (2). J'examine la femelle : un autre bouchon, jaune aussi, fait saillie dans sa vulve. Dans les intervalles de ses efforts amoureux, le (^ avait des tremblements et des soubresauts nerveux ; il se frottait le ventre par terre, comme j'avais vu faire le cf D, et c'est ce qui m'avait donné l'idée de regarder son pénis. Maintenant, je le vois faire la toilette de ses génitoires et manger quelque chose. Je le prends à la main et (1) Sans doute pour se débarrasser du tiouclLon. (2) Comme c? D dans l'observation du 18 août (p. 340), ^ C présentait, à l'extrémité de son pénis, une production formée de la même s'.'créilon quo la partie fondamentale du bouchon vaginal. Dans ce cas, sans doute, le péiiis était sorti du vagin avant la fin de réjaoulation. — 351 — l'examine : il n'a plus de bouchon au pénis, c'est le bouchon qu'il vient de manger. Depuis ce moment, ses tentatives sont plus espacées et plus faibles. Pendant longtemps, peut-être une heure, à peine est-il monté sur la $ qu'il en descend aussitôt. Et, alors, il a des tremblements nerveux, des convulsions, qui cessent quand il. livre un nouvel assaut. La Ç a toujours le deuxième bouchon qui dépasse l'orifice vulvaire. Elle subit d'autres tentatives sérieuses d'accouplement. Aussitôt après l'une d'elles, au moment où le (^ la quitte, elle laisse tomber le bouchon. C'est le deuxième. Elnfin, a lieu le troisième accouplement de la soirée. Comme d'habitude, la Ç tombe sur le côté et le ^ continue d'abord ses mouvements voluptueux. Puis ils se trouvent pris comme des chiens, et, dos à dos, ils tirent en sens inverse pour se séparer. A l'instant de la séparation, la vulve de la $ est tournée de mon côté et bien éclairée. Je la vois se retirer et se refermer, comme un cul de poule, enlraînant avec elle un bouchon jaunâtre. Deux grosses gouttes de sang tombent en même temps. Je prends la $ et je vois le bouchon jaune BODCHON VAGINAL (spcrmatophore), qui dépasse irrégulièrement le niveau de la DU 4 SEPTEMBRE. , -, , , vulve ensanglantée. Le (5* joue du tambour. Cela déplaît à la Ç , qui en a assez. Elle se fâche et fait mine de mordre, et je la rends à ses petits. Elle va les voir; puis elle mange et fait sa toilette. Je la reprends. Il semble qu'elle a régularisé avec ses dents l'ex- trémité saillante du spermatophore. 4 septembre (minuit). — Ayant vu la $ se frotter le ventre sur le sol et gratter dans sa cage, je la prends à la main. Le bouchon dépasse, et quand je le saisis pour le retirer, il vient _ avec la plus grande facilité. C'est le plus gros des trois bou- longitudinale. chons produits la veille. $ J, (j^ K. 7 septembre. — $ E a continué de nourrir ses petits; mais, comme elle les rapporte au nid dès qu'ils en sortent, je la mets alternativement avec eux et à part. Ils ont commencé à manger depuis le 4 septembre et ils se portent fort bien. Ç' F. Il est trois heures, et $ F u'a pas encore mis bas. Elle est pourtant manifes- tement pleine. 8 septembre. — A midi moins un quart, $ F a fait un petit. Le quatrième sort seulement à une heure vingt. Elle fait leur toilette et mange les cordons et les placentas, qui^sont fort gros. Son vagin n'est ni plus dilaté ni plus ensan- glanté qu'après l'accouplement. 11 septembre. — Les trois survivants des quatre petits paraissent vouloir vivre, et $ F se montre bonne mère. Dès avant-hier, ils ont commencé à brunir sur la nuque et le dos. La queue de Ç F, depuis la mise bas, se montre toute ridée et flétrie : à voir s'il en est toujours ainsi, 1^ 1. c^ I se porte bien et grandit; mais, hier, je me suis aperçu que la pointe de — 352 — son stornum fait uno saillie considérable en avant do sa poitrine : r? I est bossu par devant. Ç J, (^ K. Les petits de Ç E se passent fort bien de leur mère, et ils mangent fort bien. Je les laisse seuls, chaque jour, de midi à minuit environ. Le soir, je leur rends la mère. Ils lui courent après dès qu'elle arrive, et ils la tètent. Elle se laisse faire, mais ne les rappoite plus au nid quand ils se promènent. 13 septembre. — $ J et c^ K tètent encore, quand je leur donne leur mère. Leur queue, conique au moment de la naissance, plus tard cylindrique, com- mience â se renfler en massue (Elle a, d'ailleurs, été charnue dès la naissance, et elle reste toujours peu velue). La partie la plus rétrécie est à son origine, la plus large est environ au milieu de sa longueur; son diamètre croît rapi- . dément jusque-là, puis il décroît insensiblement; elle se termine en ovoïde; quelques poils rares la prolongent en pointe. ÇLjJ'M.c^N. Le dos et la nuque des petits de Ç F sont bruns; ils ont des moustaches, mais leur corps est glabre. Je crois qu'il y a deux ^ et une $ . Ç E. Le vagin de la $ E est très rétréci et imparfaitement fermé comme par des pellicules. J'ai observé, l'hiver dernier, quelque chose de semblable. Y aurait- il là un indice de la fin du rut? 14 septembre.— Ce soir (vers dix heures), une goutte de sang s'écoule du vagin de $ E. Deux heures plus tard, à minuit, le sang est coagulé. J'ai fait, le 29 juillet, une observation semblable sur la même femelle; et celle-ci était pleine; seulement, alors, le sang se montrait le neuvième (peut-être le dixième) jour après l'accouplement, tandis que, maintenant, il apparaît onze jours après. 20 septembre. — Le vagin de $ E est toujours rétréci, mais nettement ouvert. Cette $ est manifestement pleine; elle travaille à sou nid. Je ne la mets plus avec ses petits $ J et c? K. Ç J, ç^ K. Ceux-ci, (^ K surtout, sont rachitiques. Est-ce le lait d'une mère en état de gestation, est-ce la procréation consanguine, qu'il faut accuser de leur maladie? J'avais cru qu'un des petits avait été maltraité par sa mère et avait eu les reins cassés par elle : il marche en effet comme si ses reins étaient cassés ; mais l'autre, isolé aussi depuis plusieurs jours, présente, quoique à un moindre degré, les symptômes du même mal. Du reste, c^ H et (^ I ont été malades aussi, quoique avec des symptômes un peu différents : ils perdaient le poil, mais marchaient droit. Ils avaient alors quarante jours; or, maintenant, $ J et (^ K en ont quarante-deux, et leur état morbide date déjà de plusieurs jours. J'examine (j^ K : il a vraiment bien mauvaise mine ; il a du .sang et du pus autour des narines, et c'est à peine s'il peut ouvrir les yeux. Son frère est plus développé et moins gravement atteint. La queue de l'un comme de l'autre est fortement renflée. ÇL,j'M,(^N, Les petits de $ F ont de grandes moustaches. Leur poil est brun et fourré sur le dos; sous le ventre, parmi quelques poils longs et clairsemés, on en voit — 353 — d'autres, courts et serrés, qui pointent à peine; les uns et les autres sont blancs. Leurs yeux sont encore fermés, au douzième jour. Des huit mamelles de la mère, seulement les quatre pectorales paraissent fonctionner. 24 septembre. — Depuis avant-hier, les petits sortent du nid; la mère les y rapporte. Ils sont fort beaux. Us ont déjà les couleurs de l'adulte; leurs yeux sont bien dessinés, mais encore, certainement, fermés. Ni avant-hier, ni hier, ni aujourd'hui, je n'ai vu de bouchon vaginal chez la mère, $ F (1). Ç E. De midi à une heure, $ E met bas. La parturition est pénible. Déjà, la nuit dernière, Ç E avait des convulsions et paraissait souffrir. Son nid est défait, battu, et elle met bas dans tous les coins de la cage. Je remets les petits dans le nid, mais elle les en repousse. D'ailleurs, une visite que je reçois en ce moment m'empêche d'assister régulièrement à l'opération. Quand je suis libre, je trouve deux petits vivants dans le nid, et j'en vois quatre autres éparpillés dans les coins de la cage ou enfouis sous des débris : un de ceux-ci a le placenta encore intact; d'un autre, presque entièrement mangé, il ne reste plus que l'arrière-train. Des six petits, deux seulement survivent. La mère travaille maintenant à son nid. Les quatre cadavres, examinés avec soin, se montrent tous du sexe Ç , Chez ces nouveau-nés, les moustaches seules pointent déjà; le reste du corps est absolument nu. La peau paraît passer sur l'œil sans couture, et il me semble voir, au-dessous d'elle, les paupières déjà formées et séparées. Il y a là un problème à résoudre par l'examen microscopique. Dès avant-hier, la queue de Ç E était légèrement flétrie; elle ne l'est pas davantage aujourd'hui; elle l'est bien moins que ne l'a été celle de $ F, qui, d'ailleurs, a repris un peu d'embonpoint. Ç L, J*M,(^N. 25 septembre. — Depuis deux ou trois jours, les petits de Ç F sont souvent occupés à leur toilette. Leurs yeux sont encore fermés. $ E ; $ 0,rJ'P. 28 septembre. — Le dos des petits de Ç E devient un peu foncé. Ni de face ni de profil, sur ces corps ridés, je n'aperçois encore trace de poils, à l'excep- tion des moustaches, qui, même, se sont allongées. Les paupières com- mencent à se dessiner; elles sont limitées par un léger sillon horizontal. L'un des petits est manifestement (^ : chez lui, la papille sexuelle (pénis) est per- forée au centre ; l'autre est $ : chez lui, la papille sexuelle (clitoris) n'est pas perforée, et il y a une dépression en arrière d'elle. La queue de la mère ne paraît pas sensiblement flétrie. $ L,(5*M,(5*N. Un des petits montre distinctement ses huit mamelles, sous l'aspect de petits points roses. 11 y a, dans la portée, un gros J^, bien plus développé que les autres : je l'appellerai (j^ M ; je donnerai à la $ le nom de Ç L, et à l'autre ^, (1) La femelle était séparée du mâle, et c'est l'enveloppe vaginale, non le bouchon vaginal proprement dit, que je recherchais alors dans son vagin. Tome XL. 23 — 354 — celui de (^ N. Los petits ont (.•ncore les youx l'uriiu';s; mais ils se promènent souvent. Hier, j'en ai vu un essayer de manger. Ils font souvent leur toilette. La mère, dès qu'elle les voit dehors, les rapporte toujours au nid. Leur queue est cylindrique et poilue. 29 septembre. — Aujourd'hui seulement, au vingt-unième jour, le» petits ouvrent les yeux. Ils grignottont déjà les aliments solides, mais ils tettent surtout. 30 septembre. — Quand je viens de les panser, les petits accourent manger avec leur mère. CF. 3 octobre. — H y a vingt-cinq jours que Ç F a mis bas. Je la livre à rf C. Celui-ci la poursuit, flaire voluptueusement ses organes génitaux et ses crottes; elle se défend faiblement, sans crier. Je crois, cependant, qu'elle n'est pas bien en rut. Elle ne montre pas de bouchon vaginal. $E;$0,c?P. Ç E présente une grosse pellicule à l'orifice et contre la paroi postériouro du vagin. Cette Ç paraît bien petite et bien maigre; sa queue est légèrement flétrie. Ses petits semblent mieux portants; ils sont très foncés en dessus, transparents en dessous ; leur corps est absolument glabre. Ils n'ont encore d'autres poils que les moustaches, lesquelles se sont sensiblement allongées depuis leur naissance. 5 octobre. — En regardant avec soin, à l'aide d'une forte loupe et de profil, on aperçoit la pointe des poils sur le dos. Les petits paraissent gras et en bon état. La mère a toujours sa pellicule au bord postérieur de la vulve. $ F. Depuis avant-hier, je vois souvent les jeunes monter l'un sur l'autre, comme pour s'accoupler. Ils sortent souvent pour manger et ils paraissent vivre en bonne harmonie avec leur mère. Celle-ci a, hier encore, refusé le ^. Est-ce que le rut de l'espèce serait fini pour cette année? Je mets Ç F avec (^ C sur ma table de travail : en se battant, ils tombent à terre. Voyant le mâle sur le dos, je le crois mort. Je les reprends vite, et je les dépose de nouveau sur la table; le (^, eftrayé, retombe. Je les remets chacun dans sa cage. ÇE;Ç0,c3'P. IG octobre. — Les petits de Ç E ouvrent les yeux, au vingt-deuxième jour. La mère n'a pas eu son bouchon vaginal et n'est pas entrée en rut. Sa vulve est très rétrécie et comme cicatrisée. Je vois, au milieu d'une dépression, un tout petit trou, distinct du méat urinaire. Le clitoris présente, sur sa face posté- rieure, une rainure qui s'étend du méat urinaire à son extrémité libre. $ F; J'ai installé $ F et ses trois petits dans une grande cage double dont j'ai (j*M,(5'N,c?L. supprimé la cloison. La vulve de $ F s'est beaucoup rétrécie, et elle présente, au fond d'un enfoncement, un trou (le vagin) assez petit, mais bien distinct du méat urinaire. Parmi les jeunes, âgés de trente-huit jours, la Ç se distingue à sa papille génitale (clitoris) très rapprochée de l'anus, un peu moins développée que celle du mâle, sans trace de perforation au bout, et parcourue, sur sa face postérieure, par un sillon superficiel. Une rainure large et profonde s'étend, ~ 355 — en s'affaiblissant progressivement, de l'anus au clitoris. En arrière du clitoris, à cet âge, on ne distingue pas encore la vulve ; on y voit seulement une petite place à peau fine et sans poil. Plus en avant, à la base du clitoris et sur le clitoris même, une très petite dépression paraît indiquer le méat urinaire. Chez les petits, plus jeunes et âgés seulement de vingt-deux jours, de Ç E, on peut faire la même remarque. La papille génitale (pénis) des J* est plus grosse; elle montre neltement, à son extrémité, une dépression circulaire, indiquant une véritable perforation ; elle est lisse postérieurement et relativement éloignée de Vanus. En outre, le poil, encore assez court, laisse voir les tétines de la femelle. ç^ D. 22 octobre. — Avant-hier, en pansant mon plus beau t^, ^ D, je me suis aperçu qu'il a la jambe cassée au-dessus du talon. La jambe s'est certai- nement cassée d'elle-même, et ce sujet est atteint de la même maladie osseuse que la mère 5 A. ÇE;ÇO,(^P, $ E, aussi, boite -de l'un des membres postérieurs. Elle est devenue très maigre et très petite, et elle a un assez vilain poil. Je crois qu'elle ne vivra pas longtemps. Ses deux petits, Ç et r? P, se portent bien. Sa queue est toute flétrie. Ç F; Ç F est toujours fort belle. Sa queue a repris son embonpoint; mais ses $L,(^M,c?N. petits, $ L, ff M et c5^ N, ne paraissent pas bien vigoureux. $ L, surtout, semble faible. Ces animaux manquent, évidemment, de phosphate de chaux. J'essaierai de leur faire manger du pain saupoudré de ce sel. (^ D. 27 octobre. — ^^ D est presque toujours sur le dos ; mais il mange et ne maigrit pas sensiblement ; sa patte paraît se raccommoder, mais tout de travers. Ç E. L'état de Ç E s'est aggravé. Une de ses pattes de derrière est flexible et bal- lante, cassée sans doute en plusieurs endroits; l'autre, cassée aussi, ne peut plus lui servir. Son avant-train est plus solide, et elle essaie encore de gratter . le sol. Quand elle marche sur les pattes de devant, les membres postérieurs suivent à la traîne. Elle n'en a pas moins toujours l'air éveillé. (^ G. f? G est maintenant atteint de la même maladie ; il traîne une jambe. Aujourd'hui, j'essaie une cure. Je mêle de la craie à la litière, composée de sable et de sciure de bois, de tous mes Mammifères, et je saupoudre leur pain de phosphate de chaux. Le traitement sera sans doute tardif pour Ç E ; mais c^ D et c? G se remettront peut-être, ainsi que les jeunes. Un des petits de Ç F, laquelle paraît encore indemne, se met, dès que j'ai fait la litière de sa cage, à grignoter un morceau de craie. ? E. 30 octobre. — J'achève la Ç E. Depuis leur naissance, ses deux petits, Ç et (j^ P, âgés aujourd'hui de trente-six jours, ne l'ont pas quittée. Elle est dans un état de maigreur considérable et très ratatinée ; sa queue est abso- lument flétrie et vide ; sa patte postérieure droite est cassée en deux endroits, à la jambe, et, au niveau des fractures, les os font saillie à l'extérieur. Elle me faisait pitié. Elle était atteinte du même mal que Ç A, qui en est morte, que (^ D, que <^ G; et elle était trop avancée poiu' qu'elle en pût revenir. — 356 — J'examine ses organes génitaux. L'urèthre s'ouvre à mi-hauteur du clitoris, sur sa face postérieure, dans un sillon qui le parcourt de sa pointe à sa base. L'orifice vaginal s'est cicatrisé et parait absolument fermé. Depuis trente-six jours qu'elle a mis bas, elle s'est refait une virginité ! A étudier sa vulve au microscope. La fermeture du vagin n'était qu'apparente, ainsi que je m'en suis rendu compte en dépouillant l'animal : après avoir retourné sa peau avec soin, et celle-ci ne tenant plus au corps que par le rectum et le vagin, quand j'ai coupé ce dernier lien au ras de la peau, j'ai trouvé, d'une part, la peau trouée au niveau de la vulve, et, d'autre part, la cavité vaginale parfaitement libre. h'osléomalacie était tellement avancée, que les arcades zygomaiiques ne sont plus osseuses ; les mandibules sont molles et flexibles ; les deux jambes (non une seule) sont cassées; sous le tranchant des ciseaux, la queue ne crie pas ; elle se laisse couper comme de la gélatine. Ç 0, (j^ P. 16 novembre. — Malgré la craie répandue dans leur litière et le phosphate de chaux joint à leur nourriture, les deux petits de $ E ont dépéii de jour en jour; ils sont morts aujourd'hui. Tous deux vivaient encore à une heure de l'après-midi; ils sont morts ensemble, ce soir, vers dix heures. Je mets en peau c? P, et je donne à faire aux têtards le squelette de $ 0. Ils étaient âgés de cinquante-trois jours. Ils avaient perdu leur mère, il y a dix-sept jours, à l'âge de trente-six jours ; et ils avaient été mis au régime de la chaux il y a vingt jours, à l'âge de trente-trois jours. Le 22 octobre, leur mère était manifestement malade ; sans doute elle était déjà atteinte, quand elle les a faits et les a allaités, et c'est pour cela que le régime de la chaux a été impuissant à sauver ses petits ; le remède est venu trop tard. Ç F. 28 novembre. — Avant-hier, $ F, encore très grasse et de très beau poil, avait négligé de nettoyer ses organes génitaux; le poil était sali autour. Aujour- d'hui, elle a les deux jambes postérieures cassées en plusieurs endroits. C'est toujours la même maladie qui sévit, malgré le phosphate de chaux. $ F peut d'autant moins marcher, qu'elle est très grasse et ronde comme une boule. $L,c?M,c^N. 30 novembre. — Ce soir, je trouve mort le jeune ^ M; son frère, c? N, est mourant; je les mets tous deux dans l'alcool. Ç L est bien malade. C'est la même maladie qui me les enlève tous, malgré le régime phosphaté. $ F; $ L. l^'^ décembre. — Ç L est trouvée morte ce matin. La mère, Ç F, est mourante. (^ D. 10 décembre. — Je trouve, entre le pénis et le prépuce du boiteux (^ D, une lamelle concrétée, que je mets dans l'alcool, en attendant de l'étudier. (^ C. 4 janvier 1882. — M. Terrier a eu mon cf intact pour croquer ses poses. 11 est chargé de représenter le Pachyuroinys, en aquarelle, pour la collection des Vélins du Muséum. C3 D ; (^ C. 27 janvier. — Le boiteux (^ D est mort pendant une absence que je viens de faire. A mon retour, je trouve r^ C, que j'avais laissé en parfaite santé, avec _ 357 — • les membres brisés. C'est toujours la même maladie. Le mal a commencé par les yeux, au dire de M™^ Mathieu, ma femme de ménage. Aujourd'hui, j'apporte le malade au laboratoire d'histologie du Collège de France, pour y faire l'étude pathologique de son cadavre. 18 janvier 1883. - J'ai reçu un nouveau Pachyuromys, ç^ X, de M. H. Dar- RiCARRÈRE, qui l'a recueilli, d'après mes indications, à Bou-Sâada (Algérie), et qui, depuis plus d'un an, le gardait en captivité. 10 février. — Devant m'absenter de Paris, je confie à M. Ambroise Morel ce Pachyuromys. 2 mars. — Le sujet m'est rendu et je l'installe dans une grande cage. 12 mars. — Il mange fort bien; il paraît aimer particulièrement les coquilles d'œufs, que je lui donne comme traitement préventif de l'ostéomalacie. 19 mars. — Dans sa grande cage, et comme je le touche fort peu, il devient très sauvage. 11 ne sort plus que la nuit; dès que je m'approche ou fais du bruit, il fuit dans sa boîte. Le jour, il bouche, avec un tampon de paille et d'étoupe, les deux trous de sa boîte; il a rempli celle-ci, réservant juste la place de son corps, des mêmes matériaux, que je lui ai donnés en quantité suffisante. Il mange ou met en pièces une coquille d'oeuf par jour. Il touche à peine aux amandes et aux noisettes. 11 paraît en fort bonne santé. 11 ronge sans cesse la mangeoire en bois dans laquelle je place sa nourriture. l^r avril. — Il dort tout le jour, et il se montre très actif la nuit, de neuf à onze heures du soir et de une à deux ou trois heures du matin. Comme il a le poil toujours collé et humide, je retire la paille de sa cage, et je la remplace par un mélange de sable et de craie pulvérisée. 6 avril. — Depuis ce changement, il a le poil superbe. 23 avril. — A partir d'aujourd'hui, il a de l'eau dans sa cage. 6 mai. — Comme il ne buvait pas, j'ai supprimé l'eau. 2 juin. — Depuis longtemps déjà, il est devenu énorme et très lourd. 21 juin. — Je le place, avec sa boîte, dans la cage de la Gerboise hir- tipède J*. Celle-ci souffle un peu d'abord, puis elle se promène et danse, sans plus paraître s'inquiéter de son hôte. Lui, par contre, est furieux. Il crie dès qu'elle approche de sa boîte. Néanmoins, il sort et se promène; mais il rentre vite dès qu'il la voit dehors. 10 août. — Il est toujours florissant de santé. Il mange beaucoup de coques d'œufs et il s'attaque aussi aux coquilles de Seiches. 3 septembre. — Craignant qu'il ne lui arrivât un accident pendant mes futures vacances et n'ayant pas d'ailleurs de $ à lui donner, j'ai sacrifié, hier, le Pachyuromys. Son squelette est superbe et nullement rachitique. J'attribue ce résultat aux carbonate et phosphate de chaux qu'il a absorbés sous forme de coques d'œufs et de coquilles de Seiches. Ce n'est pas sans regret que j'ai sacrifié cet animal, si propre, si doux et si — 358 - intelligent. Dès qu'on lui parlait ou qu'on le regardait, il s'agitait et courait se placer devant une cassure, faisant l'office i.le fenêti'e, de la paroi vitrée de sa cage; et il tournait ses regards du côté de la personne qui lui parlait! Il s'était avisé d'ouvrir, chaque jour, le tiroir de sa mangeoire, trouvant sans doute que les grains étaient saisis plus facilement là que dans les trous disposés à cet effet. Pour tirer les grains de ces trous, il devait se tenir debout, les mains appuyées sur le rebord en zinc de la mangeoire; et, alors, il faisait, vu de dos, l'effet d'une personne agenouillée sur un prie-dieu. Malheureusement pour lui, ma collection ne contenait encore que des sujets rachitiques de son espèce. Ses organes génitaux avaient un développement extraordinaire. 23 mai 1887. — M. Ch. Mailles, allant faire ses vingt-huit jours, m'avait confié ses petits Rongeurs. En les reprenant, il m'a laissé : Un Pnchyuromys Duprasi, (^ Y, né le 25 décembre 1886; Un Meriones îongifrons, $ , né le 22 janvier 1887; Un Pachyuromys Duprasi, $ Z, né le l®"" mars 1887. Les deux premiers occupent une même cage, et ils font bon ménage. Ils pro- viennent d'une portée de Pachyuromys et d'une portée de Meriones réunis jeunes dans une même cage; ils ont été laissés ensemble quand on a enlevé les autres. Le troisième, seul survivant d'une portée, n'a ni la taille ni l'aspect de l'adulte ; sa queue n'est encore qu'à peine renflée. Les deux Pac7!î/î«ron?^s proviennent d'un couple, né, au Muséum, de parents importés directement de Ouargla (Algérie), et donné à M. Ch. Mailles. Le 13 mai dernier, la jeune Ç se léchant les organes génitaux, je l'ai prise à la main et j'ai vu, dans son vagin, une enveloppe vaginale. Avant voulu saisir celle-ci avec des pinces, au lieu de me servir des doigts, je l'ai déchirée. Dès hier soir, j'ai présenté le ^ à la Ç ; elle l'a repoussé. Je le lui ai de nouveau présenté ce soir, et, aujourd'hui, juste dix jours depuis la production de l'enveloppe vaginale, j'ai été témoin, après de nombreuses tentatives infruc- tueuses, d'un accouplement effectif, avec production d'un bouchon vaginal. cj^ et $ étaient précédemment vierges. Aussitôt après le coït, la Ç cherchait querelle au (^ et le maltraitait. J'ai réuni alors le ^ Pachyuromys à la $ Meriones. 14 juin. — Hier, la $ n'a pas mis bas; aujourd'hui non plus. Dès hier soir, elle avait, dans le vagin, une enveloppe vaginale, que j'ai revue ce matin et ce soir. Hier et ce matin, j'ai vainement essayé d'extraire cette enveloppe avec des pinces^ il n'en est venu que des fragments ; et ce qui restait, la partie profonde, est venue ce soir sans difficulté. Ce matin, elle avait aussi des traces de sang coagulé autour de l'orifice vaginal. Hier, la $ a refusé le c^ ; ce matin aussi. Ce soir, elle le refuse encore. Après plusieurs heures d'effoi'ts persévérants, il n'a pu triompher de sa résis- tance. Je les laisse cohabiter jusqu'à nouvel ordre, au risque d'accidents. — 359 — 29 juin. — Le couple a toujours fait mauvais ménage. Le (^, constamment mordu, se borne à se défendre. 11 a beaucoup maigri. Aujourd'hui, il a une grosse plaie à une épaule. Je mets la Ç dans une autre cage. 7 juillet. — Ce soir, pour la première fois, j'entends crier des Pachyuromys nouveau-nés. Je ne m'étais pas aperçu que la mère fût pleine, et j'ignore à quelle date, du 14 au 29 juin, a eu lieu l'accouplement. Il n'y a que deux petits, qui semblent nés d'aujourd'hui. 16 juillet. — Ce matin, le dernier jeune a disparu. L'autre était mort pré- cédemment. 17 juillet. — Je réunis le J* et la Ç. La Ç est évidemment en rut, à en juger par l'audace du ^ en sa présence; mais elle se défend, et il ne réussit pas à satisfaire ses désirs, du moms sous mes yeux. Quand je me couche, je laisse cj^ et $ dans la même cage. 18 juillet. — La $ recommençant à mordre le ^, je les sépare de nouveau. 26 juillet. — Ce soir, je retire une nouvelle enveloppe du vagin de la Ç. Je réunis la $ au ^j*. 27 juillet. — Ce soir après minuit, je sépare (5^ et $ . 5, 6 et 7 août. — Chaque soir, examinant la Ç et la présentant au ^, je ne vois pas d'enveloppe vaginale et je n'observe pas d'accouplement. 17 août. — Je m'absente, laissant à Paris mes Pachyuromys. 6 novembre. — Je rentre à Pai-is. 10 novembre. — De graves préoccupations m'engagent à me défaire entière- ment de ma petite ménagerie, et je rends le couple de Pachyuromys à M. Ch. Mailles. RÉSUMÉ. Le Pachyuromys ou Boubiéda est essentiellement, mais non exclusivement, nocturne (d" X, 19 mars et P'' avril 1883, p. 357). Il ne diffère pas, sous ce rapport, des autres Gerbillines que j'ai pu observer. Je ne me souviens pas de l'avoir vu boire, bien que j'aie laissé, quelque temps, un vase d'eau dans sa cag-e (c? X, 23 avril — 6 mai 1883, p. 357). Les mêmes espèces de g-raines que l'on donne aux petits Oiseaux, millet, chènevis, alpiste, constituent le fond de sa nourriture. Par mesure de propreté et pour éviter le gaspillag-e, je plaçais ces g-raines dans une de ces mang-eoires en zinc dont on se sert pour les petits Oiseaux granivores : j'accrochais le petit meuble, à une hauteur facilement accessible, contre une des parois de la cag'e, et mes petits élèves en apprenaient bien vite l'usag-e. Ceux-ci mangeaient aussi des graines d'autres — 360 — espèces, du pain, etc.. Je n'omettais pas de leur donner reg-uliè- rement des aliments aqueux, soit de la salade, des carottes ou d'autres lég'umes frais, soit du pain imbibé de lait, soit même, quand j'ai connu celle-ci, de la poudre Dautreville délayée dans de l'eau sucrée. Ces deux préparations, surtout la dernière, plaisent à notre petit Rong-eur. et elles lui fournissent l'eau nécessaire à son économie; elles ont, en outre, l'avantage de constituer un excellent traitement prophylactique du rachi- tisme. Hygiène. Dans les derniers temps, pour mieux assurer l'hygiène de mes prisonniers, j'ai eu soin, suivant le conseil de M. Ch. Mailles (in Bull. Soc. Acclim., 1887, p. 421), d'arroser fréquemment et d'entretenir à un certain deg-ré d'humidité la terre dont j'avais préalablement g-arni le fond de leurs cages. La pré- caution, je crois, n'est pas inutile; car, dans l'atmosphère géné- ralement très sèche de nos appartements, ces petits animaux, qui ne boivent pas et dont la surface d'évaporation est considé- rable par rapport à la masse, peuvent ne pas trouver, dans leur nourriture, une quantité d'eau suffisante pour réparer les pertes dues à la perspiration (1). Propreté. Le Pachyuromys est, d'ailleurs, comme la plupart des espèces sahariennes, excessivement sobre. Il ne fait, par suite, que fort peu d'ordures : il urine à peine, et ses excréments, sous forme de crottes sèches et à peine plus grosses que des graines d'al- piste, ne salissent ni n'encombrent la cage, qui ne répand aucune mauvaise odeur. En outre, l'animal tient sa petite per- sonne très propre. On le voit souvent occupé à lisser et nettoyer ses poils. Avec la bouche;, il fait sa queue et les parties posté- rieures de son corps. Pour les parties antérieures, que la bouche ne peut atteindre, la tête, les épaules, une partie des flancs, il se sert, en guise de peignes, de ses pieds, qu'il porte fréquemment à la bouche, soit pour les humecter, soit pour les débarrasser des saletés qu'ils ramassent (? A et c? C, 6 janvier, p. 337). Avant même d'avoir ouvert les yeux, les jeunes, au nid, vaquent déjà aux soins de leur toilette. Rachitisme. La colonie entière des Pachyuromys issus de ceux que j'avais (1) Voir ci-dessus, ji. 331. — 361 — recueillis à Lag-houat a successivement et rapidement péri, victime d'une maladie unique, quoique à deux aspects : les jeunes ont succombé au rachitisme, et les adultes, à l'ostéoma- lacie (? A, 24 juillet 1881, p. 343; c^ C, 27 janvier 1882, p. 356; ^ D, 22 et 27 octobre 1881, p. 355, et 27 janvier 1882, p. 356; ? E, 22, 27 et 30 octobre 188h p. 355; $ F, 16 et 28 novembre et P-" dé- cembre 1881, p. 356; c? G, 27 octobre 1881, p, 355; c^ H et d^ 1,9 août, p. 344, 11 septembre, p. 351, et 20 septembre 1881, p. 352; ? J et c? K, 20 septembre 1881, p. 352; ? L, cj^ M, c^ N, 22 octobre, p. 355, 30 novembre et l" décembre 1881, p. 356; ? et c? P, 16 novembre 1881, p. 356). On peut, d'ailleurs, efficacement, à l'aide des carbonate et phosphate de chaux, prévenir et combattre la maladie. Quand, ayant vu clairement la nature de celle-ci, j'ai conçu la direction générale du traitement à lui opposer (27 octobre 1881, p. 355), ma petite colonie était trop compromise pour que j'aie pu la sauver : sa perte aura été, en quelque sorte, le prix de mon apprentissag-e dans l'élevag-e des Rongeurs. Mais, sans parler des autres espèces et sans empiéter sur les chapitres suivants, un nouveau Pachyuromys, que j'ai reçu de Bou-Sâada en janvier 1883, a vécu neuf mois dans mes cages sans présenter le moindre symptôme du mal, et, quand je l'ai sacrifié, le 3 septembre de la même année, ses os étaient parfaitement solides et bien consti- tués; or je m'étais contenté de joindre à sa nourriture des coquilles d'œufs, desquelles, d'ailleurs, il se montrait très friand (c? X, 12 mars et 10 août 1883, p. 357). La poudre Dautreville, humectée et additionnée de sucre, est également mangée avec avidité par ces petits animaux, et elle donne aussi d'excellents résultats. C'est grâce à elle que M. Ce. Mailles (in Bull. Soc. Acclim., 1887, p. 421) a pu guérir et conserver en parfaite santé un couple, qui lui avait été donné, déjà rachitique, par le Muséum de Paris, et en obtenir de beaux produits, tandis que les sujets du Muséum et leurs descendants, n'ayant subi aucun traitement, ont disparu jusqu'au dernier. Moi-même, j'ai eu chez moi, depuis le 23 mai de cette année, un couple de la même espèce qui, soumis au régime de la poudre Dautreville, n'a présenté aucun symptôme du mal, jusqu'à ce que je l'aie rendu, ce mois d'octobre dernier, à M. Ch. Mailles, chez qui il était né. En outre, les observations de M. Ch. Mailles, après les mien- - 362 — nés (in Bull. Soc. Acclim., 1883, p. 393), établissent nettement que des parents, déjà déformés par le rachitisme, n'en produi- sent pas moins, s'ils sont convenablement traités, des petits parfaitement bien conformés; c'est-à-dire que, chez ces animaux, le rachitisme n'est, à aucun deg-ré, héréditaire. Il n'existe, d'ail- leurs, aucun motif de supposer que le rachitisme de l'Homme diffère, sous ce rapport, de celui des Rong-eurs. Turgescence L'état de turgescence ou de flétrissure de la queue, chez le de la queup. Pachyuromys, n'est aucunement en rapport avec l'état de rut ou de repos génital : d'après ce que divers auteurs ont, à tort ou à raison, écrit des variations analogues de la queue de certains Insectivores et, notamment, du Crocidura etrusca Savi, on aurait pu, à priori, supposer le contraire. La plus ou moins grande accumulation de graisse, qui détermine la grosseur plus ou moins considérable de la queue du Pachyuromys, paraît dépendre uniquement de l'état général d'embonpoint du sujet (? A et cT t), 2 janvier, p. 336, et 6 janvier 1881, p. 338; ? E, 24 et 28 septem- bre, p. 353, 22 et .30 octobre 1881, p. 355; ? F, 11 septembre, p. 351, et 22 octobre 1881, p. 355). Intelligence. Comme beaucoup d'autres petits Rongeurs, le Pachyuromys montre plus d'intelligence qu'on ne serait tenté de lui en accor- der à priori (<^ X. 3 septembre 1883, p. 358). Cette conviction résulte, chez moi, de l'observation générale de ses mœurs, beau- coup plus que de telle ou telle observation particulière. Vue et Ouïe. D'ailleurs, il suflSt d'un simple coup d'oeil sur la structure anatomique de cet animal, pour constater qu'il a les deux princi- paux sens, celui de la vue et celui de l'ouïe, excessivement déve- loppés; et, d'une façon générale, quoique non absolue, il me paraît hors de doute que le développement des facultés intellec- tuelles est en rapport avec le développement de ces deux sens. C'est ainsi que, parmi les Mammifères, les espèces sahariennes, qui ont généralement ces deux sens plus développés, se mon- trent aussi, d'ordinaire, plus intelligentes, et, par suite, plus éducables que leurs voisines dans la série zoologique. On conçoit, d'ailleurs, sans difficulté, la relation nécessaire qui existe entre le perfectionnement de ces sens et la possibilité de l'exis- tence saharienne; dans ces vastes plaines dénudées, la proie ou l'ennemi sont protégés, le plus souvent, par la couleur de leur robe qui se confond avec celle du sol. et, aussi, par l'immense — 363 — étendue de l'espace à surveiller; comment les découvrira temps, si l'on ne joint la finesse de l'ouïe à l'acuité de la vue? Bien que j'aie été, une fois, mordu par l'un d'eux (c? C, 4 jan- vier 188], p. 336), j'ai eu, généralement, de bons rapports avec mes petits prisonniers; mais leur discrétion à mon endroit tenait peut-être, beaucoup plus qu'à la douceur de leur caractère, au respect que je leur inspirais (Le dernier mâle que j'ai possédé semblait tomber en catalepsie, chaque fois que je le prenais à la main), et, aussi, au soin que je prenais instinctivement, quand je voulais les saisir, de leur présenter le creux de la main et non le bout des doig-ts. Dans leurs rapports entre eux, ils se montrent, d'ordinaire, très irritables et très batailleurs. Il serait peu pru- dent de réunir et d'abandonner ensemble deux sujets étrangers l'un à l'autre : s'ils sont de même sexe, on peut être à peu près certain qu'ils se livreront des batailles sang-lantes et peut-être mortelles (c? C et d* D, 25 février 1881, p. 342); et même, dans le cas plus favorable où ils se trouveront de sexes différents, la femelle, si elle n'est pas en rut, maltraitera le mâle (? A et d" C, 4 janvier 1881, p. 335; ? E et c? C, 15 janvier, p. 339, et 26 août, p. 349; ? F et d' C, 16 janvier 1881, p. 340). Règle générale, les femelles sont plus méchantes que les mâles; il y a des femelles qui ne supportent le mâle qu'au moment précis du rut, et qui rede- viennent féroces avec lui dès qu'elles ont assouvi leurs ardeurs sexuelles (? Z, 13 mai 1887, p. 358). D'ordinaire, cependant, quand la discorde est entre les époux (? A et c7 C, ? E et cT C, ? F et c? C), le mâle n'attaquant pas et se défendant tout juste, les querelles n'ont pas de gravité; quand il est serré de trop près par sa compagne revêche, le mâle se met sur le dos, et, des pattes et du museau, il s'efforce de la tenir à l'écart. Mais, entre deux mâles convoitant la même femelle, le combat est plus sérieux (d" C et c? D, 25 février 1881, p. 342). L'é- poux légitime, c'est-à-dire le premier occupant, prend l'offensive; tête baissée, il se précipite sur son rival, cherchant à le mordre aux pattes; peu à peu, l'agresseur gagnant du terrain ei l'autre n'en cédant pas, ils se dressent l^un^^contre l'autre. C'est alors un curieux spectacle, de les voir debout, criant et gesticulant, l'œil à demi fermé, prompts à l'attaque comme à la riposte, se portant des coups de griffe aussitôt parés, et, parfois, s'arrêtant en garde pour soufl3.er un instant. Bientôt l'un des deux, le plus — 364 — souvent l'intrus, lâche pied et le vainqueur s'acharne à sa pour- suite, usant alors des dents et lui faisant des blessures cruel- les. J'intervenais en pareil cas et je séparais les combattants, mais non sans prendre quelques précautions; car leur fureur était montée à un tel deg-ré de paroxysme qu'elle se tournait môme contre moi, et que je ne pouvais, de quelque temps, m'approcher de la cag-e occupée par l'un d'eux, sans provoquer chez lui de nouveaux accès de colère. Cri. Ils poussent, dans ces occasions (? F et rT C, 16 janvier 1881, p. 340), leurs petits cris deg-uerrejdont les modulations rappellent le bavardag-e de la Fauvette, quand, au mois de septembre, elle becquette les figues ou les baies de sureau. Leur cri d'amour est plus doux, plus sifflé, et se rapproche davantage du gazouille- ment des Bengalis. Du reste, ils ne semblent pas faire usage de leur voix en dehors des luttes guerrières ou erotiques. Tatera. Dans d'autres circonstances et, soit, dans l'intervalle des assauts amoureux, par un acte purement réflexe, soit volontaire- ment et dans le but de se mettre en rapport avec leurs sem- blables (? F et c? C, 23 janvier 1881, p. 341), ils frappent le sol, à coups répétés, de leurs pieds de derrière, et ils produisent une sorte de roulement qu'exprime assez bien l'onomatopée tatera, tatera. La plupart des espèces de Gerbillines, et, sans doute, beaucoup d'autres espèces de Rongeurs, produisent des bruits analogues : tous les chasseurs connaissent celui que fait en- tendre le Lapin, dans son terrier, quand on le chasse au Furet. Manière Le Pachyuromys est essentiellement fouisseur. Sans se décou- de fouir. rager et sans résultat, je l'ai vu, dressé dans un angle, gratter, des heures entières, les vitres de sa cage. Tandis que ses pattes de devant exécutent un mouvement alternatif et très rapide qui produit un bruit continu, comme celui d'une machine à coudre, il tient ses yeux à demi fermés, le nez sur le point qu'il cherche à entamer, et il fait des inflexions de tête à droite et à gauche, comme pour regarder si le travail avance. Quand il s'attaque, avec plus de succès, au sable qui garnit le plancher de sa cage, il le ramène sous son ventre par le même mouvement des mains, et, de temps à autre, il le rejette au loin, en arrière, à l'aide de coups vigoureux de ses membres postérieurs. Fouir ou gratter est un besoin pour lui; et, quand l'ostéomalacie, ayant déter- miné des fractures de membres, empêchait un de mes petits pri- — 365 - sonniers de se livrer à cet exercice, en quelques jours, ses ongles prenaient un accroissement considérable et devenaient tout à fait gênants. Les allures du Pachyuromys sont courtes et prudentes. Il se rapproche, sous ce rapport, de nos Campagnols. Si vous le pre- nez, il demeure immobile et aplati sur votre main ouverte. La surface d'une table lui suffit à faire de longues excursions; quand il approche du bord, il se couche à plat ventre, avance un peu la tête, sonde le vide, et recule aussitôt pour reprendre sa promenade. Autant la Gerboise, confiante dans ses jambes lon- gues et nerveuses, est imprudente et folle, autant le Boubiéda calcule toutes ses démarches, regardant et flairant tous les objets devant lui. Il ne faudrait pourtant pas mettre une con- fiance exagérée dans sa prudence, et s'imaginer que la surface d'une table isolée lui constituerait une prison aussi sûre que l'intérieur d'une cage {^ C, 5 octobre 1881, p. 354). C'est chez cette espèce que j'ai, pour la première fois et avec le plus de fruit, observé l'accouplement des Rongeurs; d'une part, la brièveté de ses allures, et, d'autre part, l'ardeur génésique et le grand développement de l'appareil génital du mâle rendaient, chez elle, l'observation facile. Les testicules font saillie depuis l'orifice de la gaine du pénis jusqu'au delà de l'anus (c? C, 8 jan- vier 1881, p. 338), et le pénis est proportionnellement aussi déve- loppé (c? C, 14 janvier 1881, p. 338); et l'ardeur du mâle est telle, que je l'ai vu, plusieurs fois, quand la femelle résistait h ses désirs, éprouver de véritables attaques d'hystérie (d" C, 14 jan- vier, p. 338, et 16 janvier 1881, p. 340). Généralement, chez les femelles, vierges (2 E, 14 janvier, p. 338; ? F, 16 janvier 1881, p. 340) ou non (? E,16 octobre, p. 354, et 30 octobre 1881, p. 356), en dehors des périodes d'activité des organes génitaux (époques du rut, époques des menstrues, épo- ques de production d'une enveloppe vaginale), les parois anté- rieure et postérieure du vagin sont si intimement rapprochées et unies, qu'on a peine, parfois, même à la loupe, à reconnaître avec exactitude l'emplacement de la vulve ; mais, dans ce cas, il y a simple juxtaposition des parois, sans soudure véritable : je me suis assuré du fait, et quand j'ai produit, sans effort et sans déchirures, le décollement des parois avec la pointe émoussée d'un crayon (? E, 25 février 1881, p. 342), et quand j'ai fait l'au- — 366 — topsie (l'uiio femelle dont le vag-in présentait cette apparence (? E, 30 octobre 1881, p. 356). Legallois {Exp. sur le principe de la vie, 1812, p. 353), ayant observé, chez le Cochon d'Inde et chez la Souris, ce rapproche- ment intime des parois vag-inales, a pris pour une virg-inité véri- table, renaissante après l'accouchement, ce qui n'en était que l'apparence, et il a cru que cette disposition offrait au mâle une résistance telle, que celui-ci mettait « souvent quinze jours et quelquefois plus » pour la vaincre. Mais, en réalité, les efforts du mâle sont beaucoup moins considérables; car, si la femelle est en rut, ils aboutissent, normalement, au bout de quelques minutes; et les obstacles à surmonter ne tiennent certainement pas à la cause indiquée par Legallois, car ils paraissent sensi- blement les mêmes pour le premier coït, quand les parois vag-i- nales semblent intimement unies, et pour les coïts subséquents, quand le vag-in se montre béant après la chute d'un premier bouchon; ils tiennent essentiellement, je crois, aux dimensions relativement considérables du pénis. Coït. Quoi qu'il en soit, le coït est laborieux. Le mâle flaire et lèche la vulve de la femelle, et, bientôt, suffisamment excité, il com- mence l'attaque. Les assauts se succèdent, nombreux et rapides : le vagin, sans doute, doit être progressivement dilaté, avant de livrer passag-e au pénis énorme; le sang coule; sollicitée par le désir, repoussée par la douleur, la femelle, alternativement, se livre et s'enfuit. Entin, la volupté l'emporte; arcboutée de façon à faire saillir sa vulve postérieurement, soulevant la base de sa queue pour bien découvrir sa vulve, la femelle a supporté le choc; et, solidement cramponné à elle, lui mordant la nuque et lui pressant les flancs de ses deux mains, le mâle a atteint le but suprême de ses efforts. A ce moment, soit douleur, soit volupté intense, la femelle fléchit et tombe. Le mâle tombe avec elle, mais il ne l'abandonne pas encore. Bientôt, cependant, on voit le couple se retourner dos à dos, comme chien et chienne, tirer un instant l'un sur l'autre, et, brusquement, se séparer (d"' C et ? A, 4 janvier, p. 336; d* C et ? E, 14 janvier, p. 338; r^ D et $ F, 18 août, p. 346; c^ D, c? C et ? E, 3 septembre 1881, p. 350; cf Y et ? Z, 23 mai 1887, p. 358). Bouchon Aussitôt après le coït, on aperçoit, émerg-eant du vag-in. l'ex- vaginal. trémité postérieure d'un bouchon vag-inal. J'ai vu cette produc- 367 — tion en place après chaque coït que j'ai observé, et, chaque fois que j'ai pris des précautions à cet effet, j'ai pu l'extraire ou la voir tomber du vag-in, ou la recueillir après sa chute; BOUCHON VAGINAL. Coupe longitudinale. d'autre part, le vag-in, immédiatement avant le coït, m'a toujours paru vide. De ces observations toujours concordantes, il m'a paru légitime de conclure que, pour l'espèce Pachyuromys (et l'on verra qu'il en est de même pour beaucoup d'autres espèces de Rongeurs), la production du bouchon vag-inal est, constamment et de la façon suivante, liée à l'acte du coït : 1" le bouchon vaginal est produit dans l'acte même du coït; 2" réciproque- ment, l'acte du coït produit constamment un bou- chon vaginal. A mesure que nous étendrons nos observations, nous obtiendrons de nouvelles données sur l'origine et le rôle du bouchon vaginal; mais, dès à présent, nous possédons un critérium pour décider, si, dans un cas donné, il y a eu coït effectif 011 seulement tentative de coït; il nous suffira, en effet, pour trancher la question, d'examiner, après l'acte douteux, le vag-in de la femelle, et de nous assurer qu'il contient ou ne contient pas de bouchon vaginal. Cependant la femelle, seule et sans le concours du mâle, peut sécréter une production qui présente une certaine ressemblance avec le bouchon vaginal; car elle est, comme le bouchon, solide, et, en outre, comme lui et plus fidèlement que lui, moulée dans les cavités du vagin et de l'utérus ($ E, 24 août 1881, p. 348; $Z, 13 mai et 14 juin, p. 358, et 26 juillet 1887, p. 359). Cette produc- tion, que j'ai nommée enveloppe vaginale (fig. a, c, d), mince, flexible, transparente, repro- duit, avec netteté et élé- gance et comme ferait une épreuve négative, les plis et les saillies de la cavité va- gino-utérine. Je la compa- rerai pi as bas au bouchon vaginal. Je me contenterai, pour l'instant, de faire re- marquer les notions anato- miques positives qu'elle nous fournit sur la cavité qui lui a servi E^VELOPPE VAGINALE. C Face dorsale. Côté gauche. Coupe virtuelle. — 3()« — de moule : 1° sa forme nous fait connaître, avec précision, le mode de plissement des muqueuses du vag-in et de l'utérus, et, sur ce point, je ne conçois aucun procédé d'exploration suscep- tible de nous renseig-ner plus exactement; 2° son existence nous garantit la présence, dans toute l'étendue des muqueuses vagi- nale et utérine, de glandes sur la structure et la disposition desquelles il appartient désormais à l'histologie de nous édifier; 3° enfin, les deux filets qui prolongent son extrémité antérieure attestent l'existence de deux lumières utérines, c'est-à-dire la duplicité complète de l'utérus; et c'est là une disposition que j'ai directement vérifiée (? A, 24 juillet 1881, p. 343). Remarquons, en outre, que l'enveloppe n'a pas les propriétés adhésives que nous allons observer tout à l'heure sur la sécrétion propre au mâle; qu'elle est, au contraire, onctueuse et glissante, ainsi que cela résulte de la facilité avec laquelle j'ai toujours pu l'extraire, dès que sa masse et sa consistance ont été suffisantes (? E, p. 348; ? Z, p. 358 et 359). Production D'autre^ part, le mâle éjacule, pendant l'orgasme vénérien, du mâle. une masse qui se concrète rapidement, se moule plus ou moins grossièrement sur les objets avec lesquels elle se trouve en contact, et leur adhère solidement. Par deux fois, j'ai pu obser- ver ce produit, fixé à l'extrémité du gland, le mâle ayant éjaculé hors du vagin, soit parce que celui-ci était déjà occupé par un premier bouchon, soit parce que la masse éjaculée l'avait été en excès pour la capacité du vagin, soit, enfin, parce qu'un faux mouvement du mâle avait dégagé son pénis avant la fin de l'éja- culation (c? D, 18 août, p. 346, et c? C, 3 septembre 1881, p 350). Et la propriété adhésive de ce produit est telle, que le sujet, à l'extrémité du pénis duquel il s'était fixé, a, chaque fois, donné des signes non équivoques de gêne et même de douleur violente. Au cours de ces notes, aucune observation ne viendra démentir l'existence de cette propriété, tandis que d'autres viendront la confirmer. Origine En examinant avec soin le bouchon vaginal, on observe double du qu'il est formé de deux parties très distinctes : une masse cen- bouchon. traie, relativement dure et cassante, et une enveloppe, relati- vement molle et élastique, facilement déchirable, qui recouvre la masse centrale et peut en être aisément détachée par frag- ments (Sur la figure 0, cette enveloppe se montre, en plu- — 369 — sieurs points, détachée et soulevée au-dessus de la masse cen- trale. C'est, d'ailleurs, de lui-même et sans avoir été prévenu, que le dessinateur a très fidèlement rendu cet aspect de l'objet). Or, il est facile de constater que, d'une part, l'enveloppe vag-inale et la portion périphérique du bouchon vag-inal, et, d'autre part, le produit éjaculé par le mâle et la partie centrale du même bou- chon ont exactement la même apparence et les mêmes propriétés physiques; d'où j'ai cru pouvoir conclure que la masse centrale du bouchon vag-inal était fournie par le mâle, tandis que son en- veloppe extérieure était sécrétée, autour d'elle, par le vag-in et l'utérus de la femelle. D'ailleurs, des observations ultérieures viendront corroborer cette manière de voir. Chute La duplicité d'orig-ine et de composition du bouchon vag-inal du bouchon, nous fournit une explication très naturelle et très satisfaisante du mécanisme de son élimination. La masse éjaculée dans le vagin est très adhésive, avons-nous dit; donc, pour qu'elle puisse être éliminée, il est indispensable que son adhérence intime aux parois vag-inale et utérine soit d'abord détruite; or ce résultat est évidemment obtenu par l'interposition, entre elle et les parois auxquelles elle adhère, de la substance, onctueuse et g-lissante, qui s'accumule g-raduellement à sa surface et, finalement, cons- titue la couche extérieure du bouchon vag-inal. Quand cette couche est continue, la masse centrale ne touche plus en aucun point aux parois de la cavité vag-ino- utérine, et le bouchon vag-inal est mobile dans cette cavité. Alors, si on le saisit, on l'amène avec la plus g-rande facilité (? E, 4 septembre 1881, 3« bouchon, p. 351), et, si on n'intervient pas, il tombe de lui- même (? F, 18 août, pr bouchon, p. .346, et 19 août, 2' bouchon, p. 347; ? E, 3 septembre 1881, 1^^ bouchon, p. 350, et 2^ bouchon p. 351), tandis que, quelques instants auparavant, on ne pouvait pas réussira l'extraire (? F, 18 août, pr bouchon, p. 346; ? E, 3 septembre 1881, l^^ bouchon, p. 350). L'enveloppe du bouchon vag-inal, provenant, très certaine- ment, non pas d'un réservoir qui l'expulse tout d'un coup, mais de g-landes qui la répandent à mesure qu'elles la sécrètent, ne saurait être, comme la masse centrale, instantanément pro- duite; elle se forme progressivement, avec une rapidité qui varie suivant l'état physiologique du sujet. D'après ce qui précède, on peut, avec une certaine approximation, apprécier Tome XL. 24 - 371) - cette rapidité par lo temps quo le bouclion séjourne dans le vagin. Or, si la femelle a été séparée du mâle aussitôt après le coït, le bouchon ne se détache et ne tombe, g-énéralernent, que de douze à ving-t-quatre heures api es; mais, si le mâle est laissé en rapport avec la femelle et renouvelle ses assauts amoureux, dans ce cas, sous l'influence de l'excitation génésique, le bouchon se complète et s'élimine en moins d'une heure. Puissance Une même femelle (? E, 3 septembre 18^1, p. 350) a présenté génésique. successivement trois bouchons dans une môme soirée. Deux mides, il est vrai, avaient collaboré à ces bouchons: mais l'un d'eux (d* C) avait produit les masses des deux derniers, et il avait, une autre fois, éjaculé en dehors du vagin. D'ailleurs, ce même mâle, dans l'observation du 4 janvier (p. 336), et le mâle D, dans celle du 18 août 1881 (p. 346), avaient vraisemblablement fourni, chacun, les masses de trois bouchons. Enveloppe II est à remarquer que, chaque fois qu'une femelle a produit vaginale une enveloppe vaginale, elle a énergiquement refusé le mâle exclusive (Ç E, 24 août 1881, p. 348; ? Z, 13 mai et 14 juin, p. 358, et 26 du rut. juillet 1887, p. 359). Nous verrons ailleurs qu'il en est de même quand une femelle ne présente, au lieu d'une enveloppe vaginale moulée et définie, que des pellicules irrégulières dans le vagin. J'ai vu une fois ces pellicules dans le vagin d'une femelle de Pachyuromys (? E, 3 octobre 1881, p. 354); mais j'ai négligé, alors, de présenter le mâle à cette femelle. Lamelle Avant de quitter ce qui a trait aux sécrétions accessoires des préputiale. organes génitaux, je rappellerai simplement mon observation, du 10 août 1881, d'une lamelle concrétée, trouvée entre le gland et le prépuce du mâle (çj* D, p. 356). J'ignore, d'ailleurs, si cette sécrétion avait été produite sur place, ou si elle avait été seule- ment transportée en ce point. Menstrues. A quatre reprises, j'ai observé, à l'orifice vulvaire des femelles, un écoulement sanguin que je n'hésite pas à comparer aux menstrues de la femme (? E, 29 juillet, p 343, et 14 septembre, p. 352; ? F, l^' septembre 1881, p. 349; ? Z, 14 juin 1887, p. 358). J'aurai à revenir ailleurs sur ce sujet. Pour l'instant, je dois seulement constater que, jamais au moment des menstrues, la femelle ne s'est trouvée en rut : l'écoulement sanguin s'est mon- tré, trois fois, quand elle était en état de gestation, et, la qua- trième fois, quand son vagin était occupé par une enveloppe - 871 - vag-inale. Une autre observation (? A, 25 février 1881, p. 342) se rapporte peut-être également au phénomène de la menstruation; mais cela n'est pas certain, et, d'ailleurs, cette fois, j'ai nég-lig-é de présenter le mâle à la femelle. Ainsi que, le premier, l'a observé H. Dupras (m Soc. Zool. Fr., 1881, Proc. verb., p. xxxvi), la durée de la gestation du Pachyuromys est d'une vingtaine de jours environ. M. Ch. Mail- les (in Bull. Soc. Acciùn., ¥ s., t. iv, p. 417), d'après deux obser- vations, attribue, à la gestation de cette espèce, une durée précise de dix-neuf jours et demi. Il est vrai que, d'ordinaire, cette durée ne comprend pas un nombre entier de jours; le plus souvent, chez moi, les accouplements avaient lieu vers le milieu de la nuit, et les parturitions, vers le milieu du jour; mais l'intervalle de ces deux phénomènes ne paraît pas comporter une mesure absolument précise; il semble varier, en réalité, de dix- neuf à vingt-deux jours. Voici, d^ailleurs, un tableau dans lequel sont relevées les dates des parturitions, en regard des dates des accouplements fécondateurs correspondants, quand ces deux dates ont été'^convenablement observées : désignation date de la date de la durée de la de la femelle. fécondation. parturition. Kestatiou. références. ÇA 28 juin 1880 18 juillet 20 jours p. 334 (1) ÇF 17 mai 1881 7 juin 20 jours p. 342 (2) ÇA II juin 1881 30 juin 19 jours p. 342 (2) ÇF 11 juillet 1881 2 août 22 jours p. 343 (3) CE 19 juillet 1881 9 août 20 jours p. 345 (4) $ F 18 août 1881 8 septembre 21 jours p. 351. CE 3 septembre 1881 24 septembre 21 jours p. 353. Nid. Quand la femelle approche du terme de la gestation, on la voit travailler à son nid (? E, 9 août 1881, p. 345). Si elle était restée seule, ce ne serait pas le moment de lui adjoindre un mâle; mais, (i) D'après l'observation de H. Dupras. (2) D'après l'observation de M. Héron-Royer. (3) Accouplement observé par M. Héron-Royer, parturition, par moi. (4) Le mâle et la femelle cohabitant, le vagin était, le matin du 20 juillet, occupé par un bouchon, dont il était débarrassé le soir du même jour; j'en con- clus que l'accouplement fécondateur, révélé par le bouchon, avait eu lieu la veille. Parturition. Nombre des petits. Époques de reproduction. Allaitement. Développe- ment des jeunes. — 372 — si elle a été d'humenr a laisser le mâle cohabitçr avec elle, celui-ci l'aide alors dans sa bcso^-ne. Tous deux vont et vien- nent, s'enfiployant des ong-les et des dents à carder finement l'é- toupe qu'on a eu soin de leur donner, à la diviser et à la ramas- ser en tout petits paquets, qu'ils transportent avec la bouche dans le coin adopté pour le nid. Celui-ci, d'ailleurs, est d'une construc- tion g-rossière et ne rappelle en rien les produits de l'industrie des Oiseaux. Dans l'accoucliement, les petits se présentent par l'arrière- train. Normalement, mais ces nombres n'ont rien de précis, la délivrance d'un petit dure environ une minute, et la délivrance totale de la portée, d'une demi-heure à une heure. A mesure que les petits viennent au monde, la mère procède à leur toilette, ainsi qu'à la sienne. Elle mange les placentas (? F, 2 août 1881, p. 344), et, parfois, elle entame le petit : chez les Pachyuromys, comme chez les autres espèces, il y a de mauvaises mères (? E, 12 août 1881, p. 345). Sur onze parturitions observées, le nombre des petits a varié de deux à six, et il a été, en moyenne, d'un peu plus de trois par portée, soit : 3 + 2 + 4 + 4 + 3 + 34-3 + 3 + 4 + 64-2 11 3 +. 11 11 est aisé de s'assurer, par l'inspection du tableau donné en note au bas de la pag-e 335, que les naissances n'ont eu lieu que pendant les six mois les plus chauds de l'année. 11 est possible que l'espèce ne se reproduise pas dans la saison froide. En tout cas, elle s'accouple en hiver (d" C et? A, 4 janvier, p. 336; c? C et $ E, 14 janvier 1881, p. 338) comme en été, et il n'y a pas, pour elle, du moins en captivité, de saison de rut. Des huit mamelles, celles des deux paires pectorales (? F, 20 septembre 1881, p. 353) et, parmi ces dernières, celles de la paire antérieure semblent plus développées que les autres pendant la lactation. J'ai pu observer le développement des jeunes de trois portées : 9 J et cfK, nés, le 9 août, de ? E: ? L, d* M et c? N, nés, le 8 septembre, de ? F; Ç et d" P, nés, le 24 septembre 1881, de ? E. Voici le résumé de mes observations sur ce sujet : Les petits viennent au monde les yeux sans apparence d'ouver- — 373 - tures palpébrales, les oreilles non perforées et informes. Ils sont nus : seules, les vibrisses, à la lèvre supérieure, montrent, dès la naissance, leurs pointes au sommet des bulbes pileux, et elles s'allong-ent ensuite rapidement. La queue est conique et char- nue. La peau, par son aspect ridé et craquelé, rappelle, en petit, celle des Pachydermes. Elle est rose^ à la naissance; mais, dès les premiers jours, elle commence à brunir sur le vertex et le dos. Dès le quatrième jour, on voit se dessiner le sillon palpébral. Au dixième jour, les moustaches mesurent déjà plus d'un cen- timètre de long-, les ong-les sont complètement formés, les oreilles ont leur structure définitive. Au onzième jour, de profil et à l'aide d'une forte loupe, on aperçoit, sur le dos, l'extrême pointe des poils. Encore aveugles et titubants, les petits commencent à sortir du nid, dans lequel la mère les rapporte dès qu'elle les voit dehors : elle les saisit, avec la bouche, par la peau du dos. Au douzième jour, les poils sont bruns et fourrés sur le dos; sous le ventre, ils sont blancs, et quelques-uns, plus longs, sont clairsemés au milieu des autres, courts et serrés; les poils des fesses sont plus long-s que ceux du ventre. C'est vers cet âge que les petits atteignent leur maximum de coloration brune. Au quinzième jour, les poils sont facilement visibles à l'œil nu. Au seizième jour, les petits ont les couleurs des adultes. Ils sont toujours aveugles; mais le sillon palpébral est devenu très net. Leurs sorties du nid deviennent de plus en plus fréquentes, et la mère a fort à faire pour les y rapporter. Dès cette époque, on les voit souvent, dans le nid, occupés à lisser leurs poils et faire leur toilette. Vers le vingtième jour, ils commencent à manger. Leur queue est alors cylindrique et médiocrement velue. Au vingt-unième (? L, c? M, c? N), au vingt-deuxième ($ 0, F, l*"" septembre), les menstrues sont survenues pendant la gestation. Époque D'ailleurs, les époques de leurs apparitions, suivant de dix, génitale. onze et quatorze jours celles du coït et précédant de onze, dix et sept jours celles de la parturition, montrent une concordance suffisante avec les époques présumables d'activité génitale qui doivent partager en deux périodes la durée de la gestation, pour pouvoir être, à priori et selon toute vraisemblance, regardées elles-mêmes comme des époques d'activité génitale. Mais il y a plus. Deux fois sur les quatre, en effet, l'époque caractérisée par — 451 — les menstrues l'était déjà par une production de pellicules ($ E, 13 septembre) ou d'enveloppe vaginale (Ç Z, 13 juin); et, l'une des deux fois, elle l'a été, en outre, par un coït fécondateur. Il importe de remarquer, ici, qu'une époque d'activité génitale doit être conçue avec une certaine latitude, pour pouvoir embrasser les époques des diverses catégories de manifestations de l'activité génitale; car celles-ci ne coïncident pas absolument entre elles; elle se suivent seulement de près. Et elles paraissent se suivre constamment dans le même ordre. Ainsi, quand une époque d'activité génitale comprend, à la fois, une époque de parturition et une époque de rut, celle-ci suit toujours, à quelques heures ou même à un jour d'intervalle, et jamais elle ne précède celle-là; il est d'ailleurs évident, à priori, que le coït ne saurait avoir lieu pendant l'acte même de la par- turition. Rapport De même, d'après les deux seules observations qui nous éclai- îsmenstrues ^^^^ g^j. ^^ point (p. 37n), l'époque menstruelle suit, à un jour a sécrétion d'intervalle, l'époque de production des pellicules ou de l'enve- du vagin. loppe vaginale. Avec le rut. Selon toute vraisemblance, l'époque des menstrues précède, au contraire, l'époque du rut. Ç Z (p. 376), munie depuis la veille d'une enveloppe vaginale, a présenté, le 14 juin, l'enveloppe étant encore en place (p. 358), un écoulement menstruel; et^ le 7 juillet (p. 359), c'est-à-dire vingt-trois jours après l'apparition des menstrues, j'ai trouvé, avec la mère, des petits que j'ai supposés nés du jour même, mais dont la naissance pouvait reirionter à la veille, peut-être même, mais peu probablement, à l'avant-veille. Une erreur d'une journée était, dans ce cas, facile; car je n'avais pour point de repère que l'état de développement des petits ; elle me paraît même, aujourd'hui, vraisemblable; mais je n'ai certainement pas commis une erreur de trois jours : l'aspect se modifie trop vite, à cet âge, pour permettre à un œil un peu exercé de confondre des petits âgés de trois jours avec des nou- veau-nés. Or, si, des vingt-trois jours qui se sont écoulés entre le moment où j'ai constaté la naissance des petits et l'époque menstruelle de la mère, on retranche vingt et un jours pour la durée de la gestation et un ou deux jours pour l'erreur probable sur la date de la parturition, il reste un ou zéro jour pour mesurer la distance de l'époque menstruelle à l'époque du — 452 — coït fécondateur. c'est,k-dire du rut. ^^h'^mo dauslecas du nombre zéro, les menstrues, qui sont apparues le matin, auraient encore précédé le rut, qui survient habituellement le soir. Avec Quoi qu'il en soit, et que le rut suive, accompagne ou précède roviilation. les menstrues, du moment que la fécondation peut avoir lieu à une époque menstruelle, il est évident que cette épocjue corres- pond, au moins dans ce cas, à une époque de maturation des ovules. Durée normale Normalement, les femelles du Dipodille de Simon portent une de la ving-taine de jours. M. Ch. Mailles (1) assig-ne, à la g-estation de gestation. cette espèce, une durée exacte de ving-t jours et demi : mais, dans ce cas comme dans celui de Pachyumorys (p. 371), la formule est trop précise. En réalité, l'intervalle séparant le coït fécondateur de la parturition a varié, dans mes observations, de ving't à ving-t et un jours et demi; j'ai même vu deux femelles (z et y), fécondées à peu près au même instant (1*"" août, p. 400), mettre bas quinze heures l'une après l'autre (21 et 22 août, p. 401). Voici, d'ailleurs, un tableau dans lequel sont relevées les dates des parturitions, en reg-ard des dates des coïts fécondateurs correspondants, quand ces deux dates ont été convenablement observées : Désignation. Date Da'e Durée dé la dp la femelle. de la fécondation. de la parturition. gesl>tiOD ? B 13 février (p. 383) 5 mars (p. 385) 20 ? B 25 mars (p. 390) 15 avril (p. 392) 21 2 B 23 avril (p. 393) 13 mai (p. 394) 20 ? B 1er juin (p. 394) 21 juin (p. 396) 20 ? Y 1er août (p. 400) 21 août (p. 401) 20 ? s 1er août (p. 400) 22 août (p. 401) 21 ? B 5 août (p. 401) 26 août (p. 401) 21 ? B 26 septembre (p. 404) 16 octobre (p. 40.5) 20 ? !^ G mai (p. 407) 26 mai (p. 407) 20 2 Z 20 mai (p. 407) 10 juin (p. 408) 21 ? V)I 19 novembre (p. 414) 9 décembre (p. 415) 20 Exactement H est à remarquer que la durée de la g-estation, dans le cas du deux périodes Dipodille de Simon comme dans celui de tous les Muridés ob- génitales. serves SOUS ce rapport, correspond exactsment à deux périodes (1) In Bull. Soc. Acdun., 1887, p. 419, ) — 453 — du rhythrae génital. Elle comprend nécessairement un nombre entier de ces périodes, puisqu'elle débute et se termine par une époque d'activité g-énitale; et elle en comprend deux, puisqu'elle est presque mathématiquement ég-ale à deu^ fois la durée typique d'une de ces périodes. D'ailleurs, chez le Pachyuromys (p. 376), répoque d'activité génitale qui sépare ces deux périodes a été rendue manifeste, dans certains cas, soit par l'apparition des menstrues (? E, 29 juillet et 14 septembre; ? F, P"' septembre), soit par la sécrétion de pellicules vag-inales (? E, 13 septembre). Mais il est un cas dans lequel la durée de la g-estion comporte une période de plus ; c'est le cas dans lequel une femelle, mère et allaitant ses petits, a été fécondée à une époque de parturition. Si surprenant qu'il puisse paraître, le fait est indéniable. La première observation à ce sujet, dans le cas duDipodille de Simon, a été faite par M. Em. Feuz (16 octobre, p. 405). Chez lui, une femelle, ayant mis bas une première fois et n'ayant été laissée avec le mâle que pendant trois jours à partir de la nais- sance des petits, a fait une deuxième parturition trente jours après la première; or, nous savons qu'une femelle ne présente pas d'époque d'activité génitale et ne peut entrer en rut en dehors du début ou de la fin de la période décadaire qui com- mence au jour de la parturition; donc, dans le cas actuel, la fécondation n'avait pu avoir lieu qu'à l'époque même de la partu- rition, et la gestation avait duré trente jours. Cette observation, absolument probante, a été immédiatement confirmée par une autre, la même femelle ayant allaité ses petits et ayant fait une nouvelle portée vingt-neuf jours après la précé- dente. Cette fois, il est vrai, la femelle était restée tout le temps avec le mâle; mais, comme je n'ai jamais vu une femelle de Muridé, élevant et allaitant ses petits, entrer en rut à l'époque d'activité génitale qui suit immédiatement la parturition, tandis qu'elle accepte normalement le mâle à l'époque de la parturition, force nous est, encore, de faire remonter la fécondation au jour même de la parturition, et de reconnaître que, dans ce cas comme dans le précédent, la gestation a duré trois périodes génitales. J'ai fait, moi-même, quelques observations semblables à cette dernière : ? B, qui cohabitait avec son mâle, ayant mis bas le 16 octobre - 454 - (p. 405) et ayant élevé ses petits, a mis bas du nouveau le 15 no- vembre (p. 406), soit trente jours ou trois périodes après si pre- mière parturition ; La même femelle, dans les mêmes conditions, a mis bas de nouveau le 19 décembre (p. 406), soit trente -quatre jours ou, encore, trois périodes après la parturition précédente; • ? 9, dans des conditions semblables, a mis bas trente -trois jours, soit encore trois périodes, après sa parturition précédente (10 septembre, p. 411); et, dans ce cas, comme j'avais été témoin du coït de la femelle le jour de la première parturition, j'avais pu prévoir qu'elle aurait une g'estation tri-décadaire (8 août, p. 410); Enfin, la même femelle, dans les mêmes conditions, a mis bas de nouveau trente-six jours, soit encore trois périodes, après sa parturition précédente (17 octobre, p. 411). En somme, d'après mes observations, chaque fois qu'une femelle a été fécondée à une époque de parturition (1). elle a mis bas non pas deux, mais bien trois périodes décadaires après la fécon- dation. Le fait est établi par six observations, portant sur trois femelles différentes, et il n'est contredit par aucune. Je suis donc autorisé h formuler la loi suivante : Loi Quand le coït fécondateur a lieu à une époc/ue de partur?'tf'o)i, de la la parturition suivante est séparée de la première par trois périodes gestation. décadaires ; dans tout autre cas, la gestation n'est que de deux périodes décadaires. Cette loi, en ce qui concerne la g'estation tii-décadaire, n'est encore démontrée que pour l'espèce Dipodillus Simoni. Dans le cas des autres espèces précédemment étudiées et notamment du Pachi/uromys Duprasi, aucune observation ne vient la confirmer ou la démentir. Problème. Qu'il se soit écoulé deux ou trois périodes décadaires entre le coït fécondateur et la parturition consécutive, dans les deux cas, les nouveau-nés se présentent au même deg-ré de développement. Comment expliquer ce résultat? La fécondation est-elle, dans le premier cas, retardée d'une décade, les spermatozoïdes attendant, dans les organes de la femelle, la'période suivante de maturation (1) Peut-être devrais-je ajouter et qu'elle a allaiié ses petits, cette coiv.lition s'étant trouvée remplie dans tous les cas observ<és. Cohabitation du mâle et de la femelle. - 455 — des ovules? (1) Ou bien, la fécondation ayant eu lieu immédia- tement après le coït, l'ovule fécondé voit-il son développement soit suspendu pendant une décade (2), soit, ce qui paraît à priori peu vraisemblable, ralenti exactement d'un tiers de sa vitesse normale? En examinant, vers le huitième jour après le coït, les utérus de quelques mères de Dipodilles fécondées le jour de leur parturition, j'aurais, sans doute, résolu péremptoirement la question; mais j'ai reculé devant le sacrifice des femelles repro- ductrices et de leurs petits. Le problème demeure intact. Quoi qu'il en soit, on voit que l'on a avantag-e, au point de vue de la multiplication de l'espèce, à laisser cohabiter le mâle et la femelle. Dans ce cas, en effet, la femelle s'accouple aussitôt après sa délivrance et met bas de nouveau une trentaine de jours après; elle fournit, ainsi, environ une portée par mois; tandis que, quand elle vit séparée du mâle, l'instinct maternel l'emportant sans doute sur les désirs sexuels^ elle refuse énerg-iquement le mâle étrang-er qu'on lui présente à l'époque de la parturition; or, comme elle ne l'accepte ensuite qu'une vingtaine de jours après, ses portées, bien que la gestation ne dure alors que de vingt à vingt et un jours, ne se succèdent plus qu'à quarante jours environ d'intervalle. Sans compter les cas oi^i l'on négligerait de réunir les deux sexes au moment précis du rut, négligence qui occasionnerait, chaque fois qu'elle se renouvellerait, un retard de dix jours environ. Cette cohabitation du mâle avec la femelle ne présente, d'ail- (1) Les recherches de En. van Beneden (in Bull. Ac. roy. Belg., 2« s, t. XL, no 12, 1875), confirmées depuis par celles de plusieurs autres auteurs, tendent à établir que les femelles des Chiroptères sont fécondées, au printemps, par des spermatozoïdes provenant d'un accouplement automnal et conservés vivants, durant tout l'hiver, dans leurs utérus. (2) « D'après quelques observations incomplètes, on avait pensé que, chez le Chevreuil, après l'accouplement, l'ovule restait fort longtemps dans l'ovaire ou dans l'oviducte avant de sentir l'influence fécondante du sperme ; mais on sait aujourd'hui, par les observations de M. Bischoff, que cette partie de travail reproducteur s'accomplit de la manière ordinaire, et que c'est dans Vutérus, après la fécondation, que l'œuf reste dans un étal d'inactivité pendant plus de quatre mois. » A. Milne Edwards (Leçons sur la physiol. etl'anat. comp., IX (1870), p. 114, note). Partnrition — 456 — leurs, aucun inconvénient pour In pronfénituro. Bien que le mâle s'établisse dans le nid m?me, à côté de la mère et au milieu des petits, ceux-ci n'ont jamais eu à souffrir de sa présence. Il m'a môme paru que le sentiment paternel n'était pas étrang-er à cette espèce (c? )-, 8 août, p. 410). >;i,l. Quelques jours avant de mettre bas, la femelle et le mâle, si on a laissé celui-ci avec elle, travaillent à l'édification d'un nouveau nid. Avec la bouche et les pattes, ils ramassent en petites pelotes les matériaux de l'ancien, et ils les transportent dans leur bouche à la place qu'ils ont adoptée : c'est plaisir de voir l'activité qu'ils déploient dans cette besogne (12 décembre, p. 382). Ils entassent sur le nid le sable et la craie qui garnissent le plancher de la cage. Ils grattent fiévreusement le sol de leurs pattes antérieures, le dos tourné au nid, vers lequel, de temps à autre, ils repoussent les déblais avec le dos et à l'aide de coups vigoureux des membres postérieurs. Le monticule ainsi formé et légèrement consolidé par l'étoupe du nid, qui en occupe le centre, est percé à son sommet d'un trou, disposé de telle sorte qu'il se referme de lui-même, chaque fois qu'il a livré passage au propriétaire (13 avril, p. 392). Le terrier descend jusqu'au plan- cher de la cage, et c'est tout au fond que les petits sont déposés, sur un matelas d'étoupe. Constamment, même après sa déli- vrance, la femelle travaille à réparer les dégâts survenus au fragile édifice et à en augmenter la hauteur. Parfois., l'étoupe du nid ne suffit pas à maintenir en place ces matériaux sans adhérence, et le monticule s'éboule sur les petits, qui sont enterrés et asphyxiés (19 avril, p. 392, et 15 mai, p. 394) ; j'ai perdu ainsi une portée de six petits. Il suffit, pour éviter de tels accidents, de mettre dans la cag-e une petite boîte en bois percée d'un trou pour laisser passer les parents. La femelle met bas dans cet abri, et les petits se trouvent protégés contre tous les travaux de terrassement. L'ouverture doit être pratiquée, de préférence, à la partie supérieure de la boîte, les petits, quand ils .^ont encore faibles et aveugles, ayant ainsi plus de peine à l'atteindre et à sortir du nid (3 juillet, p. 397). J'ai observé vingt-cinq parturitions de l'espèce DipocUllus Simoni. En voici le relevé, avec le dénombrement des petits qui sont nés et de ceux qui ont été élevés à chaque portée, et avec l'indication approximative de l'heure de la délivrance : 457 — D^TES ET REFBRBNCBS 1 . ? A, 27 octobre (p. 381) NOMBRE nés. DES PETITS élevés. HEURES DES DELIVRANCES. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 2.3. 24. 25. B, C, B, B. B, B, B, ? h ? B, ? B, ^ B, ? B, ? 1-, ? /., ? /., ? ?, ? 9, ? ? ? ? 9, ? XIII, ? XIV, 9; VI! 95 14 décembre (p. 382) 21 décembre (p. 382) 26 janvier (p. 382) 5 mars (p. 385) 15 avril (p. 392) 13 mai (p. 394) 21 juin (p. 396) 21 août (p. 401) 22 août (p. 401) 26 août (p. 401) 16 octobre (p. 405) 15 novembre (p. 406) 19 décembre (p. 406) 29 mai (p. 407) 10 juin (p. 408) 7 août (p. 409) 8 août (p. 410) 10 septembre (p. 411) (17 octobre p. 411) 9 décembre (p. 415) (1er février, p. 416) (20 mars, p. 417) 18 septembre (p. 417) 21 juillet (p. 418) o ô 2 1 o 1 5 4 4 4 7 4 4 4 7 5 5 5 Les 5 derniers naissent entre 3 h. et 6 h. après-midi. Les 5 derniers naissent entre 12 h. et 4 h. après-midi. Vers 1 h. après-midi. Vers midi. Entre 2 h. et 10 h. matin. Les 6 premiers , entre 3 h. et 5 h. aprçs-midi. „ Entre 10 h. 1/2 matin et 6 h, 1/2 après-midi. 2 Vers 9 h. 1/2 matin. 5 Dans l'après-midi. 4 Dans l'après-midi. 4 Avant midi. Vers midi. Matin. Les 3 derniers, entre 11 h. matin et 4 h. après-midi. Entre 11 h. matin et 7 h. soir. Entre 10 h. matin et 5 h. après-midi. Comme on le voit, ce n'est jamais la nuit, et c'est le plus sou- vent vers le milieu du jour, que la femelle met bas. D'ailleurs, sauf que le travail de la parturition, moins rapide ici, dure tou- jours plusieurs heures, tout se passe chez cette espèce comme chez la précédente. Normalement, les petits se présentent, de même, par l'arrière-train. A mesure que ceux-ci viennent au monde, la mère dévore les placentas et les cordons ombilicaux, qui forment ensemble une masse assez considérable; quelquefois même, elle dépasse le but et mang-e en outre une partie du — 458 — nouveau-nc (? B, 19 et 20 avril, p. 392). Aussi, pendant et après la parturition, son estomac se remplissant comme ses utérus se vident, son ventre apparaît presque aussi volumineux qu'avant (? A. 27 octobre, p. 3S1). D'ailleurs, de toute la journée, elle ne touche pas à ses aliments habituels. Aussitôt après la délivrance (? B, 19 décembre, p. 406), la vulve se referme, et, d'ordinaire, dès le lendemain, dès le second jour au plus tard et si l'accouchement a été particulièrement labo- • rieux (? /, 9 août, p. 410), elle a complètement repris son appa- rence normale de repos. Nombre Dans les ving't-cinq parturitions relatées ci-dessus, il est né des petits. cent-dix-sept petits. Le nombre des petits, par portée, a varié de un à sept, et il a été, en moyenne, de près de cinq : 117 _ 17 25" "" * "^ 25 Jamais, d'ailleurs, sept petits n'ont pu être élevés à la fois par la mère; mais deux fois six, quatre fois cinq, neuf fois quatre, deux fois trois, une fois deux et une fois un, soit en tout soixante-dix-sept petits, ont été menés à bien; six portées ont entièrement péri, soit par accident, soit par suite d'un état pathologique de la mère. La moyenne du nombre de petits qu'une femelle bien portante peut élever par portée est donc de quatre environ : 77 1 — r= 4 -I- — 19 ^ ^ 19 Quand le nombre des petits d'une portée se trouvera supérieur, il sera prudent, comme je l'ai fait quelquefois (17 octobre, p. 411), de le ramener à quatre ou, tout au plus, à cinq. Sans cette élimi- nation volontaire, on courrait le risque de perdre une partie plus grande (8, 9 et 10 juillet, p. 397), peut-être la totalité (19 et 20 avril, p. 392) de la portée, et, même, la santé de la mère pourrait être compromise. Temps II est aisé de s'assurer, par l'inspection du tableau précédent, de la que des naissances ont eu lieu dans tous les mois de l'année, reproduction. Pour le Dipodille de Simon, il n'y a pas, du moins en captivité, de saison de rut. Fécondité. Nous avons vu que, déduction faite des accidents et des inter- valles irréguliers de repos génital, une femelle, adulte, bien — 459 — portante et laissée avec le mâle^ fait environ une portée par mois; elle peut donc produire et élever, par an, plus de 4 X 11 = 44 pe- tits. Effectivement, ? B, du 14 décembre 18 31 au 19 décembre 1882, c'est-à-dire en treize mois, a donné le jour, en dix portées, à cinquante-deux petits, dont trente-cinq sont venus à bien; et ce n'est qu'en dernier lieu, seulement, que cette femelle a vécu en cohabitation avec le mâle! Cette femelle, il est vrai, avait été directement importée d'Algérie. Soit parce qu'ils descendaient de parents tous plus ou moins consang-uins les uns avec les autres, soit pour tout autre motif, les sujets nés en captivité se sont montrés, au bout de quelques générations, d'une fécondité moins grande. Il y a eu des femelles complètement stériles. En outre, les personnes qui ont possédé de bonnes reproductrices (et il y en avait d'excel- lentes encore à la troisième génération, témoin $ cp, qui mettait bas presque chaque mois, faisait, par portée, jusqu'à sept petits, et en élevait régulièrement quatre ou cinq) n'ont pas pu ou n'ont pas voulu en tirer tout le parti convenable. Aussi, peu à peu, malgré les soixante-dix-sept sujets que j'ai élevés et ceux plus nombreux que j'ai distribués de tous côtés, l'espèce a disparu de nos cages. A l'heure actuelle, M. Ch Mailles et, peut-être, M. A. MoREL sont, sans doute, les seuls qui en possèdent encore quelques individus vivants. Ainsi se trouve manqué le but que je m'étais proposé, en travaillant à la diffusion de cette espèce (1). (1) « Je me propose d'acclimater et de domestiquer une espèce, pour étudier notamment la rapidité et l'intensité des variations d'une espèce soumise, à une époque déterminée, à l'influence de la domestication. En pareil cas, le choix de l'espèce n'est pas indifférent. On a besoin du concours d'un grand nombre de collaborateurs, la plupart inconscients et étrangers aux spéculations scientifi- ques; il faut donc que l'espèce choisie exige le moins de frais possible d'instal- lation et de nourriture ; et, comme on ne peut guère espérer que l'élevage d'une espèce qui ne coûte rien puisse rapporter des bénéfices, il faut qu'elle soit assez agréable, pour qu'on ait plaisir à la posséder et à la faire multiplier. Enfin, pour parer aux chances de mortalité, il faut qu'elle soit très féconde ; et, pour que l'observation du phénomène ne prenne pas des siècles, il faut que ses géné- rations se succèdent avec une grande rapidité. Ce dernier point surtout me paraît important. Soient deux espèces dont les générations se succèdent tous les vingt ans, chez Tune, et tous les quatre mois, chez l'autre : une modification qui exi- — 460 ~ Développement GrAce aux nombreuses g-énérations de cette espèce qui ont des jeunes. grandi dans mes cag"es, j'ai pu faire des observations répétées sur le développement, de la naissance à l'âg-c adulte, du Dipodille de iSimon. J'ai suivi plus particulièrement, k ce point de vue, les trois portées nées, de ? B, les 26 janvier, 5 mars et 21 juin 1882. Voici le résumé de mes observations sur ce sujet : Les petits viennent au monde roses et nus: seules de tous les poils, les vibrisses se montrent dès la naissance, pointant chacune au sommet d'un petit tubercule. La queue est sensiblement plus longue que celle des Pachyuromys de môme âg'e (27 octobre, p. 381). Dès le second jour (6 mars, p. 385), les petits semblent avoir très légèrement commencé à brunir sur le dos. Les ongles apparais- sent déjà; mais ils sont encore tendres et vag-uement indiqués. L'oreille a la forme d'une petite plaque épaisse: vers le milieu de sa surface, un ensemble de creux et de reliefs légers représente, sans doute, les premiers rudiments soit du conduit auditif, soit des appendices internes du pavillon. Vraisemblablement par suite du développement, dans l'épais- seur de la peau, des poils, dont l'extrême pointe est brune, les les parties supérieures du corps et de la queue brunissent peu à peu. Elles roussiront plus tard, quand le poil, plus avancé, leur communiquera la couleur qui caractérise le restant de sa lon- gueur. Au sixième (10 mars, p. 387) et au septième jours (2 février, p. 383), le dos et le dessus de la queue sont bruns, le museau, les oreilles, les pattes et tout le dessous du corps restant roses. Les moustaches ont environ un centimètre de long; partout ailleurs qu'à la lèvre supérieure, la peau est glabre et, en dessus, ridée comme celle des Pachydermes. Les ongles sont blancs, pointus et nettement dessinés. Un sillon longitudinal indique la future sé])aration des paupièi'es. La queue est cylindrique, sauf à la gérait soixante générations pour se produire n'apparaîtra qu'au bout de douze cents ans chez la première, tandis qu'elle se montrera dès la vingtième année chez la seconde. Dipodillus Simoni remplit fort bien ces diverses conditions. » F". Lataste, Sur V acclimatation et la domestication d'un petit Rongeur originaire des Hauts -plateaii.x algériens . in Bail. Soc. Arclim., 3^ s., X (1883;, p. :^70. — 461 — pointe; elle mesure à peu près le tiers de la longueur du corps. La bouche est bien ouverte, le museau bien formé. Au huitième jour (12 mars, p. 388), les jeunes paraissent encore glabres au premier coup d'ceil; mais, en les examinant soig-neu- sement, de profil et en face d'une vive lumière, on découvre sur leur dos, à i'aide de la loupe, quelques poils très fins et très courts. Au neuvième jour (13 mars, p. 388), bien que le poil, même à la loupe, ne se voie pas encore facilement, leur dos a pris un aspect velouté et finement strié et une teinte brun-roussâtre. Leur peau ne se montre plus plissée par gros carrés comme celle des Pachydermes. Au dixième jour (14 mars, p. 388), ils sont franchement velus en dessus. En dessous, au premier coup d'œil, Us semblent encore complètement nus; mais, à la loupe et de profil, on voit, sur la poitrine et le ventre, des poils rares^ comme on en voyait précédemment sur le dos. Au onzième jour (6 février, p. 383, et 15 mars, p. 388), le brun velouté du dos commence à tirer sur le roux-grisâtre. Le poil pointe tout juste sur les faces inférieures, qui, au premier coup d'œil et même à la loupe, semblent encore nues. Le museau, les oreilles, à l'exception de leur pourtour supérieur qui est bru- nâtre, et les pattes restent roses. Les paupières sont encore soudées; mais le sillon palpébral est très net. Au treizième jour (8 février, p. 383, et 17 mars, p. 388), les petits sont, en dessus, bien velus, et déjà roux, surtout à la nuque. Le ventre, encore, est rose et paraît glabre à l'œil nu. Il en est de même des pieds, mais non des mains, qui semblent gantées de blanc. Les paupières sont velues et sont bien près de s'ouvrir. Le pavillon de l'oreille montre à peu près sa forme définitive. La petite saillie irrégulière que j'ai constamment observée à sa sur- face depuis le premier jour est déprimée, cannelée, non per- forée, et limitée, vers son bord supéro-exterue, par un sillon en forme de fente. Au quatorzième jour (18 mars, p. 389), les jeunes ont leurs couleurs définitives. Les poils du ventre sont blancs et clair- semés. On ne distingue pas encore avec certitude le conduit auditif. Au quinzième jour (10 février, p. 383, et 19 mars, p. 389), les — 462 — jeunes ne sont plus nus et roses qu'au bout du museau, sous les bras, sous les pattes et au périnée. Le conduit auditif commence à se montrer nettement. Quant k la saillie inég-ulière que j'ai plus haut sig-nalée et qui se trouve placée, sur le pavillon, au- dessus de cet orifice, elle s'affaisse de plus en plus. Elle cor- respond, très vraisemblablement, aux appendices internes du pavillon, qui restent rudimentaires chez les Gerbilles, mais qui se développent davantage chez les Musaraig-nes et, surtout, chez les Chiroptères (19 et 21 mars, p. 389; 22 mars, p. 390). Au seizième jour (20 mars, p. 389), les jeunes sont parfaitement velus, en dessus comme en dessous; des poils plus long's débor- dent les autres. C'est, le plus souvent, au seizième (4 janvier, p. 406; 24 août, p. 410; 28 septembre, p. 411; 4 octobre, p. 417), mais, parfois, seulement au dix-septième (12 février, p. 383), au dix-huitième (14 novembre, p. 381; 9 juillet, p. 397), ou même au dix-neuvième jour (23 mars, p. 390), que les jeunes Dipodilles ouvrent les yeux. Vers le vingtième (24 mars, p. 390), parfois même dès le dix- huitième jour (31 mai, p. 394), ils commencent à mang-er; et, presque aussitôt^ ils peuvent se passer de leur mère. J'ai pu, sans inconvénient, distribuer des sujets qui n'étaient encore âg-és que de vingt-deux jours (10 janvier, p. 406). Émancipation Vers cette époque (31 mai, p. 394; 24 mars, p. 390; 10 janvier, p. 406) et même plus tôt, alors qu'ils n'ont pas encore ouvert les yeux (21 mars, p. 389, et 3 juillet, p. 393), on les voit fré- quemment sortir du nid. La mère leur court après, les saisit avec la bouche par la peau du dos, et les rapporte à la maison. Parfois elle a fort à fuire, tous les petits sortant ensemble, et ceux qu'elle a rapportés s'échappant de nouveau, quand elle est occupée après les autres. Bien souvent, dans la nature, ces petits imprudents doivent être ainsi sauvés de la serre des oiseaux de proie, de la dent des mammifères carnassiers, ou de la g-ueule des reptiles ; mais, quelquefois, la sollicitude maternelle dépasse le but. J'ai vu des mères s'acharner à rapporter au nid des petits auxquels leur lait ne pouvait plus suftire et qu'elles auraient ainsi fait périr d'inanition, s'ils n'avaient mis autant de persévérance k se rapprocher des aliments qu'elles mettaient d'acharnement à les en éloig-ner (23 février, p. 384; 22 juillet, p. 399). Aussi, me 3emble-t-il convenable d'enlever les petits à la mère — 463 - avant le trentième jour de leur existence. On a, d'ailleurs, un autre motif de les émanciper avant ce terme ; celui de laisser la place libre à la portée suivante. étulance. Les jeunes Dipodilles sont beaucoup plus vifs et remuants que leurs parents; ils se déplacent presque toujours par sauts et par bonds (29 mars, p. 390), tandis que les adultes ne sautent que rarement, et jamais sans nécessité. Puberté. Vers la fin de leur deuxième mois, les jeunes ont à peu près atteint leur taille définitive, et ils ont tout à fait l'aspect des adultes. C'est aussi vers cet âg-e que la femelle devient apte à se repro- duire. Ainsi, $ cp, née le 16 mai 1883, a mis bas, pour la première fois, le 8 août de la même année (p. 410), à l'âge de quatre-vingt- quatre jours; c'est-à-dire, la durée de gestation étant de vingt à vingt-un jours, qu'elle avait été fécondée à l'âge de soixante- trois ou soixante-quatre jours. Elle a, d'ailleurs, fort bien élevé cette portée, et elle en a fait et élevé plusieurs autres, dont deux se suivant et suivant la première à un mois d'intervalle, de telle sorte que, du commencement du troisième à la fin du sixième mois de son âge, elle n'a, pour ainsi dire, jamais cessé d'être, à la fois, pleine et nourrice. De même, la femelle des couples VI et VII, née le 18 septembre 1883, a été fécondée le 19 novembre de la même année, c'est-à-dire à l'âge de soixante-deux jours (p. 415). Il semble que le mâle soit un peu moins précoce. Celui des couples VI et VIII, né dans les derniers jours du mois de sep- tembre 1883, ne s'est pas encore trouvé, le 19 novembre de la même année (p. 414), en état de satisfaire '".ue femelle en rut; il est vrai qu'il n'était alors âgé que d'une cinquantaine de jours. Mais celui des couples II et VII, né le 8 août 1883, n'a pas mieux réussi, le 21 octobre de la même année (p. 412), c'est-à-dire à l'âge de soixante-quatorze jours, à féconder sa femelle, tandis que, le 19 novembre suivant (page 414), c'est-à-dire à l'âge de trois mois et demi, il fécondait celle des couples VI et VII. Et je n'ai à citer aucun cas de fécondation à l'actif d'un mâle plus jeune. On peut, chez cette espèce, comme chez la précédente et à l'aide des deux mêmes caractères, déterminer sûrement, dès le plus jeune âge, le sexe d'un sujet; mais, les premiers jours après la naissance, la détermination est délicate et l'erreur facile. — \M — T.Mitatives J ai Vctijieiiieut essayé d'obtenir 1 hybridation de l'espèce dhvbridatioii. Dipodillus ShnoTii, tant avec sa très proche parente Dipodillus campestris qn'avec la beancoup plus éloig-née Mus mnsciilus. Réunis (15 mars, p. 388), un mâle de la première et une femelle de la seconde ne s'étaient pas fait mauvais accueil; mais la femelle, la seule de son espèce que j'aie possédé vivante, n'était pas, à ce moment, et ne s'est jamais montrée en rut. Sans plus de succès, j'ai présenté une femelle 1). Simon/, à un mâle D. campestris (23 avril, p. 393). Cette fois, cependant, la femelle était bien en rut; elle se montrait même tout particu- lièrement excitée; mais ses avances n'ont pu triompher de la froideur du mâle. Quant à mes essais d'hybridation du Dipodille de Simon avec la Souris, il en sera question dans le chapitre consacré à cette dernière espèce (Voir le chapitre Mus 7nusculus). Expérience Dans le but d'étudier la question, encore très obscure (1), de sur l'hérédité, l'hérédité des mutilations, j'avais conçu et commencé (19 mars, p. 416; 20 et 22 mars, p. 417) une série d'expériences, que mes voyages m'ont empêché de dirig-er convenablement (10 sep- tembre, p. 417) et m'ont, finalement, fait abandonner (3 décem- bre, p. 418) avant qu'elles aient abouti. 11 y aurait, je crois, quelque intérêt à ce qu'elles fussent reprises, et c'est pour cela que j'appelle, ici, l'attention sur elles; d'ailleurs, d'autres espè- ces, telles que le Rat et la Souris, fourniraient, pour ce genre de recherches, des sujets aussi favorables que le Dipodille de Simon. Sans doute, il paraît établi que certaines mutilations ne sont aucunement susceptibles de devenir héréditaires. Ainsi, chez les Juifs, les enfants mâles sont soumis à la circoncision depuis des siècles, et ils n'en continuent pas moins de transmettre un pré- puce normal â leurs descendants (2). Mais il n'est pas prouvé (1) « ... Nous touchons ici au sujet si obscur des mutilations héréditaires ». Ch. Darwin [De la variation des animaux et des plantes, trad. par Ed. Bar- bier, 1879, I, p. 471). (2) Ce fait même n"est pas absolument hors de toute contestation; car, dans des cas qui ne semblent pas très rares, il nait des Juifs sans prépuce (Voir Ch. Darwin, lue. cit. p. 482), — 465 — qu'il en soit de même dans tous les cas. On ig-nore, par exemple, si les Chiens qui naissent sans queue héritent cette difformité d'une série d'ancêtres mutilés de cet org'ane ou d'un premier ancêtre spontanément monstrueux (1). Or, il est clair que l'expé- rimentation, dans un cas particulièrement favorable à la trans- mission héréditaire, serait de nature, quels qu'en fussent les résultats, à projeter quelque lumière sur la question; car, d'une part, si ces résultats étaient négatifs, l'hérédité des mutilations devrait paraître très invraisemblable dans tous les autres cas, tandis que, s'ils étaient positifs, elle serait absolument démon- trée dans certains cas, et le problème serait limité, désormais, à la recherche des conditions de cette hérédité (2). D'ailleurs, il serait, je crois, difficile d'imagitier un cas beau- coup plus favorable que celui que j'avais choisi, et dans lequel : 1° la mutilation intéressait la queue, c'est-à-dire un organe, à la fois, très important au point de vue morphologique, puisqu'il est le prolongement et fait partie intégrale de l'axe osseux du corps, et assez accessoire au point de vue physiologique pour que sa suppression ne fût aucunement susceptible de nuire au développement, h la bonne santé et h la reproduction des sujets mutilés; 2"^ grâce au peu de durée de la gestation chez l'espèce qui fournissait les sujets, ceux-ci pouvaient être opérés dès le vingtième ou le vingt-unième jour de leur conception, c'est-à-dire à une phase excessivement précoce de leur développement; 3' enfin, la précocité de la puberté, chez cette espèce, permettait de faire subir l'opération, en un temps relativement court, à de nombreuses générations consécutives de reproducteurs. (1) Voir Ch. Darwin, loc. cit., p. 485. (2) D'après Brown-Séquard, « c'est l'état morbide du système nerveux engendré par l'opération qui est héréditaire » (Ch. Darwin, loc. cit., p. 484); mais les importantes observations de cet auteur me paraissent démontrer seulement que certaines lésions du système nerveux, ainsi que les altérations organiques et fonctionnelles qui en dépendent, sont essentiellement hérédi- taires ; elles ne démontrent pas que ces lésions seules soient susceptibles de se transmettre par génération; en outre, elles ne nous apprennent pas dans quels cas une mutilation provoquera ou ne provoquera pas un état morbide hérédi- taire du système nerveux : elles ne rendaient donc pas superflue l'expérimen- tation que j'avais projetée. Tome XL. 30 — 466 — Malheureusement, comme je l'ai dit, l'exiiérieiice a été aban- donnée quand elle venait à peine de commencer. La seule notion positive qu'elle m'ait fourni, c'est que, même pratiquée d'aussi bonne heure, la mutilation de la queue n'est pas héréditaire à la première génération (10 et 18 septembre, p. 417). AVIS. La suite et la fin du mémoire de M. Lataste, sur VÉthologie des Rongeurs, paraîtra dans le tome XLI des Actes de la Société Linnéenne, page 201 et suivantes. Des cinq planches annoncées dans la préface de ce mémoire (p. 300), les trois qui se rapportent plutôt au Catalogue des Mammifères de Barbarie qu'à VÉthologie des Rongeurs sont annexées au présent volume (t. XL, pi. IX, X et XI) ; les deux relatives aux bouchons vaginaux et enveloppes vaginales, ainsi que d'autres dont l'exécution a été décidée ultérieurement et qui se réfé- reront à l'anatomie des organes génitaux des Rongeurs, se trouveront dans le volume suivant (t. XLI, pi. X et suiv.). a! X Eh ii, tJ'f'i ë n PL, -p U CD n /fr* '\ O Ph n ^'^^1 ni o X. Pn 1-) il' j^ Actes Soc. Linn. Bordeaux. T. XL. PI. XI. Gerbillus gerbillus. Gerbillus hirtipes. Gerbillus pyramidum. Hendecapleuna garamantis. Dipodillus Simoni. Dipodillus campestris. CRANES DE GERBILLES PhotQtyp IV. C/ssen. St Petersbourg BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE. OUVRAGES REÇUS PAR LA SOCIÉTÉ de jaiiii^iei* à clécembre 1886. Prière de signaler à M. l'Archiviste-Bibliothécaire les ouvrages qui auraient été expédiés à la Société et ne seraient pas mentionnés dans ce Bulletin. I V'. Ouvrages donnés par le gouvernement Français. Ministère de l'instruction publique. — Revue des travaux scieu- tifiques 1884, t. V, n°« 8 à 12; 1885, t. VI, n»^ 1 à 7. — Journal des Savants, 1885, novembre et décembre; 1886, janvier à no- vembre. — Bibliothèque des hautes études, 1886, t. XXXI. — Nouvelles archives du Muséum d'histoire naturelle de Paris, 2« série : t. VIII, 3« partie 1885 ; t. IX, P« partie, 1886. — Bul- letin des bibliothèques et des archives, 1885, n°^ 1 à 6. — Ré- pertoire des travaux historiques, 1886, t. III. I 2^. — Publications des Sociétés- correspondantes (1). France. Abbeville. Société d'émulalion d'Abbeville. — Procès-verbaux, 1885. — Mémoires 3« série. Alençon. Société d'horticulture de l'Orne. — Bulletin, 1885, 2"°^ semestre ; 1886, P'" semestre. (1) Quand le nom de la publication est rappelé, sans autre indication, c'est que la Société correspondante n'a rien envoyé en 1886. — 468 — Alger. Suc/été des sciences ijhysiques, naliirelles rt cUinntohKji- qiies. — 22" année, 1885. Amiens. Société Limiéemie du Nord de la Fra)ice. — Mémoires, t. VI, 1884-85; Bulletin, t. VII, n°« 139 à 150. Angers. Société académique de Maine-et-Loire. — Mémoires. Angers. Société industrielle et agricole. — Bulletin, 3° série, 56^ année, 1®"" semestre 1885. Angers. Société d'études scie^itifiques. AucH. Société française de botanique. — Revue 1885-8'), n''^ 37 à 48. ' Auxerre. Société des sciences historiques et naturelles du dépar- tement de l'Yonne. — 3« série, t. XXXIX, 1885, 2® semestre; t. XL, 1886. Bar-le-Duc. Société des lettres, sciences et arts. — Mémoires, 2e série, t. V, 1886. Besançon. Société démulation du département du Doubs. — Mémoires, 5« série, 1884, t. IX. BÉZIERS. Société d'étude des sciences naturelles. — Bulletin. Bordeaux. Académie des sciences, belles-lettres et arts. — Actes, 1884, ^^ série, 1882-1883, t. XLIV et XLV. Bordeaux. Société des sciences physiques et naturelles. — Obser- vations pluviométriques et barométriques de 1883 à 1884; Actes, 3« série, t. I; 1885, t. Il, P"^ cahier. Bordeaux. Société de médecine et de cldrurgie. — Mémoires et Bulletin. Bordeaux. Société de pharmacie. — 25^ année, 1885, novembre et décembre; 26® année, 1886, Janvier à novembre. Bordeaux. Société d agriculture de la Gironde. — 40® année, 3® et 4® trimestres 1885; 41® année, 1®"" et 2® trimestres, 1886. Bordeaux. Société d'horticulture de la Gironde. — Nouvelles annales, 1885, t. VIII, 4® trimestre; 1886, t. IX, n«^ 33, 34 et 35. Bordeaux. Société d'apiculture de la Gironde. — 9® année, 1885, n" 12; 10^' année, 1886, n°^ 1 à 10. Bordeaux. Société de géographie commerciale. — 2® série, 8® an- née, 1885, no« 23 et 24; 1886, 9® année, n°s 1 à 4. Bordeaux. Société d'anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest. — 1885, t. II, 3® et 4® fascicules; 1886, t. III, l®-" et 2' fascicules. Bordeaux. Journal d'histoire naturelle de Bordeaux et du Sud- Ouest. — 1885, 4® année, n"' 11 et 12; 1886, 5® année, n®^ 1 à 11. — 469 — Bordeaux. Annales des sciences naturelles de Bordeaux et du Sud-Ouest. — 1885, Mémoires, V^ série, ¥ année, n°s 1 et 2. Brest. Société académique de Brest. — Bulletin, 1884-85, 2^ série, t. X. CÀEN. Société Linnéenne de Normandie. — Bulletin, 3" série, 1883-84, t. VIII. Chalons-sur-Marne. Société d'agriculture, commerce, sciences et arts de la Marne. — Mémoires 1884-85. Cherbourg. Société des sciences naturelles. — 3® série. Colmar. Société d'histoire naturelle. — Bulletin, 1883 à 1885, 24^, 25^ et 26^ années et supplément; observations météorologiques des années 1882 à 1884. Dax. Société de Borda. — Bulletin, 2® série, 10' année, 1885, 4^ trimestre; IP année, 1886, P»', 2^ et 3® trimestres. Dijon. Académie des sciences, belles-lettres et arts. — 1883-1884, Mémoires, 3^ série, t. VIII. La Rochelle. Académie, section des sciences naturelles. — An- nales, n« 21, 1884; n« 22, t. I et II, 1885. Le Havre. Société des sciences et arts. — Bulletin, 1885, 33^; 1886, 34% 35^ et 36«. Le Mans. Société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe. — Bulletin, t. XXX, 3^ fascicule, 1885. Le Puy. Annales de la Société d'agriculture, sciences et arts. Lille. Société Géologique du nord de la France. - Mémoires, 1884-85, t. XII. Lille. Société des sciences, de V agriculture et des arts. Lyon. Société Limiéefi?ie.— Annales, 1883, t. XXX; 1884, t. XXXI. Lyon. Société botanique. — Bulletin, 12^ année, 1884; 13^ année, 1885, n°« 3 et 4; 14« année, 1886, n°« 1 et 2. Marseille. Annales du ?nusée d'histoire naturelle. — 1882-83, t. 1. Marseille. Société de statistique. — Répertoire des travaux de la Société, 1885, t. XLI, P^ partie. Montpellier. Académie des sciences et lettres. — Mémoires. Montpellier. Société centrale d'agriculture de l'Hérault. — Bul- letin, 72« année, 1885, 2'' semestre; 73« année, 1886, V^ se- mestre. Nancy. Académie de Stanislas. — Bulletin, S*' série, 136® année, t. m, 1885. Nancy. Société des sciences (ancienne Société des sciences de _ 470 — Strasbourg). — 188b, 3' série, t. VU, fa.^oicule 18,. 18" année; 1886, t. VIII, fascicule 19, 19" année. NÎMES. Société d'étude des sciences naturelles. — 3" année, 1876; 12» année, 1884, n*» 7: 13» année, 1885, n^» 7 à 12. Orléans. Société d'ar/nculttire, sciences, belles-lettres et arts. — ^« série, t. XXV, 1885, l"-- k 4« trime-stres; t. XXVI, 1886, 1" et 2® trimestres. Orléans. Société d'horticulture d'Orléans et du Loiret. — Nouvelle série, t. VIII, 1885, 2', 3" et 4« trimestres: t. IX, 1886, 1^' se- mestre. Paris. Académie des sciences. — Comptes-rendus hebdomadaires des séances. Paris. Association scientifique de France. — Bulletin hebdoma- daire, 1885, 291 à 297; 1886, n°« 303 à 344. Paris. Société botanique de France. — T. XXXI, table des ma- tières et couverture; t. XXXII, 1885, revue bibliographique D; t. XXXIl, session extraordinaire de Charleville; t. XXXIII, 1886, comptes-rendus, iv'^ 1, 2, 3, 4 et 5; t. XXXIII, 1886, revue bibliograpliique A, B, C. Paris. Société centrale cV horticulture de France. — 3'^ série, 1885, t. VII, octobre k novembre; 1886, t. VIII, janvier à octobre. Paris. Société zoologique de France. — Bulletin, 10« année, n°^ 4, 5 et 6, 1885; 11« année, 1886, n°s 1 à 5. Paris. Société géologique de France. — Bulletin, 1885, t, XIII, n° 8, réunion dans le Jura : 1886, t. XIV, n ~^ 1 h. 7. Paris. Association française pour Favancempnt des sciences. — Informations et documents, 1886, n"« 43 à 45; 14® session, Grenoble, en deux parties, 1885. Paris. Société de secours des a?nis des sciences. Paris. Feuille des jeunes naturalistes. — 1886, 16^ année, w^"" 181 à 194. Paris. Société philomathique. — Bulletin, 7® série, t. IX, 1884-85. Paris. Journal de conchyliologie. — 3' série, t. XXV, 1885, n°^ 3 et 4; t. XXVI, 1886, n"^ 1 à 3. Perpignan. Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées- Orientales, 1886, 2' série, t. XXVII. Poitiers. Société académique d'agriculture, belles-lettres, scie?ices et arts. — Bulletin, 1885, n°s 276 à 284. Rouen. Société des amis des sciences naturelles. — Bulletin, .3^ _ 471 — série, •20« année, 1884, l^' et 2« trimestres; 2P année, 1885, 2« semestre; 22^ année, 1886, 1®'" semestre. Semur. Société des sciences naturelles. — 1884, 2' série, n" 1. Toulouse. Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres. — 8« série, t. Vil, 1885, P'' et 2^ semestres. Toulouse. Société d'histoire naturelle. — Bulletin, t. XIX, 3^ et 4® trimestres, 1885; t. XX, V' trimestre, 1886. Toulouse. Société des sciences physiques et naturelles. — Bulletin. Toulouse. Société Hispano-Portugaise . — Bulletin, t. VI, n" 2, 1885. Troyes. Société académique du département de V Aube. — Mé- moires, 3* série, t. XXII, 1885. Vannes. Société polymathique du Morbihan. — Bulletin, année 1885. Verdun. Société philomathique. — Mémoires. I 3®. — Sociétés étrangères. Allemagne. Berlin. Société botanique de Brandebourg. — Verhandlungen des botanischen Vereins der Provinz Brandenburg-. Berlin. — Zeitschrift der Deutscben geolog-ischen gesellschaft, t. XXXIIL 1881, fascicule 3; t. XXXVIII, 1886, fascicule 2. Brème. Société des sciences naturelles. — Abbandlungen heraus- geg-eben von naturwissenscbaftliclien Vereine zu Bremen, t. IX, 1886, 3« fascicule. Brunswick. — Jabresbericht des Vereins fur Naturwissenschaft. Erlangen, Société de physique et de médecine. — Sitzungsbe- ricbte der pbysikalisch-medicinischen Societàt zu Erlangen, t. XVII, d'octobre 1884 à octobre 1885. Giefsen. Société des sciences naturelles et médicales de la Haute' Hesse. — Zwanzigster Bericbt der oberhessischen Gesellschaft fiir Natbur und Heilkunde, 1886. Greifswald. Société des sciences naturelles. — Mittheilungen aus dem naturwissenschaftlichen Vereine von Neu-Vorpomraern und Rûgen in Greifswald, t. XVII, 1886. Hambourg. — Jahrbuch der Hamburgischen Wissenschaftlichen anstalten, t. IL 1885; t. III, 1886. - 472 — Kœnigsrerg. Société phi/sico-économif/ue. — Schriften (1er physi- kalicli-ôkonomischen Gesellschaft zu Konig-sberg-, t. XXVI, 1886. Leipzig. — Zoolog-ischer Anzeig-er. t. VIII. 1885. n"^ 210 à 213; t. IX, 1886, 11"^ 214 k ^39. Luxembourg. Société de botanique — Mémoires. Munich. Académie des scie)ices de Bavière. — Âbhandlung"en der mathematisch-physikalischen Classe der kônig-lich bayerischen Akademie der Wissenschaften zu Munchen, t. XV, 2" fascicule, 1885. — Sitzung-sberichte der mathematisch-jjhysikalisclien Classe der k. b. Akademie der Wissenschaften zu Munchen, 1884, fascicules 1 à 4. MûNSTER. — Jahresbericht des Westfàlischen Provenzial. Vereius fur AVissenschaft und Kunst. WiESBADEN. Société des naturalistes. — Jahrbiicher des nassauis- chen Vereins fiir Naturkunde, 1885, t. XXXVIII : 1886, t. XXXIX. Alsace-Loraine. Metz. Académie. — Mémoires, 3^ série, 1881-82, 62® année; 1882- 83, 63« année. Metz. Société d'histoire naturelle. — Bulletin. Strasbourg. — Botanische Zeitung-, t. XT>nT. 1885. n"^ 47 à 52 et la table; t. XLIV, 1886, n°« 1 à 48. Amérique. Boston. Société d'histoire naturelle. — Boston Society of natural history, Memoirs, 1885, t. III, n-^^ 11 à 13. — Proceeding-s, 1884, t. XXXII, part 4; 1885, t. XXXIII, part 1. — Occasionnai papers. Cambridge. Mémoires du musée de Zoologie comparée. — Memoirs of the Muséum comparative zoolog-y; Bulletin, t. XII, n°'2 k 6, 1885-86. — Geolog-ical séries. — Anniial report of the curator of the Muséum, 1885. New-Haven. Académie du Co?inecticut. — Transactions of the Connecticut Academy. New-York. Lycée d'histoire naturelle. — Lyceum of natural his- - 473 — tory. Annals, t. III, 1885.. n"' 7 à 10, — Transactions of the New-York academy sciences, t. III, 1883-84; t. V, n»^ 1 à 6, 1885-86. New-York. — Journal of the microscopical Society. Philadelphie. Académie des sciences naturelles. — Journal of the Academy of natural sciences. — Proceeding-s, 1885, part 3; 1886, parti. Québec. Le Naturaliste Canadien. — T. VI, t. VII, t. VIII, t. X, t. XII, n» 140, t. XIV, n" 157, t. XV, 1885, n^^ 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12; t. XVI, 1886, n°« 1 à 5. Saint-Louis. Académie des sciences. — Academy of sciences of Saint-Louis. Transactions. Salem. Institut. — Essex institute of Salem, Proceedings. -— Bulletin, t. XVII, 1885, n°^ 1 à 12. Washington. Institution Smithsonnienne. — Sraithsonian con- tributions to knowledg-e. — Smithsonian Miscellaneous collec- tions.—- Annual report 1883 et 1884. — Third annual report of the — ethnolog-y, t. III, 1881-82. Washington. Département de r Agriculture. — Report of the commission of Agriculture. Washington. Département de l'Intérieur. — Annual report of the geolog-ical survey, 1881-82, 1882-83, 1883-84. — Bulletin of the united states national muséum, n" 23, 1885. Washington. Association pour f avancement des sciences. — American association for the advancemeiit of sciences. Pro- ceedings, 1884, t. XXXIII. Angleterre. Glasgow. — Proceedings of the natural history, new série, t. I, part 2, 1884-85. — Index of the proceedings, t. I à t. V, 1851 à 1883. Londres. Société géologique de Londres. — The Quaterly journal of geological Society. — t. XLII, n"« 165 à 168. — List of the geological Society of London, 1886. Manchester. Literary and phylosoi^hical Society. — Memoirs, 3® série, t. VIII (de la collection, t. XXVIII), 1884. — Proceedings, 1883, t. XXIII ; 1884, t. XXIV. V — 474 — Asie. Calcutta. Société du lieiigale. — Journal of the asiatic Society of Bengal, t. LIV, part 2, n''^ 1, 2 et 3, 1885; t. LV, 1886, part 2, n''^ 1 et 2. — Proceeding-s 1885, n«^ 6 à 12, 1886, n*'^ 1 à 6 — Bulletin de la Société académique Indo-Chinoise de France, 3® série, t. II, 1882-83. Australie. SiDNEY. — Mines and minerai statistics. Autriche-Hongrie. Brun. Société des sciences naturelles. — Verhandlungen des naturforschenden Vereines in BrûnU; t. XXII, 1883; t. XXIII. 1885. — Bericht der meteorolog-ischen commission Briinn, 1884-85. Trieste. — Atti del museo civico di Storia natural. Vienne. Académie impériale des sciences. — Sitzung-sbericlite der kaiserlichen Akademie der wissenschaften : mathematich- naturwissenschaftliche Classe, t. XC, 1884. de 1 à 5; t. XCI, 1885, de 1 à 4. Vienne. Institut impérial fjéologique d'Autriche. — Jahrbuch der kaiserlich-kônig'lichen g-eologischen Reichsanstalt, t. XXXV, 1885, 4« fascicule; t. XXXVI, 1886, pr à 3« fascicules. — Verhandlung'en der kaiserlich- kOniglichen Geolog-ischen Reichsanstalt, 1885, n^« 1 à 18; 1886, n'-s 1 à 9. Vienne. Société impériale de fjéograplue. — Mittheilungen der kaiserlichen und kônig-lichen geographischen Gesellschaft in Wien, t. XXVIII, 1885. Vienne. Société impériale de zoologie et de botanique. — Verhand- lungen der kaiserlichen und kôniglichen zoologisch-botanis- chen Gesellschaft, t. XXXV, 2^ partie, 1885; t. XXXVI, 1886, en deux parties. Vienne. — Annalen des natiirhisthofmuseum. t. I. 1886. n°' 1 et 2. — 475 — Belgique. Bruxelles. Académie royale des scieiices, des lettres et des beaux- arts de Belgique. — Mémoires des membres, in-4°. — Mémoires des savants étrangers, in-4°. — Mémoires couronnés, in-8°. — Bulletin de l'Académie, 2^ série. — Annuaires. — Tables. Bruxelles. Société royale de botanique de Belgique. — Bulletin, t. XXIV, 2« fascicule, 1885; t. XV, 1886, V^ partie. Bruxelles. Société entomologique de Belgique. — Procès-verbaux. — Annales, t. XXIX, 1885, 2« partie. Bruxelles. Société Linnéenne de Bruxelles. — Bulletin, t. XIII, 1886, n»^ 4 à 10. Bruxelles. Société malacologique de Belgique. — Procès-verbaux, t. XV, 1886, 1<"^ semestre. — Annales, 3« série, t. XX, 1885. •— Statuts révisés, 1886. Bruxelles. Société belge de microscopie. — Procès-verbaux, 1885, janvier à octobre. — t. XI, janvier à octobre, Annales 1886. Bruxelles. Annales de la Société géologique de Belgique. — t. I, 1874; t. II, 1874-75; t. III, 1875-76; t. IV, 1877; t. V, 1877-78; t. VI, 1878-79; t. VII, 1879-80; t. VIII, 1880-81; t. IX, 1881-82; t. X, 1882-83; t. XI, 1883-84; t. XII, 1884-85. — Catalogue des ouvrages de géologie, de minéralogie et de paléontologie, qui se trouvent dans les principales bibliothèques de Belgique. Liège. Société royale des sciences de Liège. — Mémoires, 2^ série, t. XI, 1885. Brésil. Rio-de-Janeiro. — Archivos do Museu nacional, t. 1, 1876; t. VI, 1885. Danemark. Copenhague. Académie royale. — Mémoires, 6" série, t. III, 1885, n"' 1 et 3. — Bulletin, 1885, n" 2. Copenhague. Société des sciences naturelles. — Videnskabelig •Meddelelser fra Naturhistorisk Forening i Kjobenhavn. — 476 — Espagne. Madrid. Annales de la Société d'histoire naturelle. — Anales de la Sociedad espanola de historia natural, t. XIV. n^» 2 et 3. 1885; t. XV, n°« 1 et 2, 1886. Hollande. NijMEGEN. Archives scientifiques de Hollande. — Nederlandsch botanische vereenig-ing-. 2« série, t. IV, 1886, 4^ fascicule. Italie. Bologne. Académie des sciences. — Memorie délia Accademia délie scienze dell' Instituto di Bologna, 4' série. — Rendiconto délie sessionni. Milan. Actes de la Société cryptogamique italienne. — Atti délia 8ocieta crittog-amolog'ica italiana, 2^ série. PiSE. Société des sciences naturelles de Toscane. — Atti délia Societa Toscana di scienze naturali, t. VI, 1885, 2» fascicule. 1886, t. VII. — Processi-verbali, t. V, 1886, 1" et 2« semestres. Portugal. CoiMBRÂ. — Boletim annual Sociedade Broteriana, t. III, fasci" cules 3 et 4. 1885. Porto. — Revista da Sociedade instrucçâo do Porto. République Argentine. CoRDOBA. Acadetnia nacional des sciencias efi C ordoè a. ^ Boletin, — Actas. t. V, 2" livraison, 1884; t. VIII, 2« et 4" livraisons, 1885. — 477 — Russie. Helsingfors. Société d'histoire naturelle. — Notiser ur Sàllskapets pro Fauna et Flora fennica fôrhandlingar. — Meddelanden af Societas pro Fauna et Flora fennica. Moscou. Société impériale des natîiralistes. — Nouveaux mé- - moires, t. XV; (t. XXI, de la collection), n°« 1 à 4, 1885-86. — Bulletin, t. LX, n» 4, 1884; t. LXI, n°« \ à 4, 1885; t. LXII, n» 1, 1886. Saint-Pétersbourg. Académie impériale des sciences. — Mé- moires, t. XXX, no« 2 et 3, 1885; t. XXXI, n« 1, 1886. Saint-Pétersbourg. Jardin impérial de botaniciue. — Acta liorti Petropolitani, t. IX, fascicule 2, 1886.— Catalog-ue de la biblio- thèque du jardin botanique de Saint-Péterbourg". Saint-Pétersbourg. Comité géologique, — Mémoires, 1885, t. II, n" 3. — Catalog-ue de la bibliothèque de la Société géologique, 1885. Saint-Pétersbourg. Société entomologique de Russie. — Horae- Societatis entomologicae Rossiçœ, t. XIX, 1885. Suède et Norw^ége. Christiania. — Société de Christiania. Lund. Société des sciences de Lund. — Acfa universitatis Lun- densis. — Mathémat. et hist. nat., 1881-82. t. XVIII; 1882-83, t. XIX; 1884-85, t. XXI. Stockholm. Académie royale des sciences. — Kongliga Svenska Veleuskaps-Akademien Fôrhandlingar. — Ofversigt af kongl. Vetenskaps-Akademien Fôrhandlingar. — Bihang. — Lefnad- steckningar. Stockholm, Entomologisk tidskrift. — T. VI. n"' 1 à 4, 1885. Stockholm. Bureau géologique de Suède. — Sveriges geologiska undersôkning, série Aa; série Ab. Suisse. Genève. Institut national Genevois. — Mémoires, t. XVI, 1883 à 1884. —Bulletin, t. XXVII, 1885. — 478 — Genève. Société d<; plii/sique et d'histoire natureUr. — Mémoires, t. XXIX, V partie, 1884-85. Lausanne. Société Vaudoise des scie?îces natitrelles. — 2* série, t. XXI, 1885, n» 93; t. XXII, 1886, n° 94. Neuchatel. Société des sciences naturelles. — Mémoires. — Bul- letin. Zurich. Société des scie?ices naturelles. — Vierteljahrschrift der Naturforsclienden Gesellschaft in Zurich, t. XXX, 1885. n"^"* 3 et 4; t. XXXI, 1886, n° 1. Zurich. Société helvétique des sciences naturelles. — Verhandlun- gen der Maturforsçhenden g-essellschaft in Luzern. I 4. — Ouvrages divers. Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Paris, t. I et t. II, Contenant divers mémoires. Atlas colorié des plantes officinales de la Gironde, par Gérand, correspondant à la flore bordelaise, de Laterrade. Arnold. — Lichenolo^ische Ausflûg-e in Tirol, 1880. Arnold. — Zur Erinnerung- an F. X. Freiherrn V Wulfen, 1882. Arnold. — Die Laubmoose des frânkischen Jura, 1877. Bolivar (Ig-nacio). — Artropodos^del viag-e al Pacifico por una comision de naturalistas-insectos neuropteros y ortopteros, 1884. Brunaud (Paul). — - Contribution à la flore micologique de l'Ouest. Les Sphofriacées, 1884. Brunaud (Paul). — Même titre. Les Gymoascées. Brunaud (Paul). — Même titre. Les Ustilaginées. Brunaud (Paul). — Même titre. Les Urédinées. Brunaud (Paul). — Les Cortinarius, récoltés aux environs de Saintes (Charente-Inférieure). Brunaud (Paul). — Contribution à la flore micolog-ique de l'Ouest. Les Ascomycetes et les Disceniycetes, 1886. Brunaud (Paul). — Sphœropsidées, nouvelles, rares ou critiques, des environs de Saintes. Clos (D.). — Draparnaud botaniste, 1885. Clos (D.). — De la partition des axes et des causes modificatrices de la position primitive des feuilles, 1885. — 479 — Clos (D.). — De l'origine des prairies artificielles. CoNTEJEAN (de). — Notes de voyag-e. La mer d'Alfa, 1885. CossoN. — Note sur la flore de la Kroumérie centrale, 1885. Daleau (François). — L'anthropologie au Congrès de Grenoble, 1885. Daleau (François). — Note sur les silex de Thenay, 1885. DuRÈGNE. — Notice sur la station zoologique d'Arcachon, 1886. Fallût (E.). — Note sur les étages moyens et supérieurs du terrain crétacé dans les Basses-Alpes et les Alpes-Maritimes. Fallût (E.). — Note sur un gisement crétacé fossilifère des envi- rons de la gare d'Eze (Alpes-Maritimes). Fallût (E.). — Étude géologique sur des étages moyens et supé- rieurs du terrain crétacé dans le sud-est de la France, 1885. Folin (le marquis de). — Une formation Rhizopcdique nouvelle. Le Lithogena, 1885. Goblet (René). — Discours à la séance de clôture du Congrès des Sociétés savantes, 1886. GûDiN LÉPiNAY. — Noms patois ou vulgaires des plantes de la Corrèze, 1886. Granger (Albert). — 7» partie. Mollusques bivalves, 1886. Hensen (Cari). — L'exposition géographico-botanique de Copen- hague, 1886. Hensen (Cari). — Quelques remarques sur les plantes cultivées, 1885. Hensen (Cari). -— Réponse à la question? Quel est le meilleur système d'étiquette pour les jardins publics ou privés, 1885. Hensen (Cari). — Réponse à la question? Faire ressortir la meil- leure méthode d'enseignements théorique et pratique de la botanique dans les écoles d'horticulture et d'agriculture. Développer ce qui doit faire partie de cet enseignement. Hyatt (Larval). — Theory of the origin cellular tissues, 1884. JûLY (Charles). — Note sur les Eiicalijptus géants de l'Australie, 1885. JoAN (H.). — La Guinée. Lalesque aîné. — Nicolas Brémontier et Pierre Peyichau jeune ou les sables du golfe de Gascogne, 1886. Lataste (Fernand). — ■ Sur le système dentaire du genre Daman, 1886. Lescuyer. — Les étangs de Baudonvilliers, modification de la - 480 — flore et de l;i faune selon que les étaug-s sont en eau ou h sec. Rôle des hirondelles. Lyman (Théodore). — The zoolog-y of the voyag-e of H. M. S. Challenger report on the Opliiuroidea, 1882. OusTALET. — Descriptions d'espèces nouvelles d'oiseaux, prove- nant du Congo. OusTALET. — Note sur un perroquet et sur un pigeon Goura de la nouvelle Guinée, 1880. OusTALET. — Description d'espèces nouvelles d'oiseaux des îles du Cap-Vert. OusTALET. — De quelques oiseaux nouveaux de la Chine et du Thibet. OusTALET. — D'un oiseau nouveau de l'Afrique occidentale. OusTALET. — De deux espèces nouvelles d'oiseaux faisant partie de la collection ornithologique du musée d'histoire naturelle de Paris. OusTALET. — Note sur les collections rapportées par M. Chantre, de son voyage dans le Caucase et en Orient. OusTALET. — Monographie des oiseaux de la famille des Mégapo- dûdes, articles 1 et 2. OusïALET. — Conférence, faite en Sorbonne, sur les oiseaux voyageurs, 188 k OUSTALET. — Conférence sur l'architecture des oiseaux, 1883, en deux articles. OusTALET. — Notices sur quelques espèces nouvelles ou peu con- nues de la collection ornithologique du Muséum de Paris, 1884, Preudhomme de Borre. — Analyse de deux travaux récents de MM. Seudder et Ch. Brongniart, sur les Articulés fossiles, 1885. Preijdhomme de Borre. — Matériaux pour la faune entomolo- gique de la province d'Anvers. Coléoptères, 3^ centurie. Preudhomme de Borre. — Matériaux pour la faune entomolo- gique de la Flandre, 3» centurie. Preudhomme de Borre. — Notes sur le Geotrupes stercorarius L. et les espèces voisines, 1886. Preudhomme de Borre. — Listes des coléoptères carnassiers ter- restres et aquatiques, capturés en Belgique, 1886. PuTON. — Enumération des hémiptères, recueillis en Tunisie, en 1883 et 1884. — 481 — RocHEBRUNE (de). — FauiiG de la Sénégambie, introduction et table, Reptiles, Poissons, Oiseaux, AmpMbiens et Mammifères. Simon (Eugène). — Etude su^^ les crustacés terrestres et fluvia- tiles, recueillis en Tunisie, 1885. Tryon (Georg-es). — Descriptive catalogue and price list of the concholog-ical Works. 1886. Watteblf.d. — Description de quelques mollusques inédits de l'Annam, 1886. *^\ — Bulletin de l'Association pour la protection des plantes, 1886. Tome XL 31 TABLE DU XL^ VOLUME, Pages. Personnel de la Société au ^^r janvier 18S6 5-10 P. Deloynes. — Les Sphag-num de la Gironde 1 1-20 J. PÉREz. — Des effets du parasitisme des Stylops sur les apiaires de genre Andrena 21-60 Paul Brunaud. — Liste des Sph&eropsidées trouvées à Saintes (Charente-Inférieure) et dans les environs 61-116 LÉTU (l'abbé). — Atelier préhistorique d'Aubiac 117-136 E. Simon. — Arachnides recueillis par M. A. Pavie dans le royaume de Siam, au Cambodge et en Cochinchine. . 13'7-166 E. Simon. — Espèces et genres nouveaux de la famille des Thomisidœ 167-188 P. Fischer. — Sur deux espèces de Lepas fossiles du miocène des environs de Bordeaux 189-192 P. Fischer. — Description d'un nouveau genre de Ciirhipèdes (Stephanolepas) parasite des tortues marines 193-195 Paul Brunaud. — Liste des Hyphomycètes récoltées aux envi- rons de Saintes (Charente-Inférieure) . . • 197-222 P. DE LoYNES. — Essai d'un catalogue des Hépatiques de la Gironde et de quelques localités du Sud-Ouest 223-270 DE FoLiN. — Les Batysiphons (premières pages d'une mono- graphie du genre) 271-292 Fernand Lataste. — Documents pour l'éthologie des Mam- mifères (l^e série). — Notes prises au jour le jour sur différentes espèces de l'ordre des Rongeurs observées en captivité. 293-466 Bulletin Ubllographique 467-481 Extraits des Com^tes-^'emlus des séances de la Société {et talle).. i-cxxi EXTRAITS DES COMPTES-RENDUS DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE DE BORDEAUX. Séance du 6 janvier 1886. Présidence de M. BALGUERIE, Président. M. BalGuerie remercie la Société de l'honneur qu'elle lui a fait en l'appe- lant à la présidence. Il exprime ensuite à M. Degrange-Touzin les sentiments de reconnaissance de la Société pour le zèle et le dévouement qu'il a montrés dans son administration. Enfin il félicite notre collègue M. Daurel, qui vient d'être nommé président de la Société d'Horticulture de la Gironde. MOUVEMENT DU PERSONNEL. Lettre de M. DUPUY de la. Grand'RiVE, demeurant boulevard Arago, 37, 'à Paris, donnant sa démission de membre correspondant. Sur la présentation de MM. Benoist et Brochon, et après avis favorable du Conseil, M. E. Fallût, docteur en médecine et docteur ès-sciences, chargé du cours de géologie à la Faculté des sciences de Bordeaux, est nommé membre titulaire. ADMINISTRATION. M. MOTELAY chargé d'examiner le Recueil des tnémoires et des travaux de la Société botanique du Luxembourg , dont l'échange est demandé contre les Actes de la Société, conclut à l'opportunité de cet échange. M. DURÈGNE lit le rapport suivant : Messieurs, Vous avez bien voulu me charger d'examiner les publications de trois Sociétés Procès-Verbaux DR 1886. (16 juin 1886) i II savantes étranporos qui nous ont fait dfis demandes d'échanges ; j'ai l'iionneur de vous soumettre les observations qui résultent de l'étude que j'en ai faite depuis la dernière séance. 1° Davenpoft acadcmy of nntuval sciences. La Société savante de ce nom aétéfonlée en 1857 par quelques amis des sciences habitant la ville de Daveiiport (état d'iowa). Le volume qui est soumis à l'examen de la Société Linnéenne contient la série des procès-verbaux des séances et les travaux dos membres pour une période de dix années, de décembre 1867 à janvier 1876. Le nombre restreint des membres, et la situation de Davenport au milieu d'une contrée à céréales sans grande variété expli- quent le peu d'importance de cette publication. La plus grande partie du volume de 268 pages que nous avons reçu, est con- sacrée à des études paléo-ethnographiques qui seraient de nature à intéresser plus spécialement une société d'anthropologie. Quant aux travaux d'histoire naturelle proprement dite, j'ai le regret de constater qu'ils se réduisent à bien peu de chose : des listes de plantes recueillies dans des herborisations, des listes de coléoptères et autres insectes capturés par les membres de la Société, le catalogue de son musée et de sa bibliothèque ; aucune monographie, aucun travail original. En résumé, je crois que dans ces conditions la Société Linnéenne ne peut que décliner l'offre qui lui a été faite jusqu'à ce que les publications de l'Académie de Davenport aient pris plus d'importance. 2° Reale Accademia dei Lincei. Cette éminente Société savante, qui compte actuellement deux cent quatre- . vingt-deux ans d'existence, mérite d'une façon spéciale l'attention de la Société Linnéenne : ses membres sont les principaux représentants de la science italienne. J'ai donc examiné ses Actes avec beaucoup de soin, mais non sans quelque déception, je l'avoue. Le fascicule qui nous a été remis comme spé- cimen ne contient en effet que des études, fort remarquables d'ailleurs, du célèbre chimiste Cannizzaro et de ses élèves, et des mémoires de mathéma- tiques de M.. Césaro. Le seul mémoire qui se rapproche d'une certaine façon des sujets ordinaires d'étude de notre Compagnie est i-elatif à la bactériologie, il est intitulé : Sur les microorganisiiies de Veau potable, leur vie dans l'acide carbonique, par le D"" Leone. Ce travail très intéressant tient plutôt de la chimie microbiologique, et, malgré les titres si nombreux qui seraient de nature à créer des relations d'échanges avec VAccademia dei Lincei, je dois reconnaître qu'il n'est guère possible d'y être décidé d'après le seul spécimen que nous avons de ses publi- m cations. Je prie donc la Société de réserver sa décision jusqu'à ce que les ren- seignements qui me font actuellement défaut, et que j'espère avoir prochaine- ment, me permettent de lui soumettre une conclusion. 3" J'ai enfin à vous parler des Atti del Museo Civico cVHistoria Naturale di Triesle. Le volume de 247 pages qui nous a été envoyé contient, en plus des docu- ments relatifs au Musée, un important mémoire de M. le D"^ Marchesetti, sur la pêche sur la côte orientale de l'Adriatique. Ce travail très important (il tient à lui seul 230 pages) est riche en rensei- gnements de toutes sortes sur la faune marine de l'Adriatique, les engins de pèche, la pisciculture et l'utilisation commerciale des produits de la mer. De nombreux tableaux contiennent de plus des renseignements statistiques sur la pêche à tous les points de vue. Ce fascicule contient également un mémoire original du D"* Hanck, avec plan- ches, relatif à des algues nouvelles de l'océan Indien; un autre, moins impor- tant, du D'' Marchesetti; enfin une liste de crustacés parasites des poissons de l'Adriatique, déjà parue dans le bulletin de la Société adriatique des sciences naturelles. N'ayant que cette brochure entre les mains, il ne m'a pas été possible de me rendre compte de la valeur moyenne et du nombre des travaux qui font l'objet de cette publication périodique, je crois cependant que, vu la haute situation scientifique du D^ Marchesetti et de ses collaborateurs, il y a lieu pour notre Société d'accueillir favorablement une demande d'échanges qui lui permettra de connaître une région naturelle sur laquelle les documents lui faisaient totale- ment défaut. La Société approuve les conclusions de ses deux rapporteurs. COMMUNICATIONS. M. DeGRANGE-Touzin lit la lettre suivante de M, Lataste : Détermination du MASSOUTIERA capturé aux environs de Médina. Paris, ce l^'^ janvier 1886. Mon cher Président, Dans la séance du 18 novembre 1885, au cours du récit de mon voyage dans IV le Haiit-Sénc'gal et de la maladie qui l'a brusquement et tristement terniiiiô, récit auquel mes bienveillants collègues ont bien voulu s'intéresser, j'ai dit avoir retrouvé à Médine, sur les rochers du Félou, V es[')àce Massoutiera Mzabi, que j'avais antérieurement découverte sur les rochers du Mzab (Sahara algé- rien) et qui n'était encore connue d'aucune autre localité. J'avais déterminé l'espèce sur les lieux de capture, de mémoire, loin de tous livres et objets de comparaison, et ma détermination n'était qu'en partie exacte. Ce petit rongeur, dont je vions de préparer et d'examiner un crâne, est bien du genre Massoutiera (Lataste), mais il diffère spécifiquement de Mass. Mzahi (Lataste). Peut-être même y aura-t-il lieu, à cause de ses incisives sillonnées, de le considérer comme type d'un nouveau sous-genre ; à moins que la forme de ses molaires, un peu intermédiaire, ne m'oblige, au contraire, à réunir les genres Ctenodaclylus et Massoutiera. C'est ce que j'examinerai plus tard. En attendant, je vous envoie ci-contre, pour les procès-verbaux de la Société, la diagnose de l'espèce nouvelle. Avec mes meilleurs souhaits de nouvel an, je vous prie d'agréer, mon cher Président, l'assurance de ma haute et sympathique considération. F. Lataste. Massoutiera vse (1). Massoutiera, a Mass. Mzabi distincta : dentihus primoribus sulcatis, molarium Johis minus separalis et regularihus, bullis osseis valde minoribus. Freqiieris in rupibus collium Felou dictorum, arci Medinae, alti Sene- galis, proximarum. Sur une Actinie probablement nouvelle. M. DuEÈGNE présente à la Société le dessin d'une Actinie draguée récem- ment au large du bassin d'Arcachon par des fonds de 50 à 55 brasses. Il a pu depuis obtenir quelques individus plus grands et commencer, aux laboratoires marins de la Société scientifique d'Arcachon, une étude complète de cette espèce. Cette Actinie, qui n'est pas citée par M. Fischer dans ses Recherches sur les Actinies des côtes océaniques de France, ne figure pas non plus dans les ouvrages de Milne-Edwards et de Gosse, A part quelques singularités qui seront [\] Vae, cloloris exclamatio, meinoria ,norbi qui Medlnœ /ine„i ilineri meo dédit inlelicem V étudiées avec soin et permettront peut-être de la faire entrer dans un sons-genre nouveau, l'espèce dont il s'agit peut être classée dans la famille des Buno- didse (Gosse) et très probablement dans le genre Chitonactis (Fischer). Cette Actinie de grande taille (largeur du disque étalé 45 millimètres environ) vit enfoncée dans la vase et sa base enveloppe une masse assez considérable de sable vaseux qui lui sert pour ainsi dire de lest. Quoique très sensible à l'ac- tion de la lumière par suite de la grande profondeur à laquelle elle vit, elle a pu être conservée vivante pendant une huitaine de jours sous une faible épais- seur d'eau dans une pièce fortement éclairée. Séance du 20 janvier 1886. Présidence de M. BÂLGUERIE, Président. ADMINISTRATION. Sur le rapport de M. MOTELA.Y la Société décide de publier dans ses actes le travail de M. Brunaud, Sur les Sphseropsidèes des environs de Saintes, M. DeGRANGE-Touzin chargé d'examiner les publications de deux Sociétés étrangères qui avaient fait une demande d'échange avec nos actes, expose : 1° Que le Société d'histoire naturelle de Broockville (Indiana) est toute nouvelle, et que son Bulletin n'a pas encore une importance suffisante pour jus- tifier l'échange demandé; 2° Que l'Union des naturalistes du Yorkshire (Londres) a publié de 1877 à 1882 sous le nom de Transactions, sept fascicules où sont étudiés des sujets ayant trait à toutes les branches de l'Histoire naturelle. Il pense que l'échange avec les Actes de la Société ne serait pas avantageux, mais que la Société pourrait admettre l'échange avec les Extraits des Comptes-rendus des séances. Ces conclusions sont adoptées. M. Cabanne, rapporteur de la Commission des finances, donne lecture du rapport suivant : « Messieurs, » L'exercice de 1884, ainsi que vous devez vous le rappeler, se clôturait par VI un excédant s'élevant à la somme de 2,313 fr. 17 c, de laquelle il fallait retran- cher 1,948 fr. 70 c, dus pour différents comptes arriérés, ce qui réduisait notre excédant net à 364 fr. 45 c. » Nous avons la satisfaction de pouvoir vous annoncer aujourd'hui que ce résultat, déjà satisfaisant, se trouve largement dépassé à la clôiure de l'exer- cice 1885. » En effet : >> Nos recettes se sont augmentées de plus-values qui n'avaient pas été pré- vues en établissant notre dernier budget, et, si d'un autre côté nos dépenses ont légèrement dépassé le crédit prévu, il n'en est pas moins vrai qu'il nous reste en caisse au 31 décembre écoulé, un excédant relativement considérable. » L'examen des chiffres suivants vous éclairera à ce sujet. )i Chapitre 1°"" : Cotisations et droits d'entrée; le chiffre prévu était de 2,268 fr., celui encaissé s'est élevé à 2,365 fr. Il est vrai que nous devons cette plus-value au versement fait par notre collègue, M. l'abbé Goujon, de la somme de 300 fr., ce qui, d'après l'article 8 de nos statuts, l'exonère à l'ave- nir du versement annuel de sa cotisation et fait de lui un membre à vie. » Chapitre II : Réceptions : Nous n'avons encaissé que 54 fr. conti'e 204 pré- vus au budget. >> Ceci est un mécompte assez considérable. )' Un autre mécompte est venu s'ajouter au précédent; malgré les démarches de notre trésorier, le chiffre des cotisations arriérées recouvrées, n'a pas dépassé 121 fr. ; nous avions prévu 200. » La vente de nos publications s'est élevée à 150 fr., dépassant de 50 fr. le chiffre prévu. » Nos rentes, coupons et intérêts payés par la Société Bordelaise, dépositaire des fonds de la Société, ont produit 233 fr. 70 c. ; le chiffre inscrit était de 180 fr. » La générosité de l'Etat a augmenté d'une somme de 800 fr. le chiffre prévu de nos subventions. » Nos dépenses, très modiques cette année, ont été augmentées, comme je le disais en commençant,, pai le payement des comptes arriérés de l'exercice pré- cédent. » En voici le résumé : » Frais généraux. — Le chiffre prévu était de 160 fr. ; nous avons dépensé 182 fr. 80 c. » Les frais de bureau se sont élevés à 143 fr. 90 c, chiffre inférieur à celui de 200 fr., inscrit au budget. » L'entretien de la Bibliothèque a absorbé les 300 fr. qui lui avaient été alloués. » 80 fr. 50 c. ont été dépensés lors de la fête Linnéennc; la différence avec la somme prévue 80 fr,, est insignifiante. » Nos publications ont coûté 3,354 fr. 50 c. soit 145 fr, 50 c, de moins que nos prévisions. » A ces chiffres il faut ajouter 198 fr. 20 c, somme qu'il a fallu rembourser à la Société Bordelaise pour des cotisations prises par elle en charge, et qu'elle n'a pu recouvrer. » De plus, l'achat d'une obligation du chemin de fer de Paris à Orléans s'est élevé à 387 fi. 50 c. » Cet achat répond aux prescriptions de l'article 8 de nos statuts, lequel men- tionne que la somme de 300 fr. versée par les membres à vie devra être capita- lisée. » Le total de nos dépenses n'a donc été que de 4,647 fr. 70 c, chiffre infé- rieur de 76 fr. à celui de nos recettes qui se sont élevées à 4,723 fr, 70 c, non compris le solde de 1884, » Pour faciliter l'étude de la situation, nous avons annexé à ce rapport le tableau ci-dessous, lequel contient les chiffres plus haut mentionnés, augmentés, aux dépenses, du solde créditeur de la Société Bordelaise et de l'actif en caisse. RECETTES Cotisations 2.365 00 Réceptions Cotisations a recouvrer. Vente de publications. . . Rentes,coupons,intérêts Subventions Solde de 1884.. Total. 54 00 121 00 150 00 233 70 1.800 00 4.723 70 2.313 17 ..F. 7.036 87 DEPENSES. Frais généraux F . 1 82 80 Frais de bureau 143 90, Entretien de la Biblio- thèque, 300 OO Souscriptions et Fêtes. . . 80 50 Publications 3.354 50 Remboursements à la So- ciété Bordelaise pour cotisations impayées.. . 198 20 Achat d'une obligation Paris k Orléans 387 80 4.647 7o ' Solde créditeur à la So- i cieté Bordelaise au 31 | décembre 1885 2.368 77 Actif en caisse 20 40 2.389 17 5> 11 en résulte que notre situation est celle-ci : i 4 723 70 j » Recettes augmentées du solde de 1884 ' — 7 036 87 I 2.313 17 j » Dépenses 4.647 70 » Excédant , 2.389 17 » Il nous reste bien en cllet 2,389 fr. 17 c, dont 2,368 fr. 77 c. sont dé^iosés dans la caisse de la Société Bordelaise et 20 fr. 45 c. entre les mains de notre trésorier. » Uue seule .iette diminue cet actif: nous devons à M. Durand, imprimeur, la somme de 450 fr., ce qui réduit notre excédant liquide à 1,937 fr. 17 c. » Vous voyez, Messieurs, comme je vous l'annonçais en commcnoant mon rapport, que notre situation est e.x.cellente; il y a de longues années que nous n'avons clos un exercice d'une façon aussi satisfaisante. » Il me reste à mentionner aussi l'actif en portefeuille. » Cet actif se compose de : » lo Onze obligations du chemin de fer de Paris à Orléans à 3 o/o. » 2° Un titre de rente française de 27 fr. à 4 1/2 %, prix d'achat, 642 fr. » Ces titres sont en dépôt à la Société Bordelaise, suivant récépissé enti'e les mains de notre archiviste. » Qu'il me soit permis, en finissant, de rendre hommage au zèle et à l'ex- cellente gestion de notre Trésorier dont les livres sont tenus irréprochable- ment. » Sur la lecture de ce rapport, la Société approuve les comptes du Trésorier et lui vote des remerciements pour sa bonne gestion. M. le Rapporteur présente ensuite le projet suivant de budget, pour l'exer- cice 1886. a. < o HECETTES. â S o 1 2 3 4 5 6 DÉPENSES. \ 2 3 4 5 6 7 CoHi^ations : 72 titulaires à 24 fr. . . = 1 .728 00 ■13 correspondants à 12 = lo(i 00 16 — 15 = 249 00 Frais généraux F. Frais dt' bureau Entretirn de la bibliothè- que 160 00 2Û0 00 3oO 00 1 >-0 00 3.500 00 -ioO 00 4.740 00 1.404 17 ^144 17 Fête linnéenne et sous- criptions 2.1-24 00 Cotisations à recouvrer. . 127 00 Héceptions, 6 à 34 fr. . = 204 00 Vente, de publications — 100 00 Rentes, coupons, intérêts. 200 00 Subventions 1.000 00 Excédant de l'exercice pré- cédent 2.389 17 Publications Dû à 31. Durand Total F. Excédant prévu Toti.1 F." Total F._6.144 17 Après examen et discussion des divers articles, la Société approuve ce pro- jet de budget. IX M. Daurel rapporteur de la commission des archives donne lecture du rapport suivant : « Messieurs, » Votre Con;mission des archives s'est réunie le 18 janvier pour procéder à l'examen annuel de la bibliothèque et des archives. Nous avons constaté la bonne tenue et les soins multiples et intelligents que notre archiviste M. Léonce Motelay apporte à l'accomplissement de son mandat. » L'étendue de nos relations avec les autres Sociétés savantes rend cette charge importante. Aussi nous avons vu avec plaisir que le registre des échan- ges, des livres et des brochures reçus était parfaitement tenu. Notre Société, dans le courant de l'exercice 1885, a prêté plus de cent volumes à nos collè- gues; la date de la sortie et de la rentrée des volumes de notre bibliothèque était parfaitement indiquée. » L'importance croissante de nos archives et de notre bibliothèque dont les rayons se garnissent tous les ans de nouveaux ouvrages, nous a suggéré plu- sieurs propositions que nous avonr. l'honneur de vous soumettre : » 1° Pour faciliter le prêt des brochures et de livres non reliés qu'on consul- terait avec plus de commodité et avec intérêt, nous demandons qu'un crédit de 300 francs soit alloué à M. l'Archiviste pour frais de reliure. » 2" L'année dernière vous admettiez en principe que, pour faire de la place et pour éviter l'encombrement du local de la bibliothèque, on se déferait par voie d'échange ou de vente des ouvrages reconnus inutiles aux travaux de la Société. M. l'Archiviste a commencé ce long travail, mais il ne peut suffire seul à cette tâche laborieuse et il désirerait que deux membres soient adjoints à la Commis- sion des archives pour collaborer cà cette étude de révision. » 3° Votre Commission exprime de nouveau le voeu qu'un catalogue succinct des ouvrages contenus dans la bibliothèque soit imprimé au plus tôt. Cette liste indiquerait le titre des ouvrages, le nom de l'auteur, le nombre de volumes et l'année de leur publication. Avec le registre si complet de M. l'Archiviste, ce travail serait promptement et facilement établi. » 4° La Société a chargé tout dernièrement plusieurs membres de savoir si nous devions continuer à faire l'échange de nos Actes avec des Sociétés dont les travaux sont reconnus peu avantageux pour notre association. Votre Com- mission vous prie de faire procéder à la continuation de cet utile examen. » Nous vous proposons. Messieurs, en terminant d'adresser des remerciements à M. l'Archiviste pour le zèle avec lequel il s'acquitte de ses fonctions. » La Société approuve les conclusions et les propositions de ce rapport, et vote des remerciements à son archiviste. COMMUNICATIONS. M. BenOIST lit la note suivante : Observations géologiques fournies par le forage du puits artésien du Parc-Bordelais. Dans la séance du 5 août 1885, j'ai entretenu la Société du forage artésien que l'on venait de commencer au Parc-Bordelais. Depuis cette époque, à laquelle le forage était à la profondeur de 38™, il s'est écoulé près de six mois, et la sonde est descendue à ISS^SS", traversant successivement les couches suivantes : De 38m à Se-^eO : Calcaire argileux bleu avec petites couches d'argile noire ; Milliolites, Archiacina Armorica, Deshayesia neritoides. Epaisseur. IS^^ôO De 56^60 à 64'"ol : Alternance d'argile verte et de calcaire friable gris et rose. Epaisseur 7 91 De64"51 à 89^10 : Argile jaune bigarrée de brun et de bleu, contenant des veines et des bancs de sable argileux gris micacé. Epaisseur 24 59 De 89m 10 à lOTra : a. Calcaire milliolitique bleu 0™50 b . Sable argileux micacé avec Ostrea 6 72 c. Argile bleue avec plantes 43 d. Marne sableuse avec lignite, Anomia et Orhitolites . 10 25 Epaisseur 17 90 De 107m à 119™: Calcaire bleu, argileux, avec grains de quartz, Sisûwndia occi- tana, Echinolampas, Orbitolites, milliolites, alternant avec des couches de marnes grises avec milliolites et concrétions de calcaire compacte gris. Ces couches, à leur base, passent entiè- rement à un calcaire très sableux, bleu, avec OrbilolUes. Épaisseur 12 00 De 119™ à 141m : a. Marne verte ai'gileuse, avec parties calcaires concré- tionnées 12m50 XI b. Calcaire blanc en rognons 1 00 c. Marne jaune avec veines brunes et bleues 3 00 d. Calcaire blanc semblable à la couche b. ^ 50 e. Marne rouge avec parties bleues 3 50 f. Marne jaune et grise sableuse 50 ff . Marne argileuse grise verdâtre 1 00 Épaisseur 22 00 De 141m à 158™ : Profondeur à laquelle se trouve ce jour la sonde, on a rencon- tré : a. Marne sableuse jaunâtre avec plaquettes de grès jaunâtre micacé 5n^50 b. Marne sableuse bleuâtre avec plaquettes de grès bleu micacé milliolitique 4 50 c. Argile bleue pyriteuse avec lignite et veines de sable bleu 1 50 d. Grès très dur, jaunâtre et verdâtre 27 e. Marne grise avec veines rougeâtres et lignite, Lùnnsea 1 50 f. Marne noire avec lignite, veines de sable bleu pyri- teux et nombreux débris de coquilles sur 3 50 Epaisseur connue 17 00 D'après les caractères que nous avons pu établir à l'aide des rares fossiles recueillis dans certaines couches du forage, nous pensons que : C'est la base du calcaire à Astéries qui, sous la forme d'un calcaire argileux bleu à Archiacina et Deshayesia, se trouve représentée jusqu'à la profondeur de 56^60. 11 surmonterait 7"'91 de calcaire blanc rosé et de marnes vertes, ressemblant beaucoup à la couche qui serait au même niveau à Blanquefort, et dont le fa- ciès lacustre permet de les rapporter à l'horizon du calcaire d'eau douce de Castillon. Au-dessous, les molasses du Fronsadais existent à l'état d'argile bigarrée et de sable micacé jusqu'à la profondeur de SQ^^IO. AjS. comparaison de ce chiffre avec ceux obtenus dans les forages (1) distants d'environ trois kilomètres, accuse, sur ce point, l'existence d'une profonde (1) L'ock . til'»!? ; Bi-uges, 28'" ; Le Vigean, 27'" dépression analogue à celle que nous avons déjà observée entre Lestiac et Portets. L'éocène commence donc à la profondeur de SO"*. Le groupe supérieur est représenté par des couches à Anomia et Oslrea, composées de sables, de marnes et de calcaire avec Milliolitcs et Orbitolites sur une épaisseur de 17™90; Le calcaire marin ix Sismotidia, qui vient ensuite, offre une épaisseur de 12™ et les fossiles caractéristiques qu'on y observe en Médoc. La puissance de l'éocène supérieur sous le Parc-Bordelais atteint 30">. L'éocène moyen se trouve représenté par des marnes vertes, jaunes et rouges, avec nodules friables, en tout semblables à celles qui surmontent le calcaire lacustre de Blaye à Roque-de-Tau ; elles sont épaisses de 22^ environ, à la profondeur de 141™. Enfin, depuis 141™, les argiles avec coquilles, les sables pyriteux avec lignite, et les grès milliolitiques que l'outil traverse actuellement, font supposer que les couches proprement dites du calcaire de Blaye ne sont pas loin et que c'est aux marnes de Plassac qu'il faut rapporter cette formation fluvio-marine, non encore observée dans notre région. Le diamètre du trépan est de 0'^34<', le tube qui descend à 154™ (20 jan- vier lî^Sl^) a 0™35° de diamètre intérieur. Le niveau de l'eau dans le tube est à 17™, l'altitude de la surface du sol étant 23™60. Séance du 27 janvier 1886. Présidence de M. BALGUERIE, Président. Le Secrétaire général lit le rapport suivant établi conformément à l'art. 19 de nos statuts. Comp'e-rendu des travaux de la Société et situation financière pendant l'année 1885. « Messieurs, » Nous allons, comme l'an dernier, passer en revue les travaux publiés dans nos Actes, puis les communications que vous avez entendues au cours de nos séances. » Le volume XXXIX des Actes de la Société, année 1885, contient : xiii » I,' — Sous le titre de : Contribution à la flore mycologique de l'Ouest, deux travaux de notre correspondant M. Paul Brunaud : Description de» Ustila- ginées et des Urédlnèes trouvées dans les environs de Saintes et dans quelques autres localités de la Charente-Inférieure et de la Charente. » Dans les Ustilaginées l'auteur signale 4 genres comprenant 17 espèces, et dans les Urédlnèes 9 genres comprenant 98 espèces. » A cette nombreuse liste, M. Paul Brunaud ajoute 8 espèce d'Uredospores et d'Ecldles dont le développement n'est pas encore connu. » L'auteur donne les descriptions de chaque espèce, son habitat et les plantes qui servent d'hôtes à ces parasites. » II. — Un travail de M. Benoist : Description géologique et paléontologlque des communes de Salnt-Estèphe et de Yertheuil. » La première partie comprend la description des couches géologiques éocè- nes et oligocènes qui constituent le sous-sol de ces deux communes. » L'auteur a étendu ses observations en dehors de ce cadre restreint, et il indique succinctement les principales localités de la région où s'observent des affleurements synchroniques des couches étudiées. » M. Benoist a divisé l'éocène en trois sous-étages qui sont de bas en haut : » 1" Calcaire marin de Blaye ; » 2° Marnes et argiles fluvio-marines à Corbules ; » 3° Couches à Ostrea Bersonensis et à Sismondia; » Et l'oligocène en : » 1° Molasse et argile à Melobesla ; » 2" Marne à Euchilus Duchasteli ; » 3° Calcaire à Am.pullina crassatlna. » Ensuite viennent les listes de fossiles de chacun des étages observés, la description des coupes géologiques, enfin des considérations stratigraphiques sur la région. » Dans la deuxième partie l'auteur étudie les dépôts quaternaires et récents. » Des coupes et une carte géologique accompagnent ce travail, qui rendra un grand service aux géologues désireux d'étudier le Médoc, sur lequel on n'avait jusqu'ici que de trop rares indications. » IIL — Une étude de M. Régelsperger : Sur des déformatlotts remarqua- bles de Pliysa acuta observées à Roche for t-sur-Mer. » Les physes observées vivaient dans un bassin alimenté par les eaux ferru- gineuses provenant du puits artésien de l'hôpital de la Marine, à Rochefort, eaux atteignant de 32° à 33° centigrades de température. XIV » Les principales déformations sont ro[)i-éseiitées dans une excellente planche due à M. de Morgan. M. Régelsperger, après avoir discuté les diverses causes des déformations des mollusques d'eau douce, conclut à la température comme cause très proba- ble de celles observées sur les Physa acuta de Rochefort. » IV. — Un important travail de M. Fernand Lataste ayant pour titre : Etude de la Faune des vertébrés de Barbarie (Algérie, Tunisie et Maroc), dont la préface pleine d'intérêt raconte les voyages de l'auteur, et met le lec- teur au courant de la région étudiée. Le volume XXXIX ne contient que la première partie de ce travail : Cata- logue provisoire des mammifères apclagiques sauvages de Barbarie. » Dans l'introduction l'auteur expose le plan et les limites de son ouvrage, les matériaux dont il a disposé, enfin il passe en revue les principales publica- tions de ses devanciers sur la faune de Barbarie. » La table dichotomique permet d'arriver facilement à la détermination non seulement des espèces signalées en Barbarie, mais encore de celles que l'auteur juge susceptibles d'y être rencontrées un jour. » Puis, vient le catalogue des espèces observées ou signalées, pour chacune desquelles M. Lataste indique la synonymie, fixe l'habitat et donne souvent d'intéressantes particularités de mœurs. .^ » Après ce court aperçu des matières contenues dans nos Actes, nous arri- vons à l'analyse des communications faites en séance. » Les deux premières séances du mois de janvier ont été consacrées aux questions administratives, et, dans la troisième séance (28 janvier), vous avez entendu comme aujourd'hui le rapport de votre Secrétaire général sur les tra- vaux de l'année qui venait de prendre fin. » Le 4 février, M. Bial de Bellerade soumet à l'examen de ses collègues la collection des Orsodacna et des Donacia de la région. 11 signale YOrsodacna nigriceps (Latr.) comme nouveau pour le département, et indique les modifica- tions que, d'après ses recherches, il faudra apporter au Catalogue de]\I. M. La- porte pour le genre Dunacia. » Dans la séance du 25 février, M. Benoist donne la liste des Buccinidx et des Nassidœ connues des faluns du Sud-Ouest. » Dans ce ti'avail, l'auteur, désireux de faire participer la classification de nos fossiles aux progrès réalisés dans ces derniers temps par la conchyliologie, adopte les coupes génériques admises dans son Manuel par notre collègue le Dr Fischer. XV » Le 4 mars, M. Bial de Bellerade, après avoir soumis à votre examen une belle collection de Cryptocephalus européens, signale la présence dans notre région du Cryptoc-phalus Janthinus (Germ.), que ses prédécesseurs avaient sans doute confondu jusqu'à présent avec des espèces voisines. » Le 18 mars, M. Benoist expose l'étude qu'il vient de faire des sables érup- tifs signalés par M. Linder sur la carte géologique (feuille de Bordeaux), et dont il a reconnu trois cheminées sur la rive droite de la Garonne, entre Mon- repos et le Carbon-Blanc. » Comme conclusion de cette étude, M. Benoist donne une exjjlication du phénomène qui a amené ces sables à la surface, puis il cherche à déterminer l'âge de ces éruptions ainsi que des gravierà des deux rives de la Garonne. » Dans la séance du l^r avril, l'assemblée entend un rapport de la Société climatologique d'Alger, en réponse aux questions que la Société Linnéenne avait posées relativement au Lézard des palmiers, considéré comme destructeur de serpents. » M. de Chasteigner fait remarquer qu'il y a divergence entre les conclusions de la Commission algérienne et une lettre de notre savant collègue M. Lataste. 11 serait disposé à penser avec ce dernier que le destructeur de serpents est le Yaran du désert, et il propose de mettre à l'étude la question de son acclimatation à la Martinique. » M. Benoist expose le compte-rendu géologique de l'excursion trimestrielle faite à Salles. Il signale comme fossiles remarquables rencontrés : le Yoluta Lamberti et le Doliuni Beshayesi, » Le 15 avril, M. Bial de Bellerade montre à ses collègues, parmi plusieurs Aphtona intéressants d'Europe, une espèce nouvelle qu'il a reçue de Bône, et qu'il dédie à M. Balguerie. Puis il donne la liste des Aphtona du Sud-Ouest. Le 6 mai, la Société entend les rapports de l'excursion trimestrielle faite à Villandraut-Balizac. » M. Motelay donne la liste des plantes l'ecueillies, liste assez restreinte à cause de la saison trop peu avancée. » M. Benoist fait connaître la coupe des terrains observés par les géologues, et donne la liste des fossiles qu'ils y ont recueillis. Il fait observer que cette faune présente un mélange de types aquitaniens et langhiens. » M. Brown expose les résultats entomologiques qui ont été très satisfaisants, puisqu'il a pu capturer deux espèces de lépidoptères nouvelles pour la région. » M. Benoist fait une communication sur le forage du puits artésien de Lan- diras. Après avoir étudié les différents niveaux géologiques traversés par la sonde, il compare leurs altitudes à celles de différents affleurements voisins et en déduit l'inclinaison des couches crétacées dans la région. XVI » M. Clavaud établit que, malgré l'opinion de nombrfux l)otanistes, la spon- tanéité du Pisum arvense L. n'est nullement démontrée et il appelle l'attention des botanistes sur cette question. » Enfin, M. Brown signale dans la faune lépidoptérique de notre région plu- sieurs espèces réputées jusqu'ici méditerranéeimes, constatation que la diffé- rence des climats était loin de faire prévoir. » Dans la séance du 20 mai, M. Motelay fait part de la découverte par M. Foucaud d'une plante nouvelle, ïEvax Cavanilieri, trouvée à Bords (Charente). » M. Oranger indique plusieurs habitats de VHelix conslricta (Boubée), espèce toujours rare, et de VH. Quimperiana (Fer.), aux environs d'Hendaye. » M. Brown présente deux lépidoptères intéressants : une Géomètre, anseraria probablement nouvelle pour la faune française, et une Tinea inédite dont il donne la description et pour laquelle il propose le nom à'Incurvaria Mespi- lella (Brown) . » M. Bial de Bellerade signale des habitats aux environs de Bordeaux de plusieurs coléoptères du genre Podagrica et indique les caractères distinctifs de P. discedens et de P. fuscicornis qu'on a souvent confondus. » Le 3 juin, M. Deloynes complète les résultats botaniques de l'excursion trimestrielle faite à Balizac, en donnant la liste des Muscinées qu'il y a récol- tées; il y a trouvé deux nouveautés pour le département : Bryum roseum (Schreb) et Jungermania selacea (Web.) » M. Bial de Bellerade indique les couches géologiques rencontrées en creu- sant un puits aux environs de Bordeaux. » M. Motelay présente à la Société les plantes qu'il a recueillies dans l'île de Ré et il en donne la liste. Le 17 juin, M. Nogaey offre à ses collègues des graines qui lui ont été en- voyées de Cochinchine comme provenant de la vigne du Soudan. » M. Balguerie, président de la Commission chargée de rechercher les ques- tions à soumettre au Congrès des Sociétés savantes en 1886, donne lecture de quelques problèmes botaniques que M. Clavaud propose de soumettre à ce Congrès. » Le le"" juillet, M. Clavaud offre pour les Actes de la Société la description qu'il vient de faire de VEleocharis amphibia. plante trouvée par M. Durieu de Maisonneuve et que ce savant avait fait figurer sans la décrire. » Le Secrétaire général lit le compte-rendu de la 67c fête Linnéenne, célébrée à Arcachon, le 28 juin, dont les résultats n'ont rien présenté de saillant aux points de vue botanique et zoologique. » Dans la séance solennelle de cette fête, M. Motelav a fait une intéressante XVII communication sur le mode de fécondation du straliotes aloîdes, plante nou- velle pour la région, qu'il avait signalée l'an dernier dans la Charente-Infé- rieure. » Le 15 juillet, M. Noguey soumet à l'examen de ses collègues un curieux échantillon d'antrachnose sur une tige de vigne venant de Macau. » M. Bial de Bellerade signale dans le Sud-Ouest la variété cruciatus (Dahl.), du Cryptocephalus Morrsei (Linné), et la variété verte du Cassida villata (Fabri- cius), dont il indique les. caractères distinctifs; puis il donne la liste des Cas- sidse de la Gironde. » Le 5 août, M. Benoist indique la série des couches de terrain rencontrées dans le forage du puits artésien entrepris au Parc-Bordelais, et qui, à cette époque, était arrivé à 38 mètres de profondeur. On avait alors traversé les gra- viers superficiels, le calcaire à astéries, les marnes à Turbo Parkinsoni, et on se trouvait dans les calcaires argileux à milliolites. ■ » M. Bial de Bellerade signale la présence aux environs de Bordeaux de VOreina cacalise variété tussilagmis, insecte des Pyrénées et des Alpes. » M. Durègne annonce la capture à Arcachon d'un Biphyllidia, nudibranche très rare dans ces parages. » Dans la séance du 4 novembre, M. Deloynes annonce qu'il a été assez heu- reux pour trouver des échantillons en bon état de fructification de Southhya tophacea, aux environs de Citon-Cenac. » 11 lit ensuite une communication sur l'apauvrissement en sucre des moûts provenant de vignes atteintes du mildew, et il en tire des conclusions venant confirmer l'opinion soutenue par M. Clavaud sur la circulation de la sève. » Enfin, M. Clavaud expose les résultats intéressants d'un semis de Prunus cerasus entrepris par M. Carrière, et fait ressortir toute l'importance qu'ils pourront avoir sur la notion de l'espèce. » Le 18 novembre, M. Lataste entretient la Société de l'exploration scienti- fique qui lui avait été confiée dans le HaTit-Niger et qui a été si malheureuse- ment arrêtée par une terrible maladie de l'explorateur : » M. Latas-te croyait avoir retrouvé aux environs de Médine l'intéressant rongeur Massouiiera M'zabi qu'il avait signalé pour la première fois dans lo Sahara algérien. Mais une lettre qu'il adressait à notre président dans les pre- miers jours de janvier nous annonçait que la détermination nécessairement incomplète faite sur les lieux de capture n'avait pas été confirmée par mie étude ultérieure, et que le rongeur de Médine était une espèce nouvelle à laquelle il donne le nom de Massoutiera Vae. » M. Deloynes donne lecture d'un travail sur les Sphaignes de notre région, travail qui, vu sou importance, sera publié dans te corps des Actes. Procès-Verbaux 1886. (5 juillet 1886.) ii XVIII » Dans la séance du 2 déceinbio, M. Benoist lit un travail de M. E. Jardin : Bur une tôte d'urus trouvée dans la Charente. » Le 16 décembre, M. Benoist lit le compte-rendu géologique de l'excursion trimestrielle faite le 9 août à Vertheuil (Médoc), où les excursionnistes ont pu étudier la succession suivante des terrains, de bas en haut. » Les calcaires et marnes à Anomyes et à O'tlrea Bersonensis; » Les argiles vertes de la molasse du Fronsadais ; » Le calcaire lacustre à BiUnjnies (calcaire de Castillon) ; » Enfin le calcaire marin à Ampullina Crassatina ou calcaire à astéries. » A la suite de cette revue bien rapide de vos travaux, il me reste à vous parler de notre situation financière : » Dans la séance du 20 courant, M. le rapporteur de la Commission des finances vous exposait article par article les résultats de l'exercice 1885; il me suffira donc de vous en rappeler les chiffres qui sont satisfaisants, puisque nos recettes, 4,723 fr. 70 c, ont dépassé de 76 fr. nos dépenses qui s'élevaient à 4,647 fr. 70 c. Mais n'oublions pas que cet heureux résultat est entièrement dû à la munificence de l'Ktat dont la subvention nous a empêché de nous trouver en déficit. » Maintenant, Messieurs, j'ai satisfait aux prescriptions de l'article 19 de nos statuts en vous exposant le résumé de vos travaux et la situation financière de notre Société; mais je serais incomplet si je ne donnais un souvenir aux chan- gements que l'année écoulée a apportés dans nos rangs. » La Société a eu le plaisir d'admettre : » Comme membres titulaires : MM. Durègne, Durand et Lagatu; » Comme membres correspondants : MM. Conil et Régelsperger ; » Et enfin de conférer le titre de membre honoraire à MM. Linder, au géné- ral de Nansouty et au savant professeur, M. Pasteur, dont les travaux font si grand honneur à la science française. » C'est aussi avec une vive satisfaction qu'elle a vu deux de ses membres, MM. Fischer et Motel ay, honorés d'une récompense au concours de 1884 de l'Académie des sciences, et un de ses membres honoraires, M. Hébert, rece- voir la haute distinction de grand'croix de la Légion d'honneur. » Mais après ces agréables souvenirs, il me faut en invoquer un bien ti'iste, la mort de l'illustre naturaliste H. ]\Iilne-Edwards. » L'année dernière, nous perdions le grand chimiste Dumas. Cette année le nouveau deuil de la Société lui est plus sensible encore, car si la science pouvait mettre en parallèle ces deux hommes, nos sympathies allaient plus naturelle- ment à l'éminont naturaliste dont les travaux avaient directement rapport à XIX l'objet de nos études et dont la bienveillance fut toujours acquise à la prospé- rité de notre Société. . » Henri Milne-Edwards ne fut pas seulement un savant de premier ordre, ce fut un des fondateurs de l'école zoologique moderne. . » La zoologie restée purement descriptive jusqti^à la fin du siècle dernier venait, grâce aux travaux du grand Cuvier, d'appuyer sa méthode sur les résul- tats de l'anatomie comparée. H. Milne-Edwards lui fit faire un dernier progrès en joignant aux résultats de l'anatomie ceux non moins importants de la phy- siologie et de l'embryologie. » Son œuvre est immense. Pour aborder l'étude si complexe de la zoologie générale, l'illustre naturaliste comprit dès le début qu'il fallait porter ses inves- tigations sur les animaux inférieurs marins, dont l'organisme, plus simple, se laisse plus facilement analyser, et dont la transparence des téguments permet quelquefois d'observer le jeu de l'organisme vivant. 11 s'épargna ainsi la triste déception du physiologiste allemand MuUer qui déclarait perdues les vingt années de sa vie consacrées à l'étude des animaux supérieurs. » Après avoir étudié les faunes de nos rivages de l'Océan et de la Méditer- ranée, et avoir publié presque chaque année d'importants travaux sur ses décou- vertes, il devina qu'en dehors des rivages si ardemment explorés, il existait dans les profondeurs insondées de l'Océan une population jusqu'alors igno- rée dont l'étude formerait le complément indispensable de ses premiers tra- vaux. x\ussi avec quelle admirable ardeur ne le voyons-nous pas, arrivé au pina- cle des honneurs scientifiques, confier sa vie à un scaphandre imparfait pour descendre à la poursuite de ce nouvel inconnu. C'était un grand dévouement et, disons-le, le signal de ces explorations sous-marines pour lesquelles les nations modernes ont mis à la disposition de leurs savants des moyens de plus en plus perfectionnés. » Après plus de trente années d'études zoologiques variées, M. Edwards coordonna les immenses résultats qu'il avait obtenus, dans son Introduction à la zoologie générale et ses Leçons sur la physiologie et Vanatomie comparées (ouvrages en 14 volumes parus de 1857 à 1881). Ce ne fut pas un des moindres mérites de ce grand naturaliste que d'être resté, dans l'exposition de s&a œuvre, constamment fidèle à cette méthode si sage, qui, rejetant toute con- ception à priori, ne recherche les causes que dans l'observation scrupuleuse- des faits. » Je veux vous rappeler en quelques mots les principaux événements de cette existence si remplie. » Né en 1803, le vingt-septième enfant d'une famille originaire de la Jamaïque, H. Milne-Edwards, fut tout jeune naturalisé Français. XX » En 1823, il se faisait recevoir docteur en médocine, mais il ne pi'atis de la craie d'Angleterre, décrit par » M. R. Owen. Le Leiodon, qui appartient à la famille des Mosasauridèes, est » très rare en Europe ». Graviers quaternaires et foyer préhistorique, aux environs de Ruelle- sur-Touvre (Charente). Dans les travaux entrepris pour agrandir le polygone de la fonderie de canons de Ruelle, on a entamé la butte qui longe le chemin de Vauguelines. La coupe du terrain montre reposant sur les tranchés inclinées du calcaire Kimméridgien des graviers surmontés par place d'une couche de 0^40'' de marne blanche, dans laquelle on a trouvé une dent de cerf. J'ai observé ces graviers dans toutes les excavations pratiquées dans la vallée de la Touvre, entre Ruelle et Magnac. Dans la coupe du polygone ils sont surmontés par une couche de terre noire atteignant par place O^GO", où abondent les coquilles des mollusques terrestres et d'eau douce dont je donnerai la liste plus loin. On observe à la partie inférieure de ce dépôt coquillier une couche de OIXjSO" d'é- paisseur, présentant l'aspect d'un cendrier riche en débris de poteries et éclats de silex, et dans laquelle M. Ramonet a recueilli de très beaux échantillons de pointes de flèches en silex et une hache polie. Le tout est surmonté parla terre végétale. Cette coupe donne lieu aux observations suivantes : La Touvre étant une rivière qui jaillit toute formée, à quelques kilomètres ea aval de Ruelle, n'a jamais roulé de graviers. Il a donc existé antérieurement un grand cours d'eau qui, venant des vallées supérieures, a parcouru celle de la Touvre avec une vitesse capable d'entraîner de gros graviers. Quand ce grand cours d'eau eut perdu de sa rapidité, il déposa les couches marneuses supérieures au gravier, puis il entra dans le lit actuel de la Touvre laissant sur ses bords des marécages recouverts de Lomps en temps par les eaux d'inondations qui venaient y apporter et y ensevelir sous un fin limon les nombreuses coquilles qu'on retrouve aujourd'hui. Ces bords étaient toutefois habitables par l'homme, comme le prouve bien le cendrier sous-jacent au dépôt coquillier. La date de ces dépôts est toute indiquée. Les graviers sont de l'époque diluvienne et le cendrier, avec ses haches polies et ses belles pointes de flèches, est évidemment robenhausien. Les coquilles qui abondent dans le limon contemporain du cendrier sont donc du commen- cement de l'époque moderne. Je les ai soumises à l'examen de nos collègues MM. Benoist et Granger, qui les ont comparées avec les échantillons de leur collection et y ont reconnu les espèces suivantes : Hélix hortensis (Mull.) CC. — lapicida (Lin.) AC . — variahilis (Drap.) . , AC. — Tiispida (Lin.) CC. — carthusianella (Drap.) AC. — rotundata [MuW.) CC. — pulchella {M.\A\.) , CC. — cornea (Drap.) RR. — aculeata (Mull.) ? R. — ? C. Zonites lucidus (Drap.) , , . CC. Pupa minutissima (Harlin). Yertigo muscorum (Moq.) AC. — Yenetzii (Charp.) R. -^- voisin de doliolum (Drap.) AR. Clcmsilia AR. XXXII Carychiwn niinunuin (Miill.) RR. Lyninxa tvuncotuîa (Mull.) C. Limmea CC. Succinea Pfeifferi (Rossm.) CC. — ohlonga (Drap.) , R. — acrambleia (Mabille) RR. Ferusaccia lubrica (Drap.) C. Planorhis rolundalus (Poiret) C. Cxcilianclla aciciila (Bourg) RR. Limax agrestis (Lin.) R. Cydostoma elegans (Drap.) CC. A un kilomètre environ en aval de la fonderie, sur la rive droite de la Touvre et sur le chemin de fer d'Angoulême à Limoges, on exploite au lieu dit le.s Bé- guins une gravièro reposant sur le calcaire kirnméridgien. Les couches de graviers y monti'ent une stratification très tourmentée et sont formées tantôt de gros éléments, tantôt de sable fin. La partie supérieure admet des lits d'argile avec concrétions calcaires blanches. M. Rarnonet, sous-agent administratif à la fonderie de Ruelle, qui a long- temps visité cette gravière, n'a jamais pu y recueillir de silex taillés, mais en revanche il a trouvé d'assez, nombreux ossements d'animaux dont il m'a com- muniqué des échantillons : Ours 1 canine. Bœuf. . . , dents. Cheval dents. Cerf cornes. Rhinocéros? 1 dent. Elephas primigenius 2 dents. On y a trouvé autrefois une grande défense d'éléphant que les ouvriers ont brisée. M. Ramonet a observé, au milieu des couches de gravier, des petits lits de terre noire avec éclats do calcaires paraissant avoir subi l'action du feu. Ce seraient les traces de foyers riverains que le cours d'eau aurait entraînés en rongeant ses riv^s. La présence de l'éléphant et du rhinocéros associés au cheval et au bœuf font de ces graviers une formation quaternaire. J'ai tenu à donner ces indications, tout incomplètes qu'elles sont, afin qu'elles puissent servir de guide aux géologues qui voudraient étudier les formations quaternaires de la vallée de la Touvre. *^ XXXIIt M. BalGUKRIE demande à M. Fallot s'il partage l'opinion de M. Dieulafait sur l'origine sédimentaire des ophites des Pyrénées. M. Fallût croit que les roches appelées ophites des Pyrénées sont de nature et d'âges différents, mais toutes d'origine éruptive. Séance du 17 mars 1886. Présidence de M. BALGUERIE, Président. MOUVEMENT DU PERSONNEL. La Société, à la suite du rapport favorable fait par M. Motelay sur les ouvrages envoyés par le candidat à l'appui de sa demande, confère le titre de membre correspondant à M. Carl Hansen, professeur à l'académie royale supérieure d'agriculture de Copenhague. COMMUNICATIONS. M. DuRÈGrNE offre à la Société le compte-rendu administratif pour l'an- née 1885 des travaux de la Société scientifique d'Arcachon. 11 expose les dé- veloppements qu'a pris cette Société dans ces dernières années, et les services qu'elle rend actuellement à la science. Séance du 7 avril 1886. Présidence de M. BALGUERIE, Président. MOUVEMENT DU PERSONNEL. M. Le Président annonce la mort de M. BrandenburG. membre titulaire, ancien maire de Bordeaux. Procès- Verbaux 1886. (lOaoûtisse.) m XXXIV A la suite ilii rapport favorable du M. BUOWN sur le travail envoyé par le candidat à l'appui do sa demande (Essai sur les oiseaux de la Brenne), la So- ciété confère le titre do membre correspondant à M. MARTIN, avocat au Blanc (Indre). COMMUNICATIONS. Comptes-rendus de l'excursion trimestrielle faite à Villagrains le 14 mars 1886. M. Fallot lit le compte-rendu géologique : Cette excursion avait réuni MM. Balguerie, Benoist, Brown, Croizier, Deloynes, Durègne, Degrange-Touzin, Fallot et Lagatu, auxquels était venu se joindre M. Marsoo, docteur-médecin à Salies-de-Béarn, invité par M. Bal- guerie. Arrivés à la station de Villagrains à neuf heures et demie, les excursionnistes se sont rendus tout d'abord au moulin de Péyot, où nous avons pu reconnaître l'existence, au-dessous du sable des Landes, d"un affleurement de calcaire jaune compacte, usé, corrodé, contenant quelques silex. Ce calcaire apparaît à côté du moulin sur les bords du ruisseau, mais il ne nous a donné aucun fossile permettant d'en fixer l'âge. Néanmoins la nature minéralogique de cette roche la fait rapporter sans aucun doute au terrain crétacé supérieur. En remontant le ruisseau du Gua-Mort, jusqu'à la route de Haut-Villagrains à Saucats, nous avons reconnu plusieurs fois, sous les sables, les affleurements de cette Craie. De là nous avons gagné la route d'Hosteins et nous sommes" bientôt arrivés (au bout d'un kilomètre environ) à une ancienne carrière, située un peu à gau- che de la route; elle est aujourd'hui complètement abandonnée et il est assez difficile d'en étudier les couches. Cependant nous avons pu observer que, dans cette carrière, le terrain crétacé est constitué par des couches de calcaire plus ou moins jaunâtre, en dalles minces, à texture rarement crayeuse. De temps en temps on rencontre des nodules pyi'iteux ou ferrugineux qui tranchent sui- la teinte jaunâtre de la roche. On trouve égalen^ent dans ces couches de grosses concrétions arrondies, de la grosseur du poing, que j'ai immédiatement rap- portées à de la silice pulvérulente agglomérée. L'analyse chimique m'a démontré la justesse de cette idée; ces concrétions d'apparence crayeuse ne font pas effervescence avec l'acide chlorhydrique. De plus, dans un nodule de ce genre que j'ai cassé depuis, j'ai trouvé à l'intérieur un fragment de silex pyromaque XXXV qui tranche la question d'une façon décisive. Néanmoins nous n'avons pas trouvé là de véritables rognons de silex. Les débris organiques sont très rares dans cette assise. Malgré toutes nos recherches, nour, n'avons pu recueillir que quelques espèces mal conservées appartenant aux genres Serpula, Natica, Rostellaria et quelques bivalves, des Janira notamment et une petite huître indéterminable. Ces fossiles, générale- ment de petite taille, se trouvent surtout dans les concrétions siliceuses susmen- tionnées. Après déjeuner, la Société est redescendue sur le Gua-Mort, à 200 mètres environ en aval des ruines du moulin de la Nère. Il existe là un point où le ruis- seau coule entre deux berges assez élevées et à pic, où la Craie affleure sur une épaisseur de 60 à 80 centimètres. Elle est constituée par des couches généra- lement très blanches, très crayeuses, dont l'horizontalité est presque parfaite. 11 y a cependant une légère inclinaison vers le Nord-Est, dans le sens du cours du ruisseau. C'est à peu près au niveau de l'eau que se trouve une couche fossilifère qui contient surtout VEchinoconus Raulini, d'Orb. espèce propre à Villagrains et qui n'a pas tardé à être rencontrée par M. Degrange-Touzin. En même temps M. Benoist trouvait un gros Ananchytes un peu déformé, qui semble être ÏAnanch. striatus, Goldfuss. Avec cela nous avons trouvé de rares spongiaires rapportés jusqu'ici au Tragos pisiforme, Goldf., un petit spondyle qui s'assimile au Spondylus linealus Goldf, et enfin des fragments d'Inocé- rames du groupe des Inoceramus Cuvieri et Laniarcki, c'est-à-dire des Ino- cérames à grosses côtes avec fines stries intermédiaires. L'échantillon, même le mieux conservé, est trop incomplet pour permettre une détermination rigou- reuse ; c'est de Vlnoceramus Lamarcki qu'il se rapproche le plus. Toutes les espèces citées seraient bien peu concluantes, si notre confrère M. Durègne n'avait eu la bonne fortune de trouver dans ces couches, et dans celle surtout où se rencontrent les Echinoconus, un bon exemplaire du Mi- craster coranguinum Ag. Or cette espèce est considérée comme caractéristique de la zone supérieure du Sénonien moyen du bassin de Paris. Elle est infé- rieure à la Craie de Reims et à la Craie de Meudon à Bélemnitelles et Anan- chytes ovata. 11 en résulte que la couche qui affleure au niveau de l'eau, au fond du ruis- seau, appartiendrait à la zone supérieure du Sénonien moyen ou du Santo- nien supérieur, pour employer la classification de Coquand. Quant aux couches de l'ancienne carrière, elles sont évidemment à une alti- tude supérieure à celle des couches traversées par le ruisseau à 200 mètres en aval de la Nère. Sont-elles à un niveau géologique supérieur? C'est ce qu'il est XXXVI impossible de dire actuellement, puisqu'elles ne nous ont foui'ni aucun fossile caractéristirpio. Il en est de même de la couche jaune compacte du moulin de Pcyot qui semble finir la série. Néanmoins, quelques fossiles qui se trouvent dans les collections comme venant de Villagrains, notamment VEcliinoconus giyas, nous porteraient à croire à l'existence d'assises plus élevées (fampanion ou Danien) dans cette région, et on pourrait se demander si les couches de la cai'riére et du moulin de Peyot ne devraient pas s'y ranger. Des recherches ultérieures sont absolument indispensables pour fixer ce point. Quoi qu'il en soit, l'excursion de la Société Linnéenne a eu un résultat impor- tant, c'est la détermination de l'âge des couches qui affleurent un peu en aval du moulin de la Nère. Dans une nouvelle exploration que j'ai faite aveC MM. Benoist et Durègne, nous avons contrôlé tout ce que nous avions vu en ce point, et ces découvertes ne font que confirmer notre opinion. Nous possé- dons actuellement une dizaine d'échantillons à'Echinoconus Raulini; nous avons également retrouvé des Micrasters et avec eux VAnanchytes slriata Goldf., des débris d'Inocérames (/. Cuvieri? Sow.) et enfin VOffasler pilula. Nous espérons pouvoir bientôt éclaircir la question des couches supérieures et apporter à la Société un petit travail complet sur la Craie de Villagrains, citée par presque tous les auteurs, notamment tout d'abord par Desmoulins, puis par M. Raulin, par d'Archiac, par Delbos, etc. Il est très probable que ce petit affleurement figuré par M. Linder sur la feuille (no 191) (1) de la carte géologique de France, formait à l'époque ter- tiaire un petit îlot qui relie actuellement la Craie des Charentes à celle des Landes, comme le pensait notamment Delbos. M. Brown lit le coïnpte-rendu entomologique : Il dit qu'à cette même excursion trimestrielle il a observé un lépidoptère qu'il n'avait pour ainsi dire pas encore rencontré, puisqu'il n'en possédait qu'un unique échantillon provenant de la lande de Peseu ; c'est une Tordause : Teras mixtana Hûbn. qui est on ne peut plus commune dans la lande aux environs du Haut-Villagrains, parmi les bruyères (Calluna vulgaris, Erica cinerea, etc.) sur lesquelles vit sa chenille qui a été découverte par M. Lafaury, aux environs de Dax où l'espèce abonde également. (i) A ce propos je dois faire remarquer que la notation C' employée par M. Linder pour la Craie de Villagrains, ue concorde pas du to it avec les fossiles qu'il cite : 0. vesicularix, Anaiich. ovala, Orbitoidca média, qui indiqueraient le Sénonien supérieur ou le Danien [Cunipanien ou Dordo- nien Coquand), c'est-à-dire au moins C* — No'js n'avons du reste trouve avicun de ces fossiles. XXXVIl Il a pris égalemeut un sujet de la vulgaire Géomètre Pachycnemia hippo- castanaria Hûbn. qui n'offre d'intérêt que par la précocité de son éclosion. Cette Géomètre, on le sait, est on ne peut plus mal nommée, puisque sa che- nille vit, non point sur le marronnier d'Inde, mais comme celle de l'espèce pré- cédente, sur les bruyères. M. Deloynes lit le compte-rendu botanique : La première excursion trimestrielle faite à Villagrains nous a permis d'ex- plorer la vallée du Gua-Mort que nous avons suivie depuis le moulin de Peyot jusque dans le voisinage des lagunes de'Seinian. Malheureusement la tempéra- ture avait été assez rigoureuse depuis la dernière quinzaine du mois de février et la végétation, que quelques jours de chaleur et de légères pluies ne devaient pas tarder à développer, était alors fort en retard; aussi n'aurions-nous à citer aucune phanérogame si les géologues n'avaient découvert près du Haut-Villa- grains le Cactus opuntia naturalisé sur une étendue assez considérable. Nous nous bornerons pour le surplus^à donner la liste des Muscinées que nous avons récoltées ou observées. Dicranum spuriuni Hedw. — Fr. — Landes. Fissidens bryoides Hedw. — Fr. — Bords du Gua-Mort, — adiantoides Hedw. — Fr. — Sur des souches au borfl du Gua-Mort près du moulin de Peyot. Ceratodon purpweus Brid. — Fr. — Villagrains. Funaria hygrometrica Hedw. — Fr. — Dans les marais. — Forme très allon- gée. Bryum pendulum Schpr. — Fr. — Sur les talus humides. — atro-purpureum Br. et Schpr. — Fr. — capillare L. — Fr. — Sur les souches d'arbres. Mnium liornum L. — Stér. — punctatum L. — Stér. Aulacomnium andregynum Schwœgr. — Stér. — Mais avec des speudopodas. Bartramia pomiformis Hedw. — - Fr. Polytrichum juniperinum Hedw. -- Fr. — Landes. Brachythecium velutinum Br. et Schpr. — Fr. — Sur la terre. Amblystegium serpens Schpr. — Fr. — Sur une souche de chêne. Hypnum cupressiforme, ^ elatum Schpr. — Fr. — Landes. — f] ericetorum Schpr. — Stér. — Landes. Sphagnum acutifolium Ehrh. — subsecundum Nées et Hornsch. • ' XXXVllI Junr/erniannin albicans L. — Fi'. — Talus humides. Lophocolea bidenlala Nces. — Fr. Calypogeia Trichomanis Corda. — Stér. FruUania Tamarisci Dmrt. — Stér. Pellia epiphylla Coi'da. — Fr. — Bords du Gua-Mort. Nous avons trouvé on assi-z grande quantité, dans les endroits humides, des pieds de Leucobryum glancnm portant des filaments feutrés sur les feuilles de l'extrémité de certains rameaux. Par leur forme et par leur enchevêtrement, ces filaments ressemblent à première vue à* une algue. Ces filaments confervoïdes adhèrent parfaitement à la plante, comme nous l'écrit notice excellent ami M. E. Roze. Bruch et Schimper les ont soigneusement représentés dans leur Bryologia europœa (tab. 98, fig. 29, 30, 31) et voici comment ils décrivent cette formation dans leur ouvrage : « Une formation radiculaire analogue, mais » beaucoup plus considérable, se remarque encore sur les feuilles involucrales » des fleurs femelles. Là, les radicelles sortent aussi bien du sommet que du » dos des feuilles pour constituer, en se ramifiant et en se transformant en pro- » embryons, ce feutre blanc qui eritrelace si souvent les périchèses et empêche » les archégones de se développer ; l'avortement du fruit déterminé par cette sin- » gulière production se trouve cependant en quelque sorte compensé par le » développement de nombreuses plantes qui naissent dans ce feutre et qui, » mises en contact avec la terre, sont susceptibles de donner naissance à de » nouvelles plantes, ou de produire du moins des fleurs mâles. >> Schimper dit de même dans son Synopsis muscorum europaeorum {\^' édit. , p. 102.) « E foliis apicalibus houd raro filamenta pallidn prothallina egrediimtur » quse tomentum efficiunt in quo proies junior pro )uore mascula, ut in Di- » cranis niojoribus, nidulatur. » Telle est la seule explication qui, à notre connaissance, ait été fournie de ce phénomène de végétation. Capture dans le golfe de Gascogne de l'Eledone octopida, et du Pleurophyllidia lineata. M. DuRÈGNE signale la capture au large d'Arcachon, par des fonds de 30 à 40 brasses, d'un céphalopode nouveau pour les côtes océaniques de France, YEledone octopodia, Pennant = Eledone Pennanli, Forbes. Cet animal est conservé vivant dans un des bacs de l'aquarium d'Arcachon. Lors des mêmes dragages et par les mêmes profondeurs, on a rapporté le Pleurophyllidia lineata, Otto, dont un exemplaire avait déjà été recueilli à l'intérieur du bassin. Présence du Vison dans la Gironde, signalée par M. Lataste. M. LataSTE présente une peau de Vison {Putorius lutreola h.) qu'il tient de notre collègue, M. Gaston Lalanne, et qui provient d'un sujet tué par M.Varnet, pharmacien, dans les marais des environs de Soulac. Cette espèce devra donc à l'avenir être inscrite dans la faune mammalogique de notre dépar- tement, comme M. Lataste l'avait prévu avant d'en pouvoir fournir la preuve (1). M. Lataste croit même pouvoir affirmer que l'espèce n'est pas très rare dans le département de la Gironde. « L'année dernière, dit-il, M. Lépine, naturaliste à Bordeaux, m'avait envoyé le crâne d'un sujet qu'il avait eu entre les mains et qui provenait du Médoc; seulement, le lieu précis de sa capture n'ayant pu m'être indiqué, j'avais cru devoir m'abstenir, jusqu'à nouvel ordre, d'en tirer profit pour notre faune. Plus récemment, M. Gaston Lalanne trouvait, dans les marais de Vensac, un Mustélidé en putréfaction qu'il recueillait précieusement et qu'il prenait la peine de m'expédier : ce sujet, dont j'ai pu conserverie crâne (2), appartenait encore à l'espèce Putorius lutreola L. (3). Enfin, dans le Bas-Médoc, notamment aux environs de Talais, le nom patois du Vison, lou Yisoun ou lou Bisoun, est très connu des paysans : la plupart, il est vrai, n'ayant sans doute jamais vu de Vison, appliquent cette désignation au Putois, qui, vraisemblablement depuis que les travaux agricoles ont restreint la surface des marais, est devenu de beaucoup la plus commune des deux espèces; mais beaucoup de chasseurs ont vu l'une et l'autre et ne les confondent pas. D'ailleurs le Bas-Médoc n'est pas la seule partie de notre département habitée par le Vison, Il y a deux ou trois ans, dans la commune d'Arbis (canton de Cadillac), tout près du château de Benauge, un propriétaire et chasseur de mes amis, M. Michelot, a tué un petit animal qu'il n'avait jamais vu encore ; et sur le gravier de Barsac (canton de Podensac), mon ami M. A. Barreyre, conseiller (1) Catalogue provisoire des mammifères non marins du département de la Gironde, in Actes Soc. Linn. Bordeaux, 1884, p. 34, sp 22, II. (a) Ce crâne, malheureusement et de même que le précédent, avait été brisé, et ces deux pièce=, quoique parfaitement suffisantes pour la détermination de l'espèce qui les a fournies, sont un peu incomplètes pour l'étude. (3) Aux yeux du chasseur qui ravnit tué et qui avait indiqué à M. Gaston Lalanne le lieu où il l'avait jeté, ce Mustélidé était une Martre. Vne semolahle confusion, qui paraît assez fréquente chez les chasseurs de Vensac, explique le renseignement que M. Gaston Lalanne m'avait fourni .sur l'exi>-- tence de la Mnrtre dans cette localité (Journal Whist, nat. de Bordeaux et du Sud-Ouest, 31 mars 1886, p. 40) et démontre en même temps ."on inexactitude; car des chasseurs qui rencontreraient les deux espèces les distingueraient aisément l'une de l'autre. XL général, a vu, siispcnrhi à l'extrémité d'un bâton et commençant à se putié- ficr, le cadavre d'une, bote qui lui était également inconnue. Les deux sujets, malheureusement, n'ont pas été conservés; mais, dans les descriptions qui m'en avaient été faites, j'avais cru reconiiaitre le Vison; et quand j'ai pu montrer à M. Michelot et à M. Karreyre la peau de Vison qui est aujourd'hui sous vos yeux, l'un et l'autre n'ont pas hésité à voir en elle la môme espèce qui les avait tant intrigués. Le Vison est extérieurement trop bien caractérisa, et M. Michelot et M. Barreyre, l'un et l'autre chasseurs émérites, sont trop familiarisés avec les bêles puantes de notre département, pour que je conserve le moindre doute sur l'exactitude de cette détermination. Comme le Castor, qui vit encore de nos jours vers l'embouchure du Rhône, le Vison, de l'Amérique septentrionale et à travers le nord de l'Asie et l'Europe, s'étend jusque vers le midi de la France. Du moins, dans une étude anté- rieure (1), je suis arrivé à cette conclusion que, contrairement aux indications de certains auteurs, de Gray notamment (2), les Visons de France ne différaient pas spécifiquement de ceux d'Amérique. Mes matériaux, il est vrai (un seul crâne de Vison de France et un seul de Vison d'Amérique), étaient trop insuffi- sants pour qu'il me soit permis de regarder cette conclusion comme définitive; mais bientôt, j'espère, grâce à mes amis girondins et à mes correspondants d'Amérique, je pourrai, sur de plus nombreux sujets, reprendre et approfondir cette étude. D'ailleurs, dans sa vaste extension géographique, le Vison, comme le Castor et sans doute pour les deux mêmes causes* occupe une aire excessivement dis- continue. La première de ces causes est naturelle et tient aux mœurs aquatiques des deux espèces qui ne peuvent habiter, l'une que les terrains marécageux ou entrecoupés de fossés, l'autre que les lacs ou les fleuves. La deuxième cause, quoique artificielle, est plus efficace encore; elle consiste dans la destruction, accomplie par l'homme, sur d'immenses territoires, d'animaux nuisibles de leur vivant et précieux par leurs dépouilles. En France, la présence du Vison n'avait encore été signalée que dans l'Ouest (Poitou et Maine-et-Loire). Observations sur la Boarmia cinctaria, l'Incurvaria mespilella et la Nepticula cistivora, par M. Brown. M. Brown, revenant sur des communications par lui faites antérieurement, dit qu'il a à ajouter une espèce à la petite liste qu'il a remise des Lépidoptères (1) Sur le Vison de France, in Le XaCuraliste, l'r janvier 1885, p. 3. (2) Proceed. zool. Soc. London, 1865, p. 115. observés pendant l'excursion de la dernière fête linnéenne, à Arcachon, le 28 juin dernier; c'est une Géomètre : Boarmia Cinctaria S. et D., dont il lui est éclos une Ç d'une chenille trouvée au Piquey sur le genêt à balais. Cette chenille, contrairement aux indications de tous les auteurs, était verte et non grise, et loin de donner son papillon en juillet ou août, est restée près de neuf mois en chrysalide. Au reste, l'espèce a déjà été signalée par Trimoulet et se trouve dans nos environs à Pessac, Mérignac, etc. ; mais elle est rare partout. Au sujet de la Tinea nouvelle qu'il a présentée dans la séance du 20 mai 1885 et qu'il a appelée : Incurvaria niespilella, il dit que de l'observation de deux fourreaux qu'il a trouvés récemment, comme les précédents, dans son jardin de Caudéran, il semble résulter que la chenille de cette espèce doit, dans certains cas tout au moins, attaquer le liber et peut-être même l'aubier de l'arbre qui la nourrit, car les deux fourreaux en question étaient placés dans le creux formé par des branches antérieurement coupées et en enlevant le tout avec un canif, il s'est trouvé que la partie ligneuse contiguë au fourreau était perforée d'un trou circulaire garni des mêmes excréments dont est revêtu en entier le fourreau. Ces excréments, au reste, semblent justifier cette hypothèse; ils rap- pellent par leur couleur et leur consistance ceux des Cossus et des Zeuzera. De plus, l'insecte ne vit pas exclusivement sur le néflier; car deux fourreaux ont été trouvés sur un cognassier situé à une certaine distance de cet arbre. Enfin le même membre informe la Société qu'étant retourné à Arcachon recueillir des chenilles de la Nepticula qu'il a observée l'an dernier sur le ciste à feuilles de ;!auge, il a rapporté une vingtaine de ces chenilles; malheureuse- ment elles sont toutes mortes, sans former un seul cocon, mais l'examen de la chenille qui répond parfaitement à la figure et à la description qu'en donnent MM. de PeyerimhofF et Millière semble confirmer la supposition que cette espèce est bien Nepticula cistivora. Séance du 21 avril 1886. Présidence de M. BALGUERIE, Président. MOUVEMENT DU PERSONNEL. Sur la présentation de MM. Croizier et Degrange-Touzin, et après avis favo- rable du Conseil, est nommé membre titulaire, M. AuGEKEAU, pharmacien, rue de la Chartreuse, 52. COMMUNICATIONS. M. P. Fischer pai-le de la magnifique collection do Siréniens réunie au musée d'histoire naturelle de Bordeaux par M. Souverbie. Les crânes et les squelettes nombreux de Du^'"ongs et des trois espèces de Lamentins actuels, permettent non seulement de connaître beaucoup mieux l'anatomic de ces curieux animaux, mais aussi de rectifier un certain nombre d'erreurs longtemps accréditées. Un spécimen de Dugong actuellement en macération montre la position exacte des os du bassin par rapport à la colonne vertébrale. Dès que la préparation sera terminée, on pourra examiner la structure de ces pièces sur lesquelles on a publié des figures inexactes, et que l'on n'a même longtemps connues que d'après un genre de Sirénien fossile {Halitherium) bien répandu d'ailleurs dans les terrains tertiaires de la Gironde. M. Souverbie rendrait un grand service à la science en publiant les beaux matériaux qu'il a accumulés depuis plusieurs années. M. Fischer émet le vœu qu'on donne dans les Actes de la Société Linnéenne les figures des sépions des trois espèces de Sepia du bassin d'Arcachon étu- diées par notre regretté collègue A. Lafont; savoir : Sepia officinalis, S. Fil- liouxi et »S. Fischeri. Ces trois espèces, confondues par la plupart des auteurs sous le nom banal de -S', officinalis, sont tellement distinctes qu'il suffira de les figurer au trait pour rendre très facile la détermination de leurs sépions. Des exemplaires typiques des Seiches d'Arcachon existent au Musée de Boi-deaux ainsi qu'au Musée d'Arcachon. ?]n outre pour chacune de ces espèces, A. La- font avait distingué les individus mâles et femelles, et les différences sexuelles se traduisent sur les sépions par une forme plus ou moins étroite, une concavité plus ou moins prononcée de la face ventrale et un élargissement plus ou moins notable du limbe. M. Fischer en réponse à un membre de la Société qui demandait s'il était question de nouvelles explorations bathymétriques, montre tout l'intérêt que présenterait une étude de la faune abyssale de la mer Rouge; c'est une mer dite fermée comme la Méditerranée, et dont la température devient constante à une assez faible profondeur pour se maintenir dans les ménies conditions jus- qu'au fond. 11 serait utile de vérifier si les animaux des grands fonds ressem- blent à ceux du littoral. Dans l'Atlantique, au contraire, la température décroit depuis la surface jusqu'au fond par suite de la circulation d'eau froide dans le fond. Il en résulte que sous les tropiques M. Fischer a constaté la sui)orposi- XLHI iion de deux faunes tout à fait différentes, et dont la plus profonde ou faune abyssale montre des affinités avec la faune arctique ou boréale de Laponie ou d'Islande. M. Fischer enfin pense qu'une espèce de Bivalve du littoral du sud-ouest de la France ; Lithodomus caudigerus perfore les roches au moyen de parti- cules siliceuses de ses téguments. Les appendices croisés de l'extrémité posté- rieure de la coquille paraissent fournis par les détritus des roches perforées et sont appliqués sur l'épiderme de la coquille. Séance du 5 mai 1886. Présidence de M. BÂLGUERIE, Président. MOUVEMENT DU PERSONNEL. M. Deloynes annonce la mort de M. le pasteur DuBY de Genève, membre honoraire. M. CazemAJOUE, membre titulaire, envoie sa démission qui est acceptée. ADMINISTRATION. Sur la proposition de MM. Benoist et DeloyneS, et après avis favorable du Conseil, la Société vote une somme de 50 francs pour l'Institut Pasteur. COMMUNICATIONS. M. Deloynes fait la communication suivante : Le Tetraphis pellacida Heiw. dans la Gironde. Vous connaissez de longue date les richesses botaniques de Bazas et de ses environs. Pour ne parler ici que des plantes intéressantes récoltées ou décou- vertes dans les excursions de la Société, nous citerons : Parmi les pharénogames V Arnica montana, récolté dans la lande de Branot sur les indications précises de notre ancien collègue M. Cazemajour; VOxalis XLIV acetoseîln récolta ;i nijoux sui- lus rensoignornonts do n"tre collègue M. l'abbé Létii; le Lysiniachia nemonim découvert dans la même localité lois de l'ex- cursion trimestrielle du 3 juin 1883; Et parmi les Muscinôes, le Mnktm punctalum récolté à Hijoux le mémo jour; le Diphi/scium foliosum découvert au Nizan, lors de l'excursion trimestrielle du 18 mai 1884 ; le Bnjum roseum et le Jum/ennannia selacea découverts aux environs de Balizac lors de l'excursion trimestrielle du 26 avril 1885. Il importe donc d'appeler l'attention sur des localités aussi riches ; il serait <à désirer que des explorations suivies nous fassent connaître la flore de cet arron- dissement. Dans une excursion que nous avons faite au Nizan le 21 mars dernier, il nous a été donné de récolter une mousse qui n'avait pas encore été signalée dans la Gironde, le Telraphis peîlucida Hedw. D'après Schimper (Synopsis imiscorum. europaeoriim, Iro édit., Introduction p. Lix), elle est également commune dans la région des champs et dans la ré- gion des montagnes. Par région des champs, Schimper entend celle dans laquelle on cultive les céréales et les arbres fruitiers. L'altitude de cette région varie suivant la latitude; et, dans notre zone tempérée, elle ne dépasse pas 1500 pieds parisiens ou 487 mètres environ. La l'égion des montagnes commence là où cesse la culture et s'étend jusqu'aux limites supérieures du Hêtre, de 1500 à 3,500 pieds parisiens ou de 487 à 1137 mètres. M. T. Husnot indiqu? le Telraphis peîlucida comme assez commun dans le nord-ouest de la France {Flore analytique et descriptive des mousses du Nord-Ouest, l^e édition, p. 111). D'après M. l'abbé Boulay (Muscinées de France, Généralités, p. xciv et xcvui), elle appartient à la zone inférieure et à la zone moyenne de la région silvatique, bien qu'elle soit plus commune et fructifie mieux dans celte dernière. Plus loin (p. 208) M. l'abljé Boulay dit en parlant de cette mousse : « Manque dans la région méditerranéenne; ne se montre aux abords de cette » région que dans la zone silvatique moyenne; manque dans les plaines du » Sud-Ouest; dissémine dans la zone silvatique inférieure au nord de Lyon » et dès la Haute-Vienne à l'Ouest; C. dans les zones silvatique moyenne et » subalpine de toutes les montagnes, » Conformément à ces indications, le Telraphis peîlucida rC Qui ?,\gnsi\é par MM. Jeanbernat et Renauld, dans leur Guide du Bryologue dans la chaîne des Pyrénées et du sud-ouest de la France (Revue de botanique, t. II et III) ni dans les vallées d'alluvion, ni dans les landes, mais seulement sur les plateaux diluviens et sur les collines pyrénéennes : dans la forêt de la Réouse, de la crête du Monné au Plâ de Beyrède, 1424™ (t. III, p. 326); près d'Arrens, entre la XLV passerelle appelée Pont d'Asté et le lac de Soyen, 1,400 à 1,450™ (t. m, p. 311) ; dans la forêt de sapins que traverse la route qui conduit au col d'As- pin, l,400n> environ (t. III, p. 325); au-dessus de la cascade d'Arros, à l'en- trée de la vallée de Lutour,l,300 à 1,350™ (t. III, p. 316); et enfin, à une altitude bien inférieure, près Bagnères, dans les bois de Montgaillard, 500"» environ (t. III, p. 17) et aux environs de Tarbes, dans les bois de Juillan et près de Bordères, au-dessus du bois du Commandeur, 350 à 400™ (t. II, p. 303). Dans la Gironde nous ne saurions atteindre de somblables altitudes. Il est dès lors naturel que cette mousse, qui se rencontre principalement dans la région silvatique moyenne, soit rare dans notre département. Nous l'avons récoltée sur des troncs pourris de châtaigniers aux environs du Nizan, par conséquent dans la région des champs de Schimper, dans la zone inférieure de la région silvatique de M. l'abbé Boulay ; nous serions même assez porté à penser que notre localité appartient à ce qu'on peut appeller les plaines du Sud-Oue^t. Le Nizan est en effet à une altitude de 94 mètres au-dessus du niveau de la mer ; les bois dans lesquels nous avons recueilli le Tetraphis pellu- cida sont situés près do la route qui conduit du Nizan au château de Roque- taillade ; du Nizan la route s'abaisse vers la vallée; l'altitude de nos bois est donc inférieure à celle du village et nous croyons pouvoir la fixer de 75 à 80 m. au-dessus du niveau de la mer. A cette faible altitude et sous une latitude d'environ 44030', notre mousse était parfaitement fructifiée. Les échantillons que nous avons récoltés poirtaient à l'extrénrfité de tiges garnies de feuilles bien apparentes des capsules en voie de développement avec leur coiffe mitriforme, laciniée à la base et quelques capsules de l'année dernière dépourvues de leur opercule et laissant distincte- ment apercevoir les quatre dents caractéristiques de la tribu à laquelle appar- tient le Tetraphis. Le fait de la présence du Tetraphis pellucida dans notre département nous a paru présenter quelque intérêt non seulement au point de vue local mais sur- tout au point de vue de la géographie botanique. C'est pourquoi nous avons cru devoir vous le signaler. M. BenOISt lit la communication suivante : Observations géologiques aux environs de Mont-de-Marsan. Le falun coquiller dit de Saint-Avit, étudié par notre ancien collègue le Dî" Perris, de Mont-dc-Marsan, s'observe surtout sur la rive droite du Midou, depuis le pont de Saint-Avit jusqu'aux environs de Roquefort. XI.Vl Ce df'^pot fort l'pui.s parait recouvert dans la direction do Mont-dt;-Mar.san par des argilos non fossililOres se rapprochant de cellos de l'Armagnac et assimi- lées comme identiques, [)ar MM. Raulin et Jac(jiiot dans leur étude sur le dépar- tement des landes. Ces argiles sont elles-mêmes recouvertes par la formation molassifpje à Cardita Jouaneli qui forme les coteaux qui dominent la ville do Mont-de- Marsan et sur lesquels se trouve bàtio la gare. Du pont de Saint-Avit, si l'on remonte la rive droite du Midou, on peut faci- lement relever la succession suivante dans les falaises qui bordent ce cours d'eau. De haut en bas on a, sous le sable des Landes, à la fontaine du Basta : lo Sable fauve rempli de Corbula Aquilanica, en grande partie valves; 2° Molasse sableuse en petites plaquettes avec sable libre intercalé ; 3° Sable très riche en fossiles : 0. undala, Melanopsis ; 4° Molasse calcaire très dure avec Corbula Tournoueri. Au bord du Midou, on retrouve au sommet de la falaise : 5° Molasse à Corbula Tournoueri, passant à une argile bleue avec Ostrea digitalina et inférieurement jaune-rougeàtre avec Lucina incrassala, Tellinà Aquitanica ; 6° Grès calcaire gris en plaquettes ; 7° Sable argilo -calcaire avec Meroe Aturi; 8° Molasse en plaquettes semblable au n" 5; 9° Molasse gréseuse très fossilifèi'e, en lits inclinés : Melongena LoUnei, Psammobia Aquitanica, Lucina incrassala et r/lobulosa, etc. Plus loin, au lieu dit Roquebrune, la falaise du Midou offre la coupe suivante, de haut en bas. Sous la terre végétale : Molasse gréseuse en plaquettes avec Corbula Tournoueri (n° 4 de la fon- taine du Basta) passant à un sable argileux jaune avec Oslrea digitalina. 5. Grès en plaquettes (fossiles rares); ■ 6. Sable blanc avec Meroe Aturi, = 0,50=; 7. Molasse en plaquettes semblable au n° 5; 8. Sable calcaire avec Cerithiuiu plicatum, C. margarilaceum, contenant, à divers niveaux, des lits de Cyrena Brongnarti et Mytilus Aquitanicus ; 9. Molasse calcaire bleue ou jaune à gros grains disposée en lits inclinés avec Lucina globulosa, Psammobia Aquitanica, Melongena Lninei, Protoma Basleroli, Trochus Bucklandi. Cette dernière couche qui plonge dans le lit du Midou où se retrouve à un niveau bien supérieur au château de Reault, chez le D^" Gobert, où elle repose sur un calcaire lacustre gris avec Planorhis solidus, Liinnea urceolata. Hélix Perrisi et H. Capgrandi, celui-ci plus développé à Lucbardez, repose sur des molasses à Oslrea riidicula et intermedia que l'on voit très déve- loppées au sud de la ville de Roquefort, et que l'espèce caractéristique que l'on y trouve permet d'assimiler aux couches de Gaas. Au-dessous viennent des calcaires a,\'&c Alveolina, Orhitelites ai Nummulites Ramondi, représentant Téocène, qui reposent, à la carrière de Badeho, sur la craie supérieure si développée au nord de Roquefort. Les espèces suivantes ont été recueillies dans les diverses couches dont il vient d'être parlé : Fossiles de Saint-Avit / Aticria Aturl Bast. ' CavoUnia Aquensis Grat. Action slriatella Grat. Tornatina Lajotikaù-eana Hast. Yolvula acuminata Brug. Scaphander Aquilanicus Ben. Cylichna Tarbelliana Gr. — subir uncatula d'Orb. Bulla sp. ind. Ringicula Pauluccise Mor. Terehra perlusa Bast. — plicaria Bast. — striata Bast. Coniis Aquilanicus May. — Mercali Br. Genotia Basleroli Dea M. Clavatiila Defrancii Bell. Pleuroloma canaliculata Bell. Drillia dislinguenda May. — terebra Bast. — reliculala. Mangiiia Perrisi Ben. — subcrenulala d'Orb. Oliva Dufresnei Bast. Olivancillaria clavula Bast. — plicaria Lmk. Ancilla glandiformis Lmk. Ancillarina sultirahs Desh. YoluUlithes Gabrielis Ben. " Mitra acuta. Micromitra sp. ind. Fasciolaria Tarbelliana Gr. Latiriis sp. ind. Cynodonta subpugillaris d'Orb. (Roulé). Tudicla rusticula Bast. — Burdigalensis Bast. Melongena cornuta A g. Lainei Bast. Seniifusus diluvianus Grat. Cyllene Desnoyersi Bast. Cyllenina baccata Bast. Tritonidea crassa. Pollia Fischer i Ben. Taurasia. Jany:i crassicosta Ben. Anura papyracea Gr. Eburna eburnoides Math. Nassa aquitanica May. — tessellata Bon. Dorsanum angustum Bell. — inlercisuin Bell. Typhis fislulosus Br. xLVin Murex Dujdrilini Tuiiin. — Partschii HOrnes. — Aquitanicun Gr. ? — Graleloupi d'Orb. Ocinebra cœlata Gi'. — Baslcroti Bon. Ocinebra sir iœ for mis Bast. — scabriusculus Grat. Yitularia linguabovis Bast. Purpura sp. PenLadaclylus calcaratus Gr. Coralliophila sp. Triton affhie Deyh. (roulé). — Tarbellianum Hôrnes (roulé). — parvulum Micht. — anceos Lmk. — Linderi Tourn. Ranella subgranifera d'Orb. — marginala Lmk. Pyrula Burdigalensis Sow. — condita Rr. Cassis Grateloupi Desh. Oniscia verrucosa Micht. Cyprsca fabagina Gr. — Brocchi Desh. — Duclosiana Gr. — europea ? Erato Maugeriœ. Strombus Bonelli Br. (roulé). — sp. Rostellaria dentata Bast. Chenopus (roulé). Triforis perversa L. — papaveracea Ben. Cerithiimi calculosum Bast. — gallicidum May. ■ — geminatuni Grat. — pupœfonne Grat. — salnio Bast. Billiuni spina l'artsch. Potamides bidenlatwn (irai. lignitarwn Eich. — pseudobeliscus Grat. — Girondicum May. — Tournoueri May. — papaveraceum Bast. — niargarilaceum Gr. subclavaUilaluni d'Orb. — submargaritaceuoi Laiidb. fallax Gr. ? — plicatum Brug. Vermetus sulcatus Lmk. — arenarius Lmk. — intorlKS Lmk. Tenagodes sp. Turritella terebralis var. Lmk. — turris Bast. — Desmarestina Bast. Proloma Basteroti Ben. l'seudotnelania perpusilla Gr. Melanopsis Aquensis Grat. Liltorina Graleloupi Desh. Lacuna Basteroti Desh. Fossarus Burdigalus d'Orb. Solarium stramineum Rissoia ClotJio. — Gwria Duj. — Moulinsii. Rissoina Burdigalensis d'Orb. — obsolela Partich. — Grateloupi d'Orb. — planaxoides Des M. llydrobia Aturensis Noul. Hypponix granulatus Bast. — Grateloupi Ben. Capulus Aquensis Gr. — subelegans d'Orb. Crucibulum déforme Lmk. (roulé). Crepidula cochleare Bast. — unguiformis Bast. Calyptrcea costaria Gr. — ornata Bast. — muricata Bast. Nalica Saucatsensis May. — AquitanicaTowvn. — turhinoides Gr. — Josephinia Risso. — neglecta May. Ampullina compressa Gr. — auriculaLa Gr. — eburnoides Gr. Sigaretus Aquensis Recl. — sulcatus May. Adeorbis Brochoni Ben. Scalaria sp. ind. Eulima Burdigcdina. — subula. Niso Burdigalensis d'Orb. Pyramidella mitrula Bast. — Grateloupi d'Orb. Odostomia acutiusculum. ? Turbonilla Girondica. — Aquensis. — pseudo-auriciila Gr. Nerita Plutonis Gr. — Basteroti Recl. Neritina Ferussaci Recl. — Grateloupeana. Nerilopsis moniliformis Gr. Phasianella Aquensis d'Orb. ilsiraZmm subfimbriatum Tourn. Trochus Bucklandi Bast. — subturgidulus d'Orb. Clanculus Araonis Bast. Monodonta patula. — Moussoni. Gibbula magus (roulé). Procès- Verbaux 1886. (14 Ccdliostoma Audebardi. Teinostoma simplex. Haliotis Michaudi. Fissurella neglecta. — Aquensis. Emarginula squammala. Dentalium. Pholas Moulinsii Ben. — Kœneni Ben. Solen Burdigalensis Desh. Tugonia anatina Gm. Splienia anatina. Corbula Basteroti. — Tournoueri May. — Aquitanica May. — Hôrnesi Ben. — carinata Duj. Porornya ? sp. Mactra Burdigalensis May. — Basteroti May. Lutraria sanna Bast. — angusta May. Eastonia mitis May. Ervillia Burdigalina Ben. Amphidesma Seberti Ben. Fragilia sinuosa Ben. Tellina planata Lmk. — Aquitanica May. — bipartita Bast. — lacunosa. — subelegans. Psammobia Aquitanica May. Donax transversa Desh. — gibbosula May. — affinis Desh. Meroe Aturi May. yener«j9i5 Faujasi Bast. Grateloupia sp. nov. Venus Aglaurœ. décembre 1886.) IV Venus Islandicoides Lmk. — muUilamella. — Basleroli D(iii\\. — ovata Pcn. Cytherea Lamarcki. — sp. ind. — undala. Tapes sp. nov. Dosinia Basteroti. Circe Beshayesi, Cyrena Broncpiiarti. — Geslini Desh. Dreissensia Basleroli. — Girondica. Cardium Grateloupi Desh. — Burdigalinum Grat. — Turonicum May. — Girondicum May. — Pallasianum Bast. — multicostatum Bast. — discrepans. Chama gryphoides, — gryphina. Diplodonta rotundata. Liicina glohulosa. — incrassala. — muUilamella. — leonina. — dentata. — Aquitanica. ^ — columhella. — ornata. Ungulina unguiformis. Erycina Sancli-Pauli Ben. Cardita pinnula F3ast. — hippopea, — elougala May. Nucula sp. ind. Arca Noe. — variahilis. — barhala, — scabrosa. — clalhrata. — Girondica. — Afji(ila7iica May. — Oheni. — cardiiformis. Pectunculus A quilanicus — cor. Modiolaria sp. Lil/todomus Avitensis May. — sp. ind. Modiola sp. Seplifer sp. Mytilus Aquilanicus May. Pinna sp. Perna sp. Avicula phalpcnacea Lmk. Pecten Burdigalensis. Chla)nys subslrialus. Lima Mans Gm. . — squamosa Lmk. Plicatula ruperella. Spondylus crassicosta. Anomia coslala ? Ostrea subdelloidea (en fragment). — digitalina. — saccellus Duj. — undata Lmk. — Gingensis (roulée), Scutclla subrotunda. Echinolampas (fragment) . Balaniis. Cladangia crassiramosa Mich. Madrepora lavandulina. Astnea sp. ind. Ll Cette faune est à peu de chose près exactement celle de I^ariey à Saucats. Elle représente dans le bassin de l'Adour les premiers sédiments miocènes se déposant sur l'oligocène déjà en partie émergé. Le falun de Saint-Avit est peu connu et demande à être étudié de près, car il renferme un certain nombre de formes qui manquent, à cet horizon, dans le département de la Gironde. Nous espérons que M. Dubalen, conservateur du nouveau Muséum de Mont-de-Marsan, si voisin de ce beau gisement, entre- prendra cette étude et complétera ces quelques observations faites dans une course en commun. M. DuRÈGNE s'excuse du retard qu'il a apporté à faire connaître le résultat de ses rechei'chés au sujet de VAccademia dei Lincei. Les travaux de cette Société qu'il a pu enfin avoir sous les yeux embrassent toutes les sciences et des mémoires de la plus haute valeur y ont été publiés sur des sujets très intéressants d'histoire naturelle. La Société Linnéenne a donc le plus grand intérêt à répondre favorablement à la demande d'échange qui lui a été faite et sur laquelle il lui avait été impos- sible de statuer dans sa séance du 6 janvief . Séance du 19 mai 1886. Présidence de M. BALGUERIE, Président, MOUVEMENT DU PERSONNEL. Sur la présentation de MM. Bial de Bellerade et Brown, et après avis favo- rable du Conseil, sont nommés membres titulaires : MM. G. EyQUEM, demeu- rant à Bordeaux, rue Pomme-d'Or, 54, et J. NÉGRIÉ, demeurant également à Bordeaux, rue Fondaudège, 59, s'occupant tous deux d'entomologie. COMMUNICATIONS. Station de Trichocolea tomentella. M. DelOYNES présente à ses collègues et leur offre des échantillons de Trichocolea tomentella Dum., qu'il a recueillis aux environs d'Uzeste dans des marécages très ombragés sur la rive gauche de la Clède. Cette belle hépathique 1,11 ost mentionnée par Latorradr; dans la 4^ édition do sa floro, mais sans indica- tion (le localité. Elle n'est citée ni par Chantelat dans son Catalogue des plantes cryptogames et phanérogames qui croissent spontanément aux environs de la Teste, ni par des Moulins et G. Lespinasse dans leurs Plantes rares de la Gironde (Congrès scientifique de France, session de 1861, t. III, p. 403 à 420). Enfin on n'en trouve aucun échantillon récolté dans la Gironde ni dans l'her- bier Lespinasse, ni dans l'herbier Durieu. Dans les excursions que nous avons faites dans la Gironde nous ne l'avons rencontrée que dans une seule localité, celle que nous venons d'indiquer. Nous l'y avons découverte le 31 mai 1885. Nous sommes allé de nouveau l'y chercher le 9 mai dernier, espérant l'observer en fructification. Malheureusement les échantillons que nous avons récoltés sont stériles et nous ne savons pas si elle fructifie dans notre département. Trois lépidoptères nouveaux. M, Brown présente à la Société trois lépidoptères qu'il ne peut reconnaître dans aucun des ouvrages qu'il possède et auxquels il donne, en conséquence, des noms spécifiques ; ces noms, bien entendu, descendront au rang de syno- nymes, si ces espèces ont été données, par ailleurs, depuis la publication des ouvrages en question ; ce sont : 1° Une Géomètre du genre Sterrha, voisine de S. Sacraria, et de la même taille qu'elle (25 mill. env.) mais ayant les ailes un peu plus larges; les supé- rieures d'un jaune d'ocre, et non jaune paille, nullement teintées à la base de la côte, traversées par une ligne diagonale brune et non rosée, moins large, un peu moins oblique, c'est-à-dire un peu plus parallèle au bord postérieur, n'at- teignant pas le bord interne, mais s'arrètant au pli de l'aile; les inférieures d'un blanc moins pur que chez Sacraria. M. Brown possède un couple de cette Géomètre : la $ prise à Costas le 15 août 1877, le (^ dans la forêt d'Arcachon, vers le Mouleau, le 21 octobre de la même année; ils ne diffèrent que par un point discoïdal brun aux supérieures, bien visible chez le J*, et faisant totale- ment défaut chez la Ç ; mais ce n'est probablement là qu'un caractère pure- ment individuel. Le dessous reproduit, affaibli, le dessin du dessus ; il est éga- lement plus sombre que celui de Sacraria. M. Brown propose pour cette Géomètre, si elle est réellement nouvelle, le nom spécifique de Saroiham- naria, attendu que les deux sujets ont été pris en battant le genêt à balais. 2" Une Tinea du genre Depressaria, dont la chenille vit sur Anthriscus sylvestris. Cette chenille, qui paraît plus tôt que celle de D. applana (M. Brown l'a trouvée cette année dès les premiers jours de janvier), est d'un vert foncé, avec la tète, l'écusson du premier anneau et les pattes écailleuses, noirs; bien LUI différente, conséquemment, de celle de sa congénère susnommée. Le papillon est assez petit (18 à 20 mill.) ; les ailes supérieures sont jaune d'ocre, plus ou moins envahi par des atomes brunâtres ; plus claires vers l'extrémité où les nervures sont légèrement marquées en brunâtre et où l'on aperçoit une rangée terminale de quatre à cinq points également brunâtres, à peine visibles. Elles sont marquées d'un seul point noir situé à quelque distance de la côte, vers le tiers de sa longueur, ce point est quelquefois entouré de blanc, et de deux points blancs placés comme chez applana, cerclés de noir, rapprochés, l'antérieur généralement plus petit. La frange est rougeâtre (M. Brown croit se rappeler avoir vu, en décembre dernier, dans la collection de M. Lafaury, à Saugnacq, un échantillon unique d'une D. sous le nom de rubrociliella, qui est peut- être la même que la sienne) ; ailes inférieures noirâtre luisant, ainsi que le dessous des quatre, qui est marqué d'un point discoïdal noir, chez quelques individus seulement. En outre, celui des inférieures est, à la côte et vers leur extrémité, jaunâtre et saupoudré de noir, avec la frange concolore ; frange des supérieures rose à son extrémité seulement; dernier article des palpes entière- ment jaune [unhezeichnet comme dirait Hein.). Dessous de l'abdomen avec quatre rangées de points noirs, les deux rangées latérales mieux marquées. M. Brown propose pour cette espèce, si elle est réellement nouvelle, le nom spécifique de Anlhriscella, en raison de la plante qui nourrit sa chenille. 3° Une deuxième Tinea, du genre Teleia, celle-ci connue depuis longtemps, puisqu'elle n'est autre que la T. Scriptella de Dup., mais mal connue, puis- qu'elle a toujours été confondue avec la véritable Scriptella. Stainton dit bien que ni la description ni la figure de Dup. ne lui paraissent se rapporter à Scriptella, et Wocke, dans son Catalogue, accompagne d'un point de doute la citation qu'il fait de l'auteur français ; mais ni l'un ni l'autre ne paraissent avoir connu l'insecte de Duponchel. L'éclosion que M. Brown a eue ce prin- temps de deux sujets de la véritable Scriptella, provenant de deux chenilles recueillies sur l'érable, à Caudéran, dans le courant do l'automne dernier, lui permet d'éclaircir enfin le mystère. M, Brown ne donne pas la description de l'insecte, puisqu'il a déjà été décrit, bien mieux qu'il ne saurait le faire, et figuré par Duponchel; il dit seulement qu'il est effectivement commun de mai à juillet dans tous les environs de Bordeaux, contre le tronc des arbres, notam- ment des peupliers de l'allée de Boutant, et que ses premiers états lui sont malheureusement inconnus; il est néanmoins tenté de croire que la chenille vit sur les saules et les peupliers. M. Brown propose pour cette Teleia, confondue jusqu'ici avec Scriptella, le nom spécifique de Duponcheliella. Séance du 2 juin 1886. Présidence de M. BALGUERIE, président. MOUVEMENT DU PERSONNEL. Les démissions de MM. Albert et Georges CouTURE sont acceptées. Sur sa demande, M. Lartet passe dans la catégorie des membres corres- pondants non cotisants. ADMINISTRATION. La Société décide qu'à l'avenir les comptes-rendus seront imprimés par demi- feuilles, et que les conditions pour les tirages à part seront rappelées sur la couverture des Actes. COMMUNICATIONS. M. DuRÈGNE rappelle que, dans la séance du 17 février dernier, il annonçait à la Société que l'actinie capturée au large d'Arcachon lui semblait devoir être distinguée du Chiionactis Richardi (Marion). Les premiers sujets capturés avaient été placés dans des bacs exposés à la lumière, où ils parurent soutfrir et ne vécurent que fort peu de temps. Ces sujets présentaient des tubercules placés à la base de chaque tentacule, tubercules variant de forme et de couleur avec l'extension ou la contraction du tenta- cule correspondant. Ce caractère tout nouveau dans le groupe des actinies avait alors semblé de nature à justifier la proposition du genre Bathyaclis. Mais depuis cette première observation, de nouveaux sujets placés dans des bacs privés de lumière, où, s'ils n'avaient pas la forte pression, ils avaient du moins l'obscurité des grands fonds, parurent ne pas souffrir de leur nouvel habitat, résistèrent bien plus longtemps que les premiers et ne présentèrent plus comme eux les tubercules infratentaculaires. Dès lors ce caractère pure- ment accidentel doit être rejeté comme caractère zoologique, et l'actinie d'.\rca- chon, en tout point semblable au Chiionactis Richardi, doit lui être identifîoe absolument. Le résumé des observations faites à ce sujet sera présenté ulté- rieurement à la Société. Séance du 16 juin 1886. Présidence de M. BROWN, Vice-Président. ADMINISTRATION. M. l'abbé Goujon nommé curé de Tauriac, ayant donné sa démission de membre de la Commission des publications, est remplacé dans ces fonctions par M. BiAL DE Bellerade. COMMUNICATIONS. Compte-rendu de la deuxième excursion trimestrielle, faite le 33 mai 1886 entre Fronsac et Saillans. Assistaient à cette excursion MM. Brown, Croizier, Deloynes, Dupuy de la Grand'Rive, Durand-Dégrange et Fallot. Compte-readu géologique par MM. Fallot et Croizier. Le but de l'excursion était d'étudier la région comprise entre Fronsac et Saillans, région sur laquelle les observations antérieures présentaient quel- ques divergences. L'exploitation des argiles tégulines aux tuileries de Fronsac montre au pied du Tertre la succession des couches suivantes de_bas en haut. (Coupe n° 1.) COUPE N" 1 : TUILERIES DE FRONSAC. fioutt, C&- Z,iboumey cb Frortsax^ LVI a. Argile vcrto avec taches ooroiiscs, visible dans les talus du chcruiu où elle est souvent mélangée à des éboulis. b. Calcaire dur, marneux, gris rosé, compacte, d'apparence lacustre, sans fossile, épaisseur variable atteignant 0'"50 c. Argile semblable à a 4 00 d. Calcaire semblable ix. b 50 e. Argile semblable à n et c 4 00 f. Marne jaune avec taches Ijrunes 2 50 g. Molasse grise, micacée, avec lits concrétionnés; la stratification tour- mentée présente des lits de graviers dans du sable fin ; on observe surtout à la base des rognons roulés de marne blanche. Cette molasse a raviné les couches sous-jacentes. — Epaisseur au moins 6™00 A partir de ce point, la végétation ne laisse plus rien apercevoir jusqu'au sommet du Tertre où affleure le calcaire à Astéries. Depuis les tuileries jusqu'à Fronsac, le chemin monte en pente douce. Après avoir traversé ce village, nous avons pris le chemin de grande commu- nication n" 56 de Fronsac à Villegouge, qui suit une direction sensiblement N.-N.-O., et nous y avons relevé les observations suivantes. (Coupe n" 2.) COUPE N<^ 2 : ENTRE FRONSAC ET ROULET. Bourdieu Fronsac petii. chsnUny Roulet CfierTÙnyde^-iVaxiris a. Poche de gravier diluvien. b\ Marne sableuse. b. Molasse grise, micacée, prolongement des molasses des tuileries. c. Argile verte, sableuse à la base, contenant un lit de calcaire en fragments, gris, dur, marneux, d'apparence lacustre. d. Sablo vert micacé avec points blancs. e. Argile verte, ocreuse, avec concrétions calcaires blanches. f. Marne à Rhizopodes. g. Bancs de calcaire dur à Astéries qui couronnent le sommet du plateau por- tant le nom de Bourdieu sur la carte du Conseil général de la Gironde. Ce calcaire affleure à une altitude d'au moins 60 mètres, puis disparait bientôt par suite d'une légère dépression du plateau. A la descente de ce plateau on observe dans les talus du chemin et LVII dans les vignes voisines, des marnes blanches, riches en Ostrea cyatliula et Anomia girondica. En ce point un petit chemin qui se dirige â gauche montre dans ses talus un banc i de calcaire dur, gris, véritable lumachelle d'huîtres et d'anomies. Un peu plus loin, en montant vers Roulet, les talus du chemin montrent à leur base des marnes 7i' à Ostrea cyathula et Anomia girondica surmontées par un banc i' de calcaire sableux épais de 0™50 contenant des débris de coquilles, qui pourrait bien être le prolongement du banc i. La présence des cultures nous a empêché d'identifier ces deux bancs. Au-dessus de i' un mince lit l d'argile à lignites supporte des bancs h" de marnes gris-bleuâtre, feuilletées, sableuses, micacées, que couronnent des marnes m plus compactes, gris-jaunâtre, à Rhizopodes, sur lesquelles est bâti Roulet. A la croisée du chemin qui conduit à Mazeris on voit un niveau un peu supé- rieur n dans une ancienne carrière; c'est une alternance de lits de marnes et de calcaires très marneux à la base, plus purs vers le sommet. On y a recueilli : Turbo Parkinsoni, Trochus suhmonilifer, Ceritliium conjunctu)n, Goniocar- diuni Matlieroni, etc. C'est la base du calcaire à Astéries dont les bancs durs, riches en empreintes de Turbo Parkinsoni, Ceritliium conjunctum, C. Char- pentieri, Cardita Basteroti, etc., sont exploités un peu à l'Ouest, sur le pla- teau de Saint-Aignan. A Gombaud nous avons quitté le chemin de Villegouge pour nous diriger par Arnauton vers le tertre connu dans le pays sous le nom de Montaigu, au pied duquel est bâti le hameau de la Coste sur les bords de l'Isle. Au niveau de cette rivière, on voit affleurer des marnes gris-verdâtre a (coupe n» 3), et un peu COUPE ISO 3 : TERTRE DE MONTAIGU. m» plus loin une carrière où on exploite, pour la fabrication du verre, la molasse sableuse h, semblable à celle des tuileries. Cette molasse, qui en ce point n'est LVIII qu'à 2 ou 3 métros au-dessus du niveau de l'Isle, supporte des marnes vertes c, passant siipérieurement à dos marnes jaunes et roses d. Au-dessus s'étagent dos cultures où on trouve assez abondamment en e Ostrea longiroslris, et plus haut en e' Ostrea cyathula. Enfin vers le sommet, à une altitude de moins de 60 mètres, affleurent en f les bancs durs du calcaire à Astéries. De ce tertre nous avons gagné le village de Saillans situé à un kilomètre au Nord. Dans des vignes à l'Ouest et tout près do ce village, on avait extrait des moellons de calcaire à Astéries à une altitude comprise entre 50 et 60 mètres. Telles sont les observations que nous avons pu faire entre les tuileries de Fronsac et Saillans. Nous croyons pouvoir les résumer en établissant la série suivante de quatre assises qui se succèdent de bas en haut dans cette région. I. — Argiles et calcaires inframolassiques. Système de bancs d'argile verte ocreuse, couronné par un banc de marne jaune, et admettant dans sa masse deux lits de calcaire marneux d'apparence lacustre. Observé : aux tuileries, coupe no 1 en a, h, c, d, e, f. Au tertre de Montaigu, coupe 3 en a. II. — Molasse du Fronsadais. Molasse sableuse, grise, micacée, souvent concrétionnée, surmontée par des argiles vertes plus ou moins sableuses, à concrétions blanches calcaires, ou par des marnes vertes et jaunes. Observée : aux tuileries, coupe 1 en g. Au plateau du Bourdieu, coupe 2 en b\ b, c, d, e. Au tertre de Montaigu, coupe 3 en h, c, d. III. — Marnes supramolassiques. Marnes blanches ou grises à Rhizopodes avec Ostrea longirostris, 0. cyathula, Anomia girondica, ardmettant des bancs lumachollaires à huîtres et pouvant passer à des bancs de marne grise sableuse. Observées : Coupe n» 2. en f, h, i. h', i\ l, h", m. Et coupe 3, en e, e\ IV. — Calcaire à Astéries. Calcaire pouvant débuter par des alternances de bancs de marne et de cal- caire marneux. Observé : au tertre de Fronsac. Altitude, moins de 75™. Sur le plateau du Bourdieu. Altitude, au moins 60". Sur le plateau de Saint-Aignan. Sur le tertre de Montaigu, vers 60m. Sur le plateau de Saillans, entre 50 et 00>". Toutes ces couches semblent plonger vers le Nord comme il résulte des alti- tudes précitées, et surtout des affleurements de la molasse qui, aux tuileries de Fronsac, est au moins à 12 ou 15™ au-dessus de la Dordogne, tandis qu'au tertre de Montaigu, à 3 kilomètres au Nord, elle se trouve presque au niveau de l'Isle. Compte- rendu botanique, par M. Deloïnes. Le 6 mai 1883, notre Société dirigeait une de ses excursions trimestrielles de Fronsac vers Saint-Michel-la-Rivière ; le 23 mai dernier nous partions de la base du tertre de Fronsac, nous proposant d'explorer jusqu'à Saillans les coteaux qui bordent l'Isle. Nous avions ainsi l'avantage de comparer la végé- tation de deux localités très rapprochées mais placées à une exposition diffé- rente. Nous avons en conséquence tenu à rechercher s'il nous serait donné de retrouver les plantes intéressantes dont nous avions pu constater la présence à Fronsac et à Saint-Michel-la-Rivière. Vous nous permettrez de vous rappeler que nous avions eu le plaisir de récolter sur les coteaux de Canon, le très rare Urospermum picroides Desf., le Myagrum perfoliatum L., et un Fumana dans lequel après des observations répétées nous avons cru reconnaître le Fumana Spachii Gren. et God. De ces trois plantes spécialement intéressantes, nous n'avons rencontré aucun échantillon dans notre excursion du 23 mai dernier. Il est donc probable que V Urospermum picroides Desf. est localisé sur les coteauxdeCanon.il est également probable que le Myagrum perfoliatum L. ne se rencontre guère qu'aux environs de Saint-Michel-la-Rivière, où du reste il est rare. Il nous paraît certain qu'il en est de même du Fumana Spachii Gren. et God. C'est à peine si nous avons trouvé sur des rochers quelques rares exemplaires du Fumana procumbens Gren. et God., si abondamment répandu du côté de Saint- Michel-la-Rivière. Nous avons au contraire retrouvé dans la vallée de l'Isle le Vicia Bithy- nica L., que nous avions récolté dans la vallée de la Dordogne, ainsi que le Gladiolus segeium Gawl. Nous avons eu le plaisir de récolter quelques échantillons de Limodorum abortivum Swartz, au lieu dit Kafour, près de Mazeris, dans le voisinage des localités où notre excellent collègue M, Durand-Dégrange l'avait recueilli en abondance. Sur les coteaux, soit au tertre de Montaigu dans la commune de Fronsac, soit au delà dans la commune de Saillans, nous avons trouvé en très grande LX abondance le Coronilla Emerns L., qno nous no nous rappelons pas avoir observé sur les coteaux de Canon. Nous avons récolte en très grande abondance dans un champ le rare Nigella damascena L. ; notre collègue, M. Durand-Dégrange, nous a affirmé l'avoir rencontré de temps en temps dans les chanifis du Liljournais. Nous citerons aussi dans le même ordre d'idées le Cercis Siliquaslrum L. Bien que nous l'ayons rencontré dans un lieu très sauvage, assez loin de toute habitation, cette plante est évidemment échappée des cultures. Elle était venue de graines sur des rochers ou sur des coteaux. Enfin, une dernière observation que nous avons pu faire nous permet de répondre à une constatation faite par l'un de nos collègues, sous une forme qui nous a paru plutôt dubitative ou iuterrogative qu'affirmative. A la séance du 3 juin 1885, M. Motclay a présenté à la Société des plantes par lui recueillies à l'ile de Ré, et nous lisons dans les procès-verbaux imprimés (Procès-verbaux de 1885, p. XLiu), à propos du Kochia scoparia Schrad : « Cette espèce a toutes » les apparences d'une plante spontanée, elle croît sur le bord des chemins et » je n'ai vu nulle part des champs où elle soit cultivée dans l'île de Ré, pas " plus que dans la Gironde le Xeranthemum qui sert aussi à la fabrication » des balais. » Nos observations personnelles ne nous fournissent aucun renseignement sur la spontanéité du Kochia scoparia, que Koch indique seulement in agris et locis cultis {Syn. fl. Germ. et Helvet., p. 695). Nous nous bornerons donc à citer ce que disent à C3 sujet MM. Grenier et Godron dans leur Flore de » France (t. III, p. 25) : « Le Kochia scoparia Schrad. est quelquefois cultivé » en Provence pour remplacer la bruyère dans les magnaneries, mais nulle part » il ne se rencontre à l'état spontané Tout récemment notre ami (îarnier » vient de retrouver cette espèce presque subspontanée sur les bords de l'Ognon, » aux confins du département du Doubs et de la Haute-Saône. Dans cette con- n trée elle est presque partout cultivée dans les jardins, pour fabriquer des » balais. » Nous ajouterons qu'un botaniste de nos amis, excellent obser- vateur, nous a donné des échantillons de Kochia scoparia par lui récoltés à l'île de Ré, en nous disant que cette plante y était cultivée pour faire des balais et qu'elle pouvait tout au plus y être considérée comme subspontanée. Mais si nous n'avons aucun renseignement personnel à fournir sur la spon- tanéité du Kochia scopai^ia, il n'en est pas de même pour le Xeranthemum cylindraceum Sibth. Nous l'avons, il est vrai, souvent récolté ou observé sur le bord des chemins ou sur les talus des tranchées. !Mais il nous a été donné de constater soit à Saint-André-de-Cubzac, soit à Monségur, soit dans l'excur- sion dont nous vous rendons compte, qu'il est cultivé en pleine campagne dans des carrés d'une faible étendue. La culture en est aussi restreinte que l'usage auquel il est destiné est limité. Daas ces conditions nous ne serions nullement surpris que cette plante ne fût que subspontanée, qu'elle dût son introduction à la culture, et qu'elle lui doive encore aujourd'hui dans une assez large mesure sa dissémination. Pliancrogaines. Nigella damascena L. Fumana procumbens Gren. et God. Reseda lutea L. Cucubahis bacciferus L. Linum tenuifolium L. Trifolium ochroleucum L. Vicia Bithynica L. Lathyrus latifolius L. — pratensis L. Coronilla Emerus L. Hippocrepis comosa L. Cercis Silisquastrum L. Rosa sempervirens L. Peucedanum Cervaria Lap. Tordylium maximum L. Anthriscus sylvestris Hoffm. Knautia arvensis Koch. Erigeron canadensis L. Leucanùhemum Parthenium God. et Gren. Xeranthemum cylindraceum Sibth. Picris hieracioides L. Podospermum laciniatum D.C. Tragopogon pratensis L. — porrifolius L. Chondrilla Juncea L. Crépis pulchra L. Hieraciuni murorum L. Vincetoxicum officinale Mœnch. Chlora perfoUala L. Lycopsis arvensis L. Lithospermiim purpureo caeruleum L Cynoglossum pictum Ait. Linaria striata D.C. Melanipyrum pratense L. Orobanche cruenta Bert. Calamintha Acinos Clairv. Salvia verbenaca L. Stachys sylvatica L. — recta L. Teucrium montanum L. Globularia vulgaris L. Aristolochia Clematitis L. Allium roseum L. — ursinum L. Ruscus aculeatus L. Tamus communis L. Gladiolus segetum Gawl. Limodorum abortivum Sivartz. Serapias Lingiia L. Aceras pyramidalis Rchb. Orchis fusca Jacq. Ophrys apifera Huds. — scolopax Cav, — muscifera Huds. Car ex vulpina L. — tnaxima Scop. — sylvatica Huds. Arrhenatherum elatius P. Beauv. Kœleria phleoides Pers. Melica uniflora Retz . Brachypodium pinnatum P. Beauv. MuffcinéoH. MOUSSES. Gyninoxlonniin microstoûnini Hechv. Barbula ruralis Hedw. DarhuUt membranifolia Hook. Grwinna apocarpa Hedw. — sqiinr)-o<;a de Not. — pulvinala Sm. — muralis Hedw. Crypluea heteromalla Mohr. — suhulata Hedw. HÉPATIQUES. Lopliocolea hidenlata Nées. Lejeunia serpylUfûlia Lib. Radula complanala Dmrt. M. BlAL DE Bellerade annonce qu'il a examiné les déblais sortis d'un puits qu'on venait de creuser, chemin du Petit-Fresquet, à 500 mètres environ du boulevard, et que ces déblais lui ont fourni : Delphlniila scohinn et des polypiers qu'il soumet à l'examen de la Société. M. Cabanne dit qu'il a pu également examiner avec M. BE^'OIST les déblais d'un autre puits creusé à 10 mètres de profondeur, route de Saint-Médard, en face du Parc-Rordelais, et qu'ils y ont trouvé des fossiles de la faune de Terre- Nègre qui sont actuellement à l'étude. Séance du 7 juillet 1886. Présidence de M. BALGUEUIE, Président. COMMUNICATIONS. Sur le Coucou gris. Cuculus canorus L. Far ]yc. B IwIA.K/TI2Sr. Le coucou gris arrive très régulièrement du H"" au 10 avril dans nos départe- ments français du centre, et, à peine arrivé, i! fait entendre dans tous les bois son appel bien connu. Il chante encore à la fin de juin, parfois même au LXIII 15 juillet. Puis il nous quitte aux derniers jours de septembre et on n'en voit plus guère après le 6 octobre. Il est allé hiverner en Afrique d'où il reviendra au printemps. Vers le 25 avril, le coucou dépose dans le nid d'un petit passereau un œuf, très rarement deux. Cinq ou nix jours après, il recommence ce manège et pond un nouvel œuf chez un nouvel oiseau. Il choisit ses nids et vous trouverez son œuf, souvent chez tel oiseau, rarement chez tel autre, jamais chez certaines espèces qui pourraient tout aussi bien élever le jeune. Il connaît en son canton un certain nombre de nids; s'il le peut, il choisit, et son œuf est déposé au nid d'un rouge-gorge, d'un bruant jaune, d'un zizi, d'un proyer, d'un bruant de roseaux ou chez une alouette, espèces nichant à terre et qui ont le plus souvent ses préférences. Faute de mieux, il prend pour nourrice un mouchet, un pipit, untraquet, une bergeronnette grise et les diverses espèces de sylvia et d'hypolaïs. Il pond très rarement chez les pouillots, linottes et pinsons. Il recherche toujours le nid d'un insectivore plus petit et plus faible que lui. Les dénicheurs qui ont souvent trouvé chez diverses espèces l'œuf étranger ont remarqué un fait singulier : l'œuf du coucou est de couleur analogue à celui de l'oiseau dont il enjprunte le nid, et on s'est demandé comment cette coloration variable pouvait se produire. 11 est en eiFet certain que cet œuf est, le plus souvent, teinté comme les œufs avec lesquels il a été mis, bleuâtre par exemple avec les œufs de stapazin et de mouchet, blanchâtre veiné de traits noirs avec ceux des bruants, rosé avec ceux d'hypolaïs Je ne discuterai pas la théorie d'après laquelle la différence de coloration tiendrait à un effort de volonté de l'oiseau, mais je parlerai de la théorie de M. Vian, le savant ornithologiste, qui dénie absolument qu'il y ait une ana- logie de couleur appréciable; il n'existe pas, d'après lui, de ressemblance entre l'œuf de la couveuse et l'œuf de l'intrus, ou, si parfois cette ressemblance a existé, c'était un pur effet du hasard. 1° L'œuf dit de coucou peut être, nous dit-il, un œuf de l'auteur même du nid, différant un peu des autres. Cet œuf, extraordinairement coloré par rapport à ses voisins et un peu plus gros, provient pourtant de la même mère et sera à tort attribué à un coucou. 2° p]n supposant que l'œuf soit bien celui d'un coucou, est-il bien établi qu'il existe entre cet œuf et les œufs du nid choisi une analogie réelle? car l'œuf du coucou ne serait point aussi variable qu'on veut bien le dire, tous les œufs de coucou se ressembleraient et on en aurait trouvé de pareils dans les nids les plus divers. Le coucou ne se préoccuperait pas, avant de déposer son œuf, de I.XIV la rolatiuu entre .ses mianoes et celles des uMifs du propriétaire du nid, et du reste la relation de coloiis n'aurait pas pour eiret d'amener un petit oiseau à couver plus facilement l'œuf étranger. J'a\u"ais bien volontiers acceptcé cette manière de voir si je n'avais moi-même constaté l'existence certaine et indéniable de cette analogie. Si le rapport n'existe pas toujours, il est au moins très fréquent et souvent très remanjuable. Et il s'expliqne, je crois, le mieux du monde si l'on tient compte dos i»i'océdés employés par l'oiseau. On sait qu'il pond à toi're, souvent très loin du nid où il déposera son œuf et transporte ensuite cet œuf au fond de son gosier. Maintes fois j'ai abattu des femelles passant au-dessus de ma tête pour gagner des bois prochains et por- tant ainsi lenr œuf. La ponte faite à terre, le coucou l'examine. J'admettrais volontiers qu'il choisit alors, parmi les nids qu'il sait aux alentours, la couchette où il le dépo- sera, et je crois assez à l'intelligence des animaux pour le tenir capable de se déterminer d'après la nuance pour placer cet œuf précisément au nid qui lui convient le mieux. Il préférera par exemple, s'il trouve à son œuf une teinte bleuâtre, le porter au nid d'un traquet plutôt qu'au nid d'un rouge-gorge qui, si l'œuf eût été de couleur chair, aurait été son favori. Il sait, lui, et je suis bien de son avis, que la nourrice couvera plus aisément un œuf pareil aux siens qu'un œuf très dissemblable. J'ai fait quelques expériences dans ce sens et j'ai vu un bruant jaune accepter un œuf de bruant des roseaux et rejeter un œuf de rossignol. J'ai vu un rouge-gorge rejeter un œuf de rossignol et accepter des œufs d'alouettes et de fauvettes. J'ai aussi lu chez un certain auteur que le rossignol et le tithys refusaient toujours l'œuf de l'intrus : n'est-ce pas par le motif que cet œuf ne peut être confondu avec les leurs, n'étant jamais ni blanc pur, ni couleur de bronze? Je suis donc convaincu que le coucou femelle choisit entre plusieurs nids celui où elle portera son œuf. Mais ce choix n'est pas compliqué et l'oiseau ne peut certes avoir à hésiter longtemps entre les deux ou trois nids qu'il connaît à l'avance. Chaque femelle de coucou pond des œufs à peu près toujours de la même nuance, tel coucou produisant des œufs bleuâtres, tel autre des gris, tel autre des œufs jaunâtres. La femelle aux œufs bleus ne va guère visiter que les traquets, celle aux œufs jaunâtres les rouge-gorges, celle aux œufs gris les fau- vettes. Autrement dit, chaque coucou a pour tributaires deux ou trois espèces de passereaux sans se préoccuper des autres et les espèces choisies sont celles dont l'œuf est analogue aux siens. Le jour de la ponte, un coucou pond un œuf plus ou moins bleuâtre. Ce coucou sait deux ou trois nids de niotteux et un nid de rubicole ; il a dédaigné LXV les nids de fauvettes, rouge-georges et leurs semblables parce que ce ne sont pas ses nourrices ordinaires. Il considère son œuf, le prend dans son bec, et le porte à une couveuse; je crois que si l'œuf est de teinte foncée il le mettra de préférence dans le nid du rubicole; et les dénicheurs admireront avec raison la ressemblance entre les œufs du nid et l'œuf ajouté. Le coucou n'a jamais dévoré ni un œuf ni un jeune; il vit d'orthoptères, de papillons nocturnes et surtout de chenilles velues comme Varctia caja. Mais avant de déposer son œuf dans un nid, il enlève et brise l'un des œufs qui s'y trouvaient. S'il ajoutait son œuf, il serait rejeté ; il en supprime un pour le mettre à sa place. Neuf fois sur dix l'œuf est couvé et mené à bien. Le jeune coucou est nourr par sa mère adoptive, et, comme il remplit le lit à lui seul, il fait bientôt passer ses frères par dessus le bord. Toute la couvée où se trouve un coucou est une couvée détruite, sauf peut-être, et très rarement, lorsque le nid est à terre. Une fois sorti du nid, le coucou vit, jusqu'au moment du départ, avec sa nourrice, et il n'est pas rare de voir, en septembre, dans nos terres labourées, au milieu des volées de traquets sautant de mottes en mottes, un gros oiseau qui fait de loin l'effet d'un rapace. C'est un coucou élevé par des motteux. Comme ses parents adoptifs, il ne quitte pas le champ où il est né et voltige ça et là avec eux et avec les couvées du voisinage. L'habitude du coucou de ne pas faire de nid est certainement une habitude acquise par sélection. 11 fut un' temps où les femelles de coucou couvaient ; mais soit que les mâles étant beaucoup plus nombreux que les femelles, celles- ci fussent empêchées de se livrer paisiblement à l'incubation, soit que les ■ femelles n'aient pu pondre que tous les cinq ou six iours, les premiers œufs se trouvant déjà trop vieux au moment de la ponte des derniers, celles qui ont adopté le système de pondre chez autrui ont mieux réussi, et cet instinct s'est peu à peu développé. M. MOTELAY revenant sur une communication faite l'an dernier à pareille époque, dit que, sur trois pieds- de Stratiotes aloides plantés par lui dans sa propriété, un seul a réussi, et que la multiplication de ce pied a été telle qu'en un an il a couvert une surface de 23 mètres de longueur sur 3 mètres de largeur. M. BenOIST lit la communication suivante : Sur le niveau à Brachiopodes du puits du Parc-Bordelais. Les échantillons de terrains, amenés au jour par le forage artésien du Parc- Bordelais, renferment en ce moment une grande quantité de petits fossiles Procès- Verbaux 1886. (janvier i887.) v LXVI appartenant les uns à divers genres de mollu.S(|ues, les autres à des Hrachio- podes, d'autres enfin à des rayonnes. Depuis la profondeur de 164^80, la sonde a traversé une série de couches calcaires très dures, avec ou sans grains de quartz, que les débris fossiles recueillis permettent de classer dans l'horizon du calcaire marin de Blaye. On voit en effet de nombreux restes des genres Peclen, Oslrea, Anomia, Echi- nolampas, Echinocyamus, Sculellina, Orbiloliles, Orhiloides, Alveolina et Rolalia. A 255"^ de profondeur, on a rencontré des couclies un peu plus friables, grises, pyriteuses, renfermant de nombreux brachiopodes appartenant aux genres Terebratulina, Argiope, accompagnés des genres déjà signalés précé- demment. Vers 264™, les Brachiopodes disparaissent presque entièrement et sont rem- placés par un foraminifère assez gros, presque sphérique, paraissant composé de deux loges. Les quelques espèces que j'ai pu arriver à déterminer sont : Pecten scahriusculus d'Orb. Anomio, nov. sp. Ostrea : grande espèce nouvelle. Terebratulina tenuistriata. — Delbosi. Argiope sp. ind. Echinocyamus affinis Desor. Crenaster Castellanensis d'Orb. ? Orhitoides submedia d'Arch. Orbitolites compîanata Lmk. Nummuïites, petite espèce ind. Alveolina elongata d'Orb. — subpyrenaica Leym. Rotalia papillosa d'Orb. — Neicboldi d'Arch. Nonionina rugosa. Biloculina ringens. Trilocidina angularis. II y a aussi un assez grand nombre d'espèces de bryozoaires, de spon- giaires et de polypiers. Le calcaire contenant les grandes Ostrea, supérieur à la zùne à Brachiopodes, contient en outre une quantité de carapaces de Cylhere. Séance du 21 juillet 1886. Présidence de M. BALGUERIE, Président. COMMUNICATIONS. M. BlAL DE BelleràDE dit que l'excursion de la Fête lianéenne à Moras a donné une récolte très abondante (11 espèces) de Cryptocephales, et que le fait le plus remarquable est la capture, faite par MM. Eyquena et Négrié, d'une Chrysomèle nouvelle pour le département, c'est : Chrysomela Brunswicensis (Grav.) ; C. duplicata (Zenk.) ; variété : cuprina (Duft.). Coup d'oeil sur la constitution géologique d'un petit lambeau de la chaîné des Pyrénées par M. E. FALLOT. Ayant eu l'occasion de faire dernièrement avec MM. Imbart de la Tour et P. Senart une excursion dans les Pyrénées occidentales, je crois devoir donner à la Société un aperçu sommaire sur la constitution géologique du petit coin de pays que j'ai parcouru. Je n'ai pas la prétention de faire une étude complète de la région; je me bornerai simplement à tracer une sorte de coupe grossière des terrains que j'ai observés pendant notre voyage. Les points visités par moi étant peu connus, j'aurai ainsi planté quelques jalons pour les géologues qui s'en occuperont sérieusement plus tard. L'itinéraire que nous avons suivi était le suivant : 1° Des Eaux-Chaudes à Sallent (Espagne) ; 20 De Sallent aux Bains de Panticosa; 3" Des Bains de Panticosa à Cauterets par les lacs de Brazato, le val de Cerbillona, le col des Oulettes et le lac de Gaube. A. Des Eaux-Chaudes à Sallent. — Lorsqu'on quitte les Eaux-Chaudes, on remonte la vallée du Gave d'Ossau par un chemin très pittoresque taillé dans le granité. C'est un granité en général très feldspathique, avec lamelles de mica noir bien développées niais très espacées l'une par rapport à l'autre, de manière Lxvni à laisser à la roche une coloration blanche comme teinte dominante. Ce granité forme un massif énorme qui se continue jusqu'au delà de Gabas, ou pour parler plus exactement, jusqu'au pont de Camps. Il présente de nombreuses fissures de retrait qui pourraient faire croire quelquefois à une fausse stratification. A partir du pont de Camps, on pénètre dans les terrains stratifiés. Ce sont d'abord des schistes plus ou moins satinés, fréquemment décomposés, (^es schistes d'un gris-brunâtre sont d'abord à peu près verticaux ; en général leur disposition est assez difficile à voir à cause des éboulements et surtout à cause des moraines qui les masquent et qui sont formées de débris de tout genre (ophite, granité, calcaire marmoréen, etc., etc.). On peut suivre ces schistes jusqu'à Case, à Broussette à peu près. Ici le che- min se termine et l'on monte pour ainsi dire à pic, depuis 1,400 mètres d'alti- tude, jusqu'au col de Peyrelu qui est à 1,847 mètres. Toute cette montée se iait sur un massif formé de calcaires grisâtres com- pactes, de texture marmoréenne, avec nombreuses veines de calcaire saccha- roïde blanc. Souvent ces calcaires sont intercalés de calcschistes. Ils ne nous ont présenté aucun débris organisé, pas plus du reste que les schistes dont nous venons de parler. Ces calcaires très compactes semblent former les hau- teurs qui dominent la vallée du Rio Gallego et notamment la Pena Foratata (Pena Foraida, sur la carte au j-g^-fif^^ de M. Wallon) qui domine de sa masse imposante la vallée de Sallent. Au col de Peyrelu même, une abondante végétation, que cachent encore de nombreuses flaques de neige (8 juillet), empêche de constater directement la na- ture géologique du sol. 11 n'en est plus de même lorsqu'on descend vers le Cuar- tel del Socotor où se trouve la Douane espagnole. Toute cette descente se fait au milieu de schistes en plaquettes minces, souvent ardoisiers ou bien terreur, brunâtres et rougeâtres; dans ce dernier cas leur constitution rappelle beaucoup certains schistes dévoniens des Vosges (1). Aucun fossile n'est venu nous mettre sur la voie de leur âge, mais nous avons pu constater qu'ils étaient infé- rieurs au calcaire marmoréen dont nous venons de parler, et que toutes les cou- ches plongeaient d'une façon générale vers le Nord. Ces schistes rougeâtres se voient également d« l'autre côté du Gallego (rive droite), où ils sont relevés jusqu'à la verticale. (1) Dans sa carte géologique de la province d'Huesca [Descripcion fisica y geologica de la pro- vincia de Hiiesca, in Memorias de la Comision del mapa geologico de Esptina), M. Mallada rap- porte au Silurien supérieur ou au Dévonien toutes les couches coraprisps entre les sources du Gallego au nord de Socotor et rolituara. Dans le le.\te, il se;nble attribuer au Silurieu les schistes dont je viens de parler. LXIX La route du Cuartel del Sccotor à Sallent qui n'est pas terminée est taillée dans ces schistes et dans leurs éboulis, puis plus bas, vers Sallent, dans des sortes de phyllades compactes, d'un grain très fin et d'un gris-verdâtre. C'est sur ces dernières assises qu'est pittoresquement situé le village de Sallent. Ces roches semblent donc inférieures à la formation des schistes, et elles pourraient appartenir à des niveaux plus anciens ; mais, en l'absence de tout débris organisé, nous sommes obligé de rester sur la plus grande réserve. B. De Sallent aux Bains de Panticosa. — Lorsqu'on suit la belle route qui descend le long du Gallego, on rencontre d'abord les roches verdâtres dont j'ai parlé, puis des schistes fortement relevés, vers le tunnel situé au delà de Lanuza. Ce tunnel est creusé dans des calcaires et des calcschistes gris que l'on suit assez longtemp's. Puis de nouveaux schistes apparaissent avant d'entrer à Esca- rilla. Ils sont bientôt suivis par des calcaires très compactes ou de. véritables marbres d'un beau noir, sillonnés de veines spathiques blanches; on les voit surtout en sortant du village précédemment nommé. La Gorge du Gallego est taillée dans ces calcaires absolument dépourvus de fossiles. Ils rappellent surtout le faciès de certains calcaires dévoniens, comme celui de Givet (Ar- dennes), par exemple (1). Les schistes réapparaissent après la bifurcation des routes de Panticosa et de Jaca, en face d'El Pueyo. En remontant le Rio del Escalar, après avoir dépassé le village de Panticosa, on entre dans le granité qui forme tout ce massif jusqu'aux bains et qui prête à la gorge un aspect très sauvage et très imposant. Ce granité, à plus petites parties que celui des Eaux-Chaudes, renferme beau- coup d'amphibole hornblende. C. Des Bains de Panticosa à Cauterets. — Tout le cirque au fond duquel est situé l'établissement des Bains de Panticosa est formé par le granité dont nous avons pu constater la présence jusqu'au col des lacs de Brazato (2,556™), malgré l'abondance de la neige que l'on rencontrait à partir de 1,800 mètres environ (10 juillet) et qui rendait la montée extrêmement pénible. La descente sur la vallée de Cerbillona nous a révélé sous la neige la présence d'une énorme moraine formée de blocs de tout genre où le granité domine. Une sorte (1) M. Mallada {loc. cit., p. 237) cite un certain nombre de fossiles dévoniens trouvés entre Sallent et El Pueyo, notamment Orthoceras remotum, Alrypa reticularis et des Spirifer. Malheureuse- ment sa description assez confuse manque de soupes nécessaires à l'intelligence du sujet et ou ne peut savoir exactement dans quelle couche ont été rencontrés ces débris organisés. LXX de porphyre verdâtre se montre également en ce point, sans que nous ayons pu saisir ses rapports avec le granité, puis on remonte la rive droite du Rio Ara sur des schistes ferrugineux, puis sur des calcschistes éboulés et recouverts de blocs qui empêchent de voir la disposition des couches. En montant vers le col des Oulettes, au N. N.-O. du Vignemale, nous apercevons au milieu de la neige des schistes verts décomposés qui ressemblent ù des schistes amphiboliques et s'étendent du côté du Vignemale (1). Une masse énorme de neige qui nous empêche de faire aucune observation sérieuse, recouvre tout le fond du val de Cerbillona et lo col des Oulettes (2,700 mètres environ). C'est également dans la neige et au milieu d'un épais brouillard qu'il faut nous laisser glisser jusque dans la vallée du lac de Gaube (2). Nous voyons alors que toute cette vallée est occupée par desJjlocs de granité tombés des hauteurs environnantes. Ce granité, très riche en amphibole, se poursuit jusqu'aux bains de la Raillière près de Cauterets, ainsi que nous avons pu l'observer le lendemain seulement, la fatigue de quatorze heures d'une marche des plus pénibles, dont six dans la neige, nous ayant forcé de passer la nuit au lac de Gaube. Tel est le résumé des observations bien incomplètes que j'ai pu faire pendant cette excursion. Les difficultés inhérentes à la marche dans une semblable région rendent souvent les observations géologiques impossibles, et on est fré- quemment obligé de noter ce que l'on voit sans pouvoir rattacher ensemble ces observations clairsemées de manière à en tirer des conséquences géné- rales. On n'arrivera cependant à connaître la constitution des Pyrénées que si chaque alpiniste parcourant ces montagnes note avec soin les terrains rencon- trés et en rapporte des échantillons typiques. Ces documents, bien qu'incom- plets, viendront toujours en aide aux géologues et leur donneront de précieuses indications pour des recherches de plus de portée. Quant à moi, il m'est difficile de tirer des conclusions générales d'après ce que j'ai vu. Le point le plus intéressant aurait été de déterminer l'âge des schistes et des calcaires, évidemment très anciens, que j'ai rencontrés. En l'ab- sence de tout fossile, il est impossible d'avoir une opinion bien fondée là-dessus. Quoi qu'il en soit, ces couches semblent avoir subi l'influence des éruptions (1) M. Mallada a réuni sous le nom de terrain cambrien toute la bande de terrains stratifiés qui s'étend depuis )e Port de Sallent ( Port de Peyrelu) jusqu'au Vignenoale. (2) Notre confrère M. Degrange-Touzin a douné un aperça géologique de cett vallée, dans sop Etude «ur le Vignsmale [Club Alpin, 6° vol., 1879). granitiques qui forment les massifs que j'ai signalés ; elles sont en géaéral fortement relevées, comme je l'ai indiqué dans le cours de cette note. Espérons que d'autres recherches viendront nous apporter les résultats que nous désirons. L'étude des terrains primaires dans les Pyrénées a fait trop de progrès dans ces dernières années, grâce aux recherches de MM, Gourdon et Barrois notamment, pour que nous ne soyons pas bientôt en mesure d'avoir une opinion sur toute cette grande formation. Note sur la succession des niveaux géologiques au ruisseau de Moras. M. Benoist dit qu'il a revu très en détail les affleurements du falun du ruis- seau de Moras. Il lui semble que le sable coqulller situé en aval du premier pont, doit se placer dans l'étage miocène. Selon lui il correspond au sable de Lariey (no 4) qu'il représente le long du ruisseau et qui manquerait en amont du deuxième pont, où, sur ce point, le sable gris à Peclunculus [nP 7) et à polypiers, Cassis Rondeleti, etc., reposerait directement sur le calcaire lacustre perforé (n° 3). En dessous du sable (n" 4), et en aval du premier pont, les berges du ruis- seau sont constituées par la partie supérieure de la roche sableuse (no 2), à 'faune de grands Cerithium margaritaceum et Lucina Aqmtanica. On observe, à l'intersection de ces deux horizons, un banc de calcaire d'apparence lacustre qui serait un faciès latéral du calcaire lacustre gris (n° 3), si développé entre les deux ponts. Le tableau suivant expose nettement la disposition des diverses couches observées lors de l'excursion du 27 juin dernier. EN AVAL DU PREMIER PONT. (N" 4.) Sable à Trochus Bucklandi et Pholas. (No 3.) Calcaire d'apparence lacustre. (N" 2.) Roche sableuse à Lucina Aquitanica, Potamides mar- garitaceum. (No 1.) Mixrne k Nerita. EN AMONT DU SECOND PONT. (NO 8.) -Falun bleu. (No 7.) Falun gris à Turritella. (No 6.) Couches à Pecten et Cassis, Polypiers, etc. (No 3.) Calcaire lacustre perforé, à Planorbis. Marne grise à Limnea et Planorbis. Cal- caire sableux, gris bleuâtre à Hélix. LXXII D'après ce tableau on voit i[ne le sable ii° 4, formation de rivage, est venu se déposer à roxti-éinité du bassin lacustre dont le cuifti^! était an deuxième pont et le bord en aval du premier pont où la couche lacustre était le plus mince. Puis l'envahissement complet s'étant effectué, et le centre lacustre étant devenu un point situé à une certaine distance de la plage, les dépôts n" 6 et 7 se sont faits, le sable no 4 étant déjà émergé probablement. La forme fluvio-marine n° 5 de la route du Son ne se rencontre pas sur ce point, qui se trouvait alors éloigné de l'embouchure d'un cours d'eau existant probablement non loin de Saucats. Note sur la constitution géologique des Crassats du Bassin d'Arcachon. M. DuRÉQNE présente une coupe qu'il a relevée lors de la construction du port de la Teste dont la darse et les chenaux ont été creusés dans un pré salé recouvert le plus généralement par les marées. Après un dépôt de vase bleuâtre, puis de sable blanc-gris dont la puissance était d'environ un mètre, on a rencontré une couche compacte à'alios de 20 centimètres, dans laquelle étaient engagées en plusieurs points des racines assez volumineuses et bien en place, enfin au-dessous de Valios et passant par toute la série des teintes du brun au blanc jaunâtre, le sable des Landes normal. D'après le témoignage des ouvriers de la localité employés à ces travaux, des souches d'arbres bien en place auraient été trouvées beaucoup plus au large, lors de la construction de la digue qui entoure les réservoirs à poissons de MM. Johnston. La présence de cette couche aliotique à un mètre au-dessous du niveau moyen des hautes mers est une preuve à l'appui de la théorie de raffaissement de notre littoral, avec ce correctif toutefois, du moins d'après l'avis de M. Durègne, que le mouvement dont il s'agit serait d'une grande lenteur et ne saurait être contrôlé sur des documents historiques. Les travaux d'établissement des parcs à huîtres permettent également de constater en certains points la présence, sous une vase et un sable vaseux d'origine marine, d'un sable brun plus ou moins aliotique. Les crassats, du moins dans leur plus grande partie, pouraient donc être considérés, non pas, comme on serait tenté de le croire à l'inspection des cartes, comme de simples bancs alluvionnaires déposés dans une profonde dépression, 'mais comme Yancien sol immergé, recouvert d'un dépôt marin, et divisé par les vallons des ruisseaux dont les cours supérieurs subsistent encore et dont les lits élargis par les mouvements des marées agissant sur un sol friable constituent les chenaux actuels. Quant à la vase qui recouvre les crassats, elle est probablement amenée par tous les cours d'eau des landes voisines où de nombreuses poches d'argile sont exploitées en plusieurs points, puis elle est remaniée par les eaux salées et répartie sur toute la surface du bassin. Rien ne donne lieu de supposer qu'il en vienne une partie, même minime, de l'estuaire de la Gironde qui envoie ses vases dans la direction du Nord, comme l'a démontré M. Bouquet de la Grye; du reste l'examen des vases bleuâtres du Bassin d'Arcachon ne permet pas de les assimiler aux dépôts rougeâtres des Pertuis de la Charente-Inférieure où ils constituent la terre de bri. Observations sur les différents niveaux géologiques des crassats d'Arcachon. M. BenoiST dit que sur les bords du bassin d'Arcachon, les diverses zones de forêts que l'on observe le long des falaises depuis Soulac, s'intercalent à différents niveaux, avec ces crassats, ce qui ferait supposer que les plus anciens du bassin, c'est-à-dire les plus profonds, rencontrés dans les sondages faits pour la recherche des eaux jaillissantes, seraient contemporains de l'étage Cromerien ou niveau à lignite et à Elephas meridionalis observé à Soulac. 11 ajoute que d'autres crassats, passant latéralement au sable des Landes, appartiendraient incontestablement à l'époque quaternaire, et qu'enfin les der- niers ou les plus supérieurs, recouverts par les sables des dunes, auraient pu se former antérieurement à l'occupation romaine, c'est-à-dire aux époques préhistoriques, celle de la pierre polie peut-être. Dans tous les cas, selon lui, tous ces crassats seraient caractérisés par une faune spéciale, qui serait fort intéressante à étudier et qui viendrait proba- blement en confirmer la classification d'une partie dans les dépôts tertiaires supérieurs (pliocène), surtout en ce qui concerne les plus anciens, quelques espèces, très communes dans ces crassats, n'existant plus qu'à une grande dstan ce de nos côtes et à une certaine pi'ofondeur. Procès-Verbaux 1886. (mars 1887.) Séance du 18 août 1886. Présidence de M. BALGUERIE, président. MOUVEMENT DU PERSONNEL. M. Garnault (Paul), préparateur de zoologie à la Faculté des sciences de Bordeaux, présenté par MM. Cabanne, Fallot et Pérez, et M. Raulin (Louis), préparateur de géologie à la même Faculté, présenté par MM. Balguerie, Benoist et Fallot, sont nommés membres titulaires de la Société. Séance du 3 novembre 1886. Présidence de M. BROWN, Vice-Président. ADMINISTRATION. En vertu de l'art. 16 de ses statuts, la Société procède à l'élection des mem- bres du Conseil et des Commissions permanentes. Sont nommés membres du Conseil : MM. Balguerie Benoist. Beochon. Brown. Croizier. Degrange-Touzin. MM. Delotxes. Dubreuilh. DURIEU DE MaISONNEUVE MOTELAY. PÉREZ. SOUVERBIE. Sont nommés membres de la Commission des finances MM. BiAL DE Bellerade. m. Daurel. Crémière. Sont nommés membres de la Commission des publications MM. Degrange-Touzin. Deloynes. M. DURÈGNE. Sont nommés membres de la Commission des archives MM. Cabanne. Croizier. M. Dulignon-Desgranges. PRÉSENTATION D'OUVRAGES. M. SOUVERBIE présente au nom de M. Paul Fischer deux notes intitulées : )) Sur deux espèces de Lepas fossiles du miocène des environs de Bordeaux ; Description d'un nouveau genre de Cirrhipède (Stephanolepas) parasite des tortues marines », dont la Société vote l'impression dans ses Actes. Séance du 17 novembre 1886. Présidence de M. BROWN, Vice-Président. MOUVEMENT DU PERSONNEL. M. Le Président fait part à la Société de la mort de M. Paul Bert, mem- bre honoraire, qui a succombé au Tonkin, La démission de M. BroCHON, membre titulaire, est acceptée. COMMUNICATIONS. M. Garnault présente un travail dont la Société vote l'impression dans ses Actes. Ce travail intitulé : « Recherches anatonniques et histologiques sur le Cyclostoma elegans » est une monographie de l'adulte, dans laquelle se trouve exposée l'étude systématique des différents organes de l'animal. Mon intention, dit l'auteur, n'était pas de faire un travail de zoologie pro- prement dit, ayant pour but de déterminer exactement la place du Cyclos- tome dans la classification. Je me suis efforcé de retracer l'histoire complète de l'animal; la première partie, consacrée à l'étude de l'adulte, parait aujour- d'hui ; j'espère arriver à publier plus tard la seconde, qui contiendra la des- cription des phénomènes du développement embryonnaire et postembryonnaire. J'ai voulu, non pas faire une de ces descriptions sèches et arides des diverses parties d'un organisme passées successivement en revue et cataloguées minu- tieusement; mais j'ai essayé, sans mettre de côté les recherches d'anatomie descriptive qui pourront être utilisées pour des comparaisons ultérieures, de résoudre, ou tout du moins de poser d'une façon plus précise les problèmes d'anatomie générale et de physiologie soulevés par l'étude des divers systèmes organiques du Cyclostome. L'importance de ces modestes travaux n'a plus besoin d'être démontrée ; tout le monde comprend aujourd'hui que les mono- graphies consciencieuses constituent le fondement positif de toute science, c'est-à-dire de toute généralisation. Le Cyclostoma elegans a été déjà l'objet d'une monographie; un savant remarquable, Claparède, lui consacra son premier travail, mais depuis cette épo- que la science a marché, les procédés d'investigation se sont multipliés et sont devenus d'une extrême perfection ; les points de vue eux aussi ont considéra- blement varié, et j'ai pensé que l'étude de cet animal curieux pouvait être reprise avec fruit. De nombreuses notes, quelques-unes très récentes, ont été aussi publiées sur l'anatomie du Cyclostome. J'ai repris cependant toutes ces recherches et dans plusieurs cas m'en suis très bien trouvé. Un travail de ce genre est d'une analyse fort difficile, et pour on faire appré- cier les résultats, il me paraît nécessaire de les classer en plusieurs groupes de très inégale valeur. Les uns, que dans ce résumé rapide je passerai complè- tement sous silence, sont ceux qui, nouveaux pour l'animal puisqu'ils n'ont pas encore été signalés chez lui, n'apportent cependant aucune idée nouvelle, et ne peuvent guère être utilisés, au moins actuellement, que pour des diagnoses spécifiques. LXXVll D'autres faits, bien que présentant des analogies avec ceux qui ont été étudiés ailleurs, n'en sont pas moins d'un grand intérêt. Ils permettent de prendre parti dans ces discussions innombrables se rapportant à l'anatomie comparée et générale et à la physiologie, que soulève l'étude de tout organisme quelque infime qu'il puisse paraître. Ces recherches, lorsqu'elles sont faites avec conscience et précision, apportent toujours des documents qui peuvent être considérés comme nouveaux en faveur de la théorie adoptée. Je citerai surtout, à ce point de vue, les chapitres qui se rapportent au corps de Bojanus, aux glandes pédieuses, aux organes des sens, au système nerveux et aux organes reproducteurs. Il est enfin une troisième catégorie de résultats absolument imprévus qui constituent de véritables trouvailles et ne se rapportent à aucuns faits actuelle- ment connus. Je fais ici allusion à mes recherches sur la glande à concrétions, qui me semblent constituer la partie de beaucoup la plus originale de mon tra- vail. Bien que cet organe ait été étudié à plusieurs reprises et tout récemment encore par Barfurth, j'ai pu y constater des faits entièrement nouveaux passés inaperçus jusqu'à ce jour. Je suis arrivé, je crois, à poser toutes les questions d'ordre morphologique ou physiologique qui se rapportent à cet organe énig- matique. Si, pressé par le temps, je ne les ai pas toutes résolues dans ce tra- vail, de nouvelles recherches déjà commencées et actuellement en bonne voie, m'en font espérer la prochaine solution. Le Secrétaire Général donne lecture du Compte-rendu de la eS"» Fête Linnéenne célébrée à la Brède, le S7 juin 18S6. A sept heures du matin les excursionnistes se trouvaient réunis sur la place de la Comédie : MM. Balguerie, Bial de Bellerade, Benoist, Cabanne, Croizier, Deloynes, Degrange-Touzin, Dulignon-Desgranges, Durègno, Durand, Eyquem, Fallot, Guestier, Lagatu, Lawton, Motelay, Négrié, Souverbie et M. Lagatu, père de notre collègue, invité par la Société. S'étaient excusés MM. Augeraud, Brown, de Chasteignier, Chomienne, Durieu de Maisonneuve, Guillaud etMarzelle. Transportée à la Brède dans deux grands omnibus, la Société descendit à LXXVUI rhôtol des Voyageurs où elle tint sa séance solennelle. Après avoir souhaiti'i la bienvenue à notre invité, M. Lagatu père, le Président donne lecture de la cor- respondance : 1" Lettre de M. de Montesquieu, regrettant de ne pouvoir répondre à l'invi- tation qui lui a été adressée, ot autorisant la Société à visiter son château, 2° Lettre do M. Soulet, remerciant la Société de la double invitation qui a été faite à son iîls et à lui, et excusant son fils qui est retenu par les devoirs do sa profession. Après avoir organisé les sections comme suit : M. Motolay chargé de diriger la section de botanique, ]\L Fallut celle de géologie, et M. Bial de Bellerade celle d'entomologie, le Président lève la séance. La Société se dirige alors vers le château de JNIontesquieu dont elle est admise à visiter l'intérieur par groupes de dix. Pendant que les uns visitent les appartements et en particulier la chambre de l"illustre président, conservée telle qu'elle était du vivant de ce grand homme, et son immense bibliothèque placée dans l'ancienne salle d'armes du manoir féodal, les autres membres admirent l'extérieur du vieux château dont les constructions remontent au trei- zième siècle. La visite terminée, on remonte le ruisseau de Moras, sur les bords duquel on déjeune, puis les sections se séparent, pour poursuivre chacune de son côté le but de S3S recherches. A cinq heures du soir, la Société réunie regagnait la Brède, où rejointe par son invité M. Soulet, elle célébra son banquet annuel dans la grande salle de l'hôtel des Voyageurs, M. Le PkéSIDENT, après avoir constaté avec regret l'absenca de notre vice-président, qui n'a pu assister à la fête par suite d'indisposition, a porté le toast suivant : « La Société Linnéenne dont nous célébrons aujourd'hui la fête compte déjà soixante-huit ans d'existence, » Fondée en 1818 par des botanistes, plus particulièrement en vue de l'agri- culture, elle a joint, à partir de 1825, à ses premières études celles des diverses branches de la zoologie, plus tard elle a complété le cadre de ses travaux par la minéralogie et la géologie, embrassant ainsi successivement les trois grandes divisions de l'histoire naturelle. L'histoire naturelle et ses applications aux arts utiles et principalement à l'agriculture, tel était alors le cadre des travaux de notre Société, tel était également à cette époque le cadre des communications auxquelles elle réservait des récompenses. » Partie d'un point de vue pratique, notre Société a vu rapidement s'élever le LXXIX niveau de ses travaux, elle n'a pas craint d'abordar l'étude d93 sciences natu- relles par le côté spéculatif. » Je n'ai pas ici à faire l'histoire de son passé ni à rappeler les noms des savants qui en ont fait partie et dont les travaux ont jeté sur nos publications un éclat si mérité. n Depuis lors nos statuts ont été modifiés, notre Société a été reconnue d'uti- lité publique. Le nombre de nos membres n'est plus limité et nous ouvrons nos portes avec empressement à tous ceux qui de près ou de loin s'occupent d'histoire naturelle. Nous savons qu'il y a place pour tous dans le champ des recherches et qu'il n'y a pas de travailleur si modeste qu'il soit qui ne puisse apporter sa pierre à l'édifice commun de la science. »Mais si notre Société a pu se transformer^pendant les soixante-huit années qu'elle vient de traverser, il y a une chose dont la tradition s'est soigneuse- ment conservée et dont nous tenons tous à assurer le maintien, je veux parler de la fête Linnéenne. » Séparés par la diversité de nos travaux, de nos aptitudes et de nos spécia- lités, nous resterions étrangers les uns aux autres si nous ne trouvions dans cette fête l'occasion d'une réunion où s'établissent entre tous les membres les relations d'une cordiale intimité. « Inaugurées sous le saule d'Arlac, ces réunions se sont perpétuées d'année en année. » Réunis aujourd'hui dans le même but, dans cette vallée de Saucats et de la Brède qui a été déjà tant de fois visitée et qui le sera tant de fois encore, nous venons une fois de plus célébrer notre fête de famille. * Je dois aux fonctions que vous m'avez fait l'honneur de me confier de pré- sider ce banquet et de porter les toasts traditionnels. Permettez-moi en consé- quence, en exprimant le désir de nous retrouver tous ensemble l'année prochaine à pareille époque, de porter trois toast : » Le premier à la Société Linnéenne, à ses travaux, à ses succès, à l'union fraternelle de tous ses membres ; » Le second à nos anciens présidents et plus particulièrement à ceux qui hono- rent aujourd'hui notre fête par leur présence, à M. Deloynes, à M. Degrange- Touzin; » Le troisième à nos invités qui ont bien voulu accepter de prendre part à ce banquet ». Après avoir porté les trois toasts proposés par le président, la fête était ter- minée et la Société remontait en omnibus pour rentrer à Bordeaux. LXXX Compte-rendu géologique de la 68"" Fête Linnéenne, par M. Croizier. Au bas du ruisseau de Moras, an lieu dit la Moulina, le ruisseau forme une cascade que ses eaux ont creusée dans les couches tendres d'une marne grise à Neritinn Ferussaci, en tombant des bancs plus résistants du calcaire dur, gréseux, jaunâtre qui courronne ces marnes. Eq remontant le cours du ruisseau, on voit que ce calcaire sableux en forme le lit entre la Moulina et le premier pont en pierre qui le traverse derrière le village de Moras. Près de ce pont, le calcaire sableux passe, à sa partie supérieure, à des lits ferrugineux, puis à un calcaire marneux, gris, supportant un falun sableux très riche en fossiles {Corbiila carinata, CytJierea undata, Lucina incrassata), La puissance de la végétation, à l'époque de la fête Linnéenne, a empêché de vérifier cette zone de passage du calcaire au falun, qui avait été reconnue dans des excursions antérieures. En amont du deuxième pont, les berges montrent une marne grise, lacustre, riche en Planorhis solidus, passant supérieurement à un calcaire dur, gris, à Bithynies, dont la surface durcie et corrodée, qui forme le fond du ruisseau, offre de nombreuses perforations, traces d'un ancien rivage. Sur ce calcaire reposent les gros polypiers qu'on retrouve si abondants à Mérignac, Lariey, le Peloua, surmontés par un falun sableux à gros éléments qui forme la falaise taillée à pic du ruisseau. Ce falun contient en abondance : Pectuncuîus pilosus et cor, Pecten Biirdigalensis, etc., généralement roulés, et offre ainsi l'aspect d'une formation littorale. Sa partie supérieure devient marneuse et moins fossilifère. A une centaine de mètres en amont de cette petite falaise, on voit affleurer sur le bord du ruisseau, sous le sable des landes, un falun bleu rappelant celui de Lagus. Ce falun très riche en Cytherea erycinoïdes, Venus Islandi- coïdes, Tapes vetula, etc., a donné la Voluta Lamberti, fossile bien rare à ce niveau. Le manteau de sable des Landes qui recouvre toute les formations signalées plus haut forme les bords et le fond du ruisseau en amont du falun bleu, et empêche ainsi de reconnaître si les niveaux supérieurs existent dans cette région. Nous avons donc constaté, en remontant le ruisseau de Moras, une succes- sion de niveaux qu'on reconnaît facilement pour les équivalents de ceux établis par M. Benoist dans son catalogue des fossiles de Saucats. Ainsi : LXXXl Le n° 1 est représenté par les marnes à Neritina Ferussaci de la Moulina. Le no 2 par la roche sableuse qui occupe le lit du ruisseau depuis la Mou- lina jusqu'au premier pont. Le n° 3 par les lits ferrugineux et le calcaire marneux qui couronnent cette . roche sableuse. Le n° 4 par le falun coquilier qui affleure près du premier pont. Le n" 5 par la série de marnes et de calcaires lacustres observés en amont du deuxième pont. Les nO' 6 et 7 par le falun gris à polypiers et Pecten Burdigalensis, et par le falun bleu à Yoluta Lamberti. En résumé, si nos observations ont été d'une façon générale la constatation de la coupe du ruisseau de Moras donnée par Tournouër dans sa note strati- graphique et paléontologique sur les faluns du département de la Gironde {Bulletin de la Société géologique de France, 2« série, T. XIX), nous devons toutefois signaler deux divergences importantes : 1" Tournouër assigne dans le ruisseau de Moras une faible épaisseur à la roche sableuse no 2, tandis que nous l'avons observée occupant la plus grande partie de la hauteur depuis la Moulina jusqu'au premier pont. 2° Tournouër ne signale pas les lits ferrugineux et de calcaire marneux qui séparent la roche n° 2 du falun n° 4, et qui, pour nous, seraient le représentant du calcaire lacustre n» 3 de la route du Son. Dans sa note du 21 juillet, M. Benoist réunit dans un même niveau les for- mations lacustres n" 3 et n" 5. La difficulté de suivre dans les berges du ruis- seau les prolongements de ces deux niveaux, et par suite de décider s'ils sont oui ou non séparés par le falun n° 4, dont on ne peut observer qu'un petit affleurement, nous a jusqu'ici décidé à les considérer comme deux formations distinctes, équivalentes aux deux calcaires lacustres de la route du Son, et cela pour deux raisons principales : lo Le calcaire lacustre n° 5, avec ses marnes subordonnées, présente une assez forte épaisseur, tandis que notre n° 3 est très mince avec lits ferrugi- neux à sa base. 2° Le falun n" 4 qui couronne le calcaire lacustre au premier pont est un sable fin, rosé, avec des fossiles différents de ceux qui abondent dans le falun gris no 6, à gros éléments qui, à quelques centaines de mètres en amont, recouvre notre calcaire lacustre xi" 5, en débutant par un lit de polypiers. La différence tant pétrologique que paléontologique de ces deux faluns si voi- sins ne permet donc guère de les considérer comme synchroniques. Notre collègue M. Degrange-Touzin a bien voulu relever dans sa riche r>xxxii collection les listes suivantes des fossiles recueillis aux difTérents niveaux du ruisseau 'de Moras, tant dans l'excursion de la Fête linnéenne que dans des excursions antérieures. Fossiles de la roche sableuse (couche n" 2). Lutraria sanna Bast. Corbula carinala Duj. Liicina ornala Agass. — incrassala Dub. — colwiibeUa Lamk. — dentata Grat. — A quitanica Mayer. Ervillia sp.? Tellina sp.? Donax transversa Desh, Grateloupia difficilis Bast. Avicula Linderi Ben. Pectunculus Aquitanicus ? Tourn. — Cor Bast. Pecten sp.? Oslrea producla Raulin et Delbos. Anomia s tria ta? Brocchi. Calyptrœa depressa Lamk. Turritella Desmarestina Bast. — terehralis Lamk. Rissoa Lachesis Bast. — costellala Grat. — clotho Humes. Pyramidella Gralaloupi d'Orb. Tornatella striatella Grat. Phasianella Aquensis d'Orb. — spirata Grat. Bulla subangistoma d'Orb. Tornatina Lajonkaireo-na Bast. Neritina Ferussaci Recluz. Trochus Buchlandi Bast. Odostomia Biirdigalensis Benoist. Cerithium spina Partsch. — marr/aritacewn Brocchi. — pseudo-thiarella d'Orb. — Girondicum Majer. — Galliculun Mayer. — plicatuiH Brug. Fossiles du calcaire lacustre (couches n°s 3 et 5). Bithynia Leniani Noulet. Yalvata Moguntina Sandberger. Lymnea urceolata Noulet. — pachygasler Thoma\ — Dupuyana. Lyiunea sp.? Planorbis soîidus Thomœ. — decliuis Braun. Hélix Girondica Noulet. — sp. ? Fossiles de la couche n» 4. Pholas Desmoulinsii Benoist. Sphenia anatina Bast. Poromya Biali Benoist. Corbula Ilôrncsi Benoist. — carniata Duj. Lutraria sanna Bast. Lulraria angusta Desh" Ërvillia pusilla Phil. Mactr'a Basteroti Mayer. Tellina Aquitanica Mayer. Donax transversa Desh. — affinis Desh. Petricola peregrina Bast. Venus ovata Pennant. Cytherea undata Bast. — Deshayesiana Bast. Cyrena Brongniarti Bast. Dreissena Brardii d'Orb.. Cardiun Burdigaliniim Mayer. — sp. ? Chama Brocchi Desh. Lucina ornata Agassiz. — incrassata Dub. — dentata Bast. Arca nose Linné. — clathrata Desh. — variabilis Mayer. — cardiiformis Bast. Modiola sp. ? Avicula Linderi Ben. Lima sp.? Pecten sp. ? Plicatula mytilina Phil. Ostrea virgata? Gold. Atiiria Aturi Bast. Dentalium Burdigalinum Mayer. Patella sp."? Fissurella neglecta Desh» Hipponyx Graieloiipi Benoist. Pileopsis Aquensis Grat. Calyptrœa Sinensis Desh. Serpulorbis arenarius? Linné. Vermelus sp. ? Turritella Desmareslina Bast. Rissoina obsoleta Partsch. liXXxin Rissoina Burdigalensis d'Orb. Rissoa curta Duj- — scalaris Dub. — clotho Hôrnes, — Moulinsii d'Orb. — Lachesis Bast. — ■ costellata Grat. Bithynia Aturensis Noulet. Turbonilla gracilis Brocchi. — subumbilicata Grat. — sp.? Pyramidella milrula Férus. — Grateloupi d'Orb. Tornatella striatella Grat. — punctulata Férus, Ringicula. Tournoueri Morlet. Tornatina Lajonkaireana Bast. Scaphander Aquitanicus Benoist. Bulla subangistoma d'Orb. — miliaris Brocchi. — sp.? — sp. ? Phasianella Aquensis d'Orb. — spirata Grat. Trochiis Moussoni Mayer. — Bucklandi Bast. Neritina Ferussaci Recluz , Natica neglecta Mayer. — helicina Brocchi. Cerithiwn lignitarum Eichw. — plicatum Brug. — rnargaritaceum Bi'occhi. — corrugatum Bast. — calculosii'm Bast. — Girondicum Mayer. — pseudo-Thiarella d'Ox'b. ■ — subclavatulatum d'Orb. — pupeeforme Bast. — crenatum Brocchi, LXXXIV Ceriihium Go.lliculmn Mayer. — fallax Grat. — spina Pai'tsch. Triforis perversus Linné. Pollia Andrei Bast. Murex Basteroti Benoist. — linguabovis Bast. Conus granuliferus Gi'at. Raphitoma sp. ? — sp.? Brillia distinguenda Bell. Buccinum baccatum Bast. — Deshayesi Mayer. — flexuosum Brocchi. Purpura allcrnata Bell. Nassa Aquilanica Mayer. — tessellata Bon. Oliva subclavula d'Orb. Marginella miliacea Desh. Erato Maugerix Gray. Columbella Girondica Ben. — Turonica Mayer. — sp.? Umbrella sp. ? Cijprœa sp,? Numinulina lenliciilaris Ficht. Balanus sp.? Fossiles de la couche n» 6. Polia Saucatsensis Desm. Ensis Rollei Hôrnes. Solecurtus Basteroti Desm. Saxicavella plicata Mont. Corbula Eôrnesi Benoist. — gibba Olivi. Pandora granum Benoist. Mactra Basteroti Mayer. — triangida Ren. Ervillia pusilla Phil. Tellina elegans Bast. — lacunosa Chemnitz, — bipartita Bast. — planata Linné. Psammobia Labordei BsiSt. — sp . ? Donax transversa Desh. Tapes vetula Bast. Venus ovata Pennant. — casinoïdes Bast. — Islandicotdes Lamk. Dosinia Basteroti Apfassiz. Cythera Paulina Mayer. — erycina Lamk. Cardium muUicostatiim Brocchi — Girondicum Mayer. — Burdigalinum Mayer. — discrepans Bast. — sp.? — sp.? Chama Brocchi Desh. Diplodonta trigonula Bronn. Lucina columbella Lamk. — dentata Bast. — ornata Agas. — Dujardini Desh. Lutetia sp.? Erycina sp.? — sp. ? Cardita unidentata Bast. — pinnula d'Orb. — sp.? Goodalia sp. ? Nitcula sp.? LXXXV Leda undata Defr. — consanguinea Bellardi. — - sp. ? Pectunculus pilosus lànné. — cor. Bast. Arca Burdigallna Mayer. — Tournoueri Mayer. Limopsis sp.? Avicula sp.? Pecten Burdigalensis Lamk. — sp.? — sp.? — Beudanti Bast. Anomia striata Brocchi. Ostrea digitalina Dub. de M. — Boblayi Desh. in Hôrn. Yaginella depressa Daud. Dentalium Burdigalinum Mayer. — Lamarcki Mayer. — sp.? Hipponyx granulatus Bast. . Crepidula unguiformis Lamk. Calypirsea Sinensis Desh. — deformis Lamk. — depressa Lamk. Yermetus intorlus Lamk. Turritella terebralis Lamk. — turris Bast. — Sandbergeri? Mayer. Proto cathedralis Blainville. Littorina varicosa Grat. — Prevostina Bast. Fossarus Burdigalensis Benoist. Rissoïna Burdigalensis d'Orb. — ohsolela? Partsch. Rissoa scalaris Dub. — Moulinsii d'Orb. Adeorbis quadrifasciatus Grat. Melania perpusilla Grat. Eulinia Girondica Benoist. — similis d'Orb. Turhonilla subumbilicata Grat. — sp. ? Pyramidella Grateloupi d'Orb. Tornatella Dargelasi Bast. — puncLulala Férus. Ringicula Douvillei Morlet. — sp . ? — sp. ? Scaphander Aquitanicus Benoist. Bulla subangistoma d'Orb. — sp.? — convolula Brocchi. — subconulus d''Or\). Xenophora Deshayesi Michelotti. Trochus patiilus Brocchi. — Moussoni Mayer. Bfonodonla. araonis Bast. Neritina Ferussaci Recluz. Natica Aquitanica Tourn. — Josephinia Risso. — turbinoïdes Grat. Sigaretus Aquensis Recluz. Cancellaria Basteroti Desh. — varicosa? Bvocch\. Cerithium spina Partsch. — Girondicum Mayer. — plicatum Brug. — corrugatum Bast. — lignitaruni Eichw. — subclavatulatum d'Orb. Fusus Burdigalensis Bast. — ïusliculus Bast. Ficula condita Sism. Murex cœlatus Grat. — Partschii Hôrnes. Oligotoma pannus Bast. Clavatula semimarginata Lamk. LXXXVI Clavatula aspcvulala Lanilc. — implexa Bell. Pleurotoma slrialulala Lanik. Raphilomo, sp.? - sp.? Cassis llondcleli Bast, — Graleloiipi Desh. BucciniDu subpolUum d'Orb. — Veneris Faujas. Nassa lessellata Bon. — sp.? Columhella Girondica Ben. — sp.? Terebra Daslerotl Nyst. Ancillaria glandiforniis Lamk. Oliva Dufrcsnei Bast. Balnnus sp. ? Operculina complanata d'Orb. Cupularia inlermedia d'Orl). Eupsammia sp. ? Astrea Frôlichiana Rcuss. — Ellisiana Defr. Porites incrusta7is Edw. et Haim. Prionastrea irregularis d'Orb. Explanaria cycdhiformis d'Orb. Dents de Squales et autres poissons. Fossiles te la couche n^ 7. Saxicavella pUcata2 Mont. Corbula gihba Olivi. — Eôrnesi Benoist. Psammobia Labordei Bast. Pandora granian Benoist. Mactra Basteroti Maj'er. — triangula Ren, Ervillia pusilla Phil. Tellina biparlita Bast. Donax transversa Desh. Yenus ovata Pennant. — Islandicoïdes Lamk. — casinoïdes Bast. Cytherea erycina Lamk. — Paidina Maj-er. Cardium Burdigalinum Mayer. — Girondicum Mayer. — sp.? Diplodonta trigonida Bronn. Lucina Bujardini Desh. — dentata Bast. Luteiia sp.? Cardita unidenlata Bast. Cardila pinnula d'Orb. Nuciila sp.? Arca Girondica Mayer. Dosinia s p. ? Avicula phaïenacea Lamk. Pectuncidus cor Bast. Leda undala Defr. — consanguinea Bell. — sp.? Osirea sp.? Anoniia striata Brocchi. Yaginella depressa Daud. Dentalinm Laniarchi Mayer. Calyptrœa deformis Lamk. — depressa Lamk. Crepidula unguiformis Lamk. Vermetus sp.? Seal aria striata Dell'. — clathratula ^^'alk. — sp.? Proto cathedralis Blainv. Turritella turris Bast. — lerebraJis Lamk. Liitonna PrevosLina Bast. — varicosa Grat. Fossarus Burdigalensis Benoist. Adeorhis quadrifasciatus Grat. Melania perpusilla Grat. Eulima similis d'Orb. — Girondica Benoist. Turbonilla suhumhilicata Grat. — intermedia Grat. — Girondica Benoist. — gracilis Bronn. — sp. ? Tornatella inflala Defr. — punctulata Férus. — Bargelasi Bast. — papyracea Bast. — sp.? Ringicula Douvillei Morlet. BuUa suhangistoma d'Orb. — ulricula Brocchi, — convoluta Brocchi. Xenophora Deshayesi Michel. Trochus patulus Brocchi. — Audebardi Bast. — sp.? Naiica Burdigalensis Mayer. — Sismondiana d'Orb. — turbinoïdes Grat. — Josephinia Risso. Sigaretus Aquensis Recluz. Cancellaria acutangula Faujas. — trocJilearis Faujas. — contorta Bast. LXXXVIl Mtirex cœlatus Grat. — linguabovis Bast. Triton olearium Linné. Pleurotoma canaliculata Bell, — flammidata Bell. Oligoioma pannus Bast. Clavatula semimarginata Lamk. — iniplexa Bell. — asperulata Lamk. Raphitoma sp.? — sp.? — sp.? Buccinum Deshayesi Meyer. — Veneris Faujas. Fusus Burdigalensis Bast. — rusticulus Bast. Ficula Burdigalensis Sow. — condiia Sism. Ancillaria obsoleta Brocchi. . Nassa asperula Defr. Yoluta rarispina Lamk. Columbella Girondica Benoist. Cassis Grateloupi Desh. Terebra pertusa Bast. — plicaria Bast. — Basteroti Nyst. Chenopus Burdigalensis d'Orb. Dischites coarctatus . Balanus sp. ? Operculina complanata d'Orb. Cupularia intermedia d'Orb. Dents de squales. Compte-rendu lépidoptérologique de la Fête linnéenne. M. BeOWN dit que quoique n'ayant pu assister à l'excursion, il doit à l'obli- geance de ses collègues de pouvoir remettre une petite note à son sujet. Il a, en effet, reçu de M. Bial de Bellerade quelques lépidoptères, recueillis par divers excursionnistes, dont il se fait un devoir de rcunettre la liste, quoique la plupart soient communs, et remercie sincèrement ceux de ses collègues qui ont pensé à lui en cette occasion. Ce sont : Melitœa Athalia. Chdonia vUlica. — Diclynna. Geometra papilionaria. Arge Galathea. Lylhria purpuraria. Satyrus Hyperanthus. Coleophora pyrrhulipennella. Zygxna trifolii. Slathmopoda pedella. Lithosia caniola. Butalis species ? Callimorpha dominula. Représentés tous par des échantillons uniques, la Coleophora par un four- reau attaché à une tige dg bruyère, la Butalis par un sujet indéterminable. Deux seulement de ces Lépidoptères méritent une mention spéciale; ce sont : Melitsea Diclynna qui n'a encore été trouvée dans nos environs qu"à la Brède et a été omise par Trimoulet dans son catalogue, quoique déjà signalée par Roger, et Geom. piapilionaria qui est assez rare chez nous pour que feu Laporte, dans le compte-rendu d'une fête linnéenne célébrée autrefois à Gradignan, ait cru devoir la signaler, elle seule, et encore qu'elle ne fût représentée que par une aile unique trouvée, à terre probablement, sur les bords du ruisseau de l'Eau-Bourde. Compte-rendu cryptogamique de la Fête Linnéenne, par M. Deloynes. Chargé de vous rendre compte des résultats cryptogamiques de l'excursion faite dans la vallée du ruisseau de Moras le 27 juin dernier à l'occasion de la Fête Linnéenne, nous n'avons à signaler qu'un bien petit nombre de plantes. Dans les endroits marécageux des bois nous avons pu admirer VOsmunda regalis L. Elle s'y fait spécialement remarquer par le nombre de ses touffes et le développement de ses frondes. Nous avons pu récolter dans des prairies sablonneuses et légèrement humides VIsoetes Hystrix D. R., que nous avions eu le plaisir de découvrir également quelques jours avant dans les environs de Villagrains. Cette plante est donc répandue dans toute la lande; il est probable, nous pourrions dire certain qu'on constatera sa présence dans un grand nombre d'autres localités. Dans les bois nous avons observé le PolytricJium formosum Hedw,, que la forme de l'opercule permet de distinguer facilement du Polytrichum corn- LXXX-IX jnime L. avec lequel on le confond souvent. Les talus des chemins étaient cou- verts par le Dicranella heteromalla Schpr. Enfin les arbres nous ont offert VUlota crispa Brid., le Neckera complanata Schpr., le FruUania Taniarisci Dmrt., et le Metzgeria furcata Dnirt. Note sur un fémur d'Halitherium du Muséum de Bordeaux. M. Fallot appelle l'attention de la Société sur les récents travaux relatifs aux Siréniens fossiles. De nouvelles découvertes ont été faites dans ces deux dernières années en ce qui concerne le genre Haliiheriuin , Elles sont dues principalement à M. Flot qui a déjà publié sur ce sujet deux notes à la Société géologique de France (1). Cette étude intéresse tout particulièrement les géolo- gues bordelais, puisqu'un certain nombre de débris trouvés daus nos faluns du Sud-Ouest ont été de tout temps attribués à ce genre. M. Flot a même eu la bonne fortune de pouvoir étudier quelques-unes des pièces déposées au Musée de Bordeaux et c'est au sujet de l'une d'entre elles qu'il adresse à M. Fallot la lettre suivante : « M. Delfortrie, qui a enrichi la paléontologie de tant de précieux documents sur les Siréniens fossiles, a décrit dans les Actes de la Société Linnéenne de l'année 1871, tome XXVIII, une pièce qu'il a nommée os pénial à^ Halitherium , » En visitant dernièrement le Muséum de Bordeaux, si remarquable par sa collection de Siréniens, mon attention a été particulièrement attirée par cet os singulier et j'ai constaté que je me trouvais en présence d'un fémur à' Halithe- riuni. Toute méprise était impossible : la longueur et la forme coïncidaient exactement avec celles du fémur de Halitherium Schinzi, dont le moulage est au Muséum de Paris. » Dans la même vitrine se trouvait un bassin dC Halitherium exactement semblable à celui que j'ai trouvé à Montmorency et décrit dans le Bulletin de la Société géologique de France l'année dernière. » Ce fémur est une pièce bien intéressante. Jusqu'ici, les rares traces des membres postérieurs des Siréniens ont été trouvées en Allemagne, dans les sables tongriens de Flonheim, où les squelettes sont conservés presque entiers. » Le fémur du Muséum de Bordeaux trouvé à Saint-Sulpice-de-Guilleragues, près Monségur, nous apporte la preuve que les Halitherium du bassin aqui- tanien possédaient des membres postérieurs rudimentaires, comme leurs congé- nères d'Allemagne. (1) Note sur \' HalUlierHum Schinzi. Bull. Soc. Géol., 3» série, t. XIII, et Description de Halitherium fossile (Gevvais). Ibid. 3° Série, t. XIV. Procès-Verbaux 1886. (mars 1887.) vu xr » On peut maintenant se demander pourquoi cet os a pu être pris pour un os pénial par M. Delfortrie dont on connaît la haute compétence en cette matière. Voici cei'tainement la raison de cette erreur. » Les Lamantins et les Dugongs, seuls représentants actuels des Siréniens sont entièrement dépourvus de membres postérieurs; ils possèdent un bassin rudimentaire, flottant dans la cavité abdominale, mais nulle part on ne ren- contre de fémur. Les cétacés caruivoi'cs, les baleines du moins, présentent un bassin, un lémur et un tibia. Les cétacés herbivores seraient-ils donc les seuls mammifères privés de membres abdominaux? C'était l'opinion adoptée, et il faut avouer qu'elle avait toutes les observations pour elle : on s'était donc accou- tumé à n'observer dans les Siréniens que les membres thoraciques, et c'est ce qui explique que M. Delfortrie ait nommé os pénial un os qui ne se rapportait à aucune des parties connues du squelette, os trouvé seul, et dans lequel ni les dimensions ni la forme ne pouvaient faire supposer qu'on se trouvait en face d'un fémur. Du reste, de Blainville avait déjà décrit un os pénial trouvé par lui dans un Lamantin de Leyde. » La découverte des squelettes de Flonheim, avec un bassin et des fémurs en place, est venue montrer que les ancêtres des Lamantins et des Dugongs avaient eu quatre membres, que deux de ces membres s'étaient modifiés peu à peu au point de disparaître complètement dans les formes récentes et actuelles. » La raison de cette disparition ne peut être attribuée qu'à une adaptation spéciale à la vie aquatique. De cette série décroissante, le premier terme nous manque; mais nous pouvons, grâce à ces précieux restes, nous faire une idée de la marche des transformations qu'ont subies ces animaux dans les temps géolo- giques. » Cette rectification, importante et même nécessaire au point de vue de l'his- toire des Siréniens, n'enlève rien à la renommée que M. Delfortrie s'est acquise par ses remarquables travaux de paléontologie. M. le D"" Souverbie, dont l'ex- trême obligeance m'a été très précieuse, m'a engagé à la faire auprès de la Société Linnéenne, et je ne pouvais avoir de meilleur interprète que M. Fallot pour lui demander l'hospitalité. » Observation sur le V» fascicule du Flora Selecta exsiccata de Ch. Magnier, par M. Armand Clwaud. Dans le V^ fascicule du Flora selecta, publié en 1886 par M. Magnier, mon attention a été appelée par les deux plantes suivantes : (Sub. :) — Fiimaria major Badarro (Loir-et-Cher). (Sub. :) — Vicia alropurpiirea Desf. (Basses-Pyrénées). XCl Or la première de ces plantes est mou F. muraliformis (FI, Gir., fasc. 1) (appartenant au stirpe capreolata), dont la plante de Loir-et-Cher constitue une variété major. La deuxième est exactement le type même de mon Vicia aquitanica (FI. Gir., fasc. 2, appartenant au stirpe atropurpurea, mais s'en distinguant très nette- ment par les caractères que j'ai signalés dans ma Flore. Je tenais à appeler l'attention sur ces deux plantes, parce qu'elles font con- naître les formes précises que j'ai eues en vue en introduisant deux noms nou- veaux dans la nomenclature. II n'y a pas de meilleure illustration d'un texte que les plantes mêmes qu'on a visées dans ce texte. Je ferai remarquer que le nom de F. major Bad., appliqué à la plante de Loir-et-Cher, est tout à fait malheureux, la forme dont il s'agit appartenant à la section des Capreolatse, et nullement à celle des Agrarix, dont fait partie le F. major Bad . M. Cabanne soumet à l'examen de ses collègues une Euthria obesa, fosile très rare dans nos faluns et qui a été trouvée à Léognan. Séance du l^r décembre 1886. Présidence de M. BROWN, Vice-Président. MOUVEMENT DU PERSONNEL. M. OuSTALEï (Emile), docteur-ès-sciences, aide naturaliste au Muséum de Paris, ayant envoyé à l'appui de sa candidature une série de travaux dont la liste figure au Bulletin bibliographique (dons d'auteurs), est nomme membre correspondant. COMMUNICATIONS. Snr le rapport favorable présenté par M. Dubreuilh, la Commission vote la publication dans ses Actes du travail sur les Hyphomycètes des environs de Saintes, par M. Paul Brunaud. Résultats lépidoptérologiques de l'excursion trimestrielle du 23 mai, à Saillans, et d'une excursion faite aux environs de Sainte-Foy-la -Grande. M. BrOWN remet la liste de quelques lépidoptères qu'il a observés dans l'excursion trimestrielle du 23 mai 1886, à Saillans ; ce sont : Eubolia murinaria Fahr 2 sujets (^ . Scoparia duhitalis Hûbn 2 — Bohjs crocealis Wnhn 1 — fj' Botys verbascaiis S. et D Orohena extimalis Scop, 1 — r? Tortrix Slrigcma Hùbn Grapholilha tripunctana Fabr. . . . Grapliolitha gemmiferana Treits. — (défraîchi). — (très frais). Depressaria parilelîa Treits. Trouvé plusieurs chenilles sur Peitcedanum Cervaria: ont donné leurs papillons fin juin et premiers jours de juillet (1). Œcophora tinctella Hiibn. I sujet. Coriscium Brongniardelhmi Fabr. Observé plusieurs larves sur les chênes, rapporté une qui a donné son papillon le 17 juin suivant. Lîthocollelis Sylvella Haw. Trouvé une mine dans une feuille d'érable ; a donné son papillon le 7 juin suivant. Opostega crepusculella Zell. 1 sujet dans l'herbe, au bord de l'Isle. Pterophorus monodactylus L. 1 sujet. Acipiilia tetradactyla L. 1 sujet. Aciptilia pentadactyla L. 1 sujet. Le même membre signale quelques autres Lépidoptères rapportés d'une excursion faite aux environs de Sainte-Foy-la- Grande, du 2 au 4 juin 1886, en compagnie de M. Deloynes. Lycœna Cyllariis Rott. 1 sujet c? (complètement défraîchi). Pararge Mxra var. Adrasta Hiibn. Plusieurs sujets (j*. Epinephele Janira L. 1 $ var. Hispulla Hûbn. Syrichthus Sao Hûbn. 1 sujet. Zygxna hippocrepidis Hûbn. Commun dans les côtes. Nadia punclata Fabr. trois sujets (^ dans les côtes. Cette espèce mérite une (\) Depuis la rédaction de cette note, nous avons trouvé dans Hein, une D. Selini, dont la che- nille est indiquée de P. Cervaria, et qui est peut-ôfrc bien notre insecte plulùt qie parilelîa. xcm mention spéciale ; elle n'est signalée ni par Roger ni par Trimoulet; M. F. Brei- gnet, membre de la Société Entotnologique de notre ville, l'a également ren- contrée, en nombre, aux environs de Marmande (Lot-et-Garonne). Epichnopteryx pulla Esp. Quelques sujets ^5*) dans les côtes. Euclidia mi Cl. — — Acidalia macilentaria H. S. — — prés. As'pilales Calabraria Zell. . — — côtes. Aplasla Ononaria Fuesl. 1 sujet dans les côtes. Une Cidaria et une Eupithecia indéterminées. Scoparia dubitalis Hilbn. Observé volant en nombre, au crépuscule. Scoparia resinea Haw. 1 sujet contre le tronc d'un pommier, plus deux espèces du même genre, indéterminées. Homœosoma SinueUa Fabr. 1 sujet. Homœosoma binœveUa Hùbn. 1 sujet. Orobena extiinalis Scop. 1 sujet. Botys numeralis Hûbn. 2 snjets. 3 sujets (^ d'une espèce du genre Hypochalcia que je présume être VAhe- nella Hûbn. (et non Zinck., comme le porte, par erreur, le Catalogue S. et W.). C'est une espèce que je n'avais pas encore rencontrée, et même je Dépossé- dais jusqu'alors qu'un sujet unique du genre Hypochalcia, que je siippose se rapporter à la Melanella de Treits., pris à Meilhan (Lot-et-Garonne), en juillet 1869. Tortrix Lœffiingiana L. C. dans les bois de chênes. Tortrix rosana L. 1 2 . Cochylis Hamana L. 4 ou 5 sujets, et une demi-douzaine d'individus d'une petite espèce du même genre,, remar- quable par ses ailes inférieures blanches, et rencontrée exclusivement sur les pentes de la rive droite de '.a Dordogne (Dordogne) (l). Tortrix slrigana Hilbn. 3 sujets (f. Grapholitha g emmi fer ana Tveïts. 1 sujet — tenebrosana Dup. 1 sujet. 2 sujets d'une ravissante petite espèce de Micropteryx que M. l'abbé Mège a également prise à Villeneuve (2). Blabophanes rusticella Hûbn. 1 sujet c^, daus un bois de chênes. Topeutis barbella Fabr. 1 sujet (^, dans les herbes des côtes. (1) Très probablement Coch. Zephyrana Trnits. (2) Très probablement Eriocephala Pivjkullella Fabr. XCIV Teleia vulgclla HiJbn. 1 sujet. 2 ind. de la Depressan'a que j'ai présentée dans la séance du 19 mai 1885, sous le nom à' Anthriscella, tout on observant que co nom nouveau n'est peut-être bien que synonyme de celui de rubrociliella, dont j'ignore l'auteur ; ce dont je n'ai pas, pour le moment, les moyens de m'assurer. 7 à 8 sujets d'une Cleodora que je n'avais pas encore rencontrée, et qui est ou VAnthemidclla (dont Wocke attribue le nom à Hein, quoique ce nom ne se trouve pas dans cet aut^;ur) ou la Strialella de Hiibn., mais [)lutôt la première, sur les côtes où mon collègue constatait la présence de Chrysanthemum corijm- bosum, indiquée précisément comme nourrissant sa chenille. Rhinosia flavella Dup. 1 sujet. Rhinosia formosella Hiibn., plusieurs sujets, dans les côtes, parmi les herbes. 2 ou 3 ind. d'une Coleophora qui m'a paru commune dans les côtes de la rive gauche de la Dordogne et qui est probablement Chamxdryella Stt. Aciptilia pentadactyla L. 2 ou 3 sujets. Aciptilia baliodaclyla Zell. 4 ou 5 sujets. Les deux listes ci-dessus ne contiennent pas, bien entendu, les espèces banales dont l'énumératiou n'offrirait aucun intérêt; de plus, nos explorations ont été, l'une et l'autre, contrariées par le mauvais temps. M. Clavaud fait la communication suivante : Sur une forme exceptionnelle des rameaux adventifs à base nue des Cbara. J'ai fait connaître, dans nos Actes (1), les nombreux motifs qui me font regarder les Characées comme une ébauche des cormophytes et qui me semblent marquer leur place entre les Algues et les Muscinées. Parmi cen raisons, on ne doit pas négliger celle qui résulte des' modes nom- breux de multiplication des Characées, en quoi ces plantes se rapprochent bien moins des Algues que des Muscinées. M. Schimper a compté dans les Mousses huit ou neuf de ces modes de multi- plication; mais les Characées ne sont pas moins riches sous ce rapport, comme il résulte de l'énumération suivante des organes muUiplicateurs observés chez ces plantes : 1, Actes Soc. Linnn , vol. XXXVill. — Proi:ès-cerhaitx, p. xv. xcv 1° Les nœuds charnus de la tige ; 2» Les bulbilles amylacés cauUnaires ; 3° Les bulbilles amylacés pluricellulaires des rhizoïdes ; 4° Les bulbilles amylacés unicellulaires des rhizDïdes {Ch. aspera, alope- curoïdes, etc.). 5^ Les rameaux proembryonnaires ; 6° Les proembryons des rhizoïdes (Clavaud, Soc. bot. Fr., 1863); 7° L'enracinement du sommet végétatif de la tige, qui se développe ensuite en'bulbille multiplicateur (Clavaud, Soc. Linn. Bord., vol. XXXVIII. — Procès- verbaux). S*' Les rameaux adventifs à base nue ; 9° Enfin une forme exceptionnelle de ces mêmes rameaux à base nue, qui fait le sujet de la présente communication. En général les rameaux adventifs à base nue des Chara ne diffèrent des rameaux ordinaires que par une moindre cortication de leurs diverses parties et par la faculté de s'isoler. L'entre-nœud inférieur est absolument nu, ou bien les polysiphons ou lobes corticaux qui descendent du premier nœud se séparent, dès leur base, de l'entre-nœud et s'acci-oissent librement en se recourbant dans l'eau. De plus, les feuilles du premier verticile ne forment souvent pas de nœud multicellulaire avec l'axe du rameau, et ces feuilles elles-mêmes sont réduites à leur tube central et n'offrent pas de polysiphons ou lobes corticaux. Contrairement à cette organisation, j'ai trouvé, pendant l'hiver de 1859, sur le Chara hispida, des rameaux analogues aux précédents en ce qu'ils sont adventifs comme eux et comme eux destinés à s'isoler, et en ce que leur pre- mier entre-nœud présecte des polysiphons descendants qui croissent à l'état libre et flottent sans revêtir l'entre-nœud inférieur; mais ils en diffèrent gran- dement en ce que leur premier verticile de feuilles forme au contact de l'axe un nœud multicellulaire assez volumineux et que les feuilles sont formées elles- mêmes d'entre-nœuds épais, courts, rapprochés, condensés et extrêmement cor- tiqués. De plus, les entre-nœuds suivants de l'axe, très courts et très cortiqués, ainsi que les verticelles foliaires rapprochés et comme emboîtés, constituent avec le premier verticille un ensemble en forme de gloraérule très dense, très compacte et d'un vert sombre, dont l'aspect rappelle les bourgeons hibernaux qui se forment, dans l'arrière-saison, à l'extrémité des tiges et des rameaux des ITtriculaires et de VAldrovandia. Je n'ai point rencontré ailleurs que dans le Ch. hispida, où elle m'a paru très rare, cette forme exceptionnelle et remarquable des rameaux adventifs à base nue. Il est vrai que j'ai peu étudié depuis cette époque les plantes dont il s'agit. XCVI Séance du 15 décembre 1886. Présidence de M. BUOWN, Vice-Président. MOUVEMENT DU PKRSONiNEL. La démission de M. Blay (18, rue du Hâ), membre titulaire, est acceptée. ADMINISTRATION. Le Secrétaire du Conseil donne lecture du Procès-verbal de la séance du 8 décembre, dans laquelle le Conseil a élu son Bureau qui se trouve ainsi com- posé : Président MM. Balguerie. Vice-Président Degrange-Touzin. Secrétaire général Dubreuilh. Secrétaire du Conseil. . . . BenoiSt. Archiviste Motelay. Trésorier DuRiEU de Maisonneuve. Le Président donne connaissance d'une lettre de la Préfecture accompa- gnant l'envoi de la subvention annuelle départementale de 500 francs. COMMUNICATIONS. Résultats d'une excursion botanique faite du 2 au 4 juin 1886, aux ' environs de Sainte-Foy-la-Grande, par M. Deloynes. Les 2, 3 et 4 juin dernier, je mettais enfin à exécution un projet que je nour- rissais depuis un certain temps, mais que des circonstances diverses m'avaient contraint d'ajourner, et je partais, en compagnie de notre excellent collègue et ami R. Brown, faire une excursion à l'une des exti'émités de notre département, aux environs de Sainte-Foy-la-Grande. XCVII Arrivés dans cette localité à cinq heures du soir, nous nous sommes immé- diatement dirigés vers Pineuilh. Je n'ai rien à vous dire des plantes que j'ai pu observer le long de la route qui conduit au chef-lieu de cette commune ; elles ne présentent aucun intérêt particulier. Parvenus au but de notre excursion, nous avons gravi le coteau au sommet duquel se dresse une croix de pierre. J'ai pu récolter sur les pruniers qui bordent le sentier que nous avons suivi l'Ortho- trichum tenellum Bruch et VOrthotrichum affine Schpr. ; j'ai observé dans les haies VAstragalus glycyphyllos L., plante rare dans notre département et qui n'avait pas été signalée dans cette région, le Linum cymosum G. G. ; VAlthsea hirsuta, cette charmante et rare malvacée indiquée à Saint-Emilion par notre collègue M. Clavaud {Flore de la Gironde, p. 194), et récoltée à Cas- tillon par notre collègue M. Motelay {Flore de l'Ouest, 4^ édition, p, 74); le Ficus carica L. ; enfin, sur les rochers du sommet de ce coteau, j'observe deux muscinées communes dans notre région le Encalypla vidgaris Hedw. et le Barbula. ruralis Hedw. La journée du lendemain 3 juin était destinée à l'exploration des coteaux qui limitent sur la rive gauche la vallée de la Dordogne. Malgré la pluie diluvienne de la nuit nous nous sommes mis d'assez bonne heure en route. Nous avons été récompensés de notre confiance par un temps assez beau, quoique nous ayons eu à supporter quelques petites averses amenées par des orages. En sortant de Sainte-Foy nous prenons la route de Pellegi'ue ; dans les champs de blé qui la bordent j'observe en assez grande quantité VErodium mala- coides "Willd., découvert à Sainte-Foy par M. Lanneluc (Clavaud, Flore de la Gironde, p. 201) et relevé de la même localité dans le riche herbier de notre collègue M. Motelay {Flore de VOuest, 4« édition, p. 81). Parvenus à Pont-de-Beauce nous abandonnons la route de Pellegrue pour nous diriger à droite sur les coteaux qui dominent immédiatement le cours de la Dordogne. Nous entrons bientôt dans la commune d'Eynesse, et sur les bords de la rivière nous pouvons récolter en abondance le Lamium macu- latum L., découvert à Sainte-Foy par un explorateur dont la perspicacité a souvent été couronnée de succès, M. P. -N. Maillard {Flore de l'Ouest, 4^ édit., p. 272), VAndrosaemuui officinale Ail., rare dans notre département, le Genisla tinctoria L., signalé à Saint-Magne par M. Clavaud {Flore de la Gironde, p. 246) ; dans les bois et sur les coteaux nous observons le rare Trifolium médium L., signalé à Saint-Magne par M. Clavaud {Flore de la Gironde, p. 273) ; VOphrys apifera Huds. ; le Serapias lingua L. ; VEpipactis latifolia AH. ; enfin nous pouvons récolter de nombreux échantillons de Polytrichum formosum Hedw. bien reconnaissable à la forme de son opercule. Nous revenons ensuite par le sommet du coteau et nous ne tardons pas à PrOCKS-VkRBAUX 1886 (Avril 1887). VIII XCVIll entrer dans la commune de Saint-André-et-Appelles. Près du moulin à. vont nous observons le TrifoUun angustifolium L., signalé à Saint-Emilion et à Saint-Laurent-de-Castillon par M. Clavaud [Flore de la Gironde, p. 271) ains que le Spiraea filipendula L. Nous atteignons bientôt le sommet de la cote de la l'oute de Pellegrue et sur des rochers directement exposés aux plus ardents rayons du soleil nous admirons le Phlomis Lychnilis L. et le SparLium Jun_ ceiDii L., seuls témoins survivants d'un ancien jardin probablement. Dans les champs nous retrouvons VAUhsea hirsuta L. que nous avions récoltée la veille à Pineuilh, et, dans les bois qui descendent dans une petite vallée, l'Orobus niger L. indiqué par M. Clavaud sur tous les coteaux de la rive droite à Saint- Emilion, Saint-Laurent, Saint-Etienne-de-Lisse, Saint-Magne, etc. {Flore de la Gironde, p. 333) et récolté à Saint-Emilion et à Castillon, par M. Motelay [Flore de l'Ouest, 4^ édit., p. 114), et enfin VOphrys scolopax Cav. récolté par M. Motelay à Castillon [Flore de l'Ouest, 4^ édit., p. 338). Nous traversons la vallée du ruisseau de Graveyron, nous faisons l'ascension de coteaux assez rapides qui sont couronnés par de nombreux moulins à vent et nous pouvons récolter le Coriaria myrtifolia L. découvert à Sainte-Foy par M. Maillard [Flore de l'Ouest, 4"= édit., p. 83), le rare Chrysanthemum corymbosum L., le Peucedanum Cervaria Lap. récolté à Sainte-Foy par M. Maillard [Flore de l'Ouest, 4^ édit., p. 168), VHelicJirysum staechas D. C, le Globularia vulgaris L., VAsclepias vincetoxicwn L. peu commun dans notre département; enfin nous retrouvons sur ces coteaux boisés VOrobus niger L, et le Trifolium médium L. dont nous avons déjà parlé. Nous pouvons aussi récolter sur les mousses le Lophocolea bidentata Nées, dans les anfractuosités des rochers le Gymnostomuni microstomum Hedw., ainsi qu'un autre Gymnostomum sur lequel nous aurons probablement l'occa- sion d'appeler votre attention quand nous aurons pu le récolter en bon état de fructification et l'étudier à loisir; sur les arbres nous observons le Zigodon viridissiinus f3rid., sur les rochers calcaires le Fissidens adiantoides Hedw., le Grimmia apocarpa Hedw., les Grimmia pidvinata Sm. et orbicularis Br. et Schpr. faciles à distinguer par la forme de leur opercule, le Nechera crispa Hedw., dont nous regrettons de ne pouvoir observer les rares fructifications, et enfin sur un rocher de silex le Radula complanata Dmrt. Continuant notre excursion, nous traversons une nouvelle vallée et, après avoir dépassé Gagnard, nous entrons dans la commune de Pineuilh et nous gravissons des coteaux assez élevés, par l'exploration desquels se terminera notre journée. Là nous observons le Chrysanthemum corymbosum \j. et le Linum cymosum G. G. que nous avons déjà cités, le Medicago minima Lam., le Rlius coriaria L. que M. Clavaud signale à Saint-Émilion et comme très IC abondant sur le versant méridional des coteaux qui s'étendent de Saint-Lau- rent à Saint-Etienne-de-Lisse. Nous le trouvons également sur les versants nord et ouest des coteaux que nous parcourons. Nous récoltons sur les rochers V Orthotrichum saxaiile Wood, décidément plus commun sur nos rochers cal- caires que VOrtliotrichum anomalum Hedw,, dont il n'est probablement qu'une variété, le Barbula ruralis Hedw. type, dont les feuilles sont terminées par un poil très spinuleux, le Boxbura ruralis Hedw. var. rupestris dont le long poil blanc est garni de dents moins nombreuses et moins saillantes, le Barbula squarrosa de Not., et après une petite excursion dans la plaine nous reve- nons prendre la route de la Réole par laquelle nous rentrons à Sainte-Foy. Enfin, le lendemain 4 juin, malgré les mauvaises apparences d'un ciel qui moins clément que la veille nous réservait une pluie, hélas ! rien moins que bien- faisante, nous traversons la Dordogne, nous entrons dans le département de la Dordogne, nous prenons la route qui après avoir traversé la colonie agri- cole des Bardoulets conduit au Fleix, également célèbre par la colonie qu'y fonda l'initiative privée d'un apôtre de la charité. Après avoir suivi cette route pendant quelques kilomètres, nous la quittons pour nous élever sur la colline escarpée de la Rouquette dont nous avons formé le projet d'explorer les grottes et d'étudier la végétation. Nous y récoltons V Anthyllis vulneraria L. qu'i nous a été impossible de découvrir la veille sur le versant septentrional des coteaux, mais que nous retrouvons ici sur le versant méridional comme à Saint- Emilion, Saint-Etienne-de-Lisse, Castillon et Saint-Magne. Nous y observons également le Rhtis coriaria L. dans les mêmes conditions que sur les coteaux qui s'étendent de Saint-Émilion à Saint-Etienne-de-Lisse. Nous récoltons le Grimmia apocarpa Hedw. sur des rochers calcaires, le Grimmia pulvi- nata Sm. sur des rochers calcaires et sur des rochers siliceux, VOrlhotri- chum saxatile Wood. sur des rochers calcaires, le Pterogonium gracile S\v. sur des rochers de silex, le Leucodon sciuroides Schvaegr. dont les feuilles acuminées et nullement homotropes sont formées de cellules longues et dépour- vues de papilles, le Bryum caespititium L. sur des rochers calcaires, le Weisia viridula Brid, dans les fentes des rochers, le Barbula squarrosa de Not. sur le coteau et VEedioigia ciliala Hedw. sur les rochers siliceux. Chassés par la plaie nous sommes contraints d'abréger notre excursion; nous observons cependant encore le Coronilla scorpioides Kock, le Reseda phyleuma L., le Campanula erinus L. découvert à Sainte-Foy par M. Maillard {Flore de VOuest, 4e édit., p. 220) et un Rubiis qui nous parait se rapprocher du Rubus tomentosus Borkh. et sur lequel notre collègue M. Clavaud pourra vous fournir des détails complets. Pour terminer cette indication certainement insuffisante des richesses botani- ijiies do Saintc-Foy, j'ajoutorai que dans une nuuvolli:' i'xeiiif'^ les bancs calcaires contenant ces espèces de Num- mulites sont remplacés brusquement par des bancs de grès assez durs, dans lesquels on ne retrouve plus l'espèce à'Alveohna qui était si abondante et caractérisait le calcaire marin trouvé à 165™. On trouve aussi une petite Ostrea plissée qui paraît être VOstrea cymhula et on voit apparaître deux autres espèces de Nummulites, l'une à chambre centrale très développée, à tours très espacés et à surface granulée au centre et rayonnée au pourtour, que je rapporte au N. Lamarcki, et une espèce plus grande atteignant 1 centimètre, de forme déprimée, à bords flexueux, à surface presque lisse, dont les tours, très réguliers au centre, n'offrent pas de chambre centrale bien développée et que je pense être une variété locale de la N. lœvigata. Un petit échinide très plat, à anus submarginal, accompagne ces espèces que nous avons retrouvées dans les sables des nappes aquifères des Docks et de Lestiac. Ce sont probablement ces couches que l'on traverse actuellement dans le forage du Parc, où elles sont à l'état de grès assez dur et essentiellement quartzeux. TABLE DES MATIÈRES DES PROCÈS-VERBAUX. BOTANIQUE. Pages DsLOYNES Compte-rendu botanique de l'excursion tri- mestrielle à Villagrains xxxvii Deloynes Le Tetraphis pellucida (Hedw.), dans la Gi- ronde XLIII Deloynes Station de Trichocolea tomentella li Deloynes Compte-rendu botanique de l'excursion trimes- trielle à Saillans Lix MoTELAY Multiplication du Straùiotes aloïdes lxv Deloynes Compte-rendu cryptoganiique de la ôS" Fête Linnéenne (Moras) Lxxxviu Clavaud Observation sur le V'"^ fascicule du Flora selecta exsiccata de Ch. Magnier xc Clavaud Sur une forme exceptionnelle des rameaux adventifs à base nue des Chara xciv Deloynes Excursion botanique à Sainte-Foy-la-Grande. xcvi GÉOLOGIE ET PALÉONTOLOGIE. Benoist Observations géologiques fournies par 'e forage du puits du Parc Bordelais x Benoist Additions aux observations précédentes xx Croizier Un saurien rare et un échinide nouveau dans la craie du Sud-Ouest xxx Croizier Graviers quaternaires et foyer préhistorique aux environs de Ruelle-sur-Touvre xxx Fallot Compte-rendu géologique de l'excursion tri- mestrielle à Villagrains xxxiv Benoist Observations géologiques aux environs de Mont-de-Marsan xlv FAllot et CroizIer. Compte-rendu géologique de l'excursion tri- mestrielle à Saillans lv CIV BlAL DK BKr.LKRADE. Ot Cahannk Iiidicatioa de i'isetiieiits fossilifères. Hknoist Nivoiiu à Brachiopodes du puits du Parc- Bordelais Fai.lot Coup d'œil sur la constitution géologique d'un lambeau de la chaîne des Pyrénées Bknoist Succession des niveaux géologiques au ruis- seau de Moras DcRKGNE Constitution géologique des crassats du bas- sin d'Arcachon Benoist Différents niveaux géologiques de ces crassats. Croizier Compte-rendu géologique de la 68""' Fête Linnéenne (Moras) Flot Note sur un fémur à'HaUlheriiim du Muséum de Bordeaux Bexoist Note sur les Nummulites trouvées dans le forage du puits du Parc-Bordelais LXlll LXVIl LXXII LXXIII ENTOMOLOGIE. Brown. Résultats lépidoptérologiques de la 67™'^ Fête Linnéenne et de l'excursion trimestrielle à Vertheuil xxiv Brown Compte-rendu entomologique de l'excursion trimestrielle à Villagrains xxxvi Brown Observations sur trois lépidoptères xl Brown Trois lépidoptères nouveaux lu BiAL DE Bellerade. Capture d'une chrysomèle nouvelle lxvh Brown Compte-rendu lépidoptérologique de la 68™^ Fête Linnéenne (Moras) Lxxxvii Brown Résultats lépidoptérologiques d'excursions à Saillans et à Sainte-Foy-la-Grande xcii ZOOLOGIE. F. Lataste Détermination du Massouliera capturé aux environs de Médine m DuRÈGNE Sur une actinie probablement nouvelle iv cv F. Lataste DescriptioQ d'une tortue nouvelle du Haut- Sénégal (Homopus Nogueyi) DuRÈGNE Pleurophyllidia lineata (Otto) DuRÈGNE Observation sur l'actinie probablement nou- velle DuRÈGNE Adanisia palliata (Bohadsch) DuRÈGNE Capture dans le golfe de Gascogne de VEle- done ociopodia et du Pleurophyllidia lineata F. Lataste Présence du Vison dans la Gironde DuRÈGNE L'actinie supposée nouvelle est le Chitonactis Richardi (Marion) Martin Sur le Coucou gris Garnault Présentation de son travail : Recherches ana- tomiques et histologiques sur le Cyclostoma elegans XXII XXVI XXVIII XXVIU XXXVIll XXXIX LIV LXIT SUJETS DIVERS. Compte-rendu des travaux et de la situation financière de la Société pendant l'année 1885 xii Fallût Dons d'ouvrages xxix DuRÈGNE Don d'ouvrage xxxm Fischer Sur les Siréniens du Muséum de Bordeaux.. . xm Fischer Sur les Sepia du bassin d'Arcachon xlii Fischer Sur l'étude de la faune abyssale de la mer Rouge xLu Fischer Sur le Lithodomus caudigerus xlhi ADMINISTRATION. Rapports de MM. Motelay et Durègne sur des Sociétés demandant l'échange de leurs publications Rapport de M. Motklay sur un travail de M. Brunaud Rapport de M. Degrange-Touzin sur des Sociétés demandant l'é- change de leurs publications Rapport de la Commission des finances, et projet de budget Rapport de la Commission des archives Procès-Verbaux 1886 (Août 1887), ,.**, / t V V V IX CVI Pages . Subvention accordée par l'État xxvii Circulaire ministérielle relative à l'étude des courants de l'Atlantique entreprise par le prince de Monaco xxvii Souscription pour l'Institut Pasteur XLiu Rapport de M. Durègne sur les publications de VAccadeinia dei Lincei li Décisions relatives à l'impression des comptes-rendus et des Actes. . lvi Nomination des Membres du Conseil et des Commissions Lxxvi Compte-rendu de la 68™^ fête Linnéenne lxxvii La Société vote la publication des Hyphomycètes de M. Brunaud. , . xci Election du Bureau xcvi Subvention départementale xcv MOUVEMENT DU PERSONNEL. Démission de M. Dupuy de la Grand'Rive i Admission de M. Fallot i Décès de Monseigneur de Langalerie xxyh Démission de M. Marty xxvii Démission de M. Desage xxix Admission de M. Carl-Hansen xxxiii Décès de M. Brandenburg xxxiii Admission de M. Martin xxxir Admission de M. Augereau xli Décès de M. Duby XLui Démission de M. Cazemajour xLiii Admission de M. Eyquem li Admission de M. Négrié li Démission de MM. Albert et Georges Couture Liv Admission de M. Garnault Lxxiv Décès de M. Paul Bert lxxv Démission de M. Brochon lxxv Admission de M. Oustalet xci Démission de M. Blay xcvi CVII TABLE GÉNÉRALE DES niATIÈRES CONTENUES DANS LES DIX DERNIERS VOLUIYIES DES ACTES ET COIÏIPTES-RENDUS DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ. Torties XXXI a 22:l. BOTANIQUE. Pages . Agropyrum acutum, D.C. et du Crataegus Mata Bosc (état civil de 1'), par A. Clavaud, t. XXXIII ix (1) Agropyrum intermedium (observations sur 1'), par A.. Cla- vaud, t. XXXII XXXII Algues du sud-ouest de la France, par G. Lespinasse, t. XXXVI 191-210 Amanita deliciosa, nouvelle espèce, parDuBALEN, t. XXXIV. . . xxii AraHs, spécification des trois formes A. hirsuta Scop. ; A. sagittata Bertol. et A. Gerardi Besser, par A. Clavaud, t. XXXIII xviii Arum, observations sur les phénomènes que présente le spadice pendant la fécondation, par A. Clavaud, t. XXXII. lui Arum dracunculus (observ. sur la fleur de 1'), par Gkangek, t. XXXII Liv Azolla Caroliniana, note de M. Caille sur sa fructification, t. XXXIV XXIX Azolla dans les marais des environs de Blaye, par Deloynes, t. XXXVII LIV Bidens heterophylla Ortéga, par A. Clavaud, t. XXXII 86 Buplenrum aristaium (découverte, à Pauillac, du), par H. BrOCHON, t. XXXI .f LIV Bupleurum rotundifoUum, lettre de l'abbé Jaeris, t. XXXIV. viii Calamintha acinos (variété nouvelle), par A. Clavaud, t. XXXI lui Calamintha recueilli à Vertheuil (observations sur un), par Motelay et Comme, t. XXXIII x Callitriche (pollen des), par A. Clavaud, t. XXXVIII xxvii Oarex de la Gironde (sur certaines erreurs de détermination des), par A. Clavaud, t. XXXIV xii (1) Les chiffres romains renvoient aux comptes-rendus des séances et les otiiffies arates au corps des Actes, CVIII PagcB Carex Reicheniachii Bonnet, réclamation de priorité, par A. Clavaud, t. XXXVII i.xii Cencmirea calcitrajw-tiiffra, par A. Clavaud, t. XXXII 89 t. XXXIV XI Chara et Niiella (caractère distinctif important des genres), par A. Clavaud, t. XXXVI viii Chara, sur une forme exceptionnelle de leurs rameaux ad- veutifs à base nue, par A. Clavaud, t. XL xciv Characées, leur place dans la série végétale, par A. Clavaud, t. XXXVIII XV Chara aspera (sur une forme crinitoïde du), par A. Clavaud, t. XXXII lxxxiv Chara crinita, sa prétendue parthénogenèse, par A. Ci,avaud, t. XXXII 246 t. XXXVIII LXix Champignons trouvés sur les racines des pins, par J. Ferez, t. XXXIV XVI Chenopodium anthelminthicum, par A. Clavaud, t. XXXVI. . xliv Chenopodium anthelminthicum, par Bertaud, t. XXXVI xx Cicuta virosa, son innocuité en Suède, par A. Clavaud, t. XXXVI XXIV Circulation de la sève, d'après un travail de M. Carrière, par A. Clavaud, t. XXXVIII lxx Cryptogame sur les fruits du Prunus spinosa, par Deloynes, t. XXXIV XV Elatine nouveau, trouvé à Saucats, par M. Brochon {E. Bro- choni CL), par A. Clavaud, t. XXXVII lxii t. XXXVIII xlviii-xlix Erica mediterranea, sou extrême abondance dans les landes de Saint-Sauveur (Médoc), par E.-H. Brochon, t. XXXII. . xlv Euphorbia polygonifolia sur le littoral de la Gironde, par A. Clavaud, t. XXXV xxxv Euphorbia polygonifolia L., par A. Clavaud, t. XXXVI ii t. XXXVII LXII Flore de la Gironde, par A. Clavaud, t. XXXV 221 t. XXXVIII 461 Flore mycologique de l'Ouest (Contribution à la), par Paul Brunaud : Ph^jcomycètes, t. XXXVIII 47 Myxomycètes, t. XXXVIII 65 Ustilaginées, t. XXXIX 11 Urédinées, t. XXXIX 19 CIX Pages. Sphaeropsidées, t. XL 61 Hyphomycètes, t. XL 195 Flore des sépultures péruviennes d'Ancou , recherches d'ethnographie botanique , par T. dk Rochebeune , t. XXXIir 343 Florule du Tché-Fou (Contribution à la flore de la Chine), par M. 0. Debea-UX, t. XXXI 98, 205, 333 t. XXXII 19 Florule du Tien-Tsin (province de Pé-tché-ly), par 0. Debeaux, t. XXXIII 26 Graines vénéneuses de Biskra (Jusquiame du Sahara), par OUDRY, t. XXXVI XIII-XVI Note du D"" Bertheraud à ce suj^3t, par Deloynes, ibid xxiv Gui du chêne et du Salix cinerea, trouvé par M. Goua, par Brochon, t. XXXVIII IX Gui du chêne, par Deloynes, t. XXXVIII xii — par de Chasteignier, t. XXXIX xxiv — par BiAL de Bellerade, t. XXXIX xxv Heleocharis amphibia (description de 1'), par A. Clavaud, t. XXXIX XLViii Hépathiques de la Gironde (essai d'un catalogue des), par P. de Loynes, t. XL 223 Hibiscus de Biganos, par A. Clavaud, t. XXXV xlix Hibiscus de Biganos, Deloynes, Brochon, t. XXXVI lxi-lxii Hypericum linearifolium et H. humifusum, caractères diffé- rentiels, par A. Clavaud, t. XXXVII li Influence de la station et de la saison sur l'odeur de certaines plantes, par A. Clavaud, t. XXXVI xxvii Isoeteae (monographie des), par L. Motelay et Vendryès, t. XXXVI 309 Lathyrus asphodeloïdes et Z. canescens (observations sur les), par A. Clavaud, t. XXXII lxxviii Lavatera cretica, recouvert de la Puccinie, décrite par Mor- tagne, comme observée au Chili, par Motelay, t. XXXIV. xv Lemna trisulca (sur une particularité du), par A. Clavaud, t. XXXI 309 Lenntes (suberosse) Warnieri (diagnose et description), par MM. Montagne et Durieu de Maisonneuve, t. XXXI 203 t. XXXI XVII Liste des plantes phanérogames et cryptogames des envi- rons de Saintes, par Paul Brunaud, t. XXXII 116 Supplément, t. XXXIV 109 cz Pagei. Mousses girondines de l'herbier Durieu de Maisonneuve, par L. MOTELAY, t. XXXVI l Mucédinée (sur une nouvelle espèce de), par Samik , t. XXXI VII Notion de l'espèce appliquée à la confection d'une flore, par A. Clavaud, t. XXXI Lxv Orchis morio, à l'état de pélorie, par A. Clavaud, t. VI xxi Orihotrichum anomalmn Hedw. et 0. saxatile Wood., par DeLOYNES, t. XXXIII XXXII Pélorie complète du Li?iaria thymi/oUa, par de Mensignac, t. XXXII i.xxviii Phalaris nodosa (observations relatives au), par A. Clavaud, t. XXXIII Li Pisum arvense, sa spontanéité, par A. Clavaud, t. XXXIX. . xxxiv Polygonum, deux formes curieuses, trouvées dans la Gironde, par A. Clavaud, t. XXXV xlix Po^y^nc7i?in d'Arcachon en 1876, par de Montaugé frères, t. XXXI 161 Réclamation de priorité de Fr. Leydig, au sujet des organes glandulo-nerveux de la peau des batraciens. Rectification, par F. Lataste, t. XXXIV vi Révision de la famille des Sparassidae (arachnides), par E. Simon, 1. XXXIV 223 Souris d'Algérie (les), par F. Lataste, t XXXVII 13 Squale, engagé dans l'hélice du paquebot le Congo, par P. Carbonnier, t. XXXIII 106 Sur une Géomètre et une Tinea inédites, par R. Brown, t. XXXIX , xxxviii Sur l'existence du Vison dans la Gironde, par F. Lataste, t. XL XXIX Sur le prétendu chant des Souris, par F. Lataste, t. XXXI.. 239 Tête d'Urus, trouvée dans la Charente, en 1884, par Ed. Jardin, t. XXXIX Lviii Trois lépidoptères nouveaux (une Géomètre et deux Tinea), par R. Brown, t. XL lu Variations chez la Ranafusca, par F. Lataste, t. XXXI iv Vélelles, rejetées par la mer sur le littoral, aux environs de Cette, par Granger, t. XXXIII \^ers-à-soie qui sont arrivés à filer leurs cocons sans avoir passé par la quatrième mue, par J. Ferez, t. XXXIV cxxi Pages XLVI XVI VARIÉTÉS. Action du sulfure de carbone sur le système foliacé de la vigne, par F. Artigue, t. XXXV xxxvii Aragonite, trouvée dans le falun de Largileyre, à Salles, par Degrange-Touzin, Balguerie et Cabanne, t. XXXV l Atelier préhistorique d'Aubiac, par l'abbé Létu, t. XL \\1 Historique de la Société Linnéenne de Bordeaux, par Deloynes, t. XXXVI XXXIX Maladie des chataîgners dans le pays basque, par Wattebled, t. XXXI XLii ROCÈS-VeRBAUX de 1886 (Août 4887). I